[Annonce] Nouvelles activités musicales… dans le jeu vidéo

Oh yeah !

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Merci, auguste lectorat, d’avoir été patient tandis que j’annonçais que j’allais bientôt pouvoir parler des activités autres, sonores, que je développe en parallèle. Le projet est devenu public, voici maintenant ce qui se trame en coulisses.

Version courte

Sous le nom Wildphinn, je vais faire le sound design et la musique d’un jeu vidéo intitulé Psycho Starship Rampage pour un studio indépendant français qui se lance, Ballistic FrogsLe projet est vraiment enthousiasmant : en deux mots, le shoot them up rencontre le rogue like. J’ai en charge tout l’habillage sonore, bruitages et morceaux, et je suis absolument ravi de me lancer dans cette aventure.

N’hésitez pas à suivre Ballistic Frogs (site / Facebook / Twitter / Google+) et Wildphinn (site / Facebook / Twitter / Instagram / Soundcloud en construction) sur les réseaux sociaux ! 

Version longue

Parce que tu fais du son, toi ? Depuis quand ?

Depuis toujours, en fait. Quand j’étais ado, je traficotais et bricolais des MODules sur Amiga puis PC, avec SoundTracker, NoiseTracker, ProTracker, et tu as peut-être remarqué, auguste lectorat, que j’ai souvent un pied discret dans le son (ou bien, tu te rappelles Le Conte de la salle de bains ?). Je suis passé au MIDI et aux expandeurs dans les années 90, à la synthèse analogique dans les années 2000, et j’ai humblement participé, comme beaucoup, à des groupes d’étudiants à l’époque (… entre deux parties de Diablo).

J’ai un peu laissé tout cela en plan par la suite afin de focaliser mes énergies sur l’écriture, mais en continuant à trafiquer un peu avec mon vieux matériel, cherchant, je dois bien l’avouer, ma vraie voie dans ce domaine. Je ne suis pas un bon instrumentiste, je ne l’ai jamais été et ne le serai probablement jamais, mes deux mains n’ont jamais voulu se désaccoupler au clavier, mes doigts refusent d’agir tous ensemble à la guitare, et je n’ai pas la patience nécessaire à la pratique.

J’assume. 

Je suis un bricoleur. Je raffole de sculpture sonore, de sons étranges, de machines ésotériques, de contrôleurs bizarres, de textures extraterrestres, de séquençage, tout en admettant très humblement que je reste un étudiant perpétuel en la matière. J’ai attrapé depuis de la théorie musicale un peu plus poussée, ce qui me permet de donner une forme plus aboutie à mes envies. Mais je n’ai absolument pas la prétention d’être un théoricien ni un instrumentiste, je suis simplement un mec qui trafique ses boutons, qui joue sur ses contrôleurs, qui expérimente jusqu’à ce que ce qu’il entend sonne à ses oreilles et qui laisse ses tripes le guider en espérant que ça parlera à, heu, son auguste auditoire.

Bref, je rêvais depuis longtemps de m’y remettre, et la rencontre avec Ballistic Frogs a été l’occasion de faire de ce rêve une réalité, qui mêle en plus deux de mes passions de toujours, en plus de la mer et de la littérature : le son et le jeu vidéo.

Tu vas faire quoi exactement ?

Sound design et musique. Tout ce qui fera du bruit dans le jeu, c’est mon boulot. Du « piou » du laser que tire le vaisseau à la mélodie qui, je l’espère, vous tournera dans la tête longtemps après avoir fini votre partie. Niark.

Pourquoi tu changes de nom ?

Pour des raisons de clarté. Mon identité son – Wildphinn – concerne des activités très différentes de mes activités littéraires, marines et photographiques. Les deux mondes ne sont pas étanches, mais les publics sont assez différents, ne serait-ce que par l’univers de la langue ; la littérature est forcément centrée sur le français, le jeu et la musique n’ont pas cette spécificité. Tout simplement, j’ai envie que, quand on cherche quelque chose, un livre ou bien du son, on le trouve sans mal, et avoir un alias me semble la façon la plus lisible de faire.

Psycho Starship Rampage, c’est quoi ?

Voir sur le site de Ballistic Frogs, mais en gros, c’est un shoot them up croisé avec un rogue like. Il s’agit de défourailler de l’alien par paquets de douze avec un vaisseau seul contre tous, mais un élément de RPG permet de personnaliser peu à peu le vaisseau, conformément à ses envies, progressant peu à peu au cours des niveaux. On veut faire une forteresse mobile qui annihile tout l’écran en un tir ? Possible. Un petit vaisseau agile et malin ? Possible. Et encore bien d’autres possibilités de personnalisation et de fourberies pour décimer les rangs ennemis, que Ballistic Frogs révélera au fur et à mesure. Et en plus… ce sera multijoueur, avec une toute nouvelle approche, dont je ne crois pas qu’elle ait été encore tentée jusqu’ici !

Il sera comment, le son ?

Bien, j’espère.

Blague à part : résolument électro – neo-retro-vintage, si l’on peut dire – avec toutefois des éléments symphoniques. Je cherche à atteindre une atmosphère épique mais pas forcément héroïque, tout en restant prioritairement dans le monde électro. Je partagerai bientôt des extraits du travail en cours via Soundcloud.

Je suis convaincu ! Où est-ce que je signe ?

Le plus simple est, comme mentionné ci-dessus, d’aller jeter un oeil à Ballistic Frogs et à Wildphinn et de vous abonner aux profils qui vous plaisent. Pour mémoire :

Wildphinn – site / Facebook / Twitter / Instagram / Soundcloud

Ballistic Frogs – site / Facebook / Twitter / Google+

Je continuerai à mentionner ce versant parallèlement ici, le temps que l’information circule et que mon alter ego prenne son essor, mais à terme, la séparation sera plus nette. (Si vous en avez marre de m’entendre en parler ici, vous savez quoi faire, ahah !) Puis il s’agira simplement d’annoncer les étapes les plus marquantes ; Wildphinn prendra le relais pour proposer des mises à jour sur l’avancement du projet, des extraits sonores et diverses nouvelles en rapport avec le jeu et l’électro. N’hésitez donc pas à vous abonner dès maintenant !

Je ne vous cache pas que je suis un peu fébrile à l’orée de ce nouveau vaste projet, mais absolument enchanté en même temps. J’espère que le jeu vous plaira, que la musique vous séduira et saura surtout se mettre au service de l’expérience ludique (comme on dit dans la presse branchée) ; et que ce sera la première étape d’une longue et belle nouvelle aventure en parallèle des livres, que je ne délaisse absolument pas pour autant – cela va sans dire.

Et puis, parce que je suis quand même un peu ému de tout ça, j’ai juste envie de dire : merci à vous tous pour votre gentillesse, votre suivi, votre intérêt et votre fidélité.

2014-09-05T02:55:49+02:00lundi 8 septembre 2014|À ne pas manquer|3 Commentaires

Léviathan, bande originale : dernière livraison

Et voilà, ultime mise à jour de la page d’inspirations musiclachute-pointsales pour la trilogie Léviathan et l’univers de la Voie de la Main Gauche :

  • Guerriers de l’ardence : UNKLE, Burn my Shadow ; Rob D, Clubbed to Death, Yuki Kajiura, Canta per me, Moby, Extreme Ways
  • Combattre avec style : Overseer, Supermoves
  • Des mondes sans logique : Bohren & der Club of Gore, Sabbat Schwarzer Highway
  • Autres : Two Steps from Hell, Blizzard, venant refléter l’ambiance de Léviathan : Le Pouvoir

À retrouver sur la page dédiée.

2013-12-30T11:51:58+01:00lundi 30 décembre 2013|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Léviathan, bande originale : dernière livraison

Léviathan, bande-originale : 3e mise à jour

Couv. Alexandre Fort

Couv. Alexandre Fort

Hop, en cette période d’activité ralentie en ligne, une nouvelle mise à jour des inspirations musicales pour Léviathan :

  • Guerriers de l’ardence : VAST, Here ; The XX, Intro ;
  • Combattre avec style : Propellerheads, Spybreak!
  • Mondes sans logique : Peace Orchestra, Who Am I ;
  • Personnages : Hans Zimmer, Time… pour Léviathan lui-même.

Tout cela est à retrouver sur la page dédiée.

2013-12-24T17:19:57+01:00jeudi 26 décembre 2013|Dernières nouvelles|3 Commentaires

Léviathan (la Voie de la Main Gauche) – bande originale

lachute-pointsParmi les promesses que je me fais depuis une éternité, il y a nourrir et développer les pages sur les univers des livres, Léviathan et Évanégyre. J’ai remarqué que nombre d’auteurs proposaient la « play-list » de leur écriture, les morceaux qui les ont accompagnés, ou qui étaient évocateurs, et c’est une question qui revient souvent en entretiens : écrivez-vous en musique ?

J’ai toujours plus ou moins rechigné à partager mes propres listes, parce que d’une part, je n’écris pas en musique la plupart du temps ; je l’utilise que pour me mettre dans l’ambiance, et ensuite je coupe tout. D’autre part, j’ai l’impression (peut-être fausse) que les morceaux évocateurs pour moi… ne le sont que pour moi. Je rassemble en plus cela dans des listes ou des thématiques très imagées, plus symboliques qu’autre chose, qui ont du sens pour moi, mais pas forcément pour les autres. (En plus, mes notes sont presque toutes à 50/50 en anglais ou français, selon l’inspiration du moment, ça n’aide pas à rendre ça intelligible.)

Néanmoins, le but de ces portails univers étant de prolonger les livres avec de petits bonus pour les lecteurs intéressés, je m’y risque. (Et la symbolique fait partie du jeu.)

Les morceaux sont pour l’heure organisés selon cinq thèmes :

  • Guerriers de l’ardence
  • À travers les océans de l’univers
  • Amours tragiques
  • Des mondes sans logique
  • Personnages spécifiques

Il s’y trouve déjà un peu de matière, et je l’étofferai probablement de semaine en semaine 

N’hésitez pas à commenter votre retour sur l’idée, la présentation… Et si ce genre de choses vous intéresse, ou pas !

2013-12-11T11:17:20+01:00jeudi 12 décembre 2013|À ne pas manquer|7 Commentaires

Bande originale : « Regarde vers l’ouest »

Plus violent qu’avant-hier cette fois, puisque, pour « Regarde vers l’ouest », initialement parue dans (Pro)Créations, anthologie dirigée par Lucie Chenu aux éd. Glyphe et reprise dans L’Importance de ton regard, on part chez Dark Tranquillity, un des groupes phares du death mélodique.

Ni le groupe ni le genre ne sont mes vraies tasses de thé (je préfère des trucs un peu plus gothiques comme Therion ou Trail of Tears – bon sang, j’ai utilisé la première personne du singulier deux fois dans la même phrase, c’est foutu, ce blog est devenu un vrai blog) mais Hours Passed in Exile, tirée de l’album Damage Done, m’a carrément tapé dans l’oreille. Probablement à cause de son texte qui résonnait curieusement avec la nouvelle, que je n’ai pu citer en exergue à cause d’une dédicace plus importante qui prenait cette place, mais que je regrette de ne pas avoir pu faire apparaître :

And you brought me fires

That you put out

I brought you fires

For I cannot be without

Soit, approximativement : Je t’ai apporté des feux / Que tu as éteins / Je t’ai apporté des feux / Car je ne saurais m’en passer.

Ouais, c’est mieux en anglais. Le texte complet est lisible par exemple ici.

Friendly warningue pour les oreilles délicates qui traînent ici : si AC/DC incarne pour vous le summum de la musique extrême, vous trouverez sans aucun doute que c’est du bruit inécoutable. C’est normal. Le métal, comme le jazz ou le classique, nécessite une certaine éducation de l’oreille avant de pouvoir être apprécié.

2011-01-21T12:40:12+01:00vendredi 21 janvier 2011|Décibels|2 Commentaires

Bande originale : « Le Sang du large »

Couv. Eric Scala

Rien de très original : je suis très, très loin d’être le seul à écrire parfois en musique, voire à trouver au détour de réflexions sur certains morceaux la base d’une histoire, que des accords, une voix, amènent des images. Il m’arrive de tourner en boucle sur un ou deux lors de l’écriture d’une nouvelle, parce que c’est la chanson ou le passage qui m’obsède à ce moment-là ; cela m’aide parfois à asseoir une atmosphère ou une ambiance, parce qu’elle m’évoque quelque chose que seule une psychanalyse poussée et quelques révélations induites par des hallucinogènes pourrait expliciter, dans une grammaire faite d’arcs-en-ciel et de petits insectes multicolores. À la manière d’une bande originale de film, le lien est caché ; c’est une question de ressenti, de synesthésie, comme si une glace à la framboise vous évoquait une feuille d’impôts, parce que vous avez longtemps aimé une femme reconvertie dans l’administration après un échec tragique dans le commerce des sucreries.

Quand il y a lieu (et un rapport direct), je cite donc souvent le texte en exergue, en hommage à cette inspiration involontaire, avec le passage qui est, personnellement du moins, le plus évocateur. Le problème, c’est que ça ne dit jamais rien à personne ou presque parce que j’écoute des trucs, heu, obscurs pour le commun des mortels, dont les noms contiennent souvent du grec, du latin ou du vieil anglais (classe, le vieil anglais).

Ô auguste lectorat, hélas, je suis très accaparé en ce moment et dispose d’un peu moins de temps pour de longs articles à haute teneur en lolz ou en grr, aussi te proposé-je, si tu l’acceptes, de découvrir dans les jours qui viennent les quelques morceaux qui auraient pu, si l’on veut, servir donc ainsi de bande originale à quelques textes. Au programme :

Aujourd’hui, donc, concernant « Le Sang du large » : Scars, de Elegeion, groupe australien parfaitement inconnu du grand public mais dont le second opus, The Last Moment, comporte de très belles compositions. C’est un groupe de doom – black atmosphérique mais qui n’excelle jamais autant, à mon humble avis, que dans des compositions semi-acoustiques et magnifiques telles que Scars, dont il est question (ci-dessous), ou Taste, leur musique plus agressive étant largement plus anecdotique.

Le texte, cité en exergue de la nouvelle (« Ma douleur ne suffit-elle pas à avoir foi en toi ? ») est lisible en entier ici (en anglais bien sûr).

Sinon, ouais, je sais, c’est à se pendre. Mais, sérieux, c’est pas trop beau ?

2011-01-19T15:11:41+01:00mercredi 19 janvier 2011|Décibels|2 Commentaires
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