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Il fabrique des archets, et ce qu’il a à dire concerne tous les créateurs

(C’est bon, j’ai mon diplôme en titre Internet… ?)

Blague à part, c’est vrai. Et c’est bien parce que les paroles d’Éric Grandchamp sur la création au sens large, sur la passion me semblent universelles que je voudrais les partager. Justine Carnec, étudiante en journalisme, m’avait déjà proposé un entretien en février, et elle a réalisé par la suite un entretien avec cet archetier (artisan qui fabrique des archets), Meilleur Ouvrier de France, lequel est passionnant, et dont la lecture me semble pouvoir profiter aux écrivains comme aux créateurs de tous horizons. J’avais donc envie qu’il puisse être disponible au moins quelque part plutôt que de disparaître, et je suis honoré de pouvoir le publier donc, avec l’autorisation de Justine (si tu préfères, auguste lectorat, voici le lien vers l’entretien direct en PDF).

Il habite la grande maison jaune qui donne sur la Baie de Morgat, en Presqu’île de Crozon. Vêtu d’un grand tablier, il ouvre sa porte, le sourire aux lèvres, et nous emmène au deuxième étage. C’est son atelier. Sous la charpente, des machines, des outils, des morceaux de bois… Et un petit établi, face à la fenêtre ouverte sur la mer. Ses mains reprenant vite la pièce qu’il réalisait avant d’être interrompu, Éric Grandchamp, un des meilleurs archetiers au monde après quarante ans de métier, raconte son histoire et son goût pour son métier ; la fabrication d’archets.

Où êtes-vous né ?

Je suis né en Bourgogne, à Alise Sainte Reine. C’est le nom du village où a eu lieu Alésia, la bataille avec Vercingétorix.

Que faisaient vos parents ?

Mon père était ouvrier dans une société métallurgique qui faisait des pièces de très haute précision. Ma mère était femme au foyer, mais elle avait fait un apprentissage de couture. Elle aussi était extrêmement habile manuellement. Comme ils travaillaient beaucoup de leurs mains, tous les vêtements étaient faits à la maison, et une partie des jouets aussi.

D’où vous est venue cette passion du travail manuel ?

Je bricolais souvent dans l’atelier de mon père, à la maison. Et puis, il y avait un ébéniste qui habitait juste en face de chez moi, et il m’arrivait très fréquemment de traverser la rue pour aller dans son atelier, jouer avec les chutes de bois qu’il jetait dans des grosses caisses. Et puis, un Noël, je devais avoir cinq ou six ans, on m’a offert toute une panoplie avec un marteau, une scie, un étau, etc. Je m’en suis énormément servi. Arrivé à l’âge de neuf ans, j’ai commencé à faire de la sculpture tout seul. Vers mes 12 ans, j’ai rencontré une artiste qui n’habitait pas très loin de chez moi. Je pouvais passer tout l’après-midi dans son atelier, à sculpter avec elle. Elle m’a appris les rudiments esthétiques et m’a donné une certaine culture artistique.

Comment vous est venue l’idée de vous lancer dans l’archeterie ?

Je savais déjà depuis tout petit que j’allais travailler dans le bois et de mes mains. C’est une nature, et c’est aussi vital pour moi de travailler de mes mains que de respirer. Je suis allé en colonie de vacances, où j’ai rencontré un violoncelliste, et je suis tombé sous le charme de ses instruments. Je ne connaissais pas du tout le milieu de la musique, mais, à partir de là, il m’est venu plein d’idées. Dès que je suis rentré de vacances, je suis allé à Dijon, rencontrer un luthier. Il m’a consacré un après-midi entier. Il m’a expliqué les métiers de luthier et d’archetier, et il m’a dit « Si tu veux revenir et avoir quelques explications supplémentaires, n’hésite pas à refrapper à ma porte. »

Et ensuite ?

J’étais plus intéressé par le métier d’archetier que de luthier, parce qu’il y a énormément de matériaux différents, un aspect mécanique, et puis un aspect esthétique et sonore qui en font un champ d’expression très large. Là, j’avais 14 ans seulement. J’ai passé ma troisième, et j’ai tenté le concours de l’école nationale de lutherie de Mirecourt. À l’époque, il y avait six cent candidatures pour trois places de luthier et trois places d’archetiers. Mais ça, je ne le savais pas quand je l’ai passé, j’y allais comme un gamin, la fleur au fusil. (rires) Et j’ai eu beaucoup de chance, car j’ai été intégré dès la première année.

Ce violoncelliste, ce luthier, tous ces ateliers, ça vous a donné envie ?

Oui. Je pense que si l’environnement ou les parents n’ont pas éveillé la curiosité chez l’enfant, c’est très compliqué pour lui d’aller se former. Ce qui est regrettable, c’est qu’aujourd’hui, il y a trop d’interdits. On ne devrait jamais hésiter à frapper à une porte et dire « Je suis curieux, est-ce-que je peux voir ? ». J’ai toujours accepté que ceux qui en avaient envie vienne voir mon atelier, même si ce n’est pas toujours évident de consacrer du temps à chacun. Parce que, si l’ébéniste en face de chez moi m’avait dit « Non, c’est interdit aux enfants », si mon père m’avait dit « L’atelier c’est trop dangereux », ou si le luthier m’avait dit « J’ai plein de travail je ne peux pas te recevoir », je n’aurais jamais fait ce métier. C’est très important d’offrir la possibilité à des gens curieux de découvrir d’autres choses.

Y a-t-il une relation, un lien particulier qui se crée entre l’archet et celui qui le fait ?

Complètement. En fait, la fabrication d’un archet, c’est un peu un ménage à trois. Il y a le musicien, l’archetier, et puis tous les matériaux. La baguette est la plus importante, elle a sa propre personnalité. La première chose que l’archetier doit faire, c’est comprendre son client. À partir de là, il choisit une baguette qui va vraiment se marier à la personnalité et aux exigences de ce client. Ça peut prendre deux ou trois jours pour seulement sélectionner un morceau de bois, parce qu’on veut trouver exactement la baguette qui correspond à ce qu’on s’imagine faire pour ce musicien. Chaque morceau de bois, chaque musicien est différent, et on est obligé de changer de stratégie à chaque fois.

Que ressentez-vous quand vous réalisez un archet ou une pièce ?

Comment dire… C’est un compromis. En fait, j’ai à l’esprit une certaine idée de ce que j’ai envie de faire. Mais il faut personnifier mon morceau de bois, en lui demandant ce qu’il a envie de faire, ce qu’il est capable de faire. Et on va essayer de trouver un compromis entre les deux. On ne peut pas aller contre la nature des matériaux, donc il faut bien sentir toutes ces choses. L’archet, c’est une personne à part entière.

Vous diriez que c’est plus un métier, un travail, ou une passion ?

Ah, ce n’est pas un travail, parce que je ne suis jamais allé au travail. (rires) C’est un métier ; ça, c’est sûr. Une passion, aussi. Mais on peut souffrir, même dans une passion. Quand on a la page blanche, ou quand on a le doute, par exemple.

Ça vous arrive ?

Ça doit arriver à tout le monde. Si on est exigeant, on doit avoir cette page blanche de temps en temps. Il y a très longtemps, j’ai eu une période de doute. Je me disais que ce que je faisais n’avait aucune personnalité. Donc, je suis allé voir un très bon ami, et je lui ai dit : « Il y a un problème, j’ai l’impression que ce que je fais ne ressemble à rien. », et il m’a répondu qu’en fait, ce que je faisais était quelque chose de complètement neuf, ça ne ressemblait à rien de ce qui avait été fait jusqu’alors. Et c’est à ce moment-là que je me suis aperçu que j’avais arrêté de chercher l’originalité, pour uniquement chercher l’honnêteté. Et j’ai compris que le chemin était le bon. Il faut se laisser aller, il ne faut pas essayer de plaire ou de se plaire. Il faut être le plus honnête possible. Ça n’est pas évident d’être juste soi-même, ou d’accepter quasiment la laideur plutôt que la copie.

Dans l’art, l’inspiration, c’est très important. D’où vient la vôtre ?

De la vie. Quand on veut trouver l’inspiration, il faut se trouver des belles choses dans la vie. On peut aussi tirer des belles choses de moments qui ne sont pas nécessairement très beaux. Lorsque je vais à la pêche, en fait, je n’y vais pas réellement, je travaille. Il faut se créer un cadre, car l’inspiration vient de l’extérieur. Elle vient aussi de soi, mais si on ne se crée pas un univers tout autour, elle ne viendra pas. Ça peut être la pêche, la sculpture, la bijouterie, la rencontre avec des amis. Comme je disais, je ne suis jamais allé au travail. Ça fait partie d’une vie, quoi.

Jouez-vous d’un instrument ?

J’ai joué du violon, mais je suis un très mauvais violoniste. C’est sans doute un grand avantage.

Pourquoi ?

Parce que, quand j’essaye un de mes archets, si c’est absolument catastrophique, je vais essayer de le régler jusqu’à temps que ma pauvre technique arrive à passer certains caps. Je vais donc sans doute voir des défauts que des bons instrumentistes ne verraient pas. Je n’ai pas envie d’apprendre. Je passe déjà tellement de temps sur mes archets… Je préfère en savoir davantage sur la sculpture, la fonderie, l’art, la culture en général.

Quelles ont été les rencontres déterminantes dans votre parcours ?

Il y a une femme qui était exceptionnelle. J’étais très jeune archetier, j’avais une vingtaine d’années. C’était une Japonaise. C’est la première personne qui a eu vraiment une grande confiance en moi, et c’est elle qui m’a ouvert le marché japonais. C’est une chance inouïe. Elle fait du négoce de violon et d’archets, c’est une personne très importante au Japon.

Comment l’avez-vous rencontrée ?

C’est une histoire à la fois triste et gaie. C’était une période difficile où je n’avais plus de commandes. C’est difficile d’être installé très loin des agglomérations. C’était le mois de mai, et avant d’espérer vendre des archets, il fallait attendre la rentrée des Conservatoires, au mois de novembre. J’avais fait une exposition qui n’avait pas du tout marché dans l’hiver, et c’était la seule adresse que j’avais. Alors, je me suis décidé à la contacter, pour savoir si elle était intéressée pour voir mes archets. Et elle m’a dit oui. Je suis allé à Paris, et, pendant 20 minutes, elle n’a pas prononcé un seul mot, elle a juste regardé mes archets très méticuleusement. Enfin, elle a sorti trois d’entre eux, et m’a dit « Je vous dois combien ? ». (rires) Et elle a ajouté « Bon, c’est très bien, mais il faudrait que tu changes ceci, ceci et ceci. Dans un mois, je repasse à Paris. Tu peux me préparer trois archets comme je t’ai suggéré ? » Alors j’ai dit oui, bien sûr, et c’est comme ça qu’a commencé cette histoire avec le Japon.

Le succès, ça monte à la tête ?

Non. L’humilité est pour moi une des pièces maîtresses parmi les qualités qu’il faut avoir, dans tous les domaines. Il faut mériter tous les jours ce qu’on a acquis. J’ai accroché un seul de mes prix au mur, celui du Meilleur Ouvrier de France. Tous les autres sont dans des cartons. J’ai juste celui-là, parce que ce concours n’est pas un concours contre les autres. C’est un concours contre soi-même. On peut être trois ou quatre à se présenter, et trois ou quatre à avoir la médaille d’or. Ce prix au mur, c’est un peu comme le juge de paix, tu es obligé de le mériter tous les jours. Et en plus, la grosse tête, ça voudrait dire qu’on pose ses valises et qu’on s’arrête, qu’on ne veut plus du tout avancer. Ça ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est d’aller toujours plus loin.

2019-06-04T20:31:36+02:00mercredi 24 mai 2017|Best Of, Technique d'écriture|9 Commentaires

Mercredi à Paris : enregistrement de podcast en live

Un rapide petit mot pour dire que mercredi soir, nous serons doublement hébergés avec Mélanie Fazi et Laurent Genefort (avec qui nous publions notre podcast sur l’écriture Procrastination) : de façon sonore, par l’excellent podcast les Voix d’Altaride, qui parle de jeu de rôle mais pas que, dérivant souvent sur les notions de narration et de game design, et aussi de façon géographique, puisque cet épisode des Voix d’Altaride sera enregistré en live à la splendide libraire Charybde !

C’est à partir de 19h30, 129 rue de Charenton, 75012 à Paris.

 

2017-05-27T13:06:23+02:00lundi 22 mai 2017|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Mercredi à Paris : enregistrement de podcast en live

La photo de la semaine : Carte postale

J’veux dire, qu’est-ce que je pouvais faire avec cette vue sous mon nez.

The Postcard

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2017-05-14T17:42:08+02:00vendredi 19 mai 2017|Photo|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : Carte postale

Magie Ex Libris volume 2, Lecteurs nés, est disponible

L’année dernière, à la sortie du Bibliomancien, je confessais que « c’était du plaisir en barre, de l’aventure menée tambour battant, une véritable déclaration d’amour aux littératures de l’imaginaire, à la lecture, à la passion que nous partageons pour le rêve, la créativité, avec en prime des personnages extrêmement attachants et un système de magie dense, hyper bien fichu et profond ».

Et c’est confirmé dans le volume 2. Jim C. Hines réussit à approfondir encore un univers complexe et néanmoins parfaitement accessible, avec le mélange d’humour, d’aventure et de bon esprit qui fait sa marque. Je me suis énormément amusé dans la traduction, la recherche de chaque petite référence et blague (c’est pas tous les jours que vous avez l’occasion d’extirper votre vieux Bestiaire d’AD&D 2 dans le cadre professionnel), le suivi de cette intrigue menée tambour battant. Les relations entre personnages s’étoffent, des secrets affleurent, bref, si vous avez aimé le volume 1, aucune raison de ne pas prolonger le plaisir : le livre est sorti depuis quelques semaines (je suis en retard pour l’annonce…). Et pour mémoire, l’auteur est présent ce week-end en France aux Imaginales, c’est l’occasion de venir le voir !

2017-05-14T17:28:06+02:00jeudi 18 mai 2017|Dernières nouvelles|8 Commentaires

« Une Forme de démence » dans Destinations, l’anthologie des Imaginales 2017

Laissons parler la quatrième de couverture, qui présente l’ouvrage bien mieux que je ne pourrais le faire, et qui est, après tout, faite pour…

Autour du thème des Imaginales 2017, Destinations, l’anthologie officielle du festival, offre ses multiples feux, entre lieux étranges et voyages initiatiques, espaces lointains et abysses glacés, îles englouties et messages de la Voie lactée. Bienvenue au pays de tous les imaginaires !

Couv. Julien Delval

L’anthologie réunit quatorze textes, entre fantasy et science-fiction. Polysémique, notre sujet a entraîné nos auteurs – maîtres du genre et nouvelles plumes – à s’intéresser à la naissance des nations (Le Roi Cornu), au destin de personnages misérables (L’Aiguillon de l’amour), aux vaisseaux spatiaux lancés dans l’espace (Sans destination, Essaimage, Hoorn), ou à une planète apparemment banale (Chrakrouar III). D’autres assument avec brio les archétypes de la fantasy (Bucéphale au coeur des ombres, La Voix des renards pâles, La Source) ou mélangent les genres (FIN, Ivresses et profondeurs, Jehan de Mandeville, Le Livre des merveilles du monde, La Voix des profondeurs).

Une Forme de démence clôt ce volume en nous contant avec émotion le plus étrange des voyages : celui que nous faisons dans l’imaginaire des écrivains.

Je suis très heureux de participer de nouveau cette année à cette splendide série d’anthologies qui, mine de rien, depuis neuf ans (fichtre), promeut la fantasy d’expression française – et tous les imaginaires. Car, auguste lectorat, si tu es habitué de l’événement, tu remarqueras peut-être que la formule de l’ouvrage change légèrement cette année et propose à présent quelques incursions vers la SF et le fantastique, réunissant donc les trois genres de l’imaginaire.

Au sommaire

  • G. D. Arthur
  • Pierre Bordage
  • Charlotte Bousquet
  • Fabien Cerutti
  • Grégory Da Rosa
  • Lionel Davoust
  • Victor Dixen
  • Estelle Faye
  • Loïc Henry
  • Stefan Platteau
  • François Rouiller
  • Jean-François Thomas
  • Adrien Tomas
  • Aurélie Wellenstein

À propos d’« Une Forme de démence »

Inspiré par quelques pérégrinations récentes qui risquent de virer à la monomanie, « Une Forme de démence » relate l’histoire d’un vieux professeur d’université, créateur d’un monde fantastique novateur et unique, qui embauche une étudiante, Edda, pour l’aider à mettre ses notes en ordre. Mais la création, et son créateur, cachent un secret qui risque de renverser à jamais la vision qu’Edda a du monde… et peut-être celle du lecteur également.

C’est une histoire intimiste avec un certain nombre de références cachées (mais nullement nécessaires pour l’apprécier) ; j’avoue qu’avec cette nouvelle, j’aimerais payer en filigrane ma dette au plus grand créateur de monde qui soit, et sans l’imaginaire de qui beaucoup d’entre nous ne seraient probablement pas là.

La page du texte est en ligne sur le site, accessible ici.

L’anthologie est disponible en avant-première pendant le festival, cette fin de semaine, pour une sortie officielle début juin.

2017-10-30T11:39:20+01:00mercredi 17 mai 2017|À ne pas manquer|2 Commentaires

Ce week-end, retrouvons-nous aux Imaginales !

Affiche Julien Delval

Et voilà, auguste lectorat, le plus grand rendez-vous de la fantasy de l’année (et l’un des quelques majeurs dans le domaine de l’imaginaire) se déroule cette fin de semaine. « Fin de semaine » au sens français et non québécois, car le festival commence jeudi 18 mai et se termine dimanche 21. Pour ma part, il commence le mercredi, puisque se tient la masterclass des Imaginales que j’ai la joie d’animer cette année encore avec Jean-Claude Dunyach.

Je présenterai La Messagère du Ciel, premier volume de la trilogie « Les Dieux sauvages », et j’aurai aussi bien sûr aussi la réédition poche de Port d’Âmes chez Folio SF. Je participe également à nouveau cette année à l’anthologie officielle du festival, mais ce sera pour l’entrée de demain (j’avais prévenu que j’avais beaucoup de choses à rattraper…). J’aurai l’honneur d’accompagner deux invités étrangers en traduction sur les tables rondes, cette année Christopher Priest et Jim C. Hines (je m’occupe de sa série Magie Ex Libris à L’Atalante par ailleurs, dont le deuxième tome, Lecteurs Nés, vient de sortir – là aussi, j’en reparlerai dans une future entrée).

En attendant, voici le programme des cafés littéraires où j’interviendrai autour de mon travail. Je signale tout particulièrement la présence d’un entretien d’une heure  autour de l’univers d’Évanégyre, dimanche à 12h et mené par Christophe de Jerphanion : on parlera probablement de la genèse de l’univers, de son propos, de son rapport à l’histoire… et des meilleures portes d’entrée. (Spoiler, il n’y en a pas – tout est indépendant.) Christophe confie sur Facebook que « chaque année, un auteur viendra présenter l’univers qu’il a imaginé » ; je suis ravi d’ouvrir le bal de cette initiative avec Évanégyre !

avril

No Events

Je suis vraiment impatient d’y être, même si je finis chaque année sur les rotules, mais ces journées, c’est du plaisir en barres ! À Épinal, donc !

2017-05-23T16:19:12+02:00mardi 16 mai 2017|À ne pas manquer|7 Commentaires

Procrastination podcast ép. 17 : « L’angoisse de la page blanche »

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « L’angoisse de la page blanche« .

Autre question fréquente de la création, considérée celle-ci comme une « maladie honteuse » : l’impossibilité, justement, de créer… Que sont ces blocages de l’écriture ? Peut-on y remédier ? Abordant les questions des rythmes naturels et des désirs de la création, Mélanie Fazi, Laurent Genefort et Lionel Davoust proposent des pistes et leurs propres méthodes pour continuer à alimenter leurs projets au long cours.

Références citées
– Antoine Blondin, Un singe en hiver
– Eckhart Tolle, Dalai Lama, Desmond Tutu & authors, « Educating the Heart and Mind-Creativity » https://www.youtube.com/watch?v=Zb3_wqX7yNE
– Boulet, Vaincre l’angoisse de la page blanche en 40 étapes http://www.bouletcorp.com/2017/03/05/vaincre-le-syndrome-de-la-page-blanche-en-40-etapes/

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

tumblr_n7wj8rqhsm1qenqjeo1_1280     soundcloud_logo-svg     youtube_logo_2013-svg     rss-feed
Bonne écoute !

2019-05-04T18:47:15+02:00lundi 15 mai 2017|Procrastination podcast, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Procrastination podcast ép. 17 : « L’angoisse de la page blanche »

La Messagère du Ciel est maintenant disponible partout ! + baisse de prix numérique sur Évanégyre

Et donc, après la sortie de Port d’Âmes en poche, l’autre grande nouvelle, c’est bien sûr la sortie de la nouveauté, La Messagère du Ciel, premier tome de la trilogie « Les Dieux sauvages ».

Couv. Alain Brion

« Écoute Ma parole : l’Éternel Crépuscule cachera le soleil, étouffera les plantes et changera les hommes en bêtes, car Aska, le Dieu de la Nuit, ne tolère d’autres enfants que les siens. »

Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.
Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.

« Les Dieux sauvages » se déroule dans l’univers d’Évanégyre, entre l’époque impériale de La Volonté du Dragon et La Route de la Conquête, et la reconstruction de Port d’Âmes, mais constitue comme toujours une histoire parfaitement indépendante du reste. C’est une époque sombre, post-apocalyptique, où l’humanité révèle ses plus sombres penchants, mais où aussi, certains caractères conservent une notion aiguë d’une certaine justice et se battent pour conserver une parcelle de décence dans le monde.

Le premier chapitre est lisible gratuitement en ligne ci-dessous ou à part sur cette page pour plus de commodité :

Photo Mathieu Betton

Le livre venant de sortir, peu d’avis sont encore tombés, mais le livre est d’ores et déjà Coup de cœur fantasy 2017 pour la libraire Decitre (Grenoble), ce qui me fait extrêmement plaisir !  (et me rassure beaucoup, j’avoue, alors que je suis dans l’écriture du tome 2, La Fureur de la Terre)

Premier volume d’une trilogie qui s’annonce d’ores et déjà tonitruante et pleine de fureur. Une lecture rythmée par la multiplicité des points de vue et autant de personnages marquants, d’échanges intenses et de rebondissements bien dosés. Ajoutez à cela une ambiance singulière, des mots qui portent, qui pèsent. L’intelligence du récit couplée au parfum d’une aventure épique et spirituelle. Grisant ! [Source]

La Messagère du Ciel est disponible simultanément en version papier et numérique chez tous les libraires et distributeurs. Mais ce n’est pas tout :

Baisse de prix numérique sur Évanégyre

Pour fêter la sortie du roman, les trois livres précédemment sortis dans l’univers d’Évanégyre (indépendants, je le rappelle !) baissent de prix.

Dédicaces et festivals à venir

Nous sommes en pleine saison de printemps des festivals littéraires, et j’aurai le plaisir d’en sillonner quelques-uns pour vous présenter La Messagère du Ciel. Les prochains seront :

avril

30avrtoute la journéeDédicace20 place Lucie et Raymon Aubrac, 35000 Rennes, FranceCatégorieSalons et rencontres

mai

04maitoute la journée08Bâtir sa fabrique à histoiresRetraite créative en forêt d'Orléans22 Route de la Forêt, 45340 Chambon-la-Forêt, FranceCatégorieMasterclasses et ateliers

07maitoute la journée65 Maladresses des jeunes manuscritsCatégoriePublications

09maitoute la journée10Création de mondes imaginaires : techniques avancéesStage en présence ou visio4 rue DanteCatégorieMasterclasses et ateliers

23maitoute la journée24ImaJn'ère1 Place Maurice Sailland Dit CurnonskyCatégorieSalons et rencontres

29maitoute la journée31ImaginalesÉpinalJardin le Cours, Avenue GambettaCatégorieSalons et rencontres

Ouf ! Voici beaucoup de choses, mais c’est un projet qui m’occupe depuis plus d’un an à présent, et qui va m’occuper pour encore un an de plus, avec la sortie des deux volumes suivants, La Fureur de la Terre (publication automne 2017) et L’Héritage de l’Empire (publication printemps 2018). J’espère que nous aurons l’occasion de discuter déjà de La Messagère du Ciel lors des événements à venir très bientôt, dont le prochain, bien sûr, sera le rendez-vous incontournable des Imaginales. À très bientôt ! 

2017-05-30T18:36:18+02:00jeudi 11 mai 2017|À ne pas manquer|2 Commentaires

Port d’Âmes est à présent disponible en poche !

Suite des nouvelles à annoncer, et à présent, Port d’Âmes dans sa réédition Folio SF devrait être arrivé dans toutes les bonnes librairies !

Couv. Alain Brion

J’ai déjà dit combien j’étais heureux de voir cette histoire reprise dans cette collection où se trouvent mes maîtres personnels et quantité d’auteurs que j’admire, aussi ne vais-je pas refaire l’article… Plutôt, de quoi s’agit-il ? Eh bien, c’est un roman situé dans l’univers d’Évanégyre, mais qui est totalement indépendant du reste, comme toujours. (À tel point qu’à cette époque, les récits de La Volonté du Dragon et La Route de la Conquête sont entrés dans le mythe.)

« Un proverbe prétend qu’à Aniagrad, tout se monnaye, même l’usage des miroirs. »

Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.

Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques.  Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville,  le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.

Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

L’année de sa sortie, Port d’Âmes a été finaliste de trois prix littéraires : prix Elbakin, prix Imaginales à la fois en catégorie adulte et lycéens (le fait qu’il ait ainsi pu parler à un large public m’a fait particulièrement plaisir). De même pour des supports d’horizons différents qui lui ont réservé un accueil favorable (BifrostSolaris, Elbakin.net…). Je ne dis pas ça pour ériger un monument à ma gloire, mais parce que l’avis de l’auteur sur son propre travail est probablement le moins intéressant de l’univers entier…

Bref, je suis enchanté que cette histoire puisse connaître une deuxième vie dans le splendide catalogue Folio, et j’espère que cela contribuera à vous la faire connaître plus largement encore. On aura de toute façon l’occasion d’en discuter aux Imaginales !

 

2017-05-08T19:59:53+02:00mercredi 10 mai 2017|À ne pas manquer|4 Commentaires
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