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L’anthologie Contrepoint sur Les Lectures de Xapur

Couv. Roberian Borges

Couv. Roberian Borges

Au final, un ensemble de textes tout à fait sympathiques, pour cette anthologie que je ne peux que recommander (surtout que trouver deux livres à acheter chez ActuSF n’a rien de compliqué,  j’en ai déjà chroniqué un certain nombre ici même). Et sachez aussi que vous pouvez acheter les nouvelles en numérique, à l’unité, sur leur site.

Une chronique de Xapur sur cette anthologie, où figure « Nuit de visitation », à lire sur son blog.

2013-03-06T18:47:48+01:00mardi 12 mars 2013|Revue de presse|2 Commentaires

Anthologie des Imaginales : Elfes et Assassins, le sommaire et la couverture !

L’anthologie annuelle des Imaginales, que je co-dirige à nouveau cette année avec Sylvie Miller, est en phase de finalisation ! Comme tous les ans, il s’agira d’explorer tous les horizons de la fantasy, du médiéval à l’urbain, de l’humour au tragique, toujours avec le sens de l’aventure qui caractérise les meilleurs récits du genre.

Pour mémoire, le thème cette année est « Elfes et Assassins », la rencontre du merveilleux et des ténèbres, de la magie et du crime !

La splendide couverture est réalisée par Jean-Sébastien Rossbach :

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Au sommaire :

  • Raphaël Albert *
  • Pierre Bordage *
  • David Bry
  • Fabien Clavel
  • Fabrice Colin *
  • Jeanne-A Debats
  • Anne Fakhouri *
  • Anne Duguël
  • Johan Heliot *
  • Nathalie Le Gendre
  • Jean-Philippe Jaworski *
  • Xavier Mauméjean *
  • Rachel Tanner *

* Auteurs en dédicace aux Imaginales.

L’anthologie sera publiée comme tous les ans aux éditions Mnémos et sortira pour le festival Imaginales, qui se déroulera cette année du jeudi 23 au dimanche 26 mai 2013. Sylvie et moi-même y serons par ailleurs présents, et nous espérons vous y retrouver nombreux !

2013-03-11T10:24:48+01:00lundi 11 mars 2013|À ne pas manquer|2 Commentaires

Créer du lien : tweets du 01-03-2013 au 07-03-2013

2013-03-07T11:00:00+01:00jeudi 7 mars 2013|Journal|Commentaires fermés sur Créer du lien : tweets du 01-03-2013 au 07-03-2013

Question : vaincre le doute… et ceux qui nous précèdent

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L’écriture d’un roman est toujours une période particulière, une parenthèse faite autant d’exaltation que d’abattement à vaincre, et je commence à me rendre compte que mes promesses pour le blog mettent toujours du temps à se concrétiser. J’en suis navré, d’autant plus qu’il y en a une qui me tient à coeur, celle de répondre aux questions sur le métier. En voici donc une qui m’est arrivée depuis à peu près deux ou trois éternités, avec mes plates excuses pour ma lenteur, et mon fervent désir d’être plus à jour.

J’ai bien trouvé deux trois choses pour m’orienter dans l’écriture d’un roman. Mais je crois que le plus gros travail reste d’ordre psychologique et prendre suffisamment de confiance en soi pour ne pas jeter l’éponge quand une voix me sussurre : « Laisse tomber, d’autres ont déjà écrit ça mieux que tu ne le feras jamais. » J’envie tous ceux qui n’entendent jamais cette voix et qui peuvent écrire avec leurs tripes sans se soucier de savoir que tout a déjà été écrit. Y a-t-il une méthode pour franchir cette barrière ? Pour enfin faire s’écrouler ce Mur des lamentations ? A force d’y mettre des coups de têtes, peut-être…

Voilà bien une excellente question sur la confiance en soi pour écrire, ainsi qu’un résumé à mon sens très juste de l’essence de ce métier : un mélange d’humilité – pour savoir retravailler, s’améliorer tant qu’on peut, ce qui signifie, au fond, que rien n’est jamais terminé – et d’égocentrisme, car écrire avec une visée professionnelle revient à dire : « j’ai des choses à raconter, et cela va suffisamment intéresser quelqu’un pour qu’il l’achète ».

Eh bien, pas de problème. C’est tout le paradoxe de la chose. Dès qu’on en prend conscience, cela va même mieux, je dirais. Je ne crois pas qu’il y ait de méthode miracle pour vaincre cette ambivalence. Je pense même que le doute, à petites doses, est un aiguillon salutaire pour chercher la qualité et pour ne pas croire que tout ce que l’on fait est génial – un syndrome hélas assez fréquent chez certains jeunes auteurs, ce qui rend impossible tout apprentissage ou tout retravail… Mais, à trop hautes doses, il est paralysant, nous sommes bien d’accord.

Je crains hélas que la réponse – en tout cas celle que j’aie trouvée, pour ma part – soit contenue dans ta question. Prendre confiance en soi, et cela vient avec le travail, l’expérience, la conscience évanescente que l’on parvient de mieux en mieux à atteindre ce que l’on souhaite faire.

Mais au-delà de ça, il y a une réalité réconfortante : seul toi peux écrire ce que tu as à écrire, si tu prends le temps de chercher au fond de toi ta vérité et ce que tu veux vraiment dire. Non, d’autres n’ont pas déjà raconté mieux que toi ton histoire. D’autres ont peut-être déjà traité ce thème, oui – c’est même plus que probable – mais ce que tu peux en faire, ce que tu peux raconter dessus, vient de ta personnalité, de ton vécu, de l’être que tu es, de ton regard sur les choses. Et tout cela est unique, au même titre que tu es une personne unique. Les thèmes sont immensément nombreux mais, à terme, ils représentent l’expérience humaine, le socle de ce que nous sommes, et tu es presque assurément condamné à retomber sur quelque chose de commun. Mais c’est normal. Ce que tu as à dire dessus, par contre, n’appartient qu’à toi. Il faut par contre prendre le temps de le chercher… Et savoir le rendre accessible, le faire partager. C’est là le parcours à apprendre.

En d’autres termes, si l’on s’était arrêté de parler d’amour parce qu’après Tristan et Yseult, tout avait été dit, Shakespeare n’aurait jamais écrit Romeo et Juliette. Toute création se construit sur les épaules des géants qui viennent avant nous. C’est le processus. Nous sommes des créateurs, mais aussi des continuateurs, des explorateurs à avancer en terrain nouveau, le nôte, en permanence.

Un des intérêts de l’imaginaire, c’est qu’on se trouve à défricher de nouveaux thèmes des décennies, voire des siècles, avant qu’ils ne fassent partie de l’expérience humaine. Mais c’est une autre histoire…

2014-08-05T15:18:28+02:00jeudi 7 mars 2013|Best Of, Technique d'écriture|12 Commentaires

Un type peu recommandable

Il va falloir expliquer aux dirigeants de Pizza Del Arte que si l’on veut faire honneur au patrimoine italien, même si ça sent le factice, il faut se rencarder un brin :

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Italo Calvino, okay, bien évidemment, écrivain, oulipien, respect. Erri de Luca, bien sûr aussi.

Mais Savonarole ? Savonarole, le fanatique ravi par le Bûcher des Vanités, qui condamnait Pétrarque, Botticelli, Boccace ? Je serais l’un des deux géants précités, je l’aurais sévèrement mauvaise d’être cité à côté. Je veux bien qu’une pizza avant un film ne soit pas le lieu pour un débat philosophique ni même une dissertation historique sur les intentions du gugusse en question (… dont la théocratie florentine se voulait démocratique – si l’on veut…), mais quand même, ce n’est pas comme si l’Italie manquait tant de grands noms pour cette fresque débile et moche qu’il faille absolument citer celui-là. Tant qu’à faire.

Demain, chez Buffalo Grill, le nom du général Custer à côté de celui de Mark Twain.

2013-03-05T22:11:45+01:00mercredi 6 mars 2013|Humeurs aqueuses|4 Commentaires

Contrepoint sur Un papillon dans la Lune

Couv. Roberian Borges

Couv. Roberian Borges

Nuit de visitation de Lionel Davoust prend place dans l’univers de Léviathan. Je n’ai pas encore eu le plaisir de le découvrir, mais après cette lecture, ça ne saurait tarder. Ce texte sur la culpabilité et le retour sur soi avant la mort est très beau.

Une chronique de Lune sur cette anthologie, où figure « Nuit de visitation », à lire sur son blog.

2013-02-28T11:32:20+01:00mardi 5 mars 2013|Revue de presse|2 Commentaires

Qu’est-ce que le Jeu Supérieur du pouvoir et de la connaissance ?

préceptes_jeuLa notion de « Jeu Supérieur » revient fréquemment à travers la série Léviathan ; elle forme l’un des fondements de la lutte des initiés de la Voie de la Main Gauche. Je suis heureux de proposer aux fidèles de l’univers un premier petit bonus dans le portail dédié : une page sur la notion, proposant notamment, rassemblés pour la première fois, les sept préceptes du Jeu, dont seule une partie a été dévoilée jusqu’ici dans les romans.

C’est ici.

2013-03-04T09:06:55+01:00lundi 4 mars 2013|Dernières nouvelles|1 Commentaire

La cour des petits

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Par contre, ça c’est un bon mot d’ordre

Donc Stéphane Hessel est décédé hier, à l’âge de 95 ans. Son petit manifeste, Indignez-vous, est devenu le succès d’édition que l’on sait ; son livre se trouve en bonne place sur ma pile où figurent entre autres Getting Things Done, un an de retard de Courrier International et The Four-Hour Workweek au titre d’ouvrages sérieux à lire à la place du coupable Canard PC… J’avoue que je l’ai à peine entamé, je suis dans Le Japonais pour les Nuls. (Peux pas avoir l’air intelligent partout.)

Comme toujours à la disparition d’une personnalité devenue médiatique, si l’on excepte bien entendu les hommages plus ou moins vibrants, plus ou moins bien formulés, Internet et les réseaux sociaux se sont transformés en cour de récré ; qui pour des petites phrases plus ou moins bien trouvées (mais admettons : l’humour, quand il se conjugue au talent, justifie presque tout), qui pour proclamer haut et fort qu’il n’en a rien à foutre. Indépendamment du fait que, BREAKING NEWS, le monde entier se fout que vous vous en foutiez, cet homme avait probablement une famille très attristée par la disparition d’un proche et que proclamer que ça en touche une sans remuer l’autre lol-que-je-suis-marrant, en plus d’une absence de sensibilité, me semble montrer d’un certain manque de discernement quant aux occasions de se taire. Sans compter que la plupart des morveux qui lolent aujourd’hui de la mort d’Hessel n’auraient pas eu le premier gramme de courage qu’il fallait pour résister pendant la guerre. Alors je ne sais pas, je n’y étais pas, hein, mais je sais aussi que, malgré tout ce que je peux me raconter sur ma bravoure, je ne saurais affirmer en mon âme et conscience que je l’aurais assurément eue, cette bravoure, justement parce que, grâce à des gens comme lui, les types comme moi n’ont heureusement pas à se poser la question.

Mais passons. Internet as usual. 

Par contre, que sa mort génère une telle vague de détestation primaire me rend particulièrement perplexe. Qu’on désapprouve son essai, sa glorification médiatique, qu’on s’interroge sur cet immense succès en librairie, qu’on évite de canoniser l’homme pour replacer plutôt son propos dans un contexte, eh bien, pourquoi pas. C’est faire preuve d’esprit critique. En revanche, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la haine purement gratuite à son encontre. Comme si, après qu’un succès s’est construit sur son bref livre, il devenait nécessaire de dénigrer la personne, peut-être par jalousie, mais je pense surtout, si je connais bien mon Internet, que c’est par simple espoir de se donner l’air malin, franc-tireur, intellectuel – en bref, pour exister. « Ah ah, je ne suis pas un suiveur, moi, je suis contre, je provoque. » Fifteen seconds of fame. Sauf qu’il ne s’agit pas là de débattre, il s’agit juste de créer du vent, de privilégier l’effet immédiat, le bon mot, le créneau d’opinion arraché au sprint, avec bonus pour contradiction primaire. Prendre le contrepied de l’opinion générale, et même de la décence, jusque parce que c’est le contrepied, ne suffit pas à rendre intelligent, ni même à en donner les apparences. C’est simplement privilégier, comme le connaissent les vieux aficionados de Cyberpunk, le style à la substance – et cela n’a évidemment pas de quoi réjouir.

Comme me l’a confié avec bienveillance un animateur d’atelier d’éloquence au collège – conseil qui m’a sauvé la vie à plusieurs reprises -, n’est pas Pierre Desproges qui veut.

2013-02-28T01:57:47+01:00jeudi 28 février 2013|Humeurs aqueuses|22 Commentaires

Créer du lien : tweets du 22-02-2013 au 28-02-2013

2013-02-28T09:00:00+01:00jeudi 28 février 2013|Journal|2 Commentaires

Léviathan : Le Pouvoir – teaser 5

leviathan-le-pouvoirMais, pourvu qu’on ait le caractère assez trempé pour ça, il n’existe aucune quête plus grande, plus exaltante, que celle du Jeu Supérieur du pouvoir et de la connaissance. Car c’est un jeu. – Léviathan

 

2013-02-26T18:44:31+01:00mercredi 27 février 2013|Journal|Commentaires fermés sur Léviathan : Le Pouvoir – teaser 5
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