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Nors’klh : atmosphères sombres et SF gothique pour les oreilles

Cette histoire commence simplement : dans une boutique de jeu de rôle à Rennes. Comme beaucoup, j’imagine, je garde vivace l’impact qu’ont eu mes premières découvertes musicales, quand l’oreille se forme, et, comme un camé en manque ou un amoureux éconduit, je cherche désespérément ceux qui parviennent à me faire revivre, intact, le même émoi ; qui apportent la même fraîcheur, la même puissance, que ces premières expériences. Une quête vaine ? Pas sûr.

Car Nors’Klh est de ceux-là.

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Une boutique de jeu de rôle, donc. En pleine phase trailer music, je dévorais gloutonnement tout ce qui passait à portée dans le genre, et je cherchais du son nouveau pour sonoriser quelques parties de jeu de rôle. D’expérience, je trouve les artistes qui me renversent le plus dans les circonstances les plus improbables ; et puis je tombe sur ce CD en digipack d’un projet au nom imprononçable, « Nors’Klh » étiqueté « dark – épique – ambiance film ». Il n’en fallait pas plus que je reparte avec.

Il n’a pas fallu beaucoup d’écoutes pour que je devienne fan absolu et achète tout en mode

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Nors’Klh, c’est ce que devrait toujours être la dark ambient : mélodique, inventive d’un point de vue sonore, intelligente.C’est sombre, c’est lancinant, c’est grandiose, ça ne plaira probablement pas à ta grand-mère, mais si je t’en parle aujourd’hui, auguste lectorat, c’est que nous sommes entre gens de qualité (même si ta grand-mère est quelqu’un de qualité, mais, heu, c’est pas pareil), que Nors’klh est français, qu’il est trop peu connu et qu’il ne peut que plaire aux ambiances de SF gothique et d’horreur lovecraftienne qui se terrent parmi tes rangs, oui, je le sais. Et parce qu’en plus, à travers les silences, les titres énigmatiques, un véritable univers narratif se dessine. Pour découvrir Nors’klh, je te propose donc un petit entretien pour en savoir davantage sur le projet, l’univers, les méthodes de travail. Surtout que le dernier album du maître, Origine(s) – part one, vient de sortir (et c’est probablement le plus accessible). Pour accompagner ta lecture et ta journée, auguste lectorat, laisse-toi envahir par quelques ébats prophétiques :

L. D. : Comment est né le projet Nors’Klh ? Pourquoi ce nom ? 

N. : Commençons donc par la partie la plus bizarre de ma vie et par celle qui me met un peu mal à l’aise, il faut l’avouer. En 2001, Nono, comme je l’appelle, est né un soir où dans mes veines se baladait trop de substances illicites. Beaucoup trop. J’ai vécu un monstrueux bad trip dans mon lit qui encore aujourd’hui me donne des sueurs froides quand j’y repense un peu trop (et pas mal d’excitation, il faut bien l’avouer). Dans ce trip, j’étais debout, droit comme un « I », dans un désert à la couleur grisatre, un ciel noir étoilé au dessus de ma tête. Au loin une gigantesque montagne avec à sa base des tentacules se balançaient lentement et pointaient vers les astres. Plus près de moi, d’immenses colonnes à moitié organiques et à moitié… autre chose se dressaient vers l’infini. Autour d’elles, des tornades de sable naissaient et se mouvaient lentement vers moi. J’avais l’impression que mes yeux brûlaient. J’ai été happé par ces vents violents, ballotté entre ces étranges colonnes et me suis retrouvé propulsé dans l’espace. J’ai vu alors cette planète « vivante » et tentaculaire au dessous de moi, gigantesque et monstrueuse. J’avais l’impression qu’elle dévorait l’univers. Les échelles étaient totalement folles. Il me semble alors avoir hurlé. Que ce soit dans ma tête ou non (le hurlement…), cela m’a rappelé à la réalité. En reprenant ma respiration, j’ai ouvert les yeux. Je n’y voyais absolument rien et ai cru être aveugle. C’est alors qu’une voix totalement difforme et caverneuse vibra dans ma tête. « Nors’Klh », c’était le mot qu’elle avait prononcé. J’étais effrayé et excité à la fois. J’ai cru être passé dans une autre dimension le temps d’un instant tellement tout me paraissait réel et absurde à la fois… un trip entre Terry Gilliam et Lovecraft en somme. C’est dans ces moments là que tu te dis : « la drogue, c’est mal ! ». Cela a calmé mes ardeurs avec ces substances et j’ai fini par ne plus y toucher durant six années. En 2007, j’ai tenté un petit joint, comme ça, juste pour voir. Cette nuit là, j’ai vu deux de ces planètes copuler ensemble. Leurs tentacules entremêlement d’une façon vraiment très sexuelle ! Le lendemain, je me suis dit « cette fois, on ne m’y reprendra plus ! ». Depuis ce jour, j’ai totalement lâché tout ça. En lisant tout ceci, on pourrait me prendre pour un dingue (ce qui est peut être le cas), mais je m’en moque un peu. Cette expérience à fait naître l’univers et le son que vous entendez aujourd’hui. Pour finir, notez que j’ai écrit « Nors’Klh » de cette manière pour retranscrire la difformité de la voix entendue cette nuit là.

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L. D. : Ce qui frappe dès la première écoute de vos albums, c’est la profondeur sonore et la richesse de la composition. Comment en êtes-vous arrivé là au fil du développement de votre musique ? Quel est votre parcours ? 

N. : J’ai commencé à bidouiller le son vers mes 12 ou 13 ans avec un Amiga 500+ que mon père m’avait offert (gloire à lui), le soft ProTracker et un boitier de digitalisation. Ce fut une mini révolution pour moi bien qu’à cette époque les termes techniques s’apparentait plus à du chinois de Mars qu’à autre chose. Mais cela ne m’empêchait pas de triturer les sonorités dans tout les sens, d’expérimenter à outrance et de faire des arrangements que je trouverais aujourd’hui bien improbables. En 1999 ou 2000 j’ai découvert le soft « coup de boule » qui a commencer à titiller ma fibre mélodique. Et c’était sur Playstation 1 que cela se passait ! Le logiciel en question était Music 2000. Cela peut faire sourire, mais il était extrêmement complet, facile d’utilisation en surface, et diablement complexe dans ses entrailles. Seule les limites de la machine de Sony freinait mes ardeurs. Avec ce soft, et jusqu’en 2001, je faisait dans l’Industriel dans son plus simple appareil : du bruit, des hurlements, de la machine, et re du bruit derrière. Je travaillais de manière mécanique, sans vraiment penser le son. Je bossais de manière instinctive. C’était extrêmement violent et très simple la plupart du temps, même si quelques titres mélancoliques ou symphoniques sortaient du lot. Bref, cela a boosté de façon spectaculaire mon envie de faire du son, et sans ce logiciel je n’en serait surement pas là aujourd’hui. en 2007, j’ai décidé de passer à l’étape supérieure et me suis procuré un soft d’entré de gamme sur PC, Magix Samplitude 2007. Et là, le pied ! Je me suis mis à composer comme je dessine : d’abord, commencer par les détails, les petits trucs que seul l’auditeur attentif ou receptif à mon travail entendra (et les détails, il m’en faut. Partout et tout le temps). Vient ensuite la mélodie, le coeur du titre. Ce sera un air qui me trotte dans la tête depuis bien trop longtemps, ou bien comme quatre-vingt pour cent du temps, de l’improvisation. Mes anciennes ou fraiches visions font surface durant le processus de créa et advienne que pourra ! Ensuite le background, les sons que je qualifierais de support : les nappes electro ou les mélodies de moindre envergure. Pour finir, la partie je préfère, la rythmique. Selon mon humeur du jour, elle sera douce ou bien violente. Là aussi, totale improvisation. A la fin, si tout s’accorde avec ce que je vois pendant le processus, je valide. Si tout fout le camp, de manière tendue et énervée, j’essaierai de rectifier tout ce bazar pendant quelques jours et si rien ne se passe, je le placerais « délicatement » et « amoureusement » dans mon dossier « vomi ». Depuis 2010, je travaille autrement : j’attends les visions et essaye de les faire vivre au maximum. La Montagne Hurlante est le premier album à être intégralement né de ces images qui hantent mon esprit. C’est devenu un processus de composition très long, excitant et frustrant à la fois et je suis devenu complétement dépendant d’elles que ce soit dans la musique, l’écriture ou le dessin,  d’où le fait qu’il se soit déroulé presque quatre ans entre La Haine Primordiale et Origine(s) – part one.

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L. D. : On a tendance à vous classer en « dark ambient », mais l’étiquette « ambient » ne rend guère justice à l’envergure épique, à la complexité et à la variété sonores de votre travail?. « Dark » est probablement juste, en revanche. Comment décririez-vous, vous-même, votre univers musical et quelles explorations ont votre faveur ? 

N. : Mes plus grandes inspirations viennent du cinéma de science fiction, du compositeur au réal. Que cela soit une série B ou bien la dernière grosse production hollywoodienne, je mange. Je dévore. Je suis très bon public et vraiment très friand de ce genre. Je m’inspire pas mal de sonorités ou de bruitages entendus ici ou là. C’est pour moi des sources intarissables d’éléments qui nourriront mon univers. En marge de ces ambiances, les B.O. de Conan le Barbare, d’A la Poursuite d’Octobre Rouge ou bien même celle du Dernier Samouraï font parties des œuvres qui m’inspirent le plus, même si j’admets volontiers que ce n’est vraiment pas flagrant. Mais elles abreuvent mon puits qui se tarit vraiment très rapidement. Ajouté à cela, une touche d’Indus et d’Electro, et plus particulièrement de Front Line Assembly, et vous obtiendrez mes parents musicaux. A ce titre, Les albums Hard Wired et Implode ont très influencé mon architecture sonore. J’essaye aussi quelques expérimentations mais je reste très sage de ce côté. Mon son est très loin d’être élitiste et est accessible à toutes les oreilles. Bref, je fais ce qu’il me plaît, mélange tout ce qui me touche et au final, si cela reste facile d’écoute et qu’une touche dark en ressort tant mieux, mais de là à me cataloguer « Dark Ambient »….

L. D. : Les titres de vos morceaux semblent évoquer une histoire et un univers plus vaste – comme les trois albums de la trilogie AnT. Y a-t-il effectivement un monde autour de votre musique ? Comment l’avez-vous conçu, et pensez-vous le développer sous d’autres formes ? Tous les albums sont-ils subtilement reliés ? 

N. : Il y a effectivement un monde autour de tout ça, et comme écrit plus haut, tout ceci est né de visions et de sensations. J’ai ensuite puisé au fond de mes ressentiments et de mon imagination pour écrire un background. Cela raconte donc l’histoire de créatures devenant un gigantesque astre sableux tentaculaire. Il n’a qu’un seul but et ne sert qu’à une chose : dévorer l’univers. Chaque album raconte une étape de sa vie ou de ce qui en est directement lié. Bien que les opus n »aient pas été composés dans l’ordre à mon grand désarroi, tout se suit et a une cohérence. Dans l’ordre chronologique, il y a donc Origine(s) – part one qui vient tout juste de sortir et qui raconte la genèse du tout premier astre et sa destruction par ses apôtres. Étant donné que je risquais de faire un album fleuve, j’ai préféré le scinder en trois parties. Vient après La Haine Primordiale – Préface au Néant sorti en 2011, premier chapitre de l’astre ayant pour nom Nors’Klh et qui suit l’évolution d’un humain choisi par des êtres d’un autre monde (les fameux apôtres) et qui, ayant assassiné sa femme et sa fille un soir de grande détresse psychologique, se métamorphose en cette apocalypse sous le poids de la culpabilité et de la haine envers lui même. La Montagne Hurlante, seconde chapitre sortit en 2009 (!), est la suite directe de La Haine… où nous continuons à suivre la métamorphose de cet homme dans la souffrance, la rage et le désespoir. C’est à ce jour mon album le plus violent. Quand aux AnT, ce ne sont rien de bien plus que des compilations de titres abandonnés soit parce qu’ils n’étaient pas à mon goût, soit parce que je ne savais pas où les incorporer dans l’histoire. Mais ils méritaient tout de même une vie, du moins pour certains…  Pour finir, la forme de mon univers évoluera dans les prochaines années sous la forme d’un jeu vidéo. Mais étant donné que le projet n’en est qu’au stade embryonnaire je ne peux pas m’étaler dessus pour le moment.

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L. D. : Une autre caractéristique frappante de votre musique est la qualité sonore. Entrons un temps dans les coulisses. Comment travaillez-vous à la composition et à la production ? Avec quels outils ? 

N. : Je travaille avec un simple ordinateur, le soft Samplitude Studio que je mets à jour chaque année ou presque, et tout un tas de VST en tout genre. Je vous avouerai que je n’aime pas trop parler de ma façon de travailler. Quand je vois que la plupart de mes amis (ou pas) travaillent avec un camion de matos, je me sens bien bien con.

L. D. :  Vous vous montrez très critique avec votre propre travail; comme avec AnT.1, que vous ne proposez pas à l’achat sur votre page Bandcamp, par exemple. Que faut-il pour qu’un morceau franchisse votre propre examen critique ? Jetez-vous beaucoup de matériel inachevé, ou bien travaillez-vous la matière jusqu’à en être satisfait ? 

N. : Je mets souvent des mois pour être satisfait de mon travail. Je pinaille, je râle, je détruis, je recommence, c’est un processus horrible. Il faut que le son soit carré, que tout concorde avec ce que je vois. Tout ça est presque maladif et me pourrit souvent la vie. L’aboutissement d’un morceau est vraiment un processus très difficile chez moi : à chaque naissance d’un titre, dites-vous qu’une dizaine de versions en moyenne sont nées avant elles. Il faut que je peaufine toujours et encore. Une véritable obsession. Hormis pour Origine(s), ce sont mes amis ou ma famille qui m’ont poussé à sortir mes opus. Cela ne tiendrais qu’à moi, je serais probablement encore sur mon premier album. 80 à 90% de mon travail pourrit sur mes disques durs et je pourrais sortir 75 AnT si j’en avais envie. Il n’y a que pour les collaborations où je me pousse au cul. Je sais que quelqu’un attend après moi alors je me fais violence et croise les doigts pour que ça plaise. Pour finir, l’immonde AnT.1 est une aberration de ma part, et c’est pour cela que je ne le propose pas sur ma page. AnT.3 n’a pas non plus survécu à mes humeurs et l’ai effacé du site. Je le regrette parfois d’ailleurs.

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L. D. : Parlons un peu de votre dernier album, Origine(s) part one. Un nouvel ensemble musical s’ouvre donc; quel est votre projet ici ? 

N. : Étant donné qu’Origine(s) se passe chronologiquement avant la naissance de Nors’Klh, il me fallait tout réinventer, que cela soit en terme de sonorités ou bien de façon de procéder. J’avais dans l’idée de faire quelque chose de beau et d’aérien (tout l’inverse des précédents opus), faire voyager l’auditeur aux confins de mon imagination et lui donner son lot de frissons, la nuit, un casque vissé sur les oreilles, lui montrer l’incroyable beauté de notre univers ainsi que sa puissance tout en le guidant sereinement dans mon monde. Imaginez-vous dans un trip spatial épique, grandiloquent, intimiste et sincère à la fois. La Haine Primordiale est comme un journal intime ou j’y ai mis toutes mes désillusions, mes rancœurs et mon mal être. Origine(s) en est le parfait opposé et c’est à ma femme que je le dois. C’est une déclaration d’amour que je lui fais, ainsi qu’à la SF et à notre incroyable existence.

L. D. : Savez-vous déjà où vous conduiront les parties suivantes, et quand pouvons-nous les espérer? Avez-vous d’autres projets? 

N. : Dans la droite ligné du premier : je reprendrai là où je me suis arrêté, tout simplement. Le voyage continuera et aura son lot de surprises, d »émotions…et de peurs ! Je ne m’éloignerai pas de ma ligne directrice, du moins en ce qui concerne Origine(s). J’ai beaucoup aimé travailler dessus, et c’est bien la première fois ou j’ai été zen tout le processus durant. Rien n’a été jeté, tout est là, exactement comme je le voulais. Une fois achevé, je reprendrai l’écriture des Chapitre 2 et 3 sur lesquels je bosse depuis 5 longues années.  Ce sera alors pour moi la fin de l’âtre Nors’Klh mais pas de mon univers. J’ai tellement d’idées à explorer, comme ces fameux apôtres qui grattent dans ma tête… Sous quelles formes, ça je ne le sais pas encore.

L. D. : Pouvons-nous espérer vous voir un jour en concert ? 

N. : Absolument pas ! Je suis un sauvage qui n’aime pas trop la foule.

Pour suivre Nors’Klh et en découvrir davantage (beaucoup de morceaux en accès direct) – n’hésitez pas à suivre, partager, soutenir :

 

 

 

2014-11-06T09:43:30+01:00mercredi 17 septembre 2014|Décibels|1 Commentaire

Premier extrait musical

psr_logoHowdy hey !

Le petit cadeau de la semaine, c’est une vingtaine de secondes d’extrait du premier morceau de la bande-original du jeu Psycho Starship Rampage, pour lequel je travaille comme compositeur et sound designer sous le nom Wildphinn (plus d’infos ici).

J’en montrerai périodiquement des extraits, aussi, pour ne rien rater, n’oubliez pas de vous abonner ou de suivre mon alter ego (mon autre moi-même, c’est exactement cela) qui change le sustain du filtre passe-bas 24db sur l’oscillateur carré en PWM : site / Facebook / Twitter / Instagram / Soundcloud.

Ballistic Frogs, le studio responsable de PSR, c’est site / Facebook / Twitter / Google+.

Pour en savoir plus sur l’ambiance voulue, rendez-vous sur le blog du site Wildphinn (en anglais) où j’en parle davantage.

 

2014-09-11T14:50:31+02:00lundi 15 septembre 2014|Alias Wildphinn|11 Commentaires

[Annonce] Nouvelles activités musicales… dans le jeu vidéo

Oh yeah !

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Merci, auguste lectorat, d’avoir été patient tandis que j’annonçais que j’allais bientôt pouvoir parler des activités autres, sonores, que je développe en parallèle. Le projet est devenu public, voici maintenant ce qui se trame en coulisses.

Version courte

Sous le nom Wildphinn, je vais faire le sound design et la musique d’un jeu vidéo intitulé Psycho Starship Rampage pour un studio indépendant français qui se lance, Ballistic FrogsLe projet est vraiment enthousiasmant : en deux mots, le shoot them up rencontre le rogue like. J’ai en charge tout l’habillage sonore, bruitages et morceaux, et je suis absolument ravi de me lancer dans cette aventure.

N’hésitez pas à suivre Ballistic Frogs (site / Facebook / Twitter / Google+) et Wildphinn (site / Facebook / Twitter / Instagram / Soundcloud en construction) sur les réseaux sociaux ! 

Version longue

Parce que tu fais du son, toi ? Depuis quand ?

Depuis toujours, en fait. Quand j’étais ado, je traficotais et bricolais des MODules sur Amiga puis PC, avec SoundTracker, NoiseTracker, ProTracker, et tu as peut-être remarqué, auguste lectorat, que j’ai souvent un pied discret dans le son (ou bien, tu te rappelles Le Conte de la salle de bains ?). Je suis passé au MIDI et aux expandeurs dans les années 90, à la synthèse analogique dans les années 2000, et j’ai humblement participé, comme beaucoup, à des groupes d’étudiants à l’époque (… entre deux parties de Diablo).

J’ai un peu laissé tout cela en plan par la suite afin de focaliser mes énergies sur l’écriture, mais en continuant à trafiquer un peu avec mon vieux matériel, cherchant, je dois bien l’avouer, ma vraie voie dans ce domaine. Je ne suis pas un bon instrumentiste, je ne l’ai jamais été et ne le serai probablement jamais, mes deux mains n’ont jamais voulu se désaccoupler au clavier, mes doigts refusent d’agir tous ensemble à la guitare, et je n’ai pas la patience nécessaire à la pratique.

J’assume. 

Je suis un bricoleur. Je raffole de sculpture sonore, de sons étranges, de machines ésotériques, de contrôleurs bizarres, de textures extraterrestres, de séquençage, tout en admettant très humblement que je reste un étudiant perpétuel en la matière. J’ai attrapé depuis de la théorie musicale un peu plus poussée, ce qui me permet de donner une forme plus aboutie à mes envies. Mais je n’ai absolument pas la prétention d’être un théoricien ni un instrumentiste, je suis simplement un mec qui trafique ses boutons, qui joue sur ses contrôleurs, qui expérimente jusqu’à ce que ce qu’il entend sonne à ses oreilles et qui laisse ses tripes le guider en espérant que ça parlera à, heu, son auguste auditoire.

Bref, je rêvais depuis longtemps de m’y remettre, et la rencontre avec Ballistic Frogs a été l’occasion de faire de ce rêve une réalité, qui mêle en plus deux de mes passions de toujours, en plus de la mer et de la littérature : le son et le jeu vidéo.

Tu vas faire quoi exactement ?

Sound design et musique. Tout ce qui fera du bruit dans le jeu, c’est mon boulot. Du « piou » du laser que tire le vaisseau à la mélodie qui, je l’espère, vous tournera dans la tête longtemps après avoir fini votre partie. Niark.

Pourquoi tu changes de nom ?

Pour des raisons de clarté. Mon identité son – Wildphinn – concerne des activités très différentes de mes activités littéraires, marines et photographiques. Les deux mondes ne sont pas étanches, mais les publics sont assez différents, ne serait-ce que par l’univers de la langue ; la littérature est forcément centrée sur le français, le jeu et la musique n’ont pas cette spécificité. Tout simplement, j’ai envie que, quand on cherche quelque chose, un livre ou bien du son, on le trouve sans mal, et avoir un alias me semble la façon la plus lisible de faire.

Psycho Starship Rampage, c’est quoi ?

Voir sur le site de Ballistic Frogs, mais en gros, c’est un shoot them up croisé avec un rogue like. Il s’agit de défourailler de l’alien par paquets de douze avec un vaisseau seul contre tous, mais un élément de RPG permet de personnaliser peu à peu le vaisseau, conformément à ses envies, progressant peu à peu au cours des niveaux. On veut faire une forteresse mobile qui annihile tout l’écran en un tir ? Possible. Un petit vaisseau agile et malin ? Possible. Et encore bien d’autres possibilités de personnalisation et de fourberies pour décimer les rangs ennemis, que Ballistic Frogs révélera au fur et à mesure. Et en plus… ce sera multijoueur, avec une toute nouvelle approche, dont je ne crois pas qu’elle ait été encore tentée jusqu’ici !

Il sera comment, le son ?

Bien, j’espère.

Blague à part : résolument électro – neo-retro-vintage, si l’on peut dire – avec toutefois des éléments symphoniques. Je cherche à atteindre une atmosphère épique mais pas forcément héroïque, tout en restant prioritairement dans le monde électro. Je partagerai bientôt des extraits du travail en cours via Soundcloud.

Je suis convaincu ! Où est-ce que je signe ?

Le plus simple est, comme mentionné ci-dessus, d’aller jeter un oeil à Ballistic Frogs et à Wildphinn et de vous abonner aux profils qui vous plaisent. Pour mémoire :

Wildphinn – site / Facebook / Twitter / Instagram / Soundcloud

Ballistic Frogs – site / Facebook / Twitter / Google+

Je continuerai à mentionner ce versant parallèlement ici, le temps que l’information circule et que mon alter ego prenne son essor, mais à terme, la séparation sera plus nette. (Si vous en avez marre de m’entendre en parler ici, vous savez quoi faire, ahah !) Puis il s’agira simplement d’annoncer les étapes les plus marquantes ; Wildphinn prendra le relais pour proposer des mises à jour sur l’avancement du projet, des extraits sonores et diverses nouvelles en rapport avec le jeu et l’électro. N’hésitez donc pas à vous abonner dès maintenant !

Je ne vous cache pas que je suis un peu fébrile à l’orée de ce nouveau vaste projet, mais absolument enchanté en même temps. J’espère que le jeu vous plaira, que la musique vous séduira et saura surtout se mettre au service de l’expérience ludique (comme on dit dans la presse branchée) ; et que ce sera la première étape d’une longue et belle nouvelle aventure en parallèle des livres, que je ne délaisse absolument pas pour autant – cela va sans dire.

Et puis, parce que je suis quand même un peu ému de tout ça, j’ai juste envie de dire : merci à vous tous pour votre gentillesse, votre suivi, votre intérêt et votre fidélité.

2014-09-05T02:55:49+02:00lundi 8 septembre 2014|À ne pas manquer|3 Commentaires

C’est la rentrée, qu’est-ce qu’on fait ?

Ô, grisaille funeste des matins humides de septembre, poids du cartable sur le dos ou à la main, irritation du col de chemise sur la nuque, léger étranglement de la cravate. Fichtre diantre ! Papa, je ne veux pas aller à l’école.

Fi donc, c’est aussi la reprise des activités et le retour chez soi, loin des mers estivales nappées de crème solaire. Pour moi aussi, c’est la rentrée ; et donc, ainsi qu’il se doit, il est déjà temps de faire le point sur ce qui va arriver dans les mois suivants – et il va s’en passer, des choses.

Bon, déjà

Jusqu’ici, la grande nouvelle, c’est évidemment la sortie de La Route de la Conquête, dont j’ai déjà amplement parlé, et je vais donc aller en festival ici ou là avec le livre sous le bras. (Quelques dates déjà présentes ici, d’autres à venir.) Il y a aussi l’anthologie Bardes et Sirènes, sortie en mai.

Et maintenant ?

Maintenant, il se passe plein d’autres choses. Dont je ne peux parler encore qu’à mots couverts, mais cela ne fait pas de mal de dresser un vague panorama des mois à venir afin que tu saches, auguste lectorat, dans quoi tu mets les pieds, toi qui entres ici oublie toute espérance, etc.

  • Dans les mois à venir, j’ai des nouvelles à faire, sur des sujets que je ne peux pas dire ;
  • Je travaille sur une traduction, sans pouvoir annoncer ce que c’est ;
  • Et surtout, le prochain livre est déjà annoncé. Il sortira en août 2015 aux éditions Critic, s’intitulera Port d’âmes, et portera à nouveau sur Évanégyre – quoique dans une époque et avec une atmosphère bien différentes de ce qui a été publié jusqu’ici. Ce sera une histoire plus intimiste que d’habitude : un récit d’ascension sociale, de revanche, de fourberies politiques, et surtout d’amour. Comme d’habitude, ce livre sera parfaitement indépendant du reste1.
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Studio. Machines. Boutons partout. Content.

L’autre grosse nouvelle, que j’annoncerai enfin officiellement lundi, c’est qu’à ma grande surprise, le versant musical décolle à très grande vitesse. C’est un vrai soulagement de pouvoir enfin sortir de ma tête tous ces morceaux qui m’obsèdent et tournent en boucle dans ma tête depuis des années, et je suis à chaque fois ravi de l’efficacité que la technique a acquis. Plus de prise de tête sur les entrées/sorties, le contrôle MIDI, la gestion des patches comme autrefois (ce qui avait conduit à une mise en retrait de ma part, la mort dans l’âme: pas assez de temps, pas la place chez moi pour quinze synthés modulaires). On travaille, on fait du son, et on ne perd pas de temps à se battre contre les machines. J’ai déjà produit en dix fois moins de temps bien mieux que ce que j’avais jamais réalisé jusqu’ici.

Il se prépare de chouettes choses dans ce domaine, et je dirai donc tout lundi. Pour des questions de lisibilité, cette activité se déroulera sous un alias : les noms de domaine, pages Facebook, comptes Twitter sont pris. Il n’y a plus qu’à.

  1. Et pour les plus vieux lecteurs de ce blog, ceux qui ont connu MySpace, Over-blog et toutes les tribulations… oui, il s’agit – enfin – du supertanker.
2014-09-06T11:14:15+02:00vendredi 5 septembre 2014|Journal|18 Commentaires

La newsletter fait peau neuve

lolcat_newsletterSalutations, auguste lectorat !

Dans l’optique d’une accélération de ma portée produit et d’un renforcement de ma stratégie online dans le but d’accroître ma visibilité auprès des influencers, je suis heureux de t’annoncer que je viens d’embaucher un escl… un robot tout neuf pour gérer ma liste de diffusion, prénommé Lucien en hommage à mon ancien doppelgänger, depuis terrassé au cours d’un combat fratricide sur un ancien cimetière indien. Il faudra que je te raconte ça un jour, c’est passionnant.

Bien. Je change donc de système de diffusion pour ma liste, adoptant un système plus professionnel, mieux fichu, et surtout, je l’espère, plus transparent. En principe, vous ne devriez pas avoir remarqué la transition, qui a déjà eu lieu, à part que les mails arrivent davantage à l’heure et sont plus jolis. Lucien a aussi beaucoup travaillé pour écrire des messages de bienvenue plus sympathiques et pour rendre l’utilisation de l’outil plus facile. Bravo, Lucien. Susucre.

marvin_assemblyPour information,

  • Le résumé hebdomadaire des derniers articles du blog est toujours envoyé le mercredi matin à l’aube. 
  • Il y a une deuxième liste, qui ne représente qu’une poignée de mails par an, visant à informer sur mes grandes actualités : publications, programmes de dédicaces, etc. 

Il est possible de s’abonner à l’une et/ou à l’autre et de changer à la volée. Par défaut, les nouveaux abonnés sont inscrits aux deux (pour simplifier le processus). Exit le petit sondage qui ne motivait pas grand-monde et qui ne m’apprenait donc pas grand-chose.

Version courte : ça ne change pas sauf quand c’est mieux.

Comme toujours, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires sur le système. Et si vous n’êtes pas inscrit-e mais que, décidément, vous mourrez d’envie de le faire – et comme je vous comprends ! Ô, dieux, que je vous comprends ! – Lucien a obligeamment recollé un formulaire là-dessous. Entrez votre mail, et la bobinette cherra. 

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2014-09-01T11:18:29+02:00jeudi 4 septembre 2014|À ne pas manquer|6 Commentaires

Entretien sur les Mandragores autour de La Route de la Conquête

Couv. François Baranger

Couv. François Baranger

3 Tes nouvelles rappellent parfois des conflits actuels ou historiques. Quelles ont été tes sources d’inspiration pour dépeindre l’univers d’Evanégyre ?

J’ai beaucoup puisé dans l’esprit des empires de l’Antiquité, Rome et Alexandre le Grand, en particulier, dont les volontés conquérantes se voulaient également civilisatrices. Ce qui me laisse toujours un peu pantois : comment peut-on se dire qu’on va soumettre d’autres cultures par la force pour les « civiliser » ? Cela me paraît tellement antinomique, et j’ai souvent envie d’écrire sur ce que je ne comprends pas. Du coup, je ne nierai pas aussi qu’il y a également une petite dose de suffisance des missionnaires chrétiens de l’histoire.

Le premier entretien autour de La Route de la Conquête et de l’univers d’Évanégyre a été réalisé par le webzine Les Mandragores ; c’est ici et l’on y parle du livre et du projet de l’univers. Merci à l’équipe ; et pour rappel, je suis en dédicace samedi à la librairie Critic.

2014-11-06T09:44:05+01:00mercredi 3 septembre 2014|Entretiens|2 Commentaires

Ce samedi, dédicace à Rennes

La Route de la Conquête est sorti, et ce qui doit suivre logiquement, c’est une séance de dédicaces, si possible à la librairie que le monde entier nous envie, Critic.

Je serai donc en signature ce samedi 6 septembre après-midi, à la librairie Critic, 19 rue Hoche, à Rennes. 

(C’est pour La Route de la Conquête, mais il n’est évidemment pas interdit de vouloir des livres antérieurs.) Et il n’est pas exclu que je ressorte la tenue steampunk pour l’occasion…

2014-09-01T11:27:57+02:00lundi 1 septembre 2014|À ne pas manquer|11 Commentaires
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