À propos de LD

Cet auteur n'a pas encore renseigné de détails.
Jusqu'à présent LD a créé 3287 entrées de blog.

Juste pour dire merci

rp_utopiales_2014-212x300.png

Affiche Chris Foss

De retour des Utopiales 2014, donc, et tu sais, auguste lectorat, que je ne suis pas doué pour les comptes-rendus de festivals. En fait, j’ai simplement envie de dire un grand merci, là, à vous tous. Merci à l’organisation du festival, qui m’a fait une place dans un programme bien chargé ; merci aux copains et camarades revus dans les allées, aux repas, et bien sûr pour les tables rondes. Merci à ma chère et tendre, parce que merci à ma chère et tendre.

Mais surtout, merci à toi, auguste lectorat, merci à vous, lecteurs, pour votre gentillesse, votre fidélité et ces moments, hélas toujours un peu courts, en coup de vent, en signature ou ailleurs ; mais vous dégagez une énergie positive incroyable et un enthousiasme qui me touche au coeur, et votre passion pour les livres et les univers donne toujours plus de foi et de confiance pour prendre des risques. Je le disais il y a quelques années déjà, j’héberge le fil de commentaires le plus cool de la blogosphère ; j’ai à chaque fois la preuve que j’ai les meilleurs lecteurs du monde. En toute objectivité, pourrais-je dire le contraire ? Eh bien, je ne le dirais pas si je ne le pensais pas, et sincèrement, je remercie les dieux, et je vous remercie vous.

Je cite souvent cette anecdote, mais je la trouve importante et vraie pour tout créateur. Un jour, on demande à Holly Lisle, qui a une longue carrière derrière elle, donne beaucoup de cours d’écriture, si le succès fulgurant de Twilight ne la décourage pas, depuis le temps qu’elle écrit sans faire de carton comparable. Elle répond deux choses : 1) le succès de Meyer est très bien, cela ne lui enlève rien ; 2) en ce qui la concerne, elle n’a pas peur de monter avec certains de ses lecteurs seule dans un ascenseur.

Derrière la pique apparente (notez quand même le « certains »), il y a une leçon très importante : le succès ne se mesure pas aux chiffres (même s’ils sont évidemment nécessaires pour avancer – acheter un livre ne fait pas que récompenser son existence, cela finance surtout le suivant, pour l’auteur mais aussi envers l’éditeur, qui reçoit cette approbation comme un signe puissant de suivi d’une oeuvre, d’un univers, d’un écrivain – un achat culturel est aussi un signal fort envoyé au producteur), mais à la qualité de l’audience. Je ne juge pas ces « certains » lecteurs de Twilight – je ne l’ai pas lu, et je revendique de toute façon le droit aux lectures dites « coupables » (ce n’est pas celui qui a dévoré passionnément la série de novellisations du jeu vidéo Doom à l’adolescence qui dira le contraire). Mais visiblement, Lisle ne se sent pas concernée par certains d’entre eux, et ne cherche pas à ratisser large pour leur parler. Elle cherche à toucher les gens qui comptent pour elle ; à les trouver, plus nombreux, à leur parler à eux : c’est ce qui est important. (Même si on l’espère toujours secrètement, aucune oeuvre n’est réellement universelle, de toute façon.)

J’ai donc, simplement, très envie vous dire merci, parce j’ai la démonstration à chaque fois de votre finesse, de votre gentillesse, de votre intelligence. Et que je serai ravi qu’on se tienne mutuellement la porte pour monter ensemble dans un ascenseur. ^____^

2014-11-04T09:23:17+01:00mardi 4 novembre 2014|Journal|9 Commentaires

Masterclass à Lyon, le compte-rendu de Cocyclics

tintamare

« Écrire pour soi… et écrire aussi pour les autres »

Dans son introduction, L.D. revient sur ce que signifie le métier d’écrivain.

Un écrivain, lorsqu’il souhaite être publié, écrit pour soi mais aussi pour les autres. L’auteur rappelle alors le fonctionnement de l’économie du livre en France. Il appuie sur l’importance des différents acteurs de la chaîne (« Sans auteur, pas de livre. Sans commercialisation, pas de public ! ») et sur le fait que, malgré les faiblesses relevées, l’édition à compte d’éditeur demeure aujourd’hui le meilleur système existant.

À la convention Octogônes, début octobre, j’avais proposé une masterclass plutôt destinée aux débutants et à ceux qui peinent à boucler leur premier roman. La gazette du forum d’entraide Cocyclis, Tintamare, en propose un compte-rendu, à découvrir ici.

2014-10-29T14:14:51+01:00lundi 3 novembre 2014|Technique d'écriture|1 Commentaire

La photo de la semaine : le lac de Roturoa

Roturoa lake

Cliquez pour agrandir

Roturoa est un site néo-zélandais géothermal célèbre où les activités volcaniques en profondeur font remonter des minéraux toxiques, ce qui donne ces dépôts colorés frappants.

2014-10-29T12:12:20+01:00vendredi 31 octobre 2014|Photo|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : le lac de Roturoa

Programme des Utopiales

Affiche Chris Foss

Affiche Chris Foss

Nous y voilà, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche (hors journée scolaires), ce sont les Utopiales, l’une des deux grand-messes principales de l’imaginaire dans l’année. J’y serai donc, avec le programme suivant :

avril

30avrtoute la journéeDédicace20 place Lucie et Raymon Aubrac, 35000 Rennes, FranceCatégorieSalons et rencontres

2014-10-29T14:17:16+01:00jeudi 30 octobre 2014|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Programme des Utopiales

Je ne vous donnerai pas publiquement mes coups de coeur littéraires

youre-overwhelmed-freeze-was-underwhelmed-why-isnt-anyone-ever-just-whelmedAutrefois, quand le monde était jeune (le XXIe siècle devait à peine balbutier et l’iPhone n’était pas sorti, c’est vous dire), j’étais secrétaire du Prix Imaginales, que j’ai contribué à fonder. Quelques années plus tard, j’ai quitté mon poste et fus remplacé, si ma mémoire est bonne, par Stéphane Manfrédo.

La raison était que je prenais la direction d’Asphodale. Considérant qu’on ne peut être à la fois juge et partie, je ne voulais pas me retrouver à défendre, pour le prix, des textes que j’avais moi-même publié. Forcément, je les aimais, puisque je les avais pris, mais comme c’était ma revue, où était l’objectivité ?

Je suis un peu vieux jeu pour ce genre de truc. Comme, ainsi qu’on m’a posé la question avec les anthos des Imaginales, je ne publie pas mes propres textes dans un ouvrage que je (co)dirige. Je ne critique nullement ceux qui le font ; chacun ses pratiques et ses habitudes. Pour ma part, je suis mal à l’aise (mais c’est ma façon de voir et je n’ai pas l’outrecuidance de penser que le monde doit la partager). C’est probablement parce que j’ai un peu de sang anglais, alors ça me rend inutilement maniéré. Respect à la Reine, bien croiser les jambes, boire du thé avec le petit doigt levé, ne pas hausser la voix tout ça. (Quoique, pour le dernier, c’est plutôt loupé.) Pour la même raison, je ne fais pas de critique littéraire.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que ce sont un de ces articles type « annonce de service » mais que j’ai renoncé à intituler ainsi dans le cas présent, parce que je suis gêné et embêté, mais qui porte sur un sujet où il me semble devoir une explication (et qui sera donc archivée quelque part). Une question revient souvent : « quels sont vos coups de cœur littéraires du moment ? » Je suis flatté et honoré qu’on puisse considérer que ma lecture vaille la peine d’être partagée, mais il me faut humblement dire la vérité : non. Je ne suis pas Anne BessonXavier Dollo ou Jean-Luc Rivera, dont les lectures peuvent être qualifiées d’encyclopédiques. Les miennes sont parcellaires, plutôt thématiques, s’attardent chez les copains par pur plaisir, volent d’un bout à l’autre de l’histoire, contiennent quantité d’essais pour mes recherches, vont rattraper des grands classiques qui m’ont échappé ou dévorer une série parfaitement obscure d’un poète polonais qui fait de l’épopée surréaliste en alexandrins. Je ne peux donc pas répondre à cette question convenablement.

D’une part, donc, mon « dernier coup de cœur » peut être un livre peu récent que tout le monde a déjà lu, ce qui n’apporte rien à personne. Par exemple, en ce moment, je finis la trilogie La Première Loi de Joe Abercrombie que j’avais dû laisser en plan pour d’autres lectures urgentes et en parallèle je lis le dernier Elric (Stormbringer) qui m’avait échappé à l’adolescence. Dans les deux cas, je m’éclate. Par contre, je crois qu’on est d’accord, cette information n’a strictement aucun intérêt. (Ne dites pas « si » même si c’est adorable ; on s’en cogne. C’est la vérité.)

D’autre part, même si j’aspire à l’objectivité, je ne suis pas un interlocuteur neutre. J’ai aujourd’hui beaucoup d’amis auteurs et je ne peux pas les citer sans apparaître peu objectif, même si je le voudrais, parce que j’aime ce qu’ils font, ce qui n’est pas tellement étonnant, puisqu’on est copains, et qu’on doit donc avoir quelques atomes crochus, y compris littéraires. Mais forcément, cela me force toujours à en oublier d’autres, et je ne veux pas avoir à faire ce choix.

En conséquence, je suis navré, vraiment, mais je déclinerai toujours, en me tortillant les mains de malaise, les questions ressemblant à « quelles sont les dernières lectures qui vous ont marqué ? » Si je réponds, cela n’aura aucun intérêt, je vais probablement passer pour un imbécile qui a passé les cinq dernières années caché sous une pierre, et je pourrais vexer du monde par omission. Donc, pardonnez-moi par avance : non.

En revanche, cela ne porte pas sur les influences, nos « classiques » etc. comme je l’avais fait par exemple pour le podcast Elbakin il y a un an. Discuter des classiques et des influences est un exercice totalement différent.

2014-10-29T12:06:14+01:00mardi 28 octobre 2014|Journal|13 Commentaires

Musique douce pour un lundi

Le week-end est fini, c’est dur, tu as bien besoin d’un peu d’espace, auguste lectorat. Pour commencer ta semaine, je te propose donc une piste atmosphérique, « Galaxy », un extrait issu de la bande-originale du jeu vidéo à venir Psycho Starship Rampage, que (rappel des épisodes précédents) je réalise sous le nom Wildphinn.

Il est encore trop tôt pour dévoiler des pistes entières (PSR n’est qu’en alpha) et j’ai encore du travail dessus, mais cela viendra. Et déjà, pour plus de commodité, les extraits actuels sont rassemblés en une playlist appelée à toujours s’étoffer :

 

Comme toujours, pour ne rien rater des nouvelles du jeu ou de la musique, abonnez-vous à la newsletter, à la page Facebook, au compte Twitter (et je poste aussi des photos bizarres sur Instagram, mais SANS BOUFFE), et à celle de Ballistic Frogs, tant qu’à faire.

ALL GLORY TO THE RAMPAGE !

2014-10-21T22:18:05+02:00lundi 27 octobre 2014|Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Musique douce pour un lundi

Intégrer les commentaires de votre blog avec Facebook

facebook-photo-cat-funny-lolcat-Favim.com-579456Ce n’est pas très littéraire comme sujet, mais vu qu’on me pose la question environ une fois par mois, je pensais proposer une réponse détaillée sur le sujet, afin de servir de future référence une fois pour toutes.

La question est : « dude, j’ai vu que les commentaires postés sur ton blog sont exportés vers le fil correspondant de Facebook, et qu’en retour, les réponses sont importées sur ton blog, permettant d’éviter le fractionnement des discussions, comment fais-tu cela, fichtre diantre ? Es-tu donc sorcier de l’Internet multimédia ? »

Alors, déjà, oui, je manie le #SEO comme la grande magie du docteur Bafode qui fait revenir l’amour et bénir la chance aux examens. Mais en l’occurrence, ma sorcellerie secrète du Gotha Maada n’y est pour rien, jeune pousse.

La réponse tient simplement dans une extension de WordPress (la plate-forme alimentant cet endroit et la meilleure à mon humble avis pour héberger un site complexe sans douleur), qui se charge du boulot : Add Link to Facebook. Il y en avait un autre, Wordbooker, mais l’équipe a cessé le développement après d’importants changements d’interface de Facebook, ce qui montre la nécessité de faire des dons aux développeurs que l’on estime ! Aussi, si vous aimez Add Link to Facebook, n’oubliez pas de soutenir son développeur.

AL2FB, de son petit nom, ne fonctionne que sur WordPress, et sur les blogs auto-hébergés (pas pour les blogs en wordpress.com, donc). L’installation se fait comme pour n’importe quelle extension, mais il y a ensuite quelques étapes de configuration à effectuer, pas forcément très simples, donc suivez bien les instructions. Ensuite, l’extension doit être validée, et votre écran doit ressembler à ça :

al2fb1

Cliquez pour agrandir

L’extension offre quantité d’options de configuration, des plus cosmétiques aux réglages fins :

Cliquez pour agrandir

Cliquez pour agrandir

C’est le couteau suisse de Facebook. Elle permet notamment :

  • D’intégrer le bouton standard « J’aime » sur les pages et articles (mais je préfère le pack « Publicize » de Jetpack, que je trouve plus abouti) ;
  • De proposer aux utilisateurs de Facebook de poster sur votre site avec leur compte sur le réseau social ;
  • De poster automatiquement vos nouveaux articles sur Facebook ;
  • Et enfin, ce qui nous intéresse spécialement ici, d’exporter et d’importer les commentaires de l’article.
Cliquez pour agrandir

Cliquez pour agrandir

Ce qui est très important à retenir ici :

  • L’extension retrouve ses petits en mémorisant le lien vers votre article qu’elle a posté sur Facebook. C’est ainsi qu’elle sait où exporter les commentaires reçus, et qu’importer. En conséquence, elle ne sait faire la navette qu’avec les liens qu’elle poste elle-même. Impossible de rapatrier des commentaires déjà existants, et impossible de réaliser cette navette sur plusieurs liens pointant vers le même article.
  • Pour cette raison, il peut être judicieux d’adjoindre WP Missed Schedule Fix, qui s’assure de republier vos articles à la date prévue si la planification a échoué et que vous sirotez vos droits d’auteur aux Maldives travaillez avec acharnement sur votre Grand Oeuvre.
  • Les commentaires exportés de WordPress vers Facebook apparaissent comme étant postés par vous-même (avec la mention « Machin wrote… »). Impossible de faire autrement, l’extension a besoin d’écrire sur votre mur, et vous êtes le seul qu’elle connaisse à en avoir le droit.
  • En revanche, les importations sont faites au nom du commentateur, avec un lien vers son profil Facebook, ce qui permet de lui donner un peu de pub, c’est toujours sympa.

Il convient de noter qu’importer un commentaire Facebook sur votre blog revient à une possible violation de vie privée, puisque l’on sort un commentaire réalisé dans un cercle potentiellement privé pour le rendre public. Pour cette raison, prenez bien garde d’avertir votre auguste lectorat à vous et n’utilisez idéalement AL2FB que sur des articles à large diffusion déjà dans Facebook (c’est le cas de mon mur, qui est dans une large partie public, et où tous les liens postés le sont ; ainsi, pas de cas de conscience).

Bien sûr, AL2FB fonctionne avec les profils personnels (comme le mien) et les pages (comme celle de mon identité musicale Wildphinn). La page de l’extension est donc ici : Add Link to Facebook et j’insiste, si vous aimez l’outil, donnez pour maintenir son développement !

2018-07-17T14:15:18+02:00mardi 21 octobre 2014|Geekeries|5 Commentaires

Les codes caractères les plus courants [pense-bête]

Ayant vu d’autres discussions sur la ponctuation des dialogues, la difficulté de les insérer, de s’y retrouver… je vous propose un simple petit cadeau à imprimer et à se scotcher (ou à punaiser à vos risques et périls) sous l’écran. Si vous êtes sous Windows et que vous peinez à insérer vos caractères, voici les codes des plus courants, entrés avec Alt + la combinaison de touches correspondante :

Cliquez pour agrandir

Cliquez pour agrandir

Je rappelle par ailleurs qu’il existe des pilotes de clavier étendus pour faciliter la saisie (et même le Bépo, pour ceux qui veulent pousser l’ergonomie plus loin). Pour retrouver la série d’articles sur le formatage des dialogues, c’est ici.

2018-07-17T16:55:57+02:00lundi 20 octobre 2014|Best Of, Technique d'écriture|17 Commentaires
Aller en haut