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Rétrospective Sea Watch 2011

(c) Sea Watch Foundation / Lionel Davoust

Hop, pendant que je me trouve en mer à bord de Silurian, peut-être à voir des animaux magnifiques et à gagner quatorze prix Pulitzer de photo animalière, peut-être à me noyer dans de la pluie et du brouillard en grelottant de froid et en me maudissant d’être parti dans une telle aventure, je vous propose – et surtout pour tous les amoureux des dauphins – une petite rétrospective sur mon expédition de l’année dernière, mon volontariat auprès de Sea Watch Foundation en 2011. Les articles du blog sont accessibles par ce lien, classés par ordre chronologique d’écriture.

> SWF 2011 : le retour à la mer <

2018-08-09T10:55:01+02:00jeudi 2 août 2012|Best Of, Carnets de voyage|Commentaires fermés sur Rétrospective Sea Watch 2011

La meilleure façon de faire connaissance

Attention, cette entrée comporte des scènes de ménage.

Photo G. Leaper

La meilleure manière de faire connaissance, c’est de se frotter. Frotter à genoux, en extension, les bras tendus, dans les recoins obscurs. Frotter du sol au plafond.

Lui, c’est Silurian. Lui, ou elle. Car les navires, en anglais, n’ont pas le genre neutre (« it ») mais féminin (« she »), ce qui constitue une entrave majeure à la grammaire de la langue (la seule du genre – lulz -, à ce que je sache), ce qui n’est pas dénué d’une certaine poésie, et contribue à personnaliser l’engin comme une maîtresse ou une compagne, depuis l’époque où la marine était principalement masculine.

Silurian va être mon abri, ma maison et mon refuge pendant dix jours, avec sept autres personnes (quatre volontaires ponctuels, et quatre membres d’équipage, dont je fais partie au titre d’assistant de recherche et de photographe). Nous partons en relevé demain à travers les Hébrides, îles habitées et rochers pelés battus par les vents et les pluies, parfois abandonnés par l’homme depuis des décennies et rendus aux oiseaux, parfois intouchés depuis toujours. Notre but consiste, comme à l’accoutumée, à guetter baleines et dauphins en milieu sauvage, à noter tout ce que nous pouvons sur leur comportement, et surtout à prendre des photos dans le but d’identifier les individus, car les motifs et cicatrices des nageoires dorsales forment une empreinte unique. Grâce à cette technique très simple, il est possible de connaître l’utilisation que les animaux font de l’habitat, d’appréhender leurs structures sociales, leur succès reproducteur, etc.

J’ai approché Silurian pour la première fois la semaine dernière avec révérence : cette belle dame de 16 mètres – car je préfère l’emploi du féminin au masculin « neutre » français, et c’est ainsi qu’on me l’a présentée -, qui a beaucoup navigué, arbore sa coque blanche et ses deux mâts avec une tranquillité à la fois rustique et benoîte.

La meilleure manière de faire connaissance avec un navire, c’est de le briquer.

Et nous l’avons briqué, oh oui. Non sans mal, dans l’espace exigu que représente l’entrepont mais, en ce qui me concerne, avec révérence et amitié, comme si je soulageais un  éléphant placide de ses tiques et démangeaisons. Évacuer poussière, terre, boue récupérée pendant les expéditions précédentes ; faire l’inventaire des provisions et jeter tout ce qui est périmé ou paraît suspect – un navire est, bien sûr, un environnement suprêmement humide et tout pourrit très vite ; passer tous les plafonds à l’eau chaude et savonneuse pour combattre l’apparition des moisissures dans la charpente ; débarquer ce qui est hors d’usage, inutile, trop usé ; aérer et préparer la literie des quartiers ; frotter le pont ; remonter des dizaines de seaux d’eau de mer et rincer.

Cela semble une liste de corvées mais, pour moi au moins, cette contribution à préparer l’expédition me donne plutôt l’impression de présenter mes hommages à celui, ou celle, qui sera notre plus important ami de ces dix jours et dont nous dépendrons entièrement. À New Quay l’année dernière, un opérateur de whale watching m’avait expliqué que le nettoyage constant d’un navire va au-delà de la fierté ou de la maniaquerie : c’est une tâche de maintenance, qui permet, par l’attention prêtée aux détails, de remarquer au plus tôt ses faiblesses, de noter ce qui a besoin d’être renforcé, et ainsi de prévenir les avaries. Toutefois, en ce qui me concerne, au-delà de cette nécessité, plus que mon travail à terre ou lors des excursions en mer où j’ai pu participer (et dont deux mille photos prises pendant quatre semaines attendent déjà un traitement…), c’est là que j’ai l’impression de gagner ma place à bord – dans l’attente de mon travail en mer.

Plus prosaïquement, cela signifie que je pars dans des endroits de plus en plus difficiles à trouver : ceux qui n’ont pas de couverture 3G ni même GSM, ce qui implique une absence totale des réseaux et du mail. Cependant, je compte tenir pendant ce temps un journal quotidien que je publierai ici même à mon retour. Univers, entends-moi : c’est le moment de me donner le prix Nobel, de me relancer pour mes factures, de m’apprendre que mon chat imaginaire est mort, de déclencher des invasions de zombies ou de conclure la paix mondiale parce que, quoi qu’il arrive, je n’en saurai strictement rien. La maison reste cependant ouverte, j’ai quelques articles en actus en réserve qui se posteront automatiquement pendant les jours à venir, n’en profitez pas disparaître – et n’en profitez pas non plus pour glander sur les déclencheurs, parce que je vais rentrer un jour, et ça va barder si je découvre que vous n’avez pas pris votre écriture au sérieux.

Soyez sages ! (ou pas)

2012-08-01T19:50:22+02:00mercredi 1 août 2012|Carnets de voyage|3 Commentaires

Lundi, c’est déclencheurs (5) : un élément WTF

Rappel des règles du jeu : il s’agit d’écrire pendant vingt minutes sur un, ou plusieurs éléments, remaniés ou non, de la liste ci-dessous. L’article initial de la série se trouve ici.

Que fait cet élément dans l’histoire ? Est-ce un accessoire ? Le pivot de l’intrigue ? Un coup de théâtre ? Réfléchissez, et surpenez-vous !

Déclencheurs : un élément What The Fuck ?!

  1. Chat
  2. Bracelet brésilien
  3. Sabre brisé
  4. Sablier
  5. Lampe à huile
  6. Ecran plat
  7. Marqueur noir
  8. Bouée de sauvetage
  9. Clé à molette
  10. Sac de terreau
2014-08-27T16:06:16+02:00lundi 30 juillet 2012|Technique d'écriture|5 Commentaires

Highland games

La semaine dernière se sont déroulés les Highland Games à Tobermory, l’occasion pour le HWDT de tenir un stand pour proposer au public quelques animations et découvertes sur le thème de la faune marine, et pour nous volontaires de donner un coup de main – mais surtout de découvrir la tradition de ces jeux typiques d’Écosse. On entend parler de ces sports d’hommes forts, comme le lancer de tronc, et cela existe : il faut le voir pour le croire.

Des Highland games, c’est évidemment beaucoup de musique, et cela commence par une parade. Les aînés du village le traversent en costume traditionnel, suivis par un bataillon entier de lycéens et lycéennes armés de cornemuse, qui gravissent les collines suivis par la foule jusqu’au terrain où se dérouleront les jeux. Lequel est un golf. On est loin de l’élitisme supposé, des voiturettes ombragées, de l’herbe impeccable et des médecins libidineux accompagnés d’infirmières à blouses courtes, et tant mieux.

Toute la journée se déroulent des épreuves classiques d’athlétisme, course, saut, en catégorie « Open » pour tous ceux qui sont prêts à tenter leur chance – où l’on voit avec grand plaisir toutes les classes d’âge se mêler – ou « Local », pour les vrais de vrais. En parallèle, les concours de danse traditionnelle voient s’échiner les filles sur des chorégraphies très précises et ardues (tandis que le vent plaisante avec leur jupon, ce qui réveille chez l’assistance masculine quelques regards égrillards et ataviques remontant à l’époque où, sans nul doute, elles dansaient ansi sur les tables, et eux assis sur les bancs profitaient d’une parfaite contre-plongée).

Mais les choses dangereuses viennent ensuite.

C’est marrant, parce que, vus de loin, ces Écossais semblent de taille normale. Sauf que non. Quand on s’approche, on se rend compte que, pour faire un sport pareil, il faut mesurer 2m10 minimum, peser un quintal de muscles et être capable de décapiter à mains nues un écrivain un peu impertinent, alors du coup on dit bonjour, on sourit, et on propose une pinte d’une toute petite voix, parce que, merde, ces mecs lancent des troncs.

Il ne s’agit absolument pas d’un jeu de force brute mais de finesse (à partir du moment où l’on a les reins assez solides pour déménager tout seul un buffle sur sept étages dans un escalier en colimaçon parisien, s’entend). Il ne faut pas du tout lancer le tronc le plus loin possible, mais le lancer droit. C’est-à-dire lui faire effectuer une rotation complète en l’air (minimum pour valider l’essai) ; la ligne qu’il forme alors une fois à terre doit être la plus proche possible de l’axe initial. Un bon lancer est droit, pas de traviole. Sachant qu’un tronc « standard » mesure dans les 6m de long (deux étages) et pèse près de 80 kg. Mais bien sûr.

Je ne suis même pas sûr d’être assez adroit pour y arriver avec un cure-dents.

La journée s’est close sur le lancer de poids, un truc bien standard et simple en comparaison qui pâlit un peu, je…

… ou pas.

Le poids (« marteau écossais ») pèse la bagatelle de 28 kg. Et le jeu consiste à le lancer par-dessus la barre. D’un solide coup de rein. Incidemment, on court fortement le risque de reprendre ledit marteau sur le coin de la bouille – et que les athlètes restent tranquillement en place à évaluer la qualité de leur lancer sans redouter le truc retors qui menace de leur réduire l’encéphale à zéro. Pendant que des Écossaises à la langue bien pendue sifflent sans vergogne les concurrents en leur donnant d’affectueux surnoms (ici, on ne se qualifie pas d’armoire à glace mais de fridge ) et en leur demandant de lever le kilt un peu plus haut, mon mignon, allez quoi. (Les locaux m’ont confirmé qu’on ne porte rien sous un kilt. Il fallait que je demande. Mais pas que je vérifie.)

Une ambiance évidemment très chaleureuse pour une journée bon enfant, ensoleillée – ce qui n’est pas si fréquent – et très détendante.

Pourtant, il y avait de bout en bout, une réflexion qui me tournait dans la tête : je m’imaginais des siècles plus tôt, confronté à une charge de telles forces de la nature, décrivant de grands moulinets avec leurs claymores.

Il n’y a vraiment pas de quoi faire le malin, et c’est là qu’on commence à mesurer ce que devait être la légendaire valeur des guerriers highlanders

2012-07-27T23:15:17+02:00vendredi 27 juillet 2012|Carnets de voyage|4 Commentaires

Les déclencheurs sont trop durs !

Très heureux que l’aventure des déclencheurs plaise, que ce soit suivi, et surtout que l’entraide se soit installée ! Je ne pensais sérieusement pas que l’initiative rencontrerait un tel succès ; du coup, il est probable que je retente ce genre de chose, et cela me fait prendre conscience que je pourrais bloguer davantage sur l’écriture et l’édition (cet article porte d’ailleurs subtilement – ou pas – sur le sujet).

Mais, alors que je passe parfois sur des sites qui relaient le défi, il m’arrive de lire : c’est trop dur. Je ne trouve pas vingt minutes dans la semaine. Ça ne m’inspire pas.

Ce qui me pousse, cette fois, à prendre mon bâton de sergent instructeur et à dire : hé, ho, les divas, ça suffit.

Vous voulez écrire ? Vraiment écrire ? Votre rêve consiste à publier un livre dont vous soyez content(e), puis à poursuivre ?

Vient un moment où faut se botter le cul.

(Je ne parle pas des gens qui écrivent pour eux sans ambition de publication, ce qui est une approche parfaitement légitime ; il n’y a là d’autre exigence que la sienne, puisqu’aucun regard destinataire, et aucune exigence de discipline.)

Si vous ne trouvez pas vingt minutes dans une semaine de probables vacances pour écrire sur un thème au choix parmi dix tous très différents les uns des autres, permettez-moi de m’interroger sur le sérieux de votre engagement « professionnel » (au titre de celui ou celle qui désire pratiquer l’écriture avec le sérieux d’un professionnel, pas de celui qui est payé pour ça). Si vous n’accordez pas ce minimum (car vingt minutes, on parle bien de minimum, moins, c’est ne rien faire) de sérieux à votre écriture, qui le fera ?

L’approche professionnelle exige parfois qu’on se fasse violence. Et se faire violence, être un(e) pro, c’est écrire même quand l’envie n’est pas présente, surtout pour apprendre à se connaître pour savoir comment réveiller la machine à « inspiration », sans attendre qu’elle vienne ; aller la chercher de force, et le plaisir qui va avec. Les déclencheurs vous déplaisent ? Il ne s’agit pas d’écrire toujours sur ce qu’on veut, parfois, mais aussi de savoir tordre un thème pour le faire coller à sa propre sensibilité et trouver ce qu’on a à dire dessus. Où se trouve votre envie d’écriture ? Là est la vraie question. Tordez-les, ces thèmes, et faites-leur cracher ce que vous voulez.

C’est même le meilleur exercice qui soit, car c’est la difficulté qui enseigne. (Ce n’est pas pour dire que l’écriture est une souffrance, bien au contraire ; elle est censée être un plaisir, mais elle comporte un apprentissage, et apprendre nécessite d’investir de l’énergie contre des épreuves, ainsi que se permettre de se tromper.) Apprendre à écrire est un processus constant, et on n’apprend pas le monde en restant dans la sûreté de chez soi. Écrire est un muscle. Un pro – surtout à plein temps – doit produire du texte, un texte bon pour ses lecteurs et qui lui fasse plaisir à écrire, et s’il ne s’est jamais préparé à la difficulté avec sérieux, s’il n’a pas appris à la transcender, à savoir quelle méthode de travail lui convient pour savoir attiser la passion au quotidien, il va dans le mur. (Ou plus exactement dans la grange avec une corde à attacher aux solives.)

Je parle d’expérience. Si j’avais laissé la timidité et le sentiment d’inadéquation face au mythe arthurien parler au lieu de me demander : « qu’est-ce que j’ai, moi, de personnel à dire, et que je peux apporter à ce thème ? », je n’aurais jamais écrit « L’Île close », qui, deux ans plus tard, était finaliste du Grand Prix de l’Imaginaire, lauréate du prix Imaginales, traduite aux États-Unis.

Mais je ne suis pas plus malin que vous. Je réfléchis et je pratique simplement autant que je peux, comme tout le monde. Ce que je peux dire en revanche, c’est que ce chemin ne défilera pas sous vos pieds de lui-même, c’est à vous de l’emprunter. Au bout du compte, écrire est un engagement que vous avez pris avec vous-même, et personne ne vous regardera ni ne vous félicitera de le faire. C’est pour vous que vous travaillez, et personne d’autre. Oui, il faut parfois du courage face à une feuille blanche, je ne dis absolument pas le contraire. Mais ce courage, c’est à vous de vous le donner, et de vous autoriser à l’avoir. Prenez-le à bras-le-corps. Vous ne le trouverez pas dans les prétextes et les fuites, c’est une certitude. Vous le trouverez en vous battant, en remportant de petites victoires, comme avoir consacré vingt minutes à votre rêve, et rien qu’à lui.

Vous voulez écrire ? Vous voulez vraiment écrire ?

Alors au boulot, bordel.

Avec tous mes encouragements.

2014-08-27T16:06:25+02:00jeudi 26 juillet 2012|Technique d'écriture|9 Commentaires

Péché obligatoire

Préambule :

Préambule.

Non, ce n’est pas son nom (encore que, j’en sais rien). Ce sympathique chat orange est un habitué de Tobermory qu’on croise en permanence, en général dans cette position, c’est-à-dire dormant sur le toit d’une voiture garée dans la rue.

Et pourquoi le chat orange ?

Parce que ce n’est pas un chat errant. Il appartient bien à quelqu’un, et ce quelqu’un, ce n’est ni plus ni moins que la distillerie de whisky de Tobermory.

Bon, je ne peux pas être en Écosse, amateur et passer à côté de certaines choses.

J’ai intérêt à faire durer, parce que 48h de voyage, je ne me réapprovisionnerai pas de sitôt…

2012-07-25T22:06:08+02:00mercredi 25 juillet 2012|Journal|1 Commentaire

Reines et Dragons sur Elbakin

Couv. Kerem Beyit

7/10 – Au final, l’ensemble demeure solide et fidèle à ses prédécesseurs. On peut donc dire que le flambeau a été repris avec brio !

Un article de Gillossen à lire sur Elbakin.

2012-07-22T00:00:40+02:00mardi 24 juillet 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Reines et Dragons sur Elbakin

Invité pour les requins

Le carnet de voyage du jour est à voir (en anglais) sur le site du Shark Trust, qui s’occupe de conservation et de recherche autour des requins pélerins d’Écosse. Ces grands animaux sont fréquemment croisés dans les Hébrides, et, en vertu de l’entraide régnant entre cette organisation et le Hebridean Whale and Dolphin Trust, j’ai eu le plaisir de proposer un petit tour d’horizon des rencontres du mois. C’est sur le blog du Shark Trust, ici.

2012-08-01T19:53:08+02:00mardi 24 juillet 2012|Carnets de voyage|6 Commentaires

Lundi, c’est déclencheurs (4) : un lieu pour l’action

Rappel des règles du jeu : il s’agit d’écrire pendant vingt minutes sur un, ou plusieurs éléments, remaniés ou non, de la liste ci-dessous. L’article initial de la série se trouve ici.

Déclencheurs : un lieu pour l’action

  1. Piscine
  2. Verger
  3. Toit d’immeuble
  4. Dans le noir total
  5. A bord d’un engin volant
  6. La réalité elle-même se délite
  7. Au sommet des montagnes
  8. Orage tropical
  9. Complexe industriel
  10. Plateau de bureaux
2014-08-27T16:06:32+02:00lundi 23 juillet 2012|Technique d'écriture|2 Commentaires

Table ronde d’auteurs au colloque « Antiquité et littératures de l’imaginaire »

Ce débat, centré sur l’usage de l’Antiquité gréco-romaine que font les litératures de l’imaginaire, s’est déroule lors du colloque L’Antiquite gréco-latine aux sources de l’imaginaire contemporain – Fantasy, Fantastique, Science-Fiction. Ont participé :

  • Romain Aspe
  • David Camus
  • Nathalie Dau
  • Lionel Davoust
  • Nicolas Delon
  • Sylvie Miller
  • Rachel Tanner

L’intégralité des échanges a été enregistré par Fantasy.fr. La vidéo est visible sur cette page et le son peut être téléchargé au même endroit.

2012-07-21T22:58:02+02:00dimanche 22 juillet 2012|Entretiens|Commentaires fermés sur Table ronde d’auteurs au colloque « Antiquité et littératures de l’imaginaire »
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