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Pourquoi l’imaginaire ? [Entretien]

Hop, un petit entretien en vidéo récemment mis en ligne : en juin dernier, j’ai eu l’honneur et l’avantage d’être le parrain de la Journée des mondes oniriques à Charleville-Mézières (la ville où tout discours se doit de mentionner Rimbaud, c’est pourquoi dans le mien j’ai dit « vous devez en avoir marre qu’on vous sorte Rimbaud donc je le ferai pas », check).

L’organisation m’a proposé une petite discussion sur ce que je fais de mes journées, pourquoi, la technique de l’écriture, et pourquoi l’imaginaire. Si tu traînes souvent en ce lieu de perdition, auguste lectorat, tu n’apprendras pas nécessairement grand-chose, puisqu’il s’agit surtout d’une jolie présentation (et merci !), mais l’ambiance est détendue, le décor est chouette, on est bien :

2019-05-13T21:49:52+02:00mercredi 3 avril 2019|Entretiens|Commentaires fermés sur Pourquoi l’imaginaire ? [Entretien]

Pourquoi lire Terry Pratchett et La Science du Disque-monde ? [entretien]

Couv. Paul Kidby

Pourquoi, selon vous cet auteur a-t-il autant marqué le monde de la littérature et de la fantasy en particulier ?

Parce que les livres de Terry Pratchett sont à la fois à mourir de rire et terriblement intelligents ! La légèreté et l’inventivité viennent servir des personnages et des histoires fantastiques. Aux côtés de l’humour ravageur se trouve une véritable affection pour le genre et une richesse qui fait de lui l’un des plus grands créateurs d’univers.

J’ai eu l’honneur d’apporter une modeste contribution au passage de Terry Pratchett en langue française, à travers la co-traduction des quatre volumes « La Science du Disque-monde » ; pour son dossier sur cet auteur immense, ActuSF m’a proposé un petit retour sur cette sous-série bien particulière de l’univers du Disque, l’importance de ces livres à l’époque des fake news, un entretien à lire ici.

2019-03-21T20:38:06+02:00lundi 25 mars 2019|Entretiens|1 Comment

L’évolution des couvertures de livre en France et dans l’imaginaire [entretien et article]

Elisa Thévenet, journaliste pour le magazine littéraire en ligne Ernest, a conduit une enquête sur les couvertures de livres, leur évolution à l’heure des réseaux sociaux (notamment Instagram), leur situation un peu étrange en France (avec les illustrations de l’imaginaire Vs. la générale blanche). L’article est lisible ici pour les abonnés et résulte d’un certain nombre d’entretiens à tous les échelons de l’édition, dont avec ton humble serviteur, auguste lectorat. Entretien que, pour ma part, voici dans son intégralité, avec mes remerciements à Elisa Thévenet :

La tradition française défend depuis plus d’un siècle une ligne graphique très épurée (la blanche de Gallimard, la bleue de Stock), en tant qu’écrivain, quelle importance accordez-vous à la couverture (celle de vos livres, comme celle de ceux que vous lisez) ?

Je trouve la tradition française des couvertures épurées résolument déprimante, et je crois que cela contribue beaucoup à donner au livre une image rébarbative (que l’on a bien moins dans les autres pays du monde). Le livre est un objet autant que d’être du récit ; par conséquent, on préfère forcément, que ce soit comme lecteur ou auteur, de beaux objets en plus de beaux récits. On lit pour se faire plaisir ; pourquoi le livre ne refléterait-il pas cette invitation au voyage ? Mais en plus de la dimension esthétique, il y a aussi une dimension commerciale à la couverture : une belle édition attire le regard et peut-être l’intérêt et l’envie du lecteur, ce qui est évidemment primordial pour la viabilité d’un livre.

Forcément, pour mes propres romans, je suis donc ravi d’avoir de belles couvertures qui donnent envie ! Et j’ai toujours été magnifiquement servi par mes illustrateurs et illustratrices (que je remercie).

C’est généralement l’éditeur qui propose et choisit la couverture d’un livre, est-ce qu’il est difficile de déléguer un choix aussi important ?

Pas du tout, c’est même un soulagement. Je ne suis pas illustrateur, et je n’ai pas le pouls sur les goûts du public comme mon éditeur ; je laisse donc volontiers la main à ceux qui ont ces compétences que je n’ai pas. Je considère la couverture comme la première « adaptation » de l’univers romanesque à exister, avec ce que cela peut entraîner comme compromis nécessaires : le rôle de la couverture est d’inviter, d’évoquer et de magnifier, pas de représenter fidèlement. Donc, tant qu’il n’y a pas d’erreur factuelle flagrante contredisant le récit ou vendant la mèche, je suis ravi ; je donne bien sûr mon avis à mon éditeur quand il m’y invite, mais je lui reconnais toujours le dernier mot et je lui fais plus confiance qu’à moi-même dans ce domaine.

Dans la littérature (et surtout dans celle de l’imaginaire), les couvertures ont gagné en qualité et en élégance au cours de la dernière décennie. Les éditeurs font désormais appel à des illustrateurs renommés et proposent de plus en plus des objets-livres à leurs lecteurs. Comment expliquez-vous cette tendance ?

Il me semble que les éditeurs d’imaginaire font appel à des illustrateurs de renom depuis bien plus longtemps que cela, et même que l’édition d’imaginaire est presque indissociable de la notion d’image. Cependant, il est tout à fait juste que les belles éditions ont fleuri ces derniers temps d’une manière assez nouvelle.
Ce que j’expliquerais par deux aspects, le premier très prosaïque étant la baisse des coûts de fabrication du livre : il est désormais possible de réaliser de plus beaux tirages tout en conservant une marge de rentabilité raisonnable. L’avénement du financement participatif, également, permet de trouver les fonds pour des éditions très ambitieuses sans mettre une structure en danger.

L’autre point est le développement de la dématérialisation, le livre électronique bien sûr, mais le phénomène, global depuis des années, fait nécessairement évoluer le rapport du public à la culture dans son ensemble. Si le texte, l’œuvre en elle-même peut être consommée à un prix modique de manière « virtuelle » (voire pillée par le piratage…), alors il semble opportun de recapturer une part de la magie du support par de belles éditions et/ou du contenu additionnel.
Le beau livre fait partie intégrante de l’édition depuis des siècles ; ces deux composantes ensemble permettent donc de sauvegarder un peu la santé financière d’une entreprise, tout en se faisant plaisir et en faisant plaisir au public – ce qui est le meilleur modèle qui soit !

Propos recueillis par Elisa Thévenet

2019-03-01T12:11:29+02:00jeudi 7 mars 2019|Entretiens, Le monde du livre|Commentaires fermés sur L’évolution des couvertures de livre en France et dans l’imaginaire [entretien et article]

Quels projets en 2019 ? [entretien court chez ActuSF]

Tu es déjà pas mal au courant, auguste lectorat, car j’ai parlé ici de la nouvelle en détail, cependant, à l’occasion de la nouvelle année, ActuSF m’a proposé de passer en revue mes projets de l’année 2019, donc : ici, un petit récapitulatif des douze prochains mois. (Spoiler : « Les Dieux sauvages ». « Les Dieux sauvages ». « Les Dieux sauvages ».)

Rappelons qu’ActuSF propose cet entretien à un large échantillon de la profession, et que l’on peut donc retrouver ce qu’ont dans leurs cartons beaucoup des consœurs et frères : comme Thomas Geha, Laurent Genefort, Sylvie Laîné et tout plein d’autres → ActuSF.com

2019-01-23T12:04:07+02:00jeudi 31 janvier 2019|Entretiens|Commentaires fermés sur Quels projets en 2019 ? [entretien court chez ActuSF]

Mon mois de l’imaginaire (je sais, on est bientôt fin janvier)

En octobre dernier, et à l’approche des fêtes, comme souvent, ActuSF a proposé à quelques auteurs (Estelle Faye, Thomas Geha, Fabien Cerutti, Stefan Platteau…) leurs livres-phare, coup de cœur ou recommandations spéciales pour les fêtes. Si vous traînez un peu par ici depuis quelque temps, mes propres réponses ne devraient pas vous surprendre, mais il est toujours agréable qu’on vous demande votre avis sur un tel sujet.

Merci, donc, à ActuSF : c’est à lire là (avec des liens sur la page vers toutes les réponses de mes estimés camarades).

2019-01-16T11:38:36+02:00mercredi 23 janvier 2019|Entretiens|Commentaires fermés sur Mon mois de l’imaginaire (je sais, on est bientôt fin janvier)

L’écriture romanesque comme un jeu. Jeu de rôle, improvisation théâtrale, jusqu’au lâcher-prise [invité dans Ludologies]

Ludologies, c’est un très, très chouette podcast qui se propose de traiter le jeu sous toutes ses formes : à travers ses créateurs, mais aussi scientifiques, journalistes, et évidemment ceux et celles qui le pratiquent. « Fait de société, l’émission les répercutions et les influences, tout en interrogeant ses modalités. Que ce soit du jeu de société, du jeu vidéo ou du jeu de rôle, l’équipe de Ludologies ne s’interdit aucun support ni aucune question. »

Cette semaine, j’ai eu le grand plaisir d’être invité à l’antenne pour parler des liens entre les littératures de l’imaginaire et le jeu :

Est ce qu’on écrit l’imaginaire comme on peut le jouer ?

Les liens entre jeux et écriture de l’imaginaire sont forts, on le voit dans les festivals de littérature qui sont nombreux à avoir des pôles ludiques (les Utopiales et les Imaginales pour en citer quelques uns). Partant de là, Fanny et Corentin ont interviewé Lionel Davoust, auteur de métier mais également roliste, auteur de jdr, podcasteur à ses heures, pour parler de jeux et d’écriture de l’imaginaire. On parlera de jeux de rôle beaucoup, de jeux vidéos un peu, et même de théâtre d’impro.

Merci à l’équipe pour leur invitation et leurs excellentes questions – attention, je suis bavard (tu commences à avoir l’habitude, auguste lectorat, je le crains). Je suis vraiment content que cela m’ait donné l’occasion d’aborder des domaines dont je parle assez rarement, comme l’improvisation théâtrale, ses similitudes avec le jeu de rôle et en quoi celui-ci diverge de l’écriture purement romanesque (à cause des impératifs de game design). À un moment, je dis même le mot « agentivité ». Brrrr, ça fait peur.

2018-12-11T22:06:12+02:00jeudi 13 décembre 2018|Entretiens, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur L’écriture romanesque comme un jeu. Jeu de rôle, improvisation théâtrale, jusqu’au lâcher-prise [invité dans Ludologies]

La soirée spéciale Critic à Grenoble disponible en vidéo

Le 27 octobre dernier (rappelons-le : octobre, c’est dorénavant le mois de l’imaginaire !), la librairie Decitre Grenoble organisait une soirée spéciale éditions Critic avec mes camarades Clément Bouhélier (« Olangar »), Thomas Geha (Des sorciers et des hommes) et moi-même (pour « Les Dieux sauvages » et surtout Le Verrou du Fleuve).

Merci à tout Decitre et notamment Mathieu Betton et Myriam pour l’organisation et la direction du débat, filmé par Estelle Hamelin du Comptoir de l’Écureuil, et à présent mis en ligne, à découvrir ci-dessous !

N’hésitez pas à découvrir les profils de Decitre Grenoble et du Comptoir de l’Écureuil.

2018-12-06T17:18:35+02:00lundi 10 décembre 2018|Entretiens|Commentaires fermés sur La soirée spéciale Critic à Grenoble disponible en vidéo