Du processus de construction de « Les Dieux sauvages »

Il m’arrive de recevoir des questions, tant sur l’écriture qu’en réaction à ce que je peux dire ici ou là, et c’est un plaisir, et je me dis souvent : « ah, ça nécessite une réponse un peu fouillée, pour rendre à la personne de la substance, afin de la remercier de l’attention qu’elle a prêté à ce que je peux écrire ou dire » – et puis, life happens, genre une main temporairement invalide, et je termine comme un gros naze à ne pas l’avoir fait.

Qu’il soit donc pris ici une résolution de nouvelle année en mai (ben quoi ? Si on n’avait pas introduit les années bissextiles, je suis sûr qu’on serait le 31 décembre quelque part, en tout cas ça l’est dans l’univers) : m’efforcer d’être bien meilleur là-dessus et donner à tes questions, auguste lectorat, la plus haute priorité ici. (Ceci ressemble dangereusement à une promesse électorale, mais comme vous n’avez pas à voter pour moi, on est en sécurité)

Couv. Alain Brion

Avanti. Pour commencer, un retour et des interrogations sur le processus de construction de « Les Dieux sauvages »1. Le tout garanti sans divulgâchage (donc en restant plutôt autour du tome 1).

Merci pour cette lecture et ces questions.

Dans quelle mesure tu avais prévu quels personnages seraient des personnages points de vue à l’avance et quels personnage le sont devenu au fil de l’écriture?

En gros, dans la manière dont j’approche les choses, il y a d’une part la trame de l’histoire (les événements) et de l’autre la manière de la raconter (le découpage scénique et les points de vue). La première concerne plutôt ce qui se passe, la seconde la façon de le faire vivre au lecteur de la façon la plus intéressante et efficace possible (et amusante à écrire, aussi !).

Du coup, il y a globalement dans « Les Dieux sauvages » deux types de personnages à la construction : ceux dont il était évident qu’ils ou elles seraient point de vue (Mériane, Erwel, Luhac, Ganner, plus tard Maragal…) parce qu’ils se trouvent au centre du maelström, et ceux qui se sont présentés sur la scène en disant « je figure dans cette histoire, et ça serait vachement plus intéressant que tu la racontes à travers moi » (Juhel, Izara, même Leopol…). C’est sans lien aucun avec la densité de chaque fil scénaristique, d’ailleurs. La preuve en est le cas de Chunsène, qui a failli ne jamais apparaître dans la série du tout. Mais elle m’a tiré la manche, tellement fort que j’ai dit « okay, on va faire un bout d’essai » et… elle s’est révélée l’un des personnages les plus importants et les plus intéressants de la saga.

La morale de ça ? La pensée consciente, c’est bien, mais toujours faire très, très attention à ses tripes et aux personnages qui s’imposent à vous.

Quand tu as écrit La Messagère du Ciel, dans quelle mesure ton histoire était proche des personnages, par rapport a une approche par événements ? En gros est ce que t’as travaillé l’histoire de Mériane, puis entremêlé celle de Juhel puis celle de Chunsène… ou alors tu as défini les événements majeurs de l’histoire (et l’implication des personnages dans ceux-ci) puis ajouté le liant pour que les personnages aient chacun des arcs intéressants ?

Un peu des deux. Comme je disais plus haut, il y a les grands événements, les grands temps de l’histoire (sachant que je sais très exactement où je vais et quel est le fin mot de tout ça). J’ai donc une vision « macro » de l’histoire, mais cela revient à préparer une rando pour un groupe en étudiant une carte. Tu te dis que tu vas passer par là, que tu vas t’arrêter pour la nuit ici, que tu vas montrer tel paysage à ton groupe, etc.

Et puis tu pars sur le terrain, et là y a un de tes touristes qui finalement n’a pas pu venir, remplacé par un autre ; le chemin que tu voulais prendre s’avère beaucoup plus escarpé parce que tu as mal lu les courbes de niveau ; tel camp a été ravagé par une inondation et tu ne peux pas t’arrêter là ; le paysage que tu voulais montrer à ton groupe (tes personnages) est finalement naze parce qu’il y a de la brume par contre tel autre champ de fleurs s’avère magnifique par total hasard et tu décides de rester plutôt là pour la journée… 

Il y a les intentions, la direction, le cap, l’impulsion, et il y a la réalité de ce que vivent les personnages et ce qu’ils vont vivre, désirer, accomplir dans la réalité de l’écriture, d’une phrase à l’autre. Et à un moment, quelle que soit ta préparation, tu dois descendre sur le terrain aux côtés des personnages et découvrir le voyage. Il est vital, à mon sens, de savoir les accompagner là dans ce qu’ils te servent, parce que c’est là que se trouve la vie, l’inconscient, le mystère créatif. (C’est comme ça qu’une trilogie devient une pentalogie, aussi…)

Donc : dans la grande trame, j’avais forcément l’histoire de Mériane autour de qui tout tourne, celle de Ganner, les coulisses politiques donc Juhel, Luhac, Izara, mais chacun.e m’a aussi apporté sa vision, en particulier Juhel. Chunsène a fait son truc, rencontré des gens intéressants (ahem), et m’a montré tout ce qu’elle était. Dans pas mal de cas, dans ma vision macro, j’ai le « quoi » (il se passe tel événement, par exemple le premier chapitre de La Fureur de la Terre a toujours été prévu de très longue date) mais pas forcément le « comment ». Mon boulot consiste beaucoup à voir ce que l’inconscient / la Muse / le mystère m’a « servi » comme images, comme visions, comme impulsions, et à comprendre consciemment comment les pièces sont déjà en place et comment elles s’emboîtent vraiment (Chunsène et tout ce qu’elle vit s’est avéré absolument fondamental à l’équilibre de la série – je ne sais pas comment j’aurais fait sans elle – mais il se serait peut-être passé autre chose). Tout Évanégyre est comme ça, d’ailleurs : une recherche archéologique pour révéler ce qui veut exister.

Alors parfois, effectivement, il faut creuser un peu plus un arc narratif pour comprendre comment le personnage se rattache individuellement à la grande histoire, et cela veut dire l’étudier, mais souvent, cela revient toujours à la question « okay, où en es-tu, et qu’est-ce que tu veux maintenant et comment vas-tu t’y prendre ? »

Et après, mais c’est plus une discussion qu’une question, je conseille souvent « Les Dieux sauvages » avec beaucoup d’entrain, et les gens sont heurtés par le premier chapitre de La Messagère du Ciel. Moi j’ai trouvé ça très cohérent avec ce qu’il s’y passe, mais ya des gens que ça rebute assez fortement et je les pousse à lire la suite parce que c’est génial. Moi dans ce premier chapitre j’ai vu un parlé divin, qui était du coup onirique et supérieur dans le ton, parce que c’est des dieux et que c’est normal, ça me parait opportun et juste comme style pour ce chapitre. Je suppose que des gens ont déjà dû te parler de ce premier chapitre, et je me demandais comment tu les a reçu, ce que tu a pu en tirer comme conclusions, et quelle avait été ton intention réelle sur ce départ.

Aha.

D’abord, merci beaucoup pour ta recommandation et ton enthousiasme pour la série. Et content que tu aies marché.

On a un peu discuté de ce premier chapitre (pour mémoire : deux pages et demi un peu ésotériques et conceptuelles de débat entre deux divinités) avec Critic, et la question m’a été posée : « tu es sûr que tu veux commencer comme ça ? » J’ai dit « oui » – et le débat s’est arrêté là, parce que chez Critic, ils sont super, ils me font confiance.

Sur le moment : je le sentais absolument comme ça. Parce que je voulais que dès la toute première page de cette saga, les réponses soient déjà présentes, dissimulées, mais capables de prendre tout leur sens quand tu as enfin trouvé les clés en faisant le voyage avec les personnages. C’est pour moi un plaisir de lecteur de voir tout ce qu’un auteur a semé sur son chemin et de voir la signification me sauter au visage quand je sais enfin, alors forcément, c’est une chose que j’aime faire aussi.

Après, oui, ce passage est un peu nébuleux – mais c’est le jeu. Je suis toujours le premier à dire que notre travail doit être accessible – qu’il doit emporter le lecteur dans l’histoire. Je suis aussi le premier à critiquer l’interminable prologue de Tolkien dans Le Seigneur des anneaux. Mais « le lecteur » n’est pas un absolu. « Les Dieux sauvages » est une saga complexe, avec beaucoup de personnages (six à huit points de vue par tome), de la stratégie militaire, de la politique, des alliances, dans un univers sombre et dur. (Et beaucoup de révolte contre celui-ci, du coup.) Il y a de l’humour, mais c’est un humour plutôt noir, celui avec lequel on se défend face à une opposition qui semble irrépressible à première vue.

Et donc ce que je vais dire est une analyse a posteriori, mais : ces premières pages forment aussi une sorte de promesse narrative, d’avertissement. En gros, ça dit : ça va être complexe, il va falloir faire un peu gaffe, et surtout, je vous invite à faire gaffe, justement, parce qu’il y a des miettes dans tous les coins, et si vous voulez jouer à essayer de piger le fin mot de l’histoire, ça promet d’être rigolo, parce que je vais quelque part. Voilà peut-être la promesse narrative importante des chapitres « Ailleurs » dans La Messagère du Ciel : accrochez-vous à votre siège, parce qu’on va quelque part. Il y a une vraie fin qui viendra justifier tout le voyage (et qui est, pour moi, la raison d’être de cette saga). Je pense que le pari était le bon, parce que par la suite, aucun lecteur n’a critiqué ces pages en me disant qu’elles étaient superfétatoires ; on les a trouvé parfois complexes, c’est vrai, mais toujours intrigantes, ce qui est le but.

Maintenant, note bien que quand on m’a proposé de publier le premier chapitre en ligne pour donner envie, j’ai expressément dit de ne pas commencer par les premières pages mais de démarrer directement sur le « vrai » chapitre 1, où l’on découvre Mériane dans la forêt relevant ses collets et se confrontant aux dangers de la zone instable – la narration plus classique. Les premières pages n’ont de sens que si tu as acheté le livre et donc décidé, au moins pour un temps, de faire l’effort de t’investir dans la saga. Donc, s’il s’agit de donner envie rapidement entre deux portes, ignorer ces premières pages n’est pas une mauvaise idée. Par contre, si l’on fait le choix de faire ce voyage, de s’y investir, alors elles prennent tout leur sens.

Et puis, franchement, ce n’est que deux pages et demie. Je sais que nous vivons dans une époque d’immédiateté absolue, mais justement, j’ai envie d’espérer qu’on peut encore survivre à seulement deux pages et demi un peu nébuleuses, qui suscitent le mystère, sans avoir la moindre réponse servie prémâchée tout de suite, surtout si elles servent une finalité narrative !

Merci pour tes questions et ta lecture !

  1. Par défaut, je conserve l’anonymat de ceux et celles qui s’interrogent, ce n’est pas un oubli
2020-05-08T10:56:19+02:00jeudi 7 mai 2020|Best Of, Entretiens, Technique d'écriture|2 Commentaires

Contes hybrides finaliste du Vampires & Sorcières award !

Incroyable !

Contes hybrides est finaliste non pas une, mais deux fois du Vampires & Sorcières award. Okay, la deuxième fois, j’y suis pour rien, puisque c’est Victor Yale, le plasticien qui a réalisé la superbe couverture, qui est nominé – et un immense merci à lui (la sculpture de couverture existe réellement).

Ça vous fait déjà quelque chose de voir un de vos bouquins dans une sélection, mais alors là, deux fois ! (La première étant dans la catégorie recueil / anthologie. Bon, okay, là, j’y suis pour quelque chose.)

Un immense merci au jury pour cette présélection ! C’est super de voir ces textes retenus (et merci aux éditions 1115 qui leur ont redonné vie). Le vote final se fera sur vote du public sur cette page.

La sélection

2020-05-04T09:12:50+02:00lundi 20 avril 2020|À ne pas manquer|3 Commentaires

Imaginales, l’anthologie du confinement : une nouvelle gratuite chaque jour !

Les chouettes initiatives se poursuivent !

Les Imaginales, les éditions Mnémos et les auteurs ont le plaisir de vous offrir un texte par jour pour une anthologie gratuite spéciale, concoctée par Stéphanie Nicot à partir de dix ans d’anthologies annuelles !

« Frontières », prévue pour être l’anthologie des Imaginales 2020, est bouclée, et en cours de correction ; mais elle ne sera publiée que lors des prochaines Imaginales (27-30 mai 2021).

Le festival des mondes imaginaires d’Épinal n’a cependant pas voulu faire l’impasse sur ce panorama annuel de la fantasy (2009-2016), puis, plus largement, des littératures de l’imaginaire (depuis 2017). Nous avons donc choisi, pour vous aider à vivre le plus sereinement possible cette période de confinement, onze auteurs et autrices de talent, dont quatre « coups de cœur » des Imaginales (Charlotte BOUSQUET, Lionel DAVOUST, Estelle FAYE, Rachel TANNER), sans oublier Julien d’HEM, la révélation de la première anthologie, dont nous avons publié la première nouvelle.

Nous avons également mis l’accent sur les récits humoristiques, entre vraie drôlerie (Silène Edgar) et rire grinçant (Maïa MAZAURETTE, Philippe TESSIER). Nous aurions aimé intégrer certaines grandes signatures de la fantasy, mais leurs textes ont, depuis, été repris en recueils, quand d’autres étaient trop longs…

Cette « anthologie du confinement n’est donc pas un « best of », mais plutôt une déambulation parmi les signatures de qualité qui se sont succédé de 2009 à 2019 ; elle vous donnera peut-être l’occasion de découvrir de nouveaux écrivains, et ainsi, lors de la réouverture de vos librairies préférées, de vous procurer leurs romans et recueils, voire l’une ou l’autre de nos anthologies thématiques.

Bonnes lectures !

J’ai l’honneur d’y figurer avec « Une Forme de démence », initialement parue dans Destinations en 2017, un hommage cryptique à vous-savez-qui en fantasy, un texte qui me tient à cœur à travers ce qu’il raconte sur la création, qu’elle soit littéraire ou collective.

Merci à Stéphanie Nicot de l’avoir retenu, et à tous les partenaires qui rendent possible cette anthologie virtuelle !

Au sommaire

Rois et Capitaine (2009)
Julien D’HEMLe Crépuscule de l’Ours

Magiciennes et Sorciers (2010)
Maïa MAZAURETTE, Exaucée

Victimes et Bourreaux (2011)
Charlotte BOUSQUETLa Stratégie de l’araignée

Reines et Dragons (2012)
Érik WIETZELLe Monstre de Westerham

Elfes et Assassins (2013)
Rachel TANNERLa Nature de l’exécuteur

Bardes et Sirènes (2014)
Régis GODDYNTant qu’il y aura des sirènes

Trolls et Licornes (2015)
Silène EDGARLe Troll médecin

Fées & Automates (2016)
Estelle FAYESmoke and Mirrors

Destinations (2017)
Lionel DAVOUSTUne Forme de démence

Créatures (2018)
Jean-Claude DUNYACH, Casser la coquille

Natures (2019)
Philippe TESSIERQui se souvient des hômlas ?

Pour découvrir les textes et s’abonner, rendez-vous ici !

2020-04-28T10:33:37+02:00jeudi 16 avril 2020|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Imaginales, l’anthologie du confinement : une nouvelle gratuite chaque jour !

La Route de la Conquête GRATUIT en numérique pour tenir pendant le confinement ! [72 heures]

Avec des MAJUSCULES parce que c’est IMPORTANT auguste LECTORAT :

Couv. François Baranger

Les éditions Critic et moi sommes heureux de nous associer à l’opération Bol d’Air, qui offre un livre électronique par jour pour aider à tenir pendant le confinement.

Pendant 72 heures, La Route de la Conquête est donc disponible gratuitement au téléchargement en vous rendant sur le site dédié. Pas de fil à la patte, pas d’inscription à une liste de diffusion cachée, juste la possibilité de télécharger le bouquin et plein d’autres extrêmement chouettes pour… ne pas devenir chèvre, comme cette bannière que j’adore le propose.

En espérant que le livre vous fera voyager ! (Petit bonus si vous connaissez « Les Dieux sauvages » ou Port d’Âmes : certains textes de La Route de la Conquête s’y relient subtilement…)

On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l’Empire d’Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble résister à l’avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques.

Parvenue à l’ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent – un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l’autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources indispensables pour Asreth. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et affronter un adversaire inédit : le pacifisme.

> L’opération Bol d’Air <

2020-04-18T08:53:12+02:00mardi 14 avril 2020|À ne pas manquer|6 Commentaires

Procrastination en confinement : les prochains thèmes de la saison 4

Défi réussi ! (En même temps c’était pas la mort, à peu près tous les podcasts de la Terre enregistrent à distance, nous faisions partie des rares dinosaures à nous retrouver en vrai avec un magnéto numérique entre nous.)

Donc, en période de confinement, nous avons ressorti nos casques de gamerz, nos micros de l’époque Sacrée Soirée, et :

(Montage Mélanie Fazi)

… nous avons six épisodes de plus dans la boîte, ce qui conclut pour nous l’enregistrement de la saison 4. Au programme des semaines à venir :

  • 15 avril : L’identification du lecteur au personnage
  • 1e mai : Décider que c’est terminé
  • 15 mai : Tell, don’t show
  • 1e juin : Les réactions des éditeurs
  • 15 juin : Écrire tous les jours
  • 1e juillet : Retours des poditeurs 07

Nous rempilons d’ores et déjà pour une saison 5 (déjà…) qui débutera, comme toujours, le 15 septembre. Et cette expérience nous a ouvert quelques horizons que nous allons explorer… Restez à l’écoute !

2020-04-12T15:34:05+02:00mercredi 8 avril 2020|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Procrastination en confinement : les prochains thèmes de la saison 4

La Messagère du Ciel en numérique à -50% sur toutes les plate-formes

Tout est dit, non ? Pour un mois entier, les éditions Critic proposent un certain nombre d’opérations spéciales en numérique (pour éventuellement remonter votre pile à lire) !

La Messagère du Ciel (« Les Dieux sauvages » 1) fait ainsi partie du lot, avec un prix diminué de moitié chez toutes les plate-formes. Avec également en fantasy les excellents bouquins de mes camarades Thomas Geha et Clément Bouhélier :

Il y a aussi de la SF et du thriller dans cette opération : toutes les infos sur cette page.

Restez en sécurité, lisez en numérique !

2020-05-04T09:14:04+02:00lundi 6 avril 2020|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur La Messagère du Ciel en numérique à -50% sur toutes les plate-formes

Intentions derrière « Les Dieux sauvages » et leur place en fantasy [entretien]

Couv. Alain Brion

Marc : Pourquoi avoir choisi de raconter l’histoire de cet univers sur plusieurs siècles ? Comment est né l’univers d’Évanégyre ? Avais-tu prévu de le développer à ce point dès La Volonté du dragon ? 

LD : Alors, déjà, autorise-moi un petit aparté à présent que nous entamons les questions sur la fiction. Quand j’ai reçu tes questions, dans le domaine des romans, j’ai constaté qu’elles commençaient beaucoup par « pourquoi ». Je voudrais en profiter – en toute amitié, hein ! – pour peut-être désamorcer une idée qui me semble assez fréquente dans l’analyse littéraire : « pourquoi » suppose une raison, un calcul, un discours. Mais le travail créatif est beaucoup plus chaotique que cela, et la raison, pour ma part, est souvent « parce que j’avais envie » ou, plus profondément, « parce que ça me semblait juste pour cet univers / personnages / histoire ». 

Lire l’entretien complet

Les Chroniques du Chroniqueur me proposent une LONGUE interview autour de « Les Dieux sauvages », la fantasy, l’évolution du genre. Merci à Marc de faire de La Fureur de la Terre une des œuvres de son programme de recherche littéraire !

Lire l’entretien sur Les Chroniques du Chroniqueur.

2020-03-15T10:46:05+01:00mardi 17 mars 2020|Best Of, Entretiens|6 Commentaires

Les projets 2020 [Entretien]

Le site de référence ActuSF propose une table ronde d’entretiens de début d’année, notamment sur les projets 2020 : je suis soumis à la question ici. (Pas de prodigieuse surprise si vous avez suivi le blog ces dernières semaines : il est évidemment question en premier lieu de L’Héritage de l’Empire, ainsi que de L’Impassible armada redux.)

2020-03-10T17:32:12+01:00jeudi 12 mars 2020|Entretiens|Commentaires fermés sur Les projets 2020 [Entretien]

Annulation de festivals : dédicace à Rennes ce vendredi

Bon, je décrète officiellement que le coronavirus s’appelle dorénavant connarovirus, pour les victimes qu’il cause avant tout bien entendu. Et en second lieu, pour les rencontres qu’il nous empêche de vivre.

Les nouvelles ont déjà largement transité mais : Rue des Livres (ce week-end) est annulé, comme Livre Paris la semaine prochaine, et Échos et Merveilles à Toulouse se trouve réduit au strict minimum. Nous ne pourrons donc nous y voir, à mon grand regret (mais la santé publique passe en premier et c’est bien normal).

Cependant, la librairie Critic vous propose une dédicace en comité plus réduit ce vendredi après-midi à Rennes !

Michèle Astrud et moi serons donc de 17h à 19h à la libraire Critic, rue Hoche. En espérant que cela nous permettra quand même de se voir, et prenez bien soin de vous.

2020-03-15T08:51:58+01:00mercredi 11 mars 2020|À ne pas manquer|2 Commentaires

Ce week-end, rendez-vous à Rue des Livres à Rennes !

Livre Paris est hélas annulé (j’en reparlerai dans un autre article), mais le salon du livre de Rennes, lui, tient bon : c’est ce week-end, et toute l’équipe Critic édition et librairie y sera !

J’aurai le plaisir d’y être tout le week-end, avec plein de bouquins de toutes les tailles, du léger Les Questions dangereuses jusqu’à l’imposant La Fureur de la Terre, idéal pour se distraire mais aussi à lancer très fort contre vos ennemis divers et variés, car le livre, au XXIe siècle, se doit d’entrer de plain-pied dans une innovation polysémique et multifonctionnelle.

Bref. L’entrée est gratuite, et j’y serai :

  • Samedi 14 mars : 10h30-12h30, 14h-16h30, 17h-19h
  • Dimanche 15 mars : 10h30-12h30, 13h45-15h30, 16h-18h

En espérant vous y retrouver !

Site officiel du festival.

2020-03-04T02:01:46+01:00lundi 9 mars 2020|À ne pas manquer|1 Commentaire
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