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Léviathan : La Nuit sur France Net Infos

Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

Davoust entraine rapidement son lecteur dans les eaux troubles de ce récit. Son style est toujours aussi brillant et il n’a pas son pareil pour décrire des situations déroutantes. Une excellente fiction à recommander…

Un article de Paul Thomas, sur France Net Infos.

2012-07-01T21:35:24+02:00mardi 10 juillet 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Léviathan : La Nuit sur France Net Infos

Lundi, c’est déclencheurs (2) : un personnage

Rappel des règles du jeu : il s’agit d’écrire pendant vingt minutes sur un, ou plusieurs éléments, remaniés ou non, de la liste ci-dessous. L’article initial de la série se trouve ici.

Le personnage peut évidemment être de sexe masculin, féminin, chaise, astéroïde, procaryote.

Déclencheurs : personnages

  1. Génie méconnu
  2. Adulé de tous
  3. Rêveur insatiable
  4. Frustré sans savoir pourquoi
  5. Amoureux transi
  6. Petit mais costaud
  7. Ambitieux sans scrupules
  8. Efficace mais effacé
  9. Angoissé perpétuel
  10. Gentil incompris
2018-07-17T14:20:25+02:00lundi 9 juillet 2012|Technique d'écriture|6 Commentaires

Il ne s’est rien passé

Aujourd’hui : Glasgow -> Tyndrum (car) -> Oban (car) -> Craignure (ferry) -> Tobermory (bus).

Auguste lectorat,

J’ai le regret de t’annoncer que, malgré tous mes efforts et ceux des compagnies de transport ainsi que des planificateurs d’urbanisme, il ne s’est strictement rien passé aujourd’hui, je suis sain et sauf, arrivé à bon port et sans histoire. La preuve :

  • Des Écossais qui attendaient le car m’ont confirmé d’eux-mêmes que la ligne allait bien où je le souhaitais sans rien avoir à demander.
  • Bien que seules cinq minutes séparaient mes deux premiers cars à la correspondance, et que le premier avait été retenu par des travaux sur la route, j’ai attrapé le deuxième sans la moindre inquiétude.
  • Arrivé sur le quai d’Oban, je ne suis même pas mort de faim, puisqu’une gentille dame d’une échoppe artisanale m’a proposé de goûter à son saumon fumé maison en me voyant m’interroger sur ses sandwiches. Il se trouve que c’était le meilleur poisson fumé que j’aie mangé depuis dix ans (des filets de harengs fumé achetés directement au producteur dans le port d’Helsinki). J’ai mangé ça assis sur ma valise en plein air, sur le quai.
  • Et d’ailleurs, je n’ai même pas attrapé froid sur le quai en déjeunant face à la mer, ni sur le ferry, puisqu’il n’a même pas plu, alors qu’on est quand même en Écosse, bordel de merde.
  • Je ne suis même pas mort dans une collision frontale entre le bus et un van lancé à vive allure sur les routes de l’île de Mull, puisque les freins de chaque véhicule ont fonctionné parfaitement et qu’il faut le savoir, les routes sur Mull sont quasiment toutes à une seule voie, avec, de temps en temps, une aire de repos pour permettre le croisement, mais bon, seulement de temps en temps, hein, c’est pas comme si on utilisait la voiture ici, de toute façon (on marche, on fait du vélo, on prend son bateau, mais la voiture, quelle inélégance).
  • Je n’aurai même pas à chercher la distillerie de Tobermory pour goûter et rapporter le whisky local vu que le bus m’y a obligeamment déposé et que c’est à cinq minutes à pied de mon logement (je vois ça comme un signe).
  • Je ne dormirai même pas dehors puisque ma carte du village était d’une clarté limpide et que j’ai trouvé mon logement du premier coup (j’avoue quand même que la côte finale à 35% en tractant la valise à excédent de poids qui n’a pas fini à Taipei, c’était un peu dispensable).
  • Je ne mourrai même pas de faim puisqu’en plus, les supermarchés sont ouverts le dimanche. Moi qui me voyais déjà contraint de dîner dans un restau sur le front de mer. Zut.

J’attaque le boulot demain, sans trop savoir à quoi m’attendre, si ce n’est que le HWDT a une jolie boutique sur le front de mer, avec un fish’n’chips juste à côté des quais (comportant un surréaliste autocollant « LES ROUTIERS » : WTF) où je risque de finir plus d’une fois quand le temps le permettra.

Un point m’a attiré l’oeil : le tableau des observations récentes d’animaux en mer signale déjà une rencontre avec des orques la semaine dernière.

We shall see.

(Photos prises avec mon portable pour des raisons d’encombrement, donc bien pourries.)

2012-08-01T19:54:33+02:00dimanche 8 juillet 2012|Carnets de voyage|11 Commentaires

Léviathan : La Nuit chez Lorhkan

Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

Roman sur le libre arbitre, les manipulations, avec en filigrane une réflexion sur les religions, trouvant un délicat équilibre entre fantastique et ancrage dans notre réalité, « Léviathan, la nuit » est une grande réussite. Surpassant le déjà très bon premier tome, sa conclusion laisse le lecteur pantois, témoin d’une puissance démesurée que rien ne semble pouvoir stopper, et impatient de découvrir le fin mot de l’histoire.

Un article de Lorhkan à lire sur son blog.

2012-07-01T21:23:49+02:00dimanche 8 juillet 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Léviathan : La Nuit chez Lorhkan

Le plus dur, c’est demain

Aujourd’hui : Rennes -> Paris (train) -> Amsterdam (avion) -> Glasgow (avion).

La zone indus de l’aéroport de Glasgow, prise depuis une fenêtre qui s’ouvre pas, avec mon reflet dedans. Bref, une photo pourrie.

Auguste lectorat,

Je me trouve actuellement dans le salon wi-fi d’un hôtel de la zone industrielle de l’aéroport de Glasgow, ce qui signifie que j’ai accompli la moitié de mon périple pour atteindre le village de Tobermory, situé au bout de l’île de Mull, elle-même située au bout de l’Écosse. (Pour mémoire, voici pourquoi.) Je ne sais pas si je pourrai bloguer comme ça régulièrement mais j’aimerais bien. Ce fut une longue journée sans grand événement ni intérêt, à part la succession de bizarreries aléatoires qui s’entrechoquent dans les gares et les transports. Il y a le gamin qui montre une DS miniature – la voiture – à sa fille au pair en l’appelant GPS, bonjour le coup de vieux. Il y a la surtaxe pour excédent de poids à payer due au matériel nécessaire pour survivre en mer ET à terre – bottes de navigation, cirés, sacs de mer et tout le toutim, et ensuite les deux vols retardés au départ parce que, deux fois, un voyageur ne s’est pas présenté à l’embarquement et qu’il faut donc retirer son bagage de la soute – et moi de psychoter en craignant d’être concerné, qu’on n’ait pas enregistré mon paiement, qu’une erreur d’adressage quant aux correspondances n’envoie ma valise à Taipei ou Duban, avant de me dire que, attends, elle ne peut pas non plus partir deux fois à Taipei de deux aéroports différents.

Ou alors, j’ai vraiment la lose.

Impression renforcée par le fait que je lis l’intégrale de Poe en alternance avec une relecture de celle de Lovecraft, ce qui donne une coloration parfois un peu surréaliste à l’environnement, surtout quand on débarque dans la section « Essais » de Poe juste après Arthur Gordon Pym et qu’on découvre qu’il en a écrit un sur la philosophie de l’ameublement, où figurent des gemmes telles que :

Les Hollandais ont, peut-être, une vague notion qu’un rideau n’est point un légume.

Ou encore

Un juge de droit commun peut être un homme ordinaire ; un bon juge en matière de tapis de doit d’être un génie.

Et un autoportrait pour faire plaisir à Mélanie Fazi.

Tant de fulgurance me pénètre.

Journée conclue par un peu d’errance sur la si riante zone industrielle de l’aéroport de Glasgow en quête de mon hôtel, sachant que ce genre d’endroit n’est absolument pas conçu pour les piétons, encore moins pour les piétons tractant une putain de valise à roulettes pour lesquelles ils ont payé une surtaxe pour excédent de poids : les roulettes, sur les trottoirs couvert d’herbe, ça roule pas super bien. Je sais, ma vie est passionnante. J’ai le vrai, le profond, le grand sens de l’aventure.

Demain, je m’éloigne des grandes villes pour traverser l’Écosse au fil d’une succession de transports toujours plus rares, avec un accent écossais probablement toujours plus dense, et j’espère que mon intense pratique de Star Trek en VO avec son délicieux Scotty m’aura suffisamment entraîné. Tant qu’on me dit I cannae push her any farther cap’n or she gunna blow, je suis au taquet.

Allez, assez de couillonnades, je file, auguste lectorat, ça passe Game of Thrones sur la BBC. J’aime les pays de langue anglaise. Sauf que je peux pas regarder, j’ai rien vu de la saison 2 encore.

Mais c’était juste pour te faire râler.

2012-08-01T19:54:58+02:00dimanche 8 juillet 2012|Carnets de voyage|8 Commentaires

Un peu de sécheresse ?

Groumf.

Auguste lectorat, je dis groumf car, en cette période où beaucoup de chroniques et d’actus tombent, je peine à trouver un équilibre intelligent entre articles sur tout et rien, et relai des infos qu’est ce blog. Notamment, tu as peut-être remarqué un ton un peu plus impersonnel dans les articles qui signalent entretiens et revue de presse, ce qui ne me plaît qu’à moité (c’est plus sympa de dire salut, ça va, c’est lundi matin, on a la tête à l’envers, c’est pas grave, bon courage tout le monde, je vous mets une petite Cracotte avec ça ?) mais il y  a une raison : me faire gagner du temps. En effet, par la magie des bases de données et de la haute sorcellerie de WordPress, grâce à la v5 du site, je n’ai plus à entrer les informations plusieurs fois. Par exemple, d’un coup de requête qui va bien, je peux dorénavant sortir toute la revue de presse relative à Léviathan : La Nuit, par exemple, ou tous les entretiens qui tournent plus ou moins autour du livre (encore en travaux) une fois que ça a été posté ici.

Du coup, cela implique que les articles puissent fonctionner débarrassés de leur contexte de leur publication pour apparaître dans un listing. Et là, le lecteur, si je lui parle de Cracottes alors qu’il lit ça un samedi à 1h42, il se dit que j’abuse de la mousse de polyuréthane, forcément.

Dis-moi tout, auguste lectorat : ce petit côté moins personnel te choque-t-il ? T’en tamponnes-tu royalement le coquillard ? On n’est pas des sauvages, on peut peut-être faire mieux.

Coquillard. À tamponner soi-même.
(Photo trouvée ici.)

2012-07-01T23:03:34+02:00vendredi 6 juillet 2012|Journal|9 Commentaires

Léviathan : La Nuit sur Le Dragon Galactique

Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

On mélange le tout et on obtient un thriller haletant … à en rater son arrêt de RER.

Un avis de Tigger Lilly à lire sur son blog.

2012-07-01T21:14:47+02:00jeudi 5 juillet 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Léviathan : La Nuit sur Le Dragon Galactique

Vers les îles, vers les baleines

Cliquez pour un agrandissement. (Photo Kelisi)

Cela fait un moment que je finalise mes préparatifs et que mon dossier a été accepté, mais avec l’actualité entourant Léviathan : La Nuit et Reines et Dragons, impossible d’en glisser un mot. À la fin de la semaine, j’aurai quitté le territoire français pour un nouveau volontariat écologique : après New Quay au Pays de Galles l’année dernière auprès de Sea Watch Foundation, je pars cette fois cinq semaines sur l’île de Mull, dans l’archipel des Hébrides, qui s’émiette peu à peu depuis la côte ouest de l’Écosse.

Je participerai aux actions du Hebridean Whale and Dolphin Trust (HWDT), qui, comme son nom l’indique, se charge d’étudier et protéger les populations de baleines et dauphins dans la région. En effet, le chenal séparant les deux groupes d’îles, appelé le Minch, constitue une importante voie de passage pour les mammifères marins entre le nord-est du Royaume-Uni (mer du Nord et mer de Norvège) et le sud-ouest (mer d’Irlande, Atlantique), mais c’est aussi une région où la circulation maritime est intense, ce qui conduit à de nombreuses interactions entre homme et faune sauvage.

Il s’agira, comme avec Sea Watch, de répondre aux diverses tâches de maintenance des données scientifiques que brasse une telle fondation, de participer à la photo-identification des populations locales de cétacés, mais aussi de contribuer à disséminer les connaissances naturalistes auprès du public.

Je serai d’abord affecté à terre, mais, début août, c’est le départ en mer, sans plus aucun contact avec la civilisation. Le HWDT affrête en effet son propre navire scientifique, un voilier de 16m, le Silurian, pour des expéditions d’une dizaine de jours au sein des îles en quête des animaux, pour divers relevés de données et photographies scientifiques.

Le Silurian. Photo (c) HWDT

Pendant ces dix jours, presque aucun abordage sur une terre habitée n’est possible. Le navire mouille à l’abri des vents dans des criques au sein des petites îles inhabitées, et l’équipe scientifique (dont je suis ravi et honoré de faire partie) en profite pour compléter ses données par des relevés de flore jusqu’à ce que le soleil fasse défaut. Je ne nie pas une certaine impatience à l’idée de cette expérience ! La vie à bord en petite communauté promet d’être un moment fort, et le rythme de travail épuisant, mais passionnant. (Cela dit, si le navire est perdu corps et biens, personne ne le saura avant des jours, vu l’éloignement. Ha ha !)

J’espère parler plus régulièrement de ce volontariat que je ne l’ai fait l’année dernière à New Quay. J’ai l’impression, auguste lectorat, que l’expérience t’intéressait, alors je vais m’efforcer de tenir un journal plus régulier dans cette rubrique Carnets de voyage. J’ai évidemment affûté mon matériel de photo – même si je frémis à l’idée de tout ce que je n’ai pas encore traité, laissant mon pauvre profil Flickr à l’abandon, et j’espère rapporter de belles images, en profitant des paysages écossais, et avec l’expérience acquise en photo animalière.

Et, avec un peu de chance, peut-être croiserai-je pour la première fois en liberté la silhouette caractéristique d’une dorsale saillante et noire, en arrière d’un singulier regard aveugle…

Photo (c) HWDT

Dans l’intervalle, je vous propose de jeter un oeil au site du HWDT, qui propose en particulier une magnifique bibilothèque de photos animalières, de paysages des côtes, et bien sûr du navire, sur cette page.

2012-08-01T19:54:45+02:00mercredi 4 juillet 2012|Carnets de voyage|8 Commentaires

Léviathan : La Nuit sur Appuyez sur la touche lecture

Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

L’architecture de ce deuxième tome est bien plus complexe et développée que les thrillers à l’américaine. Que cela ne vous effraie pas, la tension, elle, est constante, atteint des pics réguliers et l’on dévore ce roman aussi bien qu’un page-turner. Parce que nous sommes comme Leon : on a envie de comprendre !

Un article de Joyeux Drille à lire sur son blog.

2012-07-01T21:17:23+02:00mardi 3 juillet 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Léviathan : La Nuit sur Appuyez sur la touche lecture

Reines et Dragons bientôt épuisé !

Couv. Kerem Beyit

C’est une belle nouvelle et surtout la meilleure preuve du talent des auteurs de l’anthologie : après seulement six semaines d’exploitation, Reines et Dragons, l’anthologie des Imaginales que nous avons co-dirigée avec Sylvie Miller, est en rupture de stock chez le diffuseur !

Par le jeu des retours, il pourrait y en avoir d’autres en septembre, mais la messe est dite : tous les exemplaires disponibles pour le moment sont dans la nature. Aussi, si l’antho vous intéresse et que vous la voyez chez votre libraire préféré, ne tardez pas ! Il en reste également en ligne (par exemple chez Amazon).

Le sommaire…

  • Chantal Robillard, « Le dit du Drégonjon et de son Elfrie »
  • Thomas Geha, « Chuchoteurs du dragon »
  • Adrien Tomas, « Ophëa »
  • Anne Fakhouri, « Au cœur du Dragon »
  • Justine Niogret, « La grande déesse de fer de la miséricorde »
  • Pierre Bordage, « Morflam »
  • Charlotte Bousquet, « Azr’Khila »
  • Vincent Gessler, « Où vont les reines »
  • Erik Wietzel, « Le monstre de Westerham »
  • Mathieu Gaborit, « Under a Lilac Tree »
  • Nathalie Dau, « Cet œil brillant qui la fixait »
  • Mélanie Fazi, « Les Sœurs de la Tarasque »

 

2012-07-03T01:44:29+02:00mardi 3 juillet 2012|À ne pas manquer|3 Commentaires
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