Star Trek a 60 ans

La Sovereign-class, ou Enterprise-E, la variation la plus aboutie du concept soucoupe + nacelles. Également un design qui sent bon les années 90, quand on n’avait pas peur de montrer des machines qui ont la tronche de machines.

Star Trek a 60 ans. Trois ères plus tard (série originale, puis Next Generation / Deep Space 9 / Voyager, et l’époque actuelle démarrée par Discovery), la licence se trouve dans une situation ambigüe. En poursuivant les modes actuelles – une SF télévisée sombre, « réaliste » –, elle a perdu une grande part de l’idéalisme qui faisait son identité et sa force. Trek a toujours porté l’utopie d’une humanité qui a dépassé ses sombres instincts, ce qui rendait la Section 31 introduite dans DS9 d’autant plus choquante. Le Trek actuel, où les officiers de Starfleet jurent comme des charretiers, où les valeurs de la Fédération ne sont que des idéaux inapplicables face à la realpolitik, est un triste reflet de notre temps. Il y a une place pour The Expanse comme pour Star Trek – et peut-être avons-nous grand besoin d’un miroir encourageant en 2026.

Trek, Star Wars et Doctor Who se trouvent à une croisée de chemins : des licences avec un noble passé à honorer (et rentabiliser à coups de fan service pour satisfaire le vieux briscard qui a tout vu) mais dont il faut arriver à s’extraire pour proposer quelque chose de nouveau. Or, les financiers sont frileux, on le sait ; il est hélas révélateur que la série Trek la plus réussie de l’ère actuelle soit Lower Decks (dont j’avais parlé ici), qui relève de l’autoparodie assumée, soit le seul terrain relativement dépourvu de danger quand l’autoréférence prend le pas sur le risque créatif.

Est-ce que ce sont des vœux d’anniversaire pourris ? Absolument, et si Trek était une personne, il serait tout à fait justifié qu’elle me retire de ses conversations de groupe. Ma déception et mon inquiétude s’enracine dans un amour sincère : dans le début des années 2000, Trek a été pour moi une passion, donnant la plus grande campagne de jeu de rôle sur table que j’aie jamais dirigée (une demie-douzaine d’années, cent scénarios), avec un fourre-tout merveilleux d’histoires et d’arcs narratifs piqués à tout ce que la SF comptait de space opera (plus une grande dose de Polaris). Ça a aussi été le support d’une association bidon que j’avais fondé en tant qu’étudiant pour exiger de mon école le financement d’un projet réellement ambitieux, la construction d’un Ambassador-class en orbite de Rennes. J’ai passé un temps déraisonnable à essayer de transformer mon Windows des années 2000 en LCARS.

Alors, les licences sont-elles condamnées à mal vieillir quand le temps les dépasse et que les fans eux-mêmes perdent leur regard d’enfant ? Je ne pense pas que la question soit là. Next Generation comporte des épisodes intemporels (Inner Light, The Offspring, Measure of a Man…) qui restent d’excellentes histoires de science-fiction, même avec (ou peut-être grâce à ?) les budgets limités de l’époque. La question, comme avec tout le cinéma et la télévision des années 2020, concerne l’emploi des moyens techniques au réel service d’une écriture, au lieu d’un cache-misère pour série paralysée dans une esthétique en outre mal comprise par les showrunners actuels. Severance prouve qu’on peut servir un concept incroyable, bien écrit, avec pour décor un plateau de bureaux.

2026-09-09T11:20:47+02:00mercredi 9 septembre 2026|Fiction|2 Commentaires

Du blog au réseau jusqu’au jardin numérique

Le blog est né sous la forme d’un journal intime, sauf qu’il était tout le contraire d’intime, puisqu’il était publié en ligne pour le regard du monde. Une vingtaine d’années plus tard, le streaming en imitait la forme, en rendant publique une pratique censément solitaire, le jeu vidéo. Le blogging s’enracine dans le partage de réflexions et de trajets personnels ; avec le temps, il a naturellement dérivé vers la publication de connaissances et de savoirs-faire (l’approche qui a ma prédilection, n’ayant jamais très été enclin à raconter ma life).

Nous sommes en 2026 et la pratique du blogging a une trentaine d’années. Dans l’intervalle, les réseaux commerciaux sont apparus ; l’immédiateté de leurs outils a principalement cannibalisé l’attention et le désir de partage initialement dévolus au blogging. Et avec la démocratisation d’Internet, le partage d’un savoir spécialisé s’est révélé lucratif, soit directement (monétisé par des formations), soit indirectement (en servant de produit d’appel à la fidélisation d’un public – c’est la promesse de Susbtack et ce qui motive tous les blogs à vous proposer un PDF gratuit en échange de votre adresse mail).

Que reste-t-il de nos amours du blogging aujourd’hui ? La vie quotidienne s’est déportée sur les réseaux. Le média n’a jamais été idéalement placé pour la construction d’archives aisément navigables ; ce site proposera l’année prochaine 20 ans (BORDEL) d’archives, qui forment essentiellement un trou noir impossible à consulter. Je suis passé par un paquet de phases : un seul long article fouillé par semaine, ou bien un article par jour coûte que coûte, jusqu’à la formule actuelle, avec trois publications par semaine environ. Le blog reste un excellent support pour des réflexions plus longues et construites sur une actualité, des questions sur une problématique (comme le présent article – on est méta) – mais désigne du contenu relativement transitoire, inscrit dans un contexte temporel. Quid du partage du savoir, de la construction progressive d’une base de connaissances ?

Une proposition de forme émerge depuis quelques années : les digital gardens. Ces « jardins numériques » sont des collections de notes et de réflexions personnelles plus ou moins abouties, dans l’esprit du carnet du Lumières ou du commonplace book, que l’auteur·ice met à libre disposition en ligne, et où l’on est invité·e à se perdre. L’un des pionniers est le chercheur Andy Matuschak ; la mise en forme défilante de ses notes a été reprise dans les empilements d’onglets d’Obsidian. D’autres noms emblématiques de la pratique sont par exemple l’autrice er chercheuse Eleanor Konik, ou bien Steph Ango, le CEO d’Obsidian lui-même. Chez nous, l’autrice Rozenn Iliano construit le wiki de son Grand Projet.

Quasiment dès sa création, Obsidian a proposé Publish, une solution pour mettre ses notes en ligne avec la simple bascule d’un bouton. Alors que ce site de perdition approche donc son vingtième anniversaire (j’étais là, Gandalf, au Crétacé), que je sens depuis longtemps que la forme du blog ne sert plus entièrement ce que j’aimerais en faire, et que la tentative de partager un Zettel par quinzaine a rencontré de l’intérêt, je me dis qu’il est peut-être temps de renouveler la forme de mes partages.

Ce qui pourrait prendre la forme suivante :

  • Un digital garden, propulsé par Obsidian Publish, compilant à la fois une sélection de mes notes personnelles contemporaines sur la création, ainsi que les articles du présent blog méritant toilettage et sauvetage, et des archives consultables de Procrastination. Une sorte de base de connaissances intemporelle, quoique pas forcément pérenne ; des réflexions sont toujours appelées à évoluer (ce qu’elles feront). Par ailleurs, des notes personnelles sont nécessairement parfois obscures ou lapidaires ; mais mieux vaut le proposer dans une forme inachevée avec l’espoir que quelqu’un en retire quelque chose. L’avantage est double : tout est plus facile à trouver et naviguer, et moi, ça me pousse à proposer des articles de qualitay, qui ne seront pas perdus dans des tréfonds d’archives quinze jours plus tard.
  • Le blog demeure, mais s’orienterait alors plus clairement, comme dit plus haut, sur le contenu transitoire, inscrit dans un contexte temporel. Réflexions sur l’actualité, le monde du livre, progrès des projets en cours, nouvelles publications – livres, podcasts, Zettels. Le centre de la galaxie, renvoyant à tout le reste.
  • Bluesky demeure la tête de pont. C’est le seul réseau que j’utilise (avec un plaisir qui demeure). Mais j’ai été suffisamment échaudé par les confiscations successives des plate-formes pour tenir à conserver mes posts indépendants, hébergés ici.
  • La newsletter mensuelle conserve son rôle, avec un récapitulatif un peu plus personnel et intime sur le mois qui vient de s’écouler.

Voilà l’état des réflexions. Ah, et, euh, oui.

Ça veut évidemment dire que je suis repassé sous Obsidian.

Auguste lectorat, je suis preneur de ton avis, si la chose ne t’est pas totalement indifférente.

2026-07-22T07:08:46+02:00mercredi 22 juillet 2026|Expériences en temps réel|6 Commentaires

Procrastination podcast s10e14 – Les personnages de contraste (foils)

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s10e14 – Les personnages de contraste (foils)« .

Les « foils » (personnages de contraste) sont une notion fondamentale en narratologie anglophone et semblent pourtant absents de la narratologie francophone. Il s’agit de personnages dont le comportement et la façon d’être permet opportunément à un autre de briller, ce qui ajoute un moteur de narration et de caractérisation supplémentaire à travers leurs interactions.
Lionel (qui s’excuse pour la qualité déplorable de sa prise de son sur cet épisode) développe la notion en détail, exemples à l’appui, avec les intérêts narratifs d’une telle dynamique, ainsi que ses pièges.
Estelle développe le concept comme école d’efficacité narrative par le contraste, souligne l’importance de donner une identité propre aux personnages ayant cette fonction, et expose l’intérêt et le plaisir qu’on aura à faire évoluer une telle dynamique.
Mélanie, la plus sage d’entre nous, caresse son chat.

Références citées

  • Sherlock Holmes, série de films par Guy Ritchie
  • Doctor Who, série créée par Sydney Newman, Donald Wilson et C. E. Webber
  • Star Wars, saga créée par George Lucas
  • Sherlock Holmes, série de romans par Arthur Conan Doyle
  • The X-files, série créée par Chris Carter
  • Le Seigneur des Anneaux, J. R. R. Tolkien
  • The X-Men, personnages créés par Stan Lee et Jack Kirby
  • Jerry Bruckheimer
  • Arabesque, série créée par Peter S. Fischer, Richard Levinson et William Link
  • Lucifer, série créée par Tom Kapinos
  • Bones, série créer par Hart Hanson d’après les romans de Kathy Reichs
  • Sherlock, série créée par Mark Gatiss et Steven Moffat
  • Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2026-04-23T06:49:25+02:00jeudi 2 avril 2026|Procrastination podcast|1 Commentaire

Procrastination podcast s10e13 – La structure en trois actes

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s10e13 – La structure en trois actes« .

La structure en trois actes est la plus classique des architectures narratives, mais comme tout modèle, il convient d’en étudier les atouts et d’en délimiter les faiblesses.
Estelle l’expose en détail, avant de bien rappeler que c’est un outil mieux adapté à certains types de récits plutôt que d’autres – ce qui lui donne une utilité secrète : importer les forces de certains types de récits dans d’autres.
Lionel trouve que pour un outil fondamental, la structure n’aide en réalité pas vraiment à architecturer une histoire, mais qu’elle apporte la conscience fondamentale du rythme et de la cohérence d’une histoire et ce à tous les échelons.
Mélanie ne l’applique pas consciemment, et rappelle qu’on peut tout à fait absorber une conscience intuitive de ce genre de structure par l’exposition répétée à des histoires sous toutes leurs formes.

Références citées

Pretty Woman, film de Garry Marshall

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2026-04-23T06:49:13+02:00lundi 16 mars 2026|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s10e13 – La structure en trois actes

Procrastination podcast s09e11 – Premières soumissions et choix d’une maison d’édition

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s09e11 – Premières soumissions et choix d’une maison d’édition« .

Procrastination rappelle souvent l’importance de choisir une maison d’édition capable de porter au mieux le projet que l’on désire, mais cela semble difficile quand on est primo auteur. Peut-on vraiment choisir ? Comment ?

Estelle parle de l’approche tactique en termes de soumissions à adopter, et rappelle qu’une carrière se construit avec le temps ; que l’on fait constamment le choix de son édition. Les horizons sont peut-être plus limités au début, mais cela n’empêche pas de choisir ce qu’il faut pour un projet donné, et d’évoluer si nécessaire par la suite.

Mélanie insiste sur le fait qu’on apprend aussi avec le temps ; et rappelle que le temps de l’édition est différent de la création. Quand elle a commencé à écrire sérieusement, aucune des collections de ses premiers ouvrages n’existaient.

Lionel rappelle en effet l’importance de la patience dans le métier et livre sa chronologie professionnelle pour montrer le temps qui peut être nécessaire pour parvenir créativement où l’on souhaite (15 ans dans son cas).

Références citées

  • Léa Silhol
  • L’épisode « précédent » est souvent cité dans cette conversation, mais il fait référence au s09e09 (Devenir professionnel·le de l’écriture, trois récits), enregistré juste avant (mais dans la diffusion, le s09e10 est le troisième volet de l’enregistrement à l’Ouest Hurlant)
  • Jean-Philippe Jaworski
  • Obscure Mag’
  • Les éditions Don Quichotte

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2025-03-18T19:06:03+01:00lundi 17 février 2025|Procrastination podcast|2 Commentaires

Intelligence artificielle, les enjeux (table ronde aux Imaginales 2024)

Cette table ronde sur le sujet qui agite tout le monde en ce moment, soit le moteur diesel l’intelligence artificielle a été enregistrée par, comme toujours, ActuSF ; et je découvre qu’elle a été mise en ligne ! Merci à l’équipe. Avec Thomas Andrew, Siteb et ma pomme, modérée par Jean-Claude Dunyach.

Disponible sur cette page, à travers le podcast ActuSF ou même juste là, dessous :

2024-10-02T03:01:52+02:00jeudi 10 octobre 2024|Entretiens|Commentaires fermés sur Intelligence artificielle, les enjeux (table ronde aux Imaginales 2024)

Procrastination podcast s08e15 – Le travail éditorial des manuscrits chez les éditions Critic, avec Éric Marcelin

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s08e15 – Le travail éditorial des manuscrits chez les éditions Critic, avec Éric Marcelin« .

Suite de cette conversation au long cours qui accompagnera toute la saison 8 de Procrastination avec Éric Marcelin, directeur de Critic, à la fois librairie indépendante implantée à Rennes depuis plus de vingt ans et maison d’édition d’imaginaire qui compte dans le paysage français, avec au catalogue Christian Léourier, Laurent Genefort, Lou Jan, Romain Benassaya, Marine Sivan et bien d’autres. Avec cette double casquette et l’expérience des années, Éric a un regard précieux et riche d’enseignements. Suite des échanges sur le versant éditorial dans ce troisième épisode : Éric explique en détail comment se déroule le retravail des manuscrits chez Critic, le but visé, le processus, et propose quelques conseils pour réussir au mieux la soumission de son projet. Il aborde ensuite l’évolution du marché de l’imaginaire en France et ses vœux pour l’avenir.
Retrouvez la librairie et les éditions Critic en ligne et sur les réseaux :

  • https://www.librairie-critic.fr et https://editions.critic.fr
  • https://twitter.com/_CRITIC
  • https://www.facebook.com/librairie.CRITIC et https://www.facebook.com/editionscritic
  • https://www.instagram.com/librairiecritic/ et https://www.instagram.com/editionscritic/

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2024-05-03T20:25:24+02:00lundi 15 avril 2024|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s08e15 – Le travail éditorial des manuscrits chez les éditions Critic, avec Éric Marcelin

Alors que les réseaux classiques implosent, qu’est-ce qu’on va faire ?

Sondage parfaitement non-scientifique balancé au coin de Twix un soir où, constatant que les réseaux classiques sont tous plus irrespirables et/ou devenus difficiles d’utilisation les uns que les autres, je me demandais vers quoi nous pourrions nous tourner :

Qu’est-ce que je fous sur ces plateformes dont je dis périodiquement du mal ? Deux raisons : d’une, c’est génial de parler à des gens, à vous toutes et tous, de pouvoir faire des rencontres virtuelles que le présent site, bien qu’il reste mon canal en ligne fétiche, ne peut plus susciter en 2023 ; de deux, l’aspect salon littéraire permanent (évoqué ici).

Pour le premier aspect, je crois que Twix est condamné à moyen terme (et c’est bien parce que j’ai juré que je ne ferais plus la girouette que j’y suis encore, mais Phony Stark me donne des boutons – j’attends qu’il rende le service payant pour avoir enfin une excuse de me barrer), et je trouve Facebook devenu inutilisable au possible, et de toute façon on sait que c’est pour les darons. Mastodon a pas mal calé, en revanche Bluesky (j’y suis, au fait !) est prometteur, mais très, mais alors très très basique pour l’instant.

Que peut-on créer comme communauté sympa de nos jours, qui ne soit pas inféodée à un service qui te vampirise tes données personnelles et/ou appartient à un fou furieux qui attaque en justice les chercheurs étudiant la désinformation sur sa plate-forme, et qui ne nécessite pas une armée de modérateur.rices pour la tenir en un seul morceau ? Vivement qu’on devienne tous Borg, tiens.

2023-10-25T07:20:04+02:00mercredi 25 octobre 2023|Expériences en temps réel|6 Commentaires

Procrastination podcast s07e18 – L’évolution des méthodes de travail

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s07e18 – L’évolution des méthodes de travail« .

Prenons de la hauteur : cette quinzaine, Procrastination s’intéresse à l’évolution des méthodes de travail dans le temps, aux mutations de long terme dans l’approche de l’écriture – si elles existent !
Lionel compare la pratique artistique à un apprentissage éternel similaire à celui des arts martiaux, où la maîtrise est davantage un processus qu’un état. Pour Estelle, avant toute chose, tous les projets sont différents, mais l’expérience est heureusement utile. Elle met en avant l’importance du milieu littéraire et l’évolution des contextes éditoriaux dans la construction d’une œuvre, et de la conversation qu’établit celle-ci avec son époque. Mélanie parle davantage d’évolution personnelle au fil des ans plutôt que de changement de méthode pratique, et expose comment, plutôt que de s’en tenir à de la technique, elle suit toujours davantage ce qui l’appelle naturellement.

Références citées

  • J. R. R. Tolkien
  • Stardew Valley, jeu vidéo édité par Chucklefish Games
  • Animal Crossing, licence de jeu vidéo éditée par Nintendo

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2023-06-20T11:01:36+02:00jeudi 1 juin 2023|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s07e18 – L’évolution des méthodes de travail

Procrastination podcast s07e06 – L’impératif d’intertextualité

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s07e06 – L’impératif d’intertextualité« .

L’intertextualité concerne la façon dont des œuvres construisent les unes sur les autres au fil du temps, et parfois même se répondent. Notion importante dans l’imaginaire car elle s’étend à la « quincaillerie », les motifs et artifices courants qu’ils se mis à employer au fil de leur évolution, ce qui peut poser un problème d’accessibilité des œuvres au lectorat.
Mélanie pense davantage aux motifs qu’aux œuvres elles-mêmes ; dans son écriture, elle se soucie toujours de ceux et celles qui peuvent ne pas connaître les genres.
Estelle pense aussi à l’accessibilité, mais ne l’oppose pas à un possible enrichissement d’une œuvre né d’une réflexion sur les façons dont le passé a pu traiter les grands motifs. Cela conduit à plusieurs niveaux de lecture.
Lionel place toujours l’histoire au-dessus de toute autre considération, mettant l’accent sur l’accessibilité au détriment de la référence, sauf si le projet en question se veut bien sûr métanarratif.

Références citées

  • Gérard Genette
  • Dracula, Bram Stoker
  • Howard Phillips Lovecraft
  • Histoires des vampires : Autopsie d’un mythe, Claude Lecouteux
  • Dans les veines, Morgane Caussarieu
  • Poppy Z. Brite
  • Aux frontières de l’aube, film de Kathryn Bigelow
  • 22/11/63, Stephen King
  • La Quête onirique de Vellitt Boe, Kij Johnson
  • The Unspeakable Vault of Doom, webcomic, http://www.goominet.com/unspeakable-vault/
  • François Baranger
  • Guillermo del Toro
  • Lovecraft Country, série de Misha Green
  • Kaamelott, série d’Alexandre Astier
  • Stranger Things, série des Duffer Brothers

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2022-12-14T07:14:13+01:00jeudi 1 décembre 2022|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s07e06 – L’impératif d’intertextualité
Aller en haut