Nouveau stage sur un week-end : « Écrire une scène d’action »

J’ai le plaisir de vous annoncer que je remets le couvert en fin d’année ! Cet atelier intensif, inauguré en début d’année de façon un peu étrange (en plein confinement) avait bien plu (merci aux stagiaires !). Il se tiendra donc à nouveau, en présentiel cette fois, à l’école Les Mots (comme de plus en plus souvent – toujours un plaisir !), cet automne.

Comment écrire une scène d’action ?

L’action dans la narration est directement reliée à la notion de tension : qu’elle soit physique ou psychologique, elle place directement les personnages face à des enjeux immédiats et intenses qu’ils doivent résoudre d’urgence. Son dénouement entraîne des répercussions d’envergure – parfois irréversibles – sur la suite du récit. 

Mais retranscrire l’action par des mots seuls dans notre monde actuel saturé d’images représente un véritable défi. Il faut communiquer le danger, maintenir le suspense, faire partager au lecteur la nervosité des personnages, le tout avec une clarté et une concision plus marquées que dans tout autre volet du récit. Une scène d’action réussie constituera un moment fort dont le lecteur se rappellera longtemps – quand son échec entraînera l’effondrement de toute une histoire pourtant bien construite. 

Par la confrontation avec divers archétypes célèbres de l’action romanesque, cet atelier conduira les stagiaires à prendre conscience de toutes les facettes étroitement imbriquées dans l’écriture de telles scènes, et comment rythme et tension peuvent être induits dans la texture même du texte. L’idéal : découvrir comment susciter chez le lecteur des sensations approchant le vertige cinématographique. 

Cet atelier est idéal pour vous si : 

  • Vous cherchez une approche structurante avec des notions théoriques qui vont vous apporter un cadre
  • Vous avez envie de sortir de votre zone de confort et aimez l’inattendu ! 

Méthodologie : 

  • Cet atelier propose des exercices différents à chaque séance pour s’entraîner et découvrir !
  • Cet atelier ne requiert pas d’arriver avec une histoire en tête ou des éléments narratifs déjà construits.

Au programme, en vrac : la fonction de la scène d’action ; ses pièges et ses techniques : rythme, confit, enjeux ; astuces et outils pour les concevoir et les écrire ; du duel… jusqu’à la scène de bataille épique.

L’atelier se tiendra donc à l’école Les Mots, à Paris, le week-end du 10-11 octobre. Attention, places limitées à 12. Pour plus d’informations et s’inscrire, rendez-vous sur cette page !

2020-10-05T20:25:44+02:00jeudi 30 juillet 2020|À ne pas manquer, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Nouveau stage sur un week-end : « Écrire une scène d’action »

La Messagère du Ciel en poche : couverture, date de parution !

Nous y sommes ! J’ai dit tout mon plaisir de voir La Messagère du Ciel réédité chez Folio SF… Les informations ont éte annoncées sur le site officiel, alors cessons de battre autour du buisson, comme on dit outre-Atlantique.

Est-ce que ça ne tue un peu, ça ? 👇

Couv. Georges Clarenko

Un immense merci à Georges Clarenko pour sa vision de la guerre askalite, terriblement fatale et symbolique !

La Messagère du Ciel est le premier volume de la série « Les Dieux sauvages », dont le tome 4 (sur 5), L’Héritage de l’Empire, sortira cet automne. J’ai eu le grand honneur de voir le livre couronné par le prix Elbakin.net du roman de fantasy francophone en 2017 et le prix Imaginaire découverte des Petits mots des libraires en 2018. C’est une vaste saga chorale, qui mêle les codes de la fantasy, du post-apocalyptique, qui s’inspire de la Guerre de cent ans… et qui part là où on ne l’attend pas. « Les Dieux sauvages » fait partie de l’univers plus vaste d’Évanégyre, mais il n’est absolument pas nécessaire d’avoir lu les autres récits pour apprécier la saga – elle forme au contraire une excellente porte d’entrée.

Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.

La date de sortie provisoire annoncée par Folio sur le site est le 1e octobre 2020, pour le doux prix de 8,50 €.

J’espère avoir l’occasion de pouvoir sortir dans le vaste monde pour vous (re)présenter cette saga qui représente mon projet le plus ambitieux à ce jour – peu avant, donc, la sortie de L’Héritage de l’Empire !

2020-10-05T20:25:27+02:00lundi 20 juillet 2020|À ne pas manquer|2 Commentaires

Achat de livres via le site réparé

Un réglage pouvait empêcher l’achat de livres via le site (pop-ups bloqués). C’est réparé. Soutenez vos libraires ! Mais si voulez acheter en ligne, vous pouvez maintenant passer par les pages livres correspondantes du site (papier et ebook).

👉 https://shrtm.nu/AVHU

2020-07-08T21:24:53+02:00mercredi 15 juillet 2020|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Achat de livres via le site réparé

Mise en ligne de la table ronde auteurs du colloque des Imaginales sur Game of Thrones

Malgré la pandémie, les Imaginales ont maintenu un maximum d’activités en ligne (et gloire à l’organisation d’avoir réussi avec brio un virage difficile et serré !). Tout particulièrement le colloque universitaire, dont le thème était « Game of Thrones, nouveau modèle pour la fantasy ? »

Le colloque s’est terminé le mois dernier avec une table ronde auteurs à laquelle j’ai eu l’honneur de participer, avec Emmanuel Chastellière, Silène Edgar, Estelle Faye et Aurélie Wellenstein. Animé par Stéphanie Nicot, le débat traite de l’influence et de l’importance de l’œuvre de Martin dans le domaine de la fantasy, et de notre rapport (ou absence d’icelui) avec elle dans notre propre travail.

À découvrir ci-dessous, et merci à toute l’équipe du festival et au public !

(Vous pouvez constater en passant que j’habite à la Loge Noire de Twin Peaks, ce qui explique peut-être des choses.)

2023-02-04T07:06:18+01:00mercredi 8 juillet 2020|Entretiens|2 Commentaires

La Messagère du Ciel sera réédité chez Folio SF !

J’ai le droit d’en parler et, après tout le bien que j’ai dit autour de la réédition de Port d’Âmes, tu sais combien la collection Folio SF est chère à mon cœur, auguste lectorat. Je résiste à l’envie d’en remettre une couche pour ne pas passer pour un gros fanboy, mais il s’y trouve nombre de mes idoles personnelles de l’âge d’or (Zelazny, Fondation…).

Or… 

Je suis très, très, vraiment TRÈS heureux de pouvoir annoncer que La Messagère du Ciel (« Les Dieux sauvages » tome 1) va ressortir en poche chez Folio SF !

Je viens de corriger les épreuves (ce gros paquet) (très gros paquet) (4 kg sur la balance, c’est DHL qui était content) :

(On constate avec amusement sur la première page que les algos de mon téléphone ont du mal avec le papier blanc)

Le livre sortira au second trimestre (c’est tout ce que j’ai le droit de dire pour l’instant, haha).

Mais je vais pouvoir dévoiler la couverture sous peu ! Je l’ai vue et elle est époustouflante : très différente du grand format, beaucoup plus épique, sombre, presque onirique. J’ai grand hâte de vous la révéler !

Rendez-vous donc au second trimestre pour une période très riche en « Dieux sauvages » :

  • La ressortie du tome 1 en poche, donc, chez Folio SF
  • Et la publication du tome 4, L’Héritage de l’Empire, toujours chez Critic !
2020-07-06T21:08:19+02:00lundi 6 juillet 2020|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur La Messagère du Ciel sera réédité chez Folio SF !

Bravo à Présences d’Esprits pour le numéro 100 de sa revue

Le club Présences d’Esprits est une institution, et l’une des (si ce n’est la) plus anciennes associations de l’imaginaire français : fondé en 1992, il se forme d’abord autour des lecteurs de la regrettée collection Présence du Futur chez Denoël, mais prend son indépendance trois ans plus tard. Depuis 25 ans, le club regroupe les amateurs d’imaginaire de tous horizons, sur tous médias, organise diverses activités (comme les matches d’écriture aux Imaginales et autres festivals) et publie deux revues : AOC et Présences d’Esprits.

Couv. Pascal Quidault

Félicitations à toute l’équipe pour ce jalon majeur qui permet de revenir sur l’histoire du club, propose deux nouvelles inédites, l’une de Camille Leboulanger et l’autre d’Élodie Serrano, un dossier sur Cyrano de Bergerac ainsi que quantité d’entretiens avec des auteurs ayant côtoyé le club au fil des ans comme Mélanie Fazi, Estelle Faye, Laurent Genefort, Elisabeth Vonarburg, Aurélie Wellenstein, Jeanne-A Debats, Kriss Vila, Jean-Pierre Fontana et votre humble serviteur (j’espère n’avoir oublié personne).

Pour commander le numéro, c’est ici !

2020-07-09T11:00:16+02:00jeudi 2 juillet 2020|Entretiens, Le monde du livre|Commentaires fermés sur Bravo à Présences d’Esprits pour le numéro 100 de sa revue

Pourquoi je quitte Facebook

Si vous suivez cet endroit de perdition depuis quelque temps, vous savez que j’ai un problème de longue date avec les réseaux commerciaux. De manière générale, les réactions instinctives qu’ils suscitent, leur métrique fondée non pas sur la qualité des interactions mais sur leur nombre (ce fichu « engagement ») fonde un système voué à favoriser la colère, la peur et la désinformation. Je ne nie pas qu’il peut en sortir de belles choses – j’en ai vécu aussi – mais je pense de longue date que ce n’est pas grâce à la plate-forme, c’est parce qu’il y a des gens formidables.

J’ai donc décidé de quitter Facebook. En plus du rôle nocif des réseaux sur le monde, ils interagissent mal avec ma santé mentale. Autant j’ai à peu près réussi à apprivoiser Twitter, autant, de toutes les entreprises du domaine, je ne peux plus supporter l’impact de Facebook sur le monde, et continuer à me regarder en face en conservant une présence souriante sur la plate-forme

Facebook a montré à répétition son mépris complet pour la vie privée de ses utilisateurs et son attitude destructrice envers la démocratie (dont le scandale Cambridge Analytica ne forme que le sommet visible d’un énorme iceberg). Malgré les vœux pieux de Mark Zuckerberg, Facebook continue à donner une voix à la haine et à la désinformation, au point que la NAACP et d’autres associations de défense des droits de l’homme américaines ont appelé les entreprises à y suspendre leurs campagnes publicitaires. Facebook tolère les négationnistes du réchauffement climatique et combien, combien d’autres messages destructeurs, tout cela au nom de bénéfices publicitaires alimentés par la peur, la colère et la bêtise. 

Facebook est une entreprise criminelle et je refuse de continuer à alimenter son système. 

Mon compte personnel et ma page auteur seront désactivés sous quinzaine. Dans l’intervalle, je reste présent sur Twitter et évidemment ici. Pour mémoire, le site est entièrement accessible par flux RSS (et si vous ignorez ce que c’est, je vous encourage vivement à reprendre en main le flux de votre information) et évidemment il y a toujours la lettre d’information

Pour le contact personnel, je reste disponible par mail (mes initiales @ mon nom de domaine point com ou bien le formulaire du site). Hélas, pour raisons professionnelles, je ne peux pas entièrement quitter Facebook Messenger pour l’instant, mais pour tout échange, je vous invite fortement à privilégier n’importe quel autre moyen de contact. 

Merci de m’avoir suivi sur cet espace pendant plus de dix ans, 
Et on reste ici, et n’importe où ailleurs !

2020-06-28T18:14:34+02:00lundi 29 juin 2020|À ne pas manquer|15 Commentaires

La conscience de l’ambiguïté

Je continue à rattraper vos questions… encore mes excuses pour la lenteur de réponse (… mais si vous m’avez envoyé un jour un mail, vous savez que… enfin… bref. J’essaie de faire mieux, cependant !)

Je viens de réécouter l’épisode 4 de la saison de Procrastination en cours et une de tes phrases m’a interpellé.
Tu dis à un moment que tu cherches toujours à faire véhiculer des choses qui fassent progresser le monde dans un sens positif.

Je trouve pourtant que ton Empire d’Asreth véhicule quelque chose de beaucoup moins consensuel que ça. La façon dont il croît permet des évaluations multiples en positif et négatif, comme l’empire romain qui, je le vois sur Babelio, continue à générer des commentaires parfois admiratifs et parfois dédaigneux et critiques. Et je trouve que cela participe à la richesse et à la vraisemblance de ton univers.

Comment considères-tu cet Empire d’un point de vue « portage de valeurs »?

Déjà, merci beaucoup pour ces compliments sur la richesse d’Évanégyre !

L’histoire est un sujet complexe et rares sont les questions qui connaissent des réponses uniques. Il y en a, bien sûr ; il existe certains cas où le jugement des siècles est (heureusement) sans appel. Mais l’humanité échappe dans nombre de cas à des jugements binaires ; bien ou mal ; positif ou négatif. Dans les faits, bien de longues périodes ont amené les deux (à mesure que les forces de l’histoire prenaient leur propre vie).

Tu parles d’Asreth, qui renvoie aux impérialismes de l’histoire (à commencer effectivement par Rome). Est-ce que Rome est positif ou négatif ? En Europe, nous héritons, au sens large, de Rome ; nous utilisons son alphabet ; la Renaissance, sur laquelle se fonde notre modernité, remonte directement aux classiques. Pour Rome, il fait bon être romain, et en plus, on t’installe des aqueducs.

Alors, Rome, positif ou négatif ?

Pose maintenant la question à Vercingétorix.

De mémoire, je ne crois pas avoir dit dans Procrastination qu’il fallait « toujours » être « positif », ou si je l’ai exprimé en ces termes, je m’y suis mal pris. Je pense cependant résolument que, quand on a la chance de disposer d’une parole publique (y compris dans le cadre de la fiction), il convient d’en faire un usage responsable ; c’est-à-dire qu’il faut avoir conscience des valeurs qu’on véhicule, et qu’il faut s’efforcer de faire progresser la conversation littéraire de manière constructive.

Pour moi, cela commence par prendre garde à toute forme de complaisance envers ce que l’univers relate. Il ne s’agit pas de se censurer ; il ne s’agit pas non plus de nier l’aspect potentiellement fantasmatique, pour reprendre l’exemple dans le cas d’Asreth d’un soldat mécanisé disposant d’une puissance considérable – après tout, la fiction est aussi le domaine de l’exploration du fantasme, et le fantasme, par définition, est un jeu qui n’est pas destiné à la concrétisation.

En revanche, il s’agit de prendre spécialement garde à ce que la narration, derrière cela, cautionne. Tu dis qu’Asreth entraîne des conséquences à la fois positives et négatives : c’est donc que mon but est atteint. Tu ne verras pas de jugement de valeur de ma part t’expliquant ce que tu dois penser parce que ce serait trop simple et l’humanité ne fonctionne pas de la sorte (… et que cela ne m’intéresse pas à écrire. Même à mes propres idées, j’aime trouver des contradictions.). Ce qui est fondamental, c’est que tu ne peux pas adhérer à Asreth sans réserve. Ce sont pour moi ces réserves qui, justement, font qu’Asreth est, d’une part une force historique crédible (merci encore !), d’autre part une invitation à s’interroger sur les faillibilités humaines dans le cadre relativement inoffensif de la fiction (et on peut le faire avec des dragons et des robots géants, au passage).

Pour aller plus loin, voir Compassion, mais prison et Pourquoi la fantasy est un genre moderne.

2020-06-21T22:48:25+02:00lundi 22 juin 2020|Best Of, Entretiens|Commentaires fermés sur La conscience de l’ambiguïté
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