Et j’ajoute qu’avant, on te coincera dans un parking sombre pour te péter les rotules. Puis on te coulera les pieds dans le béton et on te balancera aux requins de l’île de la Réunion.
Ave, auguste lectorat. On est le 31, j’ai l’infini + 1 de choses à faire (la cuisine n’en faisant pas partie) (comme quoi un ensemble infini peut ne pas tout contenir) (si si) (c’est Cantor qui l’a démontré) (ça va ?) donc pas de choses super importantes aujourd’hui, à part vous souhaiter un bon réveillon, ne vous engueulez pas avec les gens, et ne conduisez pas si vous avez bu. Par contre, vous pouvez danser nus sur les tables et pécho du partenaire à l’orientation compatible. Bref, soyez fous mais responsables. Gros bisous. Fleurettes dans votre coeur et réjouissance dans votre estomac. On se revoit de l’autre côté.
Fabrice Colin formulait un jour sur son blog (je cite de mémoire) que la littérature adulte revient à parler de la mort au lecteur. Mais je me demande en fait si l’imaginaire ne va pas une étape plus loin ; chercher à parler de la transcendance.
Un peu de détente pour Noël : merci à Fetish-Cat pour son adorable « croquage » du concert des Deep Ones du 15 décembre, au Dernier Bar avant la Fin du Monde ! C’est à lire sur son blog.
Alors, ça y est ? La dinde est dans le four, tonton Alphonse est installé avec un verre de rouge et raconte des blagues graveleuses, mamie Gertrude ponctue la conversation de vibrants « oh là là » ?
Oh là là.
La fin de l’année, c’est toujours la tradition des bilans, et ce lieu de perdition bizarre ne fait pas exception, relatif à ce lieu de perdition bizarre.
Question littérature…
Ce fut une année plutôt bien active. En résumé, si vous avez raté une info (j’ai entendu dire « Quoi, le troisième Léviathan est sorti ? Mais quand ? Comment ça se fait que je l’aie raté ? » Eh bien, je ne sais pas, mais du coup, peut-être un récapitulatif s’impose-t-il – au fait, la newsletter reste le moyen le plus sûr de se tenir au courant), voici un rapide tour d’horizon :
En mai, publication du troisième et dernier volume de la trilogie Léviathan, Le Pouvoir.
En même temps, republication du premier volume, La Chute, en poche chez Points Thriller.
Sylvie Miller et moi avons codirigé pour la deuxième fois l’anthologie annuelle des Imaginales, intitulée cette année Elfes et Assassins.
Trois nouvelles, dont une qui marque le retour à l’univers d’Evanégyre (« La fin de l’histoire« ) ; une dans l’anthologie Contrepoints et l’univers de Léviathan (« Nuit de visitation« ) et une indépendante dans l’anthologie Les coups de coeur des Imaginales, « Derrière les barreaux« . Deux d’entre elles sont disponibles à l’achat à l’unité.
Premier (et deuxième, et troisième) concert des Deep Ones !
… et pour 2014 :
Cela s’annonce comme une année de nouvelles. Je participe à de chouettes anthologies à paraître dont je parlerai le moment venu, mais aussi, je travaille sur La Route de la Conquête, le nouvel opus d’Evanégyre, à paraître en août chez Critic.
Sylvie Miller et moi codirigeons à nouveau l’anthologie des Imaginales. Non, on ne peut pas encore vous dire le thème. Mais ça va être awesome, hé hé.
Il y a d’autres trucs en préparation. Il y a toujours d’autres trucs en préparation. Mais c’est trop tôt pour en parler.
Question site et blog…
Au total : environ 70 000 lectures uniques sur l’année, soit 5800 par mois en moyenne. C’est en progression et surtout plus stable qu’en 2012, ce qui était mon but : m’efforcer d’être plus cohérent, tout en continuant à me faire plaisir (ce qui est, je le rappelle, la raison d’être première de cet endroit bizarre).
J’ai réussi toute l’année à proposer quelque chose de nouveau tous les jours ouvrables (chronique, photo, etc.) Une fois l’habitude prise d’alterner mises à jour courtes et articles plus substantiels, ça se passe assez bien. Donc je continue.
Le site a changé d’hébergeur en milieu d’année pour aller chez Mistic. Après quelques permiers hoquets, ça marche cent fois mieux ; que Marcel, chef d’orchestre, soit remercié pour ses efforts et sa disponibilité. Si vous cherchez un endroit où héberger votre site, n’hésitez pas à faire vivre une petite boîte familiale plutôt qu’une grosse machine !
Je suis de retour sur Google+, sans vraie conviction je dois avouer, mais c’est ici.
Le profil Flickr commence à se nourrir doucement. C’est là.
J’ai timidement commencé à remplir les pages univers, depuis le temps que je le promets. Mais je rame. Je réfléchis encore à ce que doit proposer un tel portail, tout en évitant de me coincer en donnant des infos sur lesquelles je voudrais revenir par la suite. (Je considère que tout ce qui est publié dans un récit devient « canonique » et ne peut être corrigé par la suite. Mais tout ce qui l’entoure est toujours sujet à ajustement potentiel ; si je me mets à dévoiler ça aussi, j’ai peur de me coincer.)
Best-of 2013
Okay, auguste lectorat, qu’est-ce qui t’a le plus plu cette année question articles de blog ?
Bon, OK, j’en retiens, comme tous les ans, que tu viens ici pour lire des articles sur de la littérature et le monde du livre. Message reçu – ce serait bien que j’en fasse davantage, même si je continuerai à poster du lol. Parce que.
Sauvetage au rattrapage
Qu’est-ce qui me semble être passé un peu inaperçu et que je pourrais t’inviter à rééxaminer, auguste lectorat ?
Principalement la série Productivété, sur l’organisation du travail, de cet été, qui était peut-être un peu trop dense pour un sujet estival (après tout, c’étaient les vacances pour la plupart des gens normalement constitués).
Le diptyque sur l’objectivité dans la critique de fiction (part ouane, part deux)
Bon, c’est déjà pas mal.
Allez, on débranche pour la journée. Bon réveillon ! Joyeuses fêtes ! Ho ho ho ! Oh là là ! Alors c’est l’histoire d’une gonzesse qui…
Auguste lectorat, je me trouve temporairement à Paris. Je ne fais nul secret de la passion et de l’admiration que je voue à la musique de Therion, le seul groupe de métal symphonique qui fasse vraiment du métal symphonique, c’est-à-dire du métal incorporant des éléments symphoniques au même plan dans la musique et composant effectivement le tout comme un ensemble, au lieu de placer des cordes en fond pour grossir le son des guitares. (Je n’ai rien contre le procédé, mais Therion ne joue simplement pas dans la même cour.)
Je vais m’abstenir d’une litanie de louanges sur un son parfaitement équilibré et une set list faite pour ravir les fans de longue date (l’album Vovin joué en entier – rhaa – quantité d’extraits de Secret of the Runes et Theli) pour partager la raison précise de cette tournée et pourquoi je tenais à ne pas rater ce passage au Trabendo. Christofer Johnsson, l’âme du groupe, avait annoncé cinq ans de pause dans les tournées pour se consacrer à une oeuvre majeure et rêve de longue date, la composition d’un opéra métal. Mais un vrai – avec histoire, scènes, mouvements, et non une de ces centaines de pseudo-opéra rock qui ne sont en réalité que des concepts albums vaguement compliqués sans rien de spécial qui les démarque du reste de la production (je suis désolé, mais je te regarde, Avantasia).
Probablement échaudé par les critiques très négatives reçues par Les Fleurs du Mal(et pourtant, quel album simplement jouissif), Johnsson est revenu sur sa décision pour tourner et tester les morceaux de l’opéra en salle. On en sait donc davantage sur le projet : il s’agira d’un homme, sauveur du monde puisqu’il a mis fin au crime, à la pauvreté dans le monde. Seulement, il décide de supprimer la religion également, la considérant comme responsable des maux du monde. Les clergés, refusant de se laisser faire, déclarent que cet homme est l’Antéchrist… et le monde sombre à nouveau dans le chaos des guerres. Un thème classique pour un groupe qui a fait ses débuts dans un death metal lorgnant vers le black, mais, connaissant Therion, on devine une intrigue qui sera tout sauf moralement tranchée, et on peut assurément compter dessus.
Trois extraits proposés : l’ouverture, un passage sur le choix du dieu auquel se vouer et un, chaotique, sur le naufrage du monde dans le conflit. L’avis est simple : c’est magnifique. On sent (notamment sur Sitra Ahra, encensé par la critique mais à mon sens desservi par une trop grande complexité et trop d’idées à la minute) que Johnsson aspirait clairement à cet espace et à cette envergure pour s’exprimer à son aise, et que le format « album » était devenu trop étroit pour lui. Ces extraits réalisent l’alchimie unique de Therion quand le groupe est à son sommet : une alliance de bonnes idées mélodiques, avec une concision et une simplicité trompeuses. Les mouvements sont clairs, le son puissant, et les atmosphères puissamment évocatrices. On se trouve à l’exact milieu entre l’efficacité sonore de Vovin ou de Lemuria / Sirius B et la maturité de composition et la complexité de Deggial ou Gothic Kabbalah. Pas de date de sortie annoncée pour cet opéra, mais une chose est sûre, cela promet d’être le chef-d’oeuvre de la formation ; l’attente sera longue. Plus aucun groupe ne pourra prétendre réaliser un « opéra métal » après cela sans fournir la même quantité de travail et présenter la même maturité musicale. Et franchement, ce n’est pas plus mal.
LD2013-12-20T15:23:21+01:00vendredi 20 décembre 2013|Décibels|Commentaires fermés sur Antichrist megastar