Procrastination podcast s10e13 – La structure en trois actes

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s10e13 – La structure en trois actes« .

La structure en trois actes est la plus classique des architectures narratives, mais comme tout modèle, il convient d’en étudier les atouts et d’en délimiter les faiblesses.
Estelle l’expose en détail, avant de bien rappeler que c’est un outil mieux adapté à certains types de récits plutôt que d’autres – ce qui lui donne une utilité secrète : importer les forces de certains types de récits dans d’autres.
Lionel trouve que pour un outil fondamental, la structure n’aide en réalité pas vraiment à architecturer une histoire, mais qu’elle apporte la conscience fondamentale du rythme et de la cohérence d’une histoire et ce à tous les échelons.
Mélanie ne l’applique pas consciemment, et rappelle qu’on peut tout à fait absorber une conscience intuitive de ce genre de structure par l’exposition répétée à des histoires sous toutes leurs formes.

Références citées

Pretty Woman, film de Garry Marshall

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2026-03-12T09:14:57+01:00lundi 16 mars 2026|Procrastination podcast|0 commentaire

Le Zettel de la quinzaine : Un démarrage de scène statique convient dans le cas d’une contemplation authentique (202401211622)

Pour mémoire, ces notes sont des extraits bruts de décoffrage de mon système de notes privé, afin d’expérimenter avec une forme différente de partage dans l’esprit des digital gardens.

En général, on préférera [[202204061911 Démarrer une scène autant que possible par de la dramatisation plutôt que de la psychologie]], ce qui se relie à [[202202142227 In late, out early]].

Cependant un démarrage de scène intériorisé, statique, convient quand on a un réel moment contemplatif, un genre de pivot, quand le personnage a réellement quelque chose à confronter en soi. C’est seulement dans ce cas, genre contemplation cinématographique, qu’on le fait. Ne pas prendre ça pour une excuse trop facile pour en abuser. Une bonne règle pour vérifier si ça fonctionne est [[202312291112 Dans l’écriture, penser cinéma]].

Dans tous les autres cas, ne pas le faire, et essayer une mise en route orientée action avec arrivée le plus vite possible dans la dramatisation. 

CC-By-SA par Kai Schreiber
2025-12-08T00:17:17+01:00lundi 8 décembre 2025|Best Of, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Le Zettel de la quinzaine : Un démarrage de scène statique convient dans le cas d’une contemplation authentique (202401211622)

Procrastination podcast s10e02 – Dix ans de podcast, nos apprentissages les plus importants

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s10e02 – Dix ans de podcast, nos apprentissages les plus importants« .

Dix saisons de podcast et de pratique de l’écriture en parallèle : le moment paraît symbolique pour revenir sur les apprentissages les plus importants, acquis à titre personnel, dans ce laps de temps.

Pour Estelle, c’est l’importance crucial de trouver sa propre voie. De ne pas se conformer aux trajets ni aux injonctions des autres qui, pour intéressants qu’ils peuvent sembler, correspondent rarement à la personne ; et donc, trouver et tracer celle-ci.

Pour Mélanie, c’est apprendre à connaître son fonctionnement et à respecter son rythme personnel, ce qui a occasionné chez elle une leçon profonde d’acceptation de soi et du parcours qui a résulté.

Pour Lionel, c’est les strates toujours plus profondes de l’adage « show, don’t tell », avec la dramatisation érigée comme vecteur idéal de narration.

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2025-11-06T01:32:26+01:00mercredi 1 octobre 2025|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s10e02 – Dix ans de podcast, nos apprentissages les plus importants

Procrastination podcast s09e18 – Inscrire le temps qui passe

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s09e18 – Inscrire le temps qui passe« .

On met très souvent l’action sur la dramatisation, mais une temporalité d’action lente ou étirée peut sembler en première approche contradictoire avec cette recommendation. Comment inscrire la temporalité dans le récit sans risquer le « tell » pur ou l’ennui ?

Estelle rappelle qu’il ne faut pas avoir peur d’étirer le temps pour la crédibilité d’un univers, et qu’aussi, une action incessante lasse aussi. Pour ancrer les temps de respiration, penser à leurs aspects importants pour les personnages.

Lionel invite à penser ces moments sous l’angle du conflit et à aborder la dramatisation de ces moments à un niveau supérieur de temporalité, entre la narration de détail et le tell pur, décortiquant un exemple pris de son travail.

Mélanie aime les sangliers mutants du Limousin.

Réfrences citées

  • Mordred, Justine Niogret
  • Star Wars IV Un Nouvel espoir, film de Georges Lucas
  • Le Désert des Tartares, Dino Buzzati
  • Le Limousinochki Cinematic Universe

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2025-07-04T06:39:20+02:00lundi 2 juin 2025|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s09e18 – Inscrire le temps qui passe

Procrastination podcast s09e12 – Le récit choral

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s09e12 – Le récit choral« .

Procrastination a déjà parlé de fils narratifs ; ici, il s’agira de se concentrer spécifiquement sur la technique du choral, en particulier les techniques et approches pour gérer les alternances de points de vue spécifiques de la forme.

Pour Lionel, il est crucial que chaque point de vue ait sa propre histoire à raconter, mais il convient aussi de l’emboîter de façon complémentaire avec les autres pour créer une narration d’ordre supérieur. Il propose quels points techniques à surveiller et des astuces.

Pour Estelle, la forme est super ludique ! Elle est aussi très puissante pour relancer une intrigue et le rythme d’une narration. Elle avance aussi, au-delà de ces aspects techniques, la dimension symbolique des alternances de points de vue, parfois peu utilisée et à ne pas négliger.

Mélanie détaille un exemple intéressant du procédé vu en traduction.

Références citées

  • « Game of Thrones », saga de G. R. R. Martin

  • « Les Archives de Roshar », saga de Brandon Sanderson


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2025-02-25T05:17:47+01:00lundi 3 mars 2025|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s09e12 – Le récit choral

De l’usage des tirets d’incise comme marque de rythme

Tout récemment reçu ceci, ce qui fait extrêmement plaisir, pas seulement pour les bouquins mais parce que quelqu’un s’en est rendu compte, et aime :

En lisant Port d’âmes (que j’ai adoré!) et Comment écrire de la fiction (un vrai phare dans la purée de pois de l’écriture de mon roman) j’ai remarqué que tu utilises régulièrement des tirets en fin de phrase – un peu comme pour préciser la pensée mais sans faire une autre phrase. C’est la première fois que je remarque cette façon de procéder et elle me plaît beaucoup. Seulement, j’ai quelque difficulté à tirer de mes observations une règle claire d’utilisation (même si j’imagine qu’il n’existe pas de règle précise à ce sujet).

A l’occasion d’un article de blog, pourrais-tu expliquer comment tu procèdes? Comment fais-tu le choix de mettre, ou pas, des tirets en fin de phrase? D’où tires-tu cet usage?

Absolument. (Au cas où, pour voir ce dont il est question, voici un petit bout de Port d’Âmes).

Effectivement, il ne me semble pas que ce soit tellement courant en français. Pour ma part, très clairement : j’ai piqué ça à l’anglais, où c’est très répandu. En anglais, l’usage du point-virgule en narration est un petit peu plus rare qu’en français ; on tend à employer à la place un tiret, ce qui déborde sur un effet plus vaste de coupure. Ce genre de truc est ultra fréquent :

He turned around – and there she was.

Or, en français, on utilise le tiret principalement pour l’incise. Juste au-dessus du passage précédent, on trouve ça :

Qui est là l’usage « strict » du tiret d’incise en français, fonctionnant par paires, un peu comme des parenthèses, et formant une proposition isolée du reste du texte1.

Sauf que ça se complique. En français, le deuxième tiret d’incise est omis s’il se trouve en fin de phrase ou de proposition ; pour être clair, on l’omet s’il est suivi d’un point-virgule, point d’exclamation ou d’interrogation. En toute rigueur (et nonobstant les erreurs typographiques que ça représente), les extraits précédents pourraient s’écrire de la sorte :

On ne venait pas à la Cité franche sans raison – fût-ce seulement le souhait de se perdre –.

Une femme seule – en fuite, peut-être ? –.

C’est absolument faux mais vous voyez l’idée. La phrase se termine-t-elle parce que le second tiret est absorbé par le point ? Ou bien s’agit-il d’une rupture à l’anglaise ?

Aha. Qui sait ? Ce n’est pas à moi de vous le dire. Et c’est une grande partie du truc.

Je joue volontairement sur un mélange entre les conventions des deux langues dans mon propre travail. En français, le tiret marque conventionnellement une rupture forte – presque davantage que le point-virgule. (See ? I did it again.) Mais en l’employant avec la libéralité de l’anglais, je m’arroge un marqueur de rythme supplémentaire et différent ; l’effet d’un changement soudain de direction, et pourtant dans la continuité de ce qui précède (le tiret d’incise marque à la fois une précision et une coupure puisqu’on insère autre chose dans le flux linéaire de la phrase). Je m’offre littéralement un signe typographique supplémentaire aux règles relativement floues (puisque partiellement importées d’ailleurs), m’octroyant donc de la liberté, qui peut tantôt marquer une coupure sémantique plus nette que le point-virgule, une rupture pour un effet de théâtre – et bim ! –, tantôt au contraire une précision finalement douce dans le flux du texte – un peu comme ici en revanche.

Ça a en plus un intérêt fondamental dans ce métier : l’effet repose partiellement sur l’interprétation du lecteur·ice, ce qui le pousse à l’investir et donc à s’approprier / habite le récit. Ce qui est le cœur de toute narration.

Et surtout, et c’est ma raison première d’en faire usage, cela crée une illusion de superposition, de recoupement. Je cause dans Comment écrire de la fiction ? du problème que représente le tesseract de la fiction (en deux mots, la littérature est une forme strictement linéaire – on lit toujours phrase à phrase – alors que le théâtre de la fiction est multidimensionnel – sensorium, action – et une des grandes difficultés de notre art consiste à « compresser » cette multidimensionnalité dans la linéarité du langage). Le tiret me permet une « tricherie » – une illusion, certes, mais on en retire l’impression d’une bousculade, que les parties de la phrase se superposent en partie parce que le tiret induit en principe une retenue pour une respiration.

Reprenez l’exemple anglais :

He turned around – and there she was.

Il se retourne, avec une intention initiale – quand soudain, tiret ! Changement. Préparation subtile d’une microseconde, retenue du souffle, on sait qu’autre chose se prépare mais pas encore quoi ; le personnage le sent peut-être déjà intuitivement, du coin du regard, mais pas encore, et d’un coup – il la voit. (Remarquez comme je l’ai refait ici, en plus étalé.) Surprise, glissement, mais le souffle peut reprendre ; cet espace génère (à ma sensibilité en tout cas) une superposition mentale des deux parties de la phrase et contribue énormément à déployer la multidimensionnalité du théâtre mental de la littérature.

Un peu cet effet-là si on essayait de se la jouer Maison des feuilles.

En tout cas, c’est mon ressenti, alors c’est ce que je fais.

Y a-t-il des règles ? Pas vraiment que je sache. À partir du moment où l’on fait bien la part des choses entre le véritable tiret d’incise français et cette espèce de tiret de rythme, auquel cas pour ma part j’importe les règles de l’anglais, où cela se comporte plus ou moins comme un gros point-virgule2. Je plaisante souvent en disant que les auteur·ices ne font pas de faute de français, ils font progresser la langue ; le premier qui refuse qu’on s’octroie d’être un peu créatif avec la typo d’une manière non-intrusive pour se donner un outil supplémentaire puissant et évocateur, je l’assomme avec l’intégrale de Danielewski.

Et il est donc très important de préciser qu’on est d’accord que je ne prétends pas avoir inventé ça, ni avoir été le premier à l’importer ainsi. On trouve des citations qui en font usage partout dans la littérature française. Mais je trouve intéressant qu’une brève recherche ne fasse pas du tout apparaître cet usage dans les sites grand public du français en France, alors qu’il est cité systématiquement dans tous les sites québécois (lequel est au contact quotidien de l’anglais), y compris les moins techniques. (Voici par exemple ici, et .) (Faudrait que je fouille dans mon Grévisse, mais il est actuellement dans un carton à 17000 km.)

Il faudrait enfin parler du tiret de fin de phrase ou de paragraphe, qui représente clairement un emprunt visuel à une typographie très moderne, dans le but de marquer une rupture immédiate, une destruction de phrase pour marquer la surprise, l’ébahissement ou l’horreur – quand le point d’exclamation ne suffit pas, parce qu’il permet de terminer la pensée ! Alors que là… ça monte… que va-t-il se passer ? Et, d’un coup – 

Je repose mon cas.

  1. Et d’ailleurs, dans le premier extrait, a-t-on affaire à deux phrases interrompues ou à une seule grosse incise ? À vous de voir.
  2. Sachant que la typographie anglaise n’impose pas d’espace avant les signes doubles au contraire du français – words flow like this; as, they do, here –, je me demande si cet usage du tiret n’a pas émergé d’un besoin de marquer une coupure visuelle plus nette par rapport à la virgule, alors qu’en français, l’espace insécable marque plus clairement la différence ; on le constate juste ici.
2024-04-20T10:08:12+02:00mercredi 24 avril 2024|Best Of, Technique d'écriture|2 Commentaires

La création se nourrit aussi de silence

Réflexion aléatoire parce qu’on en a parlé lors de la table ronde à Sirennes sur « Vivre de son écriture », ainsi, un peu plus avant, dans l’épisode de Procrastination sur le burn-out – à de très rares exceptions de constitution près, le cerveau se nourrit d’activité mais aussi de repos. Notre société ultra productiviste qui pousse à voir les êtres humains comme des machines – et donc à considérer la créativité comme un processus industrialisable – y laisse peu de place, mais : créer se nourrit de temps, d’attention, de mûrissement et de vagabondage.

Cela n’exclut pas l’application de la discipline, de prendre soin de toucher son manuscrit tous les jours, de s’efforcer de raffiner son approche pour créer plus facilement. Si l’on n’investit pas le temps qualifié en anglais de BICHOK – butt in chair, hands on keyboard (le cul sur la chaise, les mains sur le clavier), il ne se passe rien, et c’est là que bloquent 95% des aspirateurs écrivain·es. Mais il y a une raison pour laquelle le slogan de Getting Things Done est « la productivité sans stress » : s’organiser réduit le stress, ce qui permet de travailler plus facilement donc de façon plus productive, mais c’est une conséquence et non le but. Le but devrait toujours être un art de vivre qui permet de se rapprocher toujours davantage de ses vœux – en l’occurrence, écrire des récits dont l’on est content et avec le moins de difficulté possible. Produire des pages à la chaîne est très impressionnant, mais, si on y arrive, c’est une conséquence d’un épanouissement dont, je crois, la source est ailleurs (comme la vérité).

Le processus de création de la bande originale de Psycho Starship Rampage a été l’un des plus doux que j’aie connus, parce qu’un jeu vidéo, ça prend des années à se faire, alors qu’une production sonore, beaucoup moins. J’ai pu accompagner de loin en loin le développement et fournir des sons par étapes successives, permettant d’alterner les phases d’incubation / réflexion / fredonnements ridicules dans l’enregistreur de mon téléphone et de production concentrée devant Ableton. Quand j’ouvrais l’application, je savais parfaitement ce que j’allais faire, comment, ce qui m’a permis d’être comparativement très rapide dans l’exécution, mais cette vitesse n’a aucun sens : elle existait justement parce que, de loin en loin, j’avais réfléchi des semaines.

Il y a un moment où l’on a besoin de laisser reposer, et un moment où l’on a besoin de mettre un coup de collier et de s’autocoudepiéaucuter. On met souvent l’accent sur le second car il est, évidemment, plus difficile. L’action est infiniment (au sens très strictement mathématique) plus difficile que l’inaction. Mais l’inaction a sa valeur, au même titre que l’on insiste sur show, don’t tell, mais le tell a aussi sa valeur. Il est juste beaucoup plus facile, donc on met constamment l’accent sur le show.

Comment décider au moment où l’on passe de l’un à l’autre ? Ma foi, vous êtes de grandes personnes ; au final, celui ou celle qui crée, c’est vous ; celui ou celle qui sait ce dont il ou elle a besoin, c’est vous. Une part de la maturité de la création consiste à reconnaître le mode dont on a besoin à un moment donné. Et le professionnalisme à s’astreindre à observer celui que les obligations du moment dictent alors qu’on pencherait vers l’autre.

Tant que cela ne devient justement pas une habitude.

2024-04-14T15:50:14+02:00mercredi 17 avril 2024|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur La création se nourrit aussi de silence

Procrastination podcast s08e04 – Faire la chronologie d’un récit

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s08e04 Faire la chronologie d’un récit« .

Cette quinzaine, Procrastination rentre dans le détail technique de cet outil fréquemment recommandé : quels outils, quelles méthodes pour construire la chronologie de son récit ? Lionel (qui essaie très fort de ne pas transformer l’épisode en panégyrique pour Aeon Timeline) propose de l’utiliser pour la construction a priori, tant que pour vérifier la cohérence des fils narratifs a posteriori. Estelle ajoute à cela les ruptures intéressantes que le récit peut proposer, comme les retours en arrière et sauts en avant ; la chronologie peut ainsi s’avérer un outil précieux pour dynamiser sa narration. Mélanie rappelle qu’on peut aussi toujours écrire des récits qui permettent de faire l’abstraction de tout ce bazar !

Références citées

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2023-11-15T08:10:21+01:00mercredi 1 novembre 2023|Procrastination podcast|2 Commentaires

Présent sur Bluesky, et ma foi, c’est fort cool

Comme les réseaux commerciaux sont en train d’imploser et que TwiX devient irrespirable, faut bien aller expérimenter avec ce qui se passe, et après avoir ouvert un compte sur Mastodon (coucou), me voilà sur Bluesky (recoucou).

Impressions au bout de deux semaines : je me trouve à avoir plus de plaisir à consulter Bluesky que Mastodon. Mastodon a cet aspect mal équarri, un peu inutilement compliqué qu’a souvent l’open source (brûlez-moi, mais c’est mon avis) : les instances distinctes qui composent le réseau lui donnent un aspect extrêmement insulaire à mon goût. En gros, hormis certaines personnes avec qui j’échange depuis longtemps, je ne vois personne en-dehors de mon instance, et personne ne me voit, ce qui enlève quand même beaucoup de l’aspect social au terme réseau. En pratique, j’ai l’impression d’une version publique de Discord, voire d’un forum (le rythme de Mastodon étant plus lent), mais sans les avantages (pas de recherche ni d’archivage des conversations).

Par comparaison, Bluesky est… l’ancien Twitter. Littéralement. Mêmes fonctions de base, mais en plus léger : le site est minimaliste, sans algorithme (je n’ai plus l’habitude d’une timeline réellement chronologique !) ni pub. L’ambiance est excellente pour l’instant (peut-être parce qu’il n’y a pas encore masse de fâcheux à cause des invitations requises, peut-être parce que la modération est sévère), et il semble que le milieu de l’édition s’y déplace plus favorablement que sur Mastodon (qui attire plutôt un public technologique, forcément).

Bluesky est en revanche beaucoup plus rudimentaire que Mastodon en termes d’outils et d’automatisations. Pour planifier des messages, je n’ai trouvé littéralement qu’un seul outil, Fedica (concurrent de Buffer). Pour poster automatiquement les mises à jour du site, il faut passer par une manip’ d’assez haut vol (configurer un bot via un container Docker, voir cet article très utile – ça tourne pour ma part sur mon Synology).

Bref, si vous voulez faire des choses un peu compliquées avec Bluesky comme une intégration WordPress, préparez-vous à devoir aller chercher loin. Sinon, vous serez plus content sur Mastodon, mais préférez le cas échéant une instance à la fois grosse et bien ciblée en termes de thème.

2023-12-11T08:32:31+01:00lundi 30 octobre 2023|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Présent sur Bluesky, et ma foi, c’est fort cool

Procrastination podcast s07e16 – Le burn-out de l’écrivain

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s07e16 – Le burn-out de l’écrivain« .

Un sujet difficile mais important que l’équipe souhaitait aborder de longue date – le burn-out, ce moment terrible où l’esprit et/ou le corps lâchent à force d’épuisement professionnel. Et comment l’éviter ? Lionel délimite et définit le terme, et admet être à son avis passé par là. Mélanie aussi ; elle parle des répercussions des années plus tard, et raffine la différence entre l’épuisement physique et celui de l’inspiration, lié à la pression de produire. Estelle met en avant l’importance de l’entourage, de la diversité des activités, des loisirs, et dénonce l’image de la productivité parfaite et toxique qui circule sur les réseaux.

Références citées

  • Dean Wesley Smith
  • Terry Pratchett
  • Elizabeth Gilbert, Comme par magie
  • Le super groupe d’écriture d’Estelle !

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2023-05-15T08:53:56+02:00lundi 1 mai 2023|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s07e16 – Le burn-out de l’écrivain
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