Amendement contre la loi Lang repoussé
L’attaque dont la loi Lang fut l’objet a été heureusement repoussée.
Voir aussi l’article de Livres Hebdo.
Communiqué de presse du ministère de la Culture et de la Communication
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, se félicite du maintien par l’Assemblée nationale d’une dispositionessentielle de la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, tient à remercier l’Assemblée nationale d’avoir repoussé, dans le cadre de l’examen de la loi de modernisation de l’économie, l’amendement visant à raccourcir le délai à respecter avant de solder des livres prévu par la loi du 10 août 1981 sur le prix
du livre. La Ministre rappelle que la loi du 10 août 1981 a permis, en une génération, ledéveloppement en France d’un réseau de diffusion particulièrement dense, dans lequel la librairie indépendante a su conserver toute sa place.Véritable garant de la diversité de la production et de la diffusion éditoriales, la loi sur le prix du livre, qui connaît de nombreux équivalents en Europe, reste un moyen essentiel pour donner à chaque livre, une chance de rencontrer son public, et d’offrir aux lecteurs un accès à l’ensemble de la création littéraire, qu’il s’agisse des nouveautés ou des livres de fonds. Paris, le 12 juin 2008
L’autre fête de la musique…
… sans musique 🙂
Un très, très grand merci à tous d’être venus si nombreux samedi dernier au Forum Privat de Rennes (site, blog)! Merci de votre gentillesse et de votre intérêt… Merci
également à l’équipe de la librairie qui nous a réservé un accueil absolument adorable (jusqu’au détail qui tue: la coupelle remplie de Haribo!).
Nathalie Dau, LD (qui a pris un coup de soleil – ou sur la tête -, à ce qu’il semble), Jean Millemann.
Photo Elsa Flandin.
Et l’ami Xavier Dollo a même réalisé une vidéo souvenir de cette belle journée:
Encore merci à tous!
Dark Side of the Imaginales
Un peu de littérature
(Tiré de Penny Arcade)
Alerte sur le prix unique du livre
« Communiqué
L’Association des Traducteurs Littéraires de France s’associe au communiqué publié le 22 mai 2008 par la Société des Gens de Lettres, le Syndicat National de l’Edition et le Syndicat de la Librairie française pour défendre l’intégralité de la loi actuelle sur le prix unique du Livre.
Les traducteurs littéraires considèrent avec inquiétude les tentatives de remettre en cause une loi qui assure depuis plusieurs décennies une stabilité de l’édition et de la librairie que les pays n’ayant pas adopté ce type de mesure ont totalement perdue. »
Contact: www.atlf.org »
Copie du communiqué SNE/SFL/SGDL:
COMMUNIQUE DE PRESSE
Alerte sur le prix unique du livre
Dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la modernisation de l’économie à l’Assemblée nationale, des Députés ont élaboré des propositions d’amendements visant à supprimer l’une des dispositions majeures de la loi du 10
août 1981 relative au prix du livre en réduisant de deux ans à six mois le délai durant lequel les soldes de livres sont interdits.
L’intervention de la Ministre de la culture et de la communication, Christine ALBANEL, et de ses services, ainsi que la mobilisation commune des auteurs, des éditeurs et des libraires à travers leurs organisations professionnelles
(Société des Gens de Lettres; Syndicat National de l’édition,
Syndicat de la librairie française) a permis d’alerter les parlementaires sur les dangers extrêmes de ces amendements et a favorisé le retrait de celui défendu par un membre du groupe UMP. Il semblerait néanmoins que le second amendement, porté par un Député du groupe « Nouveau Centre », puisse encore être maintenu malgré le vote négatif de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, ce que dénoncent avec la plus grande fermeté les auteurs, les
éditeurs et les libraires.
En effet, si cette disposition était adoptée par le Parlement, elle signerait la fin du prix unique du livre et amorcerait un bouleversement total du marché du livre.
La SGDL, le SNE et le SLF rappellent que les conséquences d’une dérégulation du marché du livre seraient, en premier lieu, pénalisantes pour les consommateurs et les lecteurs. En effet, comme cela s’est vérifié à l’étranger – au
Royaume-Uni en particulier où le prix unique a été supprimé en 1995 -, la dérégulation du marché du livre emporterait au moins trois effets négatifs : un appauvrissement de l?offre éditoriale, de nombreux titres ne pouvant plus être publiés par les éditeurs, une augmentation du prix moyen du livre
préjudiciable au pouvoir d?achat des lecteurs, les éditeurs étant contraints de compenser le manque de recettes lié aux soldes par une augmentation globale de leurs prix et, enfin, des obstacles supplémentaires pour le public dans son accès
au livre du fait de la disparition de librairies en centre-ville. Des livres en moins grand nombre, plus chers et moins accessibles, le consommateur, contrairement aux idées reçues, a tout à perdre à cette dérégulation.
Les librairies indépendantes, dont l?une des principales
spécificités consiste justement à offrir au public des ouvrages de plus de six mois, ne pourraient résister à l’émergence d’un marché du solde à grande échelle dans
les grandes surfaces comme sur Internet. Leur disparition serait dramatique pour la diversité de la création éditoriale et pour la vitalité des centres villes.
Les éditeurs, pour leur part, pâtiraient directement d’un report des achats de nouveautés dans l’attente des soldes, d’un « discount » sur les ouvrages du fonds de leur catalogue ainsi que de la fragilisation ou de la disparition de nombreuses librairies.
Quant aux auteurs, pour autant que le décompte de leurs droits soit praticable, ils ne mettraient pas longtemps à voir leur montant réduit à bien peu de chose : dans le meilleur des cas, l’exploitation de leurs ouvrages ne dépasserait pas la période considérée, et, le plus souvent, le public n’aurait que six mois à attendre pour acquérir un livre à un prix de liquidation. C’est dire que le système envisagé ne profiterait qu?aux auteurs de « best-sellers ».
La SGDL, le SNE et le SLF rappellent que la loi de 1981 a bénéficié depuis l’origine d’un très large consensus, parmi les professionnels comme au sein de la classe politique, la loi ayant été votée à l’unanimité, en 1981 comme en 2003 lors de son extension aux ventes aux collectivités.
Cette loi a incontestablement permis un essor du marché du livre grâce à un réseau très dense de points de vente qui garantit la diversité de l’offre éditoriale et, donc, la richesse de la création littéraire. Elle est une vraie loi de concurrence car les différents types de circuits de diffusion, des librairies indépendantes à la grande distribution, en passant par les grandes surfaces culturelles et les librairies en ligne, ont pu se développer sans que
l’un de ces circuits n?écrase pour autant ses concurrents. Cette densité et cette diversité des circuits de diffusion permettent à l’ensemble des secteurs éditoriaux de trouver leur public. Enfin, le prix unique a pour autre vertu de contenir l’augmentation du prix du livre. Ainsi, les chiffres de l’INSEE montrent que, sur les dix dernières années, l’indice du prix du livre a évolué deux fois moins vite que l’indice général des prix.
La loi du 10 août 1981 sur le prix unique du livre est une loi concurrentielle et, qui plus est, anti inflationniste. Elle constitue l’une des illustrations les plus éloquentes et les plus concrètes de la diversité culturelle. La guerre
des prix que certains veulent engager aboutirait à une liquidation de la culture. Les professionnels sont pleinement disposés à ouvrir la réflexion et le débat sur ce sujet avec les parlementaires mais en prenant le temps nécessaire pour mener des analyses pertinentes.
C’est pourquoi, les auteurs, les éditeurs et les libraires
demandent le retrait de l’amendement sur les soldes de livres et en appellent à l’ensemble des parlementaires et au Gouvernement afin qu’ils rejettent ces tentatives de déstabilisation du marché du livre qui seraient ruineuses et
irrémédiables pour l’économie du livre et pour la culture.
Imaginales the people
Je suis tellement contrit de ce jeu de mots ridicule… Non, je suis super fier, en fait.
Me voilà revenu d’Épinal après une grande et belle semaine effrénée entre traduction simultanée, rencontres innombrables, débats, signatures, and soooo oooon…
Je suis assez nul pour raconter ce genre d’événement a posteriori, ne serait-ce que parce que je me lancerais dans une interminable litanie de remerciements et de compliments sur tous les gens adorables qu’on rencontre dans ce genre d’événement et que ce genre de chose n’intéresse que les présents à l’événement. Je serais tenté alors de ne citer personne par crainte d’oublier quelqu’un, mais… là, c’est un peu triste. « Quoi, c’est tout ce qu’il a à dire, Davoust? » Non: c’était trop bien, venez l’année prochaine.
Heureusement, il y a un excellent sujet du forum ActuSF qui s’est efforcé de raconter le festival en direct.
Elbakin.net, représenté par la merveilleuse et très dynamique Linaka, une des meilleures rencontres de cette édition, propose aussi un reportage sur deux cafés littéraires et quelques photos.
Je tiens à glisser une mention spéciale pour le professionalisme et la gentillesse de nos amis nord-américains, Robin Hobb, Sean Russell et Tad Williams. Toujours disponibles pour leurs lecteurs même quand ils sont écrasés de fatigue, attentifs, chaleureux, drôles, dynamiques, ce sont des exemples vivants d’humilité et d’ouverture d’esprit, des modèles tant artistiques qu’humains. Chapeau bas.
Et puis il me faut remercier l’organisation du festival, qui a encore une fois veillé à ce que tous se passe bien, les amis modérateurs et traducteurs, les illustrateurs pour un étrange dîner Alien, et puis…
Ça y est, voilà que je recommence.
Présence aux Imaginales
Période extrêêêêêmement chargée en ce moment mais qui, si tout va bien, devrait voir l’aboutissement d’un, ahem, certain nombre de choses.
Puis-je faire encore plus nébuleux comme phrase?
Je pourrais, mais je vous invite plutôt à méditer directement sur le potentiel zen des points de suspension:
…
Ah, que c’est beau.
Bref: je suis navré, mais il me faut encore repousser l’ultime volet de ce feuilleton philosophico-mystique si profond et puissant que j’ai maintenant été approché par des représentants des religions révélées dans l’optique d’une joint-venture visant à exploiter le capital spirituel inépuisable de la shampouineuse à moquette. Il va sans dire que je les ai envoyés bouler, ces va-nu-pieds; je resterai le seul à savoir accorder le Pardon Universel via la psalmodie des règlements de copropriétés.
Ceci est donc une annonce rapide pour repréciser que je serai présent aux festival des mondes imaginaires d’Epinal du 21 au 25 mai prochain, les Imaginales, notamment pour le café littéraire suivant:
Vendredi 23 mai
17h Magic Mirror
Café littéraire 12
DE BROCÉLIANDE EN AVALON…
fascination de la fantasy celtique
avec Lucie Chenu, Nathalie Dau, Lionel Davoust, Robin Hobb, Élisabeth Vonarburg
Voilà! Venez nombreux!
(Et à mon retour, je reprends les mises à jour hebdomadaires.)
L’Europe génial c’est!
« Vous payez et telechargez le logiciel, il descend immediatement! Nous Vous avez tous – unc programmes pour PC MAC, dans tous les europeens
Langues! Nous ne vendons que des originaux versions completes, mais Guenstig!
Notre support technique se sont de plus en plus autour de vous kuemmern. Nous vous repondrons rapidement et vous recevrez egalement une Retour d’argent garanti. »
J’ai presque pitié.
Restez jeune et beau en lisant De Brocéliande en Avalon
Ça y est, l’anthologie De Brocéliande en Avalon vient de sortir (vendredi dernier, plus exactement)! Je suis ravi. Alors, en principe, lors d’une telle annonce, on joint la couverture, le sommaire mais toutes ces infos se trouvent juste en-dessous, donc je ne sais pas trop quoi ajouter de spirituel. *sourire* Euh, vous, ça va? Ahem. *sifflote*
En fait, si. Lisez De Brocéliande en Avalon, c’est chouette et en plus c’est un très bel objet. À part ça? Lisez des livres, c’est bien, c’est bien mieux, par exemple, que de regarder la nouvelle trilogie Star Wars. La nouvelle trilogie Star Wars compte parmi ces activités innombrables qui semblent satisfaisantes en apparence mais qui, une fois terminées, vous donnent l’abyssale impression d’avoir perdu votre temps et l’envie futile de récupérer ces heures de votre vie hélas évanouies à jamais.
Mais je pense à toi, ami lecteur, et cela me peinerait de te laisser repartir d’ici sans rien t’avoir donné de plus que cette annonce, sans que tu retires de ta visite un surplus de valeur ajoutée, car la valeur ajoutée, dans notre monde, c’est important. Je vais donc t’économiser la perte de six heures de ta vie grâce à cette trouvaille: la nouvelle triologie Star Wars résumée en trois fois cinq secondes.
(Par contre, si, comme moi, tu as déjà vu les films, je ne peux rien pour toi, à part t’offrir un verre pour qu’on pleure ensemble sur le sort de Dark Vador.)
The Phantom Menace
Attack of the Clones
Revenge of the Sith
Et voilà! Autant de temps volé à la mort! Youpi.


