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« L’impassible armada » in Rois et capitaines

Couv. Julien Delval

Couv. Julien Delval

Comme je l’avais mentionné en janvier, un certain nombre de projets arrivent à maturation cette année, et je suis maintenant très heureux d’annoncer ma deuxième publication de 2009 : « L’impassible armada », à paraître aux éditions Mnémos dans Rois et capitaines, anthologie dirigée par Stéphanie Nicot en partenariat avec le festival Imaginales, le festival des Mondes Imaginaires d’Epinal. La superbe illustration de couverture est signée Julien Delval.

Je suis un guerrier. Capitaine d’une unité d’élite. Nombre diraient un assassin, un boucher, ou un fou, mais ces mots n’ont pas de sens pour moi. Le bien, le mal… Tout cela n’est que balivernes. Si vous me demandez mon avis, je vous dirais bien volontiers que la réalité d’un champ de bataille est tout autre, que ce n’est qu’affaire de point de vue : seules comptent la victoire ou la défaite.

En partenariat avec les Imaginales
Un festival des mondes imaginaires à Epinal,
un éditeur présent depuis le tout début,
douze récits vibrant de passion.
Cette anthologie allie l’enthousiasme des concepteurs au talent des auteurs.

Critique littéraire, essayiste, formatrice, anthologiste, rédactrice en chef de la revue Galaxies de 1996 à 2007, Stéphanie Nicot compte parmi les meilleurs spécialistes des littératures de l’imaginaire. Elle assure depuis sa création, en 2002, à Epinal, la direction artistique du festival Imaginales.

Au sommaire :
Claire & Robert Belmas
Pierre Bordage
Armand Cabasson
Lionel Davoust
Thomas Day
Julien d’Hem
Catherine Dufour
Johan Heliot
Jean-Philippe Jaworski
Laurent Kloetzer
Maïa Mazaurette
Rachel Tanner

Pour en savoir plus sur le livre, Stéphanie Nicot en propose une présentation sur fantasy.fr.

Pour ma part, « L’impassible armada » est le conte désabusé d’un marin confronté aux dangers absurdes d’un océan inconnu alors que sa flotte accomplissait une héroïque mission…

L’anthologie sortira le 20 mai mais sera disponible en avant-première au festival. Il se tiendra du 14 au 17 mai et j’y serai d’ailleurs présent. Je vous recommande vivement de faire le déplacement, l’ambiance est très conviviale, les auteurs et artistes sont nombreux, toujours prêts à discuter autour d’une bière, et Epinal est une très jolie ville.

2010-02-01T16:44:34+01:00mercredi 15 avril 2009|Actu|Commentaires fermés sur « L’impassible armada » in Rois et capitaines

Si l’Europe m’était taggée

Youpi, me revoilà taggé dans une chaîne, cette fois dans le blog Fabrice Chotin, auquel tout fan du Japon se devrait de jeter un oeil: son regard
insolite sur les détails de la vie quotidienne est un régal pour mesurer les petites et grandes différences entre cultures. Et pour finir la pub, il est au sommaire de l’anthologie Alice au pays des morts.

Le jeu, maintenant!

Or donc, il s’agit dans une sorte de questionnaire à la manière de Proust, de dire ce que nous évoque l’Europe telle que nous la souhaiterions.

Ouais nan mais attends, c’est vachement dur. Comment je la souhaiterais? Ben, chouette, tiens, égalitaire, bisounoursisante, l’utopie de l’entente et des droits de l’homme, je ne voudrais pas en
faire l’équivalent politique d’un Arcatraz. Et comme nous sommes en principe entre gens de bonne compagnie, d’un blog à l’autre, on se doute bien qu’aucun de nous ne va répondre « alors, moi,
l’Europe, je voudrais que ce soit un requin avec plein de dents, une plante carnivore, Lepers Among Us de Dimmu Borgir, et puis Jack l’Eventreur ». (Quoique ça pourrait être marrant.
Francis en serait bien capable.)

Alors je change les règles du jeu pour que ce soit plus marrant.

Or donc, il va s’agir dans une sorte de questionnaire à la manière de Proust, de dire ce que nous évoque l’Europe en rapport à nos souhaits.

C’est subtliment différent.

Bien.


Un animal

Une seiche. Bah ouais, parce qu’une seiche, d’abord, c’est vachement intelligent – énormes capacités de mémoire, et il faut au moins tout ça pour se rappeler de tout le droit européen. Ensuite, ça
a une bonne tête, c’est plutôt mignon. Regardez-la, la petite bébête, on dirait pas un Casimir des océans? OK, un casimir croisé avec un triffide, mais bref.

Cela dit, malgré cet air mignon, ça a plein de tentacules. Pas sur tout le corps, remarquez: juste sur la tête. C’est le côté un peu flippant du bestiau – comme de l’Europe. Ça remue, ça bouge, on
ne pige jamais très bien ce que ça va faire, ce que ça va bouffer, si même le cerveau – pourtant très intelligent – a lui-même bien pigé ce qu’il bouffe et pourquoi. D’ailleurs, « céphalopode »,
étymologiquement, signifie « pied sur la tête »; tout cela est très logique, expliquant parfaitement comment, au regard de certaines décisions, l’Europe fait pour marcher au plafond. Et puis, quand
elle a peur, elle écrit des lois, comme la seiche qui crache de l’encre.

Enfin, c’est un mollusque, et les portraits chinois de toutes sortes citent toujours des vertébrés, en général des ours ou des chats, dans une manoeuvre sournoise de préférence taxonomique, et je
dis non, je m’oppose, je m’inscris en faux; je me dresse et je bombe le torse; c’est indigne de nous, penseurs modernes; fidèle aux idéaux de tolérance de l’Europe, adressant un salut à Voltaire et
un autre à Montesquieu, je me tourne donc vers le fond des mers, tendant la main à mes soeurs visqueuses.

Francis (je sais, tu m’as taggé aussi: ça vient)
Lucie Chenu
Anankè
Sayyadina
Et tous ceux qui veulent jouer, bien sûr. J’ai juste cité les plus crypto-révolutionnaires. 😉

2011-01-28T15:50:39+01:00jeudi 9 avril 2009|Expériences en temps réel|2 Commentaires

Des dédicaces et une profession de foi


Un grand bravo et merci, d’abord, au salon Rue des Livres et à la librairie Critc (site, blog)
pour un très agréable week-end de printemps il y a deux semaines: pour seulement sa deuxième édition, l’événement est déjà très impressionnant, extrêmement bien organisé par une équipe sympathique
et motivée, avec un nombre conséquent d’auteurs invités et des libraires dynamiques. On espère la pérénnisation et le développement de ce festival, qui a, semble-t-il, toutes les cartes en main
pour devenir un grand salon du livre en Bretagne.

Mention spéciale pour la cuisinière des déjeuners et pour l’équipe Critic qui nous a bichonnés, veillant à ce que nous ne manquions jamais de café, chocolat et bière – ce qui dénote bien là d’une
connaissance aiguë de la persona de l’écrivain.

Ce fut bien sûr l’occasion de joyeuses retrouvailles avec les amis dévoreurs de livres (comme Lelf – qui propose un tour d’horizon du festival), Jean Millemann, Sophie Dabat et de nouvelles rencontres. Et aussi de concrétisation de nouveaux projets… Ma bio dans Identités mentionnait que j’écrirai peut-être d’autres
textes dans l’univers de Bataille pour un souvenir; ce n’est plus un « peut-être », c’est maintenant une certitude.

Des histoires indépendantes les unes des autres, bien entendu, puisque destinées à des supports différents: rien n’est plus désagréable que de louper le contenu d’un récit parce qu’on n’a pas lu
les textes précédents – et je déteste l’artifice qui consiste à parsemer une nouvelle présumée indépendante de notes de bas de page du genre « pour comprendre, voir x ou y, page z ». Cela revient à
faire passer le monde, le décor, avant les personnages, le sang de l’action. Et raconte-t-on une histoire (qu’il s’agisse d’une short short story ou d’une pentaologie) ou bien écrit-on un traité de
géopolitique imaginaire? J’ai l’intime conviction qu’un lecteur cherche le premier et se contrefout éperdument du second.

Ces nouvelles ne seront donc pas « fléchées » comme appartenant au même monde – mais les lecteurs assidus pourront jouer le jeu des résonances, des indices et des échos, en guise de « valeur ajoutée »,
construire la tapisserie, s’ils le veulent, sans que ce soit nécessaire pour comprendre et apprécier le récit. Chaque ensemble narratif doit pouvoir être lu en premier et servir de porte d’entrée.
C’est, du moins, ma profession de foi. Nous verrons si j’y arrive, hein?

L’Identités Rennes Tour continue: Sophie, Jean et moi-même serons en dédicace samedi 4 avril au forum Privat (blog du rayon BD/SF), 5
quai Lamartine à partir de 15h.

2011-01-28T15:53:36+01:00lundi 30 mars 2009|Actu|1 Commentaire

Benoît XVI, ce progressiste post-moderne

papegrozyeux
L’expression « la fin du monde est proche » retourne 20000 hits sur Google, la prophétie de Malachie affirme que Benoît XVI serait l’avant-dernier pape avant le Grand Dawa Cosmique, le prix de la Pils a augmenté de 3.5%, bref, tous les signes d’une Apocalypse – au sens d’un changement de monde et non de sa fin – sont rassemblés, hosanna, alleluia, et caetera. Et son plus fier héraut, le front levé, l’intention imperturbable, est le Saint Père, homme suprême auquel, oui, lecteur ébahi, je m’en vais rendre un vibrant hommage, bombant le torse face à la critique et à la pensée unique.

Bref rappel des faits bien connus: inflexible, l’ex-cardinal Ratzinger Zeta, tel un mechwarrior engoncé dans son armure de lumière, enchaîne ces temps-ci les réactions polémiques. Citons le tiercé dans l’ordre:
– La levée d’excommunication de l’évêque négationniste Williamson
– L’excommunication d’une mère brésilienne ayant fait avorter sa fille violée (citons quand même, par souci d’honnêteté intellectuelle, que la procédure est automatique dans ces cas de
figure)
– Ses récents propos sur l’usage du préservatif en Afrique (« son utilisation aggrave le problème »)

La communauté catholique est sidérée par ces retours en arrière après l’ère Jean-Paul II qui, malgré un discours semblable sur le latex (reconnaissons quand même, aussi, qu’il est difficile de faire progresser l’attitude canonique sur la question), s’était efforcé, pas toujours clairement il est vrai, de faire entrer son Eglise dans le XXIe siècle (les débuts de réconciliation avec l’Eglise orthodoxe, par exemple). Si le retour de Benoît XVI à un certain traditionalisme avait fait hausser des sourcils dubitatifs chez les croyants, c’est la levée d’excommunication de Williamson qui a véritablement mis le feu aux cieux.

Le malaise est plus que réel, il devient revendicatoire, au point que même nos autorités morales suprêmes autoproclamées, célébrées pour la profondeur de leur  engagement philosophique, tels Alain Juppé et Daniel Cohn-Bendit qui joignent leurs voix comme à la chorale, proclament leur désaccord – que dis-je, leur rupture avec le Saint Père. (Benoît XVI vit en « autisme total » – A. Juppé)
Rupture de plus en plus affirmée et nette chez les catholiques de tous bords; même les conservateurs silencieux, opposés à l’avortement et incommodés par l’idée du préservatif, se trouvent choqués par ces prises de position radicales.

Les croyants se trouvent donc forcés à une position inédite à une aussi grande échelle: à un examen de conscience, non pas vis-à-vis de leur fidélité aux valeurs chrétiennes, mais vis-à-vis de leur Eglise. Malgré leurs opinions traditionalistes, beaucoup se sentent mal à l’aise, voire en franc désaccord avec les décisions du Saint Père. Attachés aux valeurs de l’Eglise, du moins, à celles qu’ils y lisent, voilà les croyants obligés d’examiner d’un oeil critique les déclarations, les décisions de son chef – et, par extension, le dogme en lui-même. Quel inventaire conduire, quelle décision approuver, quelle opinion suivre? Et c’est en cela, exactement, que Benoît XVI est soit le plus grand progressiste qu’ait connu l’Eglise catholique, soit le plus idiot des politiques à avoir jamais posé son auguste fessier sur les dorures d’un trône.

Car l’esprit critique est une faculté néfaste – et même antinomique – à toute religion dogmatique. Les voies dites de la main droite, comme les religions révélées mais aussi certaines formes de bouddhisme, postulent l’existence d’un ordre divin fondamentalement supérieur auquel l’homme doit se soumettre; une fois son parcours, son illumination achevée, il ne peut espérer, au mieux, que se fondre à cet ordre, abandonnant tous les oripeaux de la vie matérielle (nirvana) . Souvent, il s’agit simplement de reconnaître pour l’éternité la grandeur de Dieu et d’espérer n’être pas assis trop loin à la table du banquet céleste, histoire de ne pas gueuler trop fort pour qu’on vous passe les hosties.

L’idée d’esprit critique, d’examen réfléchi de la doctrine par le croyant lambda, est donc fondamentalement incompatible avec l’idée de dogme: les pères de la foi sont là pour décoder la sainte parole à l’intention de l’homme et celui-ci doit obéissance à ce qu’il discerne de cet ordre supérieur. Cela explique en partie pourquoi les religions peinent tant à évoluer: difficile de discerner au premier abord la déviance de l’évolution. (L’histoire est bien la discipline qui consiste à vous expliquer après-demain pourquoi vous aviez tort avant-hier.)

Mais la situation est encore plus critique quand il s’agit du pape. Après tout, c’est quand même le chef infaillible de l’Eglise, le représentant de dieu sur Terre – ce que symbolise son changement de nom à son sacre -, avec un téléphone rouge en ligne directe vers les cieux. Comment le simple croyant, aussi éclairé qu’il soit, peut-il oser remettre en question la parole divine – pire, y appliquer le filtre de la raison? Le voilà forcé par sa conscience moderne, séculaire, à opérer une sorte de tri (sélectif) entre les actes de son Eglise, pire, de la parole de son dieu.
Cela existe bien sûr depuis deux ou trois siècles, quand il a fallu constater que certains des passages les plus hardcore de la Bible, tel le Deutéronome, étaient clairement périmés et que les lire sous un nouvel éclairage s’imposait grave, mais, hormis peut-être pendant la Seconde Guerre mondiale (à laquelle Benoît XVI n’est pas étranger non plus, certes – mais une casserole à la fois, please), c’est la première fois que le croyant, l’homme ou la femme cherchant sa voie, se trouve forcé à un tel examen.

blasphemy

Cependant, si le croyant se met à jouer au patchwork avec la Parole, à prendre et à laisser ce qui lui convient comme à un buffet de mariage, que devient le dogme? Il éclate, puisque le dogme est, par essence, unique et indiscutable. Et si le dogme (qui tient déjà pas mal avec du chatterton) éclate, qu’est-ce qui reste de la religion, de la soumission à l’ordre divin, de la béatitude de la voie unique? Elle s’effondre promptement à sa suite, désagrégée, non pas en nouvelles chapelles, mais en autant de microcosmes individuels ou chacun compose sa propre assiette anglaise au pâté de Foi (elle était facile), faisant de la religion catholique une espèce de courant de pensée aussi inoffensif qu’un new age hippie où il faut s’aimer les uns les autres (de préférence en buvant du pinard transsubstantié).

Par ses prises de position radicales, Benoît XVI précipite donc l’effondrement de sa religion dogmatique (par ailleurs inéluctable, comme toute voie unique, parce de plus en plus incompatible avec la pluralité du monde… CQFD). Loin d’avoir un pape rétrograde, nous avons donc un pape post-moderne qui force ses ouailles à réfléchir sur l’éventuelle mort de dieu et sur le véritable rôle séculaire de la religion – la cohésion sociale. Il scie avec un talent consommé la branche sur laquelle il est assis, dynamite son fonds de commerce sans même passer par la case réforme. En un mot comme en cent, il est train de concrétiser avec un talent admirable et une alacrité surprenante le rêve de tous les anticléricaux bellicistes, ce qui, doux euphémisme, est incroyable.

Alors, Ratzinger Zeta, intégriste aveugle épaulé par des attachés de presse incompétents ou agent double à la solde de Friedrich Nietzsche? En le taxant de rétrograde, on oublie un peu vite une facette fascinante de sa doctrine: son admiration pour l’héritage grec et la place qu’il tient dans la religion catholique. Rappelons que, dans les débuts de son office, il a affirmé la valeur profonde de la raison humaine, la place centrale qu’elle occupe dans les valeurs chrétiennes au point d’en être indissociable, parlant même de rationalité de la foi (et si ça, c’est pas un oxymore, j’en ai jamais vu).

Pendant que le monde hurle au scandale, je me débats avec deux hypothèses: soit, donc, tel Judas révélant le Christ au peuple (car rien n’est plus vendeur qu’un bon sacrifice), Benoît XVI fait de son pontificat un sabotage d’une envergure qui dépasse l’entendement, soit c’est effectivement un autiste total qui conduit son troupeau à l’abattoir de la raison. Comme, telle la nature qui a horreur du vide, j’ai horreur de la bêtise et des actions non motivées, je ferai donc acte de foi, désireux de croire à la première hypothèse: ça fait une bien meilleure histoire. Et je continuerai d’observer, avec une incrédulité fascinée, ses actes invraisemblables, guettant comme un augure dans ses actes et ses paroles la preuve que Benoît XVI est, effectivement, le révolutionnaire auquel j’ai envie de croire, semant à une échelle inégalée le merveilleux poison de la connaissance du bien et du mal.

(Et maintenant, j’ai hâte de recevoir les commentaires haineux des intégristes qui ne comprennent rien au second degré. Que le bal commence, je m’en fous; l’oeuvre du Saint Père leur survivra pour les siècles des siècles!)

2011-01-28T16:04:55+01:00lundi 23 mars 2009|Humeurs aqueuses|2 Commentaires

21-22 mars: festival rue des livres à Rennes

Couv. Sébastien Bermès

Couv. Sébastien Bermès

Cette année promet d’être assez riche en événements et en déplacements: je viens de
signer un contrat supplémentaire pour une antho prévue pour la fin de l’année, d’autres projets qui sont sur les rails depuis parfois quelques années semblent prêts à aboutir en 2009, bref, je
risque de parler plus de mes actualités en ce lieu que d’habitude. C’est aussi le rôle d’un blog, d’accord, c’était l’objectif avoué en début d’année, okay, mais l’activité « communication » du
boulot d’auteur me fait toujours un effet un peu étrange.

Que ce paragraphe liminaire serve, si l’on veut bien, de caveat à toutes les entrées similaires qui suivront.

On to business, then.

La sortie de l’anthologie Identités approche à grand pas (20 mars). Le sommaire est disponible sur le site des éditions Glyphe, qui permet aussi de précommander le livre (les frais de port sont offerts). La préface de Lucie Chenu est
également lisible ici.

À l’occasion de la sortie de l’antho, je serai en dédicace le week-end prochain (21-22 mars) au festival Rue des Livres à Rennes, sur le stand de la librairie
Critic
. Le festival se tiendra au site Guy Ropartz (1 rue Guy Ropartz).

Le programme de l’événement est visible ici, mais, pour ce qui est des auteurs de l’imaginaire présents, je
vous inviterais plutôt à jeter un oeil à la page Facebook tenue par Critic. (Seront également en signature: Tarek, Vincent Pompetti,
Lionel Chouin, Pascal Jousselin, Nylso, Marie Saur, Eric Scala, Christophe Babonneau, Laurent Miny, Jean-Paul Bordier, Joub, Jean-Marie Michaud, Thomas Geha, Jean Milleman, Erik Wietzel, Sophie
Dabat, ANGE.)

Venez nombreux, je vous dessinerai des orques.

2011-01-28T16:10:45+01:00lundi 16 mars 2009|Actu|5 Commentaires

SNCFail

Clikety clik pour voir en grand

C’est que « la plupart des internautes consultent des horaires, sans réserver. S’ils devaient monopoliser la fonction ‘réservez’, plus lourde, nos serveurs seraient saturés », « nous sommes des précurseurs », et puis « on ne nous pardonne rien », tu comprends, Coco, gérer de l’Internet multimédia 2.0, c’est pas facile, hein.

Pendant ce temps, Google continue tranquillement d’indexer le monde en répondant en 0,17 secondes à des requêtes retournant plusieurs centaines de millions de réponses.

Demain et après-demain se votera la loi HADOPI.

2010-11-02T20:26:49+01:00mardi 10 mars 2009|Humeurs aqueuses|1 Commentaire

Prix Bob Morane 2009

Les lauréats du prix Bob Morane 2009 viennent d’être annoncés par le jury. Félicitations!

Roman francophone
Christophe Lambert, Le Commando des Immortels (Fleuve Noir)

Roman traduit
Dan Simmons, Terreur (Robert Laffont) (trad. Jean-Daniel Brèque)

Nouvelles
Michael Marshall, L’Homme qui dessinait des chats (Bragelonne) (trad. Benoît Domis et al.)

BD francophone
Pecau/Damien, Une brève histoire de l’avenir (Delcourt)

BD traduite
Neil Gaiman, Les Bienveillantes (Panini Comics)

Coup de cœur
Lucie Chenu pour son activité d’anthologiste

Bien sûr, une lauréate me touche d’un peu plus près, et c’est Lucie Chenu. On s’attarde très peu sur les anthologistes; je suis ravi de voir son travail reconnu car, sans son investissement infatigable, bien des textes (et beaucoup des miens!) n’auraient jamais pu atteindre leur public. Lucie accompagne ses auteurs avec un dévouement incroyable, construit ses anthologies avec foi, démarche inlassablement les éditeurs, assure la promotion sans relâche. Elle démontre que, oui, on peut encore faire des anthos en France qui marchent, alors qu’à en croire certains oiseaux de mauvaise augure, la forme était morte et il n’y avait plus de public pour ça.

Bravo, et surtout merci, Lucie!

2011-01-28T16:19:05+01:00jeudi 5 mars 2009|Actu|4 Commentaires

On va tous mourir

Avec une valeur liquidative de fonds toujours supérieure ou égale au niveau de protection active, il devient possible de surperformer le marché des actions de la zone Euro. Puisque l’exposition
cible est gérée dynamiquement, un comportement monétaire peut s’installer pendant une durée variable. Mais le MACD est inférieur à sa ligne de signal; inférieurs à 20, les stochastiques sont
extrêmement bas, expliquant le recul de 31,3% sur une base pro forma dans ce contexte de sinistralité supérieure à la moyenne.

capitalism_rocks_protest
2011-01-28T16:44:38+01:00mercredi 4 mars 2009|Expériences en temps réel|6 Commentaires

Over-brother

Alors on se connecte un beau matin sur son interface d’administration de blog et on trouve ça:

Impossible de ne pas répondre, évidemment (ou alors, il faut répondre n’importe quoi). Voilà qui, sur le principe, est profondément déplaisant.

Du coup, je m’intéresse à WordPress et à la possibilité de fusionner ce blog et mon site. Cela dit, c’est
vraiment pas pour demain: il faut que j’arrive à concilier intellectuellement le gros fourre-tout qu’est cet espace (où je m’amuse principalement beaucoup) avec la vitrine papier glacé
assez statique qu’est mon « vrai » site. Une refonte de ce genre nécessite un temps que je consacre mieux à écrire 🙂

Mais je ne doute pas d’y parvenir avec WordPress. Le fait que ce soit « le nec plus ultra des plates-formes sémantiques de publication personnelle » me donne pleinement confiance. Mince,
quoi, si avec ça je ne deviens pas mentalement efficient et syntaxiquement optimal, je désespère.

2011-01-28T16:49:23+01:00vendredi 20 février 2009|Expériences en temps réel|5 Commentaires

L’île s’ouvre

Couv. Connie Toebe

Alors là, waw.

Il faut que je vous raconte comment ça s’est passé. L’année dernière, aux Utopiales, j’apprends que Delia Sherman prépare un deuxième volume de l’anthologie Interfictions en collaboration avec Christopher Barzak et qu’elle est prête à recevoir des soumissions en français.

Interfictions (vol.1 ci-contre), c’est une des anthologies américaines mythiques de la « fiction interstitielle » – ce mouvement littéraire qui repousse les limites des genres couramment admis de l’imaginaire, fait éclater les frontières, joue avec les codes, ne s’interdit rien pour raconter une belle et bonne histoire. Figuraient au sommaire de ce premier volume Vandana Singh (qu’on découvre actuellement dans Fiction), Colin Greenland ou encore Léa Silhol en traduction. Rien que ça…

On se rencontre, je bredouille trois mots à propos de mes nouvelles, de mes thèmes, de mes explorations, que j’aurais peut-être quelque chose qui pourrait correspondre, que j’aimerais essayer de soumettre un texte… Si possible. Madame. Ahem.

« Sure, send along a story. »

Eh bien, voilà.

L’Île close
va traverser l’Atlantique et paraître traduite en anglais dans Interfictions 2, anthologie dirigée par Delia Sherman et Christopher Barzak.

En voici le sommaire:

  • Jeffrey Ford, « The War Between Heaven and Hell Wallpaper »
  • M. Rickert, « Beautiful Feast »
  • Will Ludwigsen, « Remembrance is Something Like a House »
  • Cecil Castelucci, « The Long and the Short of Long-Term Memory »
  • Alaya Johnson, « The Score »
  • Ray Vukcevich, « The Two of Me »
  • Carlos Hernandez, « The Assimilated Cuban’s Guide to Quantum Santeria »
  • Lavie Tidhar, « Shoes »
  • B. F. Slattery, « Interviews After the Revolution »
  • Elizabeth Ziemska, « Count Poniatowski and the Beautiful Chicken »
  • Peter M. Ball, « Black Dog: A Biography »
  • Camilla Bruce, « Berry Moon »
  • Amelia Beamer, « Morton Goes to the Hospital »
  • William Alexander, « After Verona »
  • Shira Lipkin, « Valentines »
  • Alan DeNiro, « (*_*) ~~~ (-_-): The Warp and the Woof »
  • Nin Andrews, « The Marriage »
  • Theodora Goss, « Child-Empress of Mars »
  • Lionel Davoust, « L’Ile Close » (« The Enclosed Island » or « No-Exit Island » or something else we haven’t thought of yet)
  • Stephanie Shaw, « Afterbirth »
  • David J. Schwartz, « The 121 »

D’autres textes retenus seront publiés en ligne avant le livre, qui sortira en novembre. Il s’agit de:

  • Kelly Barnhill, « Four Very True Tales »
  • Kelly Cogswell, « For the Love of Carrots »
  • F. Brett Cox, « Nylon Seam »
  • Chris Kammerud, « Some Things About Love, Magic and Hair »
  • Eilis O’Neal, « Quiz »
  • Ronald Pasquariello, « The Chipper Dialogues »
  • Mark Rich, « Stonefield »
  • Genevieve Valentine, « To Set Before the King »

C’est une chance et un honneur incroyable de se trouver traduit en pareille compagnie. J’espérais bien avoir la chance de publier un jour en anglais, mais j’avoue que je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite.

Ouf, je peux tuer dans l’oeuf avec soulagement León Dave, ma persona d’auteur américain d’origine cubaine au nom bien plus vendeur que le mien.

2010-11-02T20:25:48+01:00lundi 16 février 2009|Actu|7 Commentaires
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