Masterclass aux Imaginales : « Corriger son manuscrit et envisager l’édition »

La photo de ma pomme est © Mélanie Fazi.

Joie, la masterclass des Imaginales est à nouveau reconduite !

Le mercredi 23 mai, Jean-Claude Dunyach et moi avons le plaisir de vous proposer dans le cadre du festival Imaginales (Épinal) une journée de conférences et de discussions autour de la correction des manuscrits et de la préparation à l’édition professionnelle.

Aucune expérience préalable n’est requise, simplement plein d’enthousiasme (et ne pas avoir déjà publié un roman à compte d’éditeur).

Cette journée d’échanges et d’enseignement (mercredi 23 mai 2018) vise à armer les jeunes auteurs pour la transition de l’écriture vers la publication : comment passe-t-on de l’envie d’écrire au métier d’écrivain ?

Au cours des dix dernières années, sites, livres et forums d’aide à l’écriture se sont multipliés. Il est aujourd’hui plus facile que jamais de travailler sur un livre. Mais comment l’achever, puis l’amener au meilleur niveau de qualité possible ? Comment se corriger, s’améliorer ? Comment et pourquoi le présenter à un éditeur ? Quels sont les rouages de la fameuse « économie du livre » ?

Passer du statut d’amateur passionné à celui de jeune professionnel de l’écriture, voilà l’ambition de cette journée de formation, à travers des thèmes tels que :

  • approcher l’écriture en songeant au public, sans sacrifier le cœur de son histoire ;
  • savoir se lire avec recul pour parfaire son manuscrit ;
  • les relations avec le monde éditorial ;
  • la rémunération des auteurs…

Cette journée de formation est destinée à ceux qui se sont lancés dans la rédaction d’un livre, voire l’ont terminé, et pensent à l’étape suivante, la publication professionnelle ; mais aussi à ceux qui ont envie d’écrire des histoires et désirent acquérir une vision panoramique du monde de l’édition.

La journée s’articule autour de présentations sur un sujet donné (l’attitude professionnelle, les corrections, les relations avec le monde éditorial…), suivies de temps de discussion et de débats autour des difficultés rencontrées par les stagiaires dans leur propre travail.

Attention, les places sont limitées – une petite quinzaine a priori (je n’ai pas le chiffre exact). Le tarif de la formation est de seulement 65€ (merci aux Imaginales de soutenir cette journée financièrement et à la BMI pour son accueil !). Pour s’inscrire, on peut télécharger le bulletin d’inscription ici.

Affiche John Howe

2018-05-21T21:30:27+02:00lundi 12 mars 2018|À ne pas manquer, Technique d'écriture|4 Commentaires

Je serai à Livre Paris, MAIS et PARCE QUE : (#payetonauteur)

Commençons déjà par le plus simple : je serai à Livre Paris le week-end du 17 et 18mars, sur le stand des éditions Critic, pour vous présenter enfin Le Verrou du Fleuve !

Mais cette annonce nécessite absolument une explication et un peu de contexte.

EDIT DU 8 MARS – Livre Paris est revenu sur ses positions et annoncé que toutes les interventions seront rémunérées. Ce qui suit a donc valeur d’archive. 

Un soulèvement d’envergure se produit actuellement de la part des auteurs contre l’événement au titre de l’absence de rémunération. Des discussions que j’imagine absolument héroïques ont été lancées par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse (big up à Samantha Bailly qui fait un boulot de dingue) pour obtenir la rémunération des conférences et des activités des auteurs qui viennent contribuer à faire le succès de l’événement, lequel est, disons-le tout de suite, de nature commerciale. Pour commencer à s’informer, voir cet article d’Actualitté et le hashtag (mot-dièse, pardon) #payetonauteur.

Je te renvoie, auguste lectorat, sur les ressources sus-citées, mais pour faire simple, à Livre Paris, les éditeurs louent leur stand ET les visiteurs paient leur entrée. À qui va l’argent ? À tout : la salle, la technique (dont les plantes vertes), mais pas aux auteurs – qui représentent quand même la raison principale pour laquelle le public se déplace ; la force d’un événement comme Livre Paris est dans le nombre et la variété. Les auteurs présents ne sont même pas défrayés par l’événement. 

Sandrine Bonini

Ce qui m’amène, dans le cas de Livre Paris et de manière plus générale, aux deux points suivants. À noter que c’est ma position et que je la partage, chacun est libre de penser ce qu’il désire et de gérer ses affaires autrement, et il y a aucune animosité dans mes paroles – je fonctionne comme ça, et vous pouvez ne pas être d’accord. C’est mon truc. Donc :

1. Prise en charge

Auteur forcé d’improviser pour se rendre à un salon qui ne défraie pas (allégorie)

J’ai clarifié plusieurs fois ma position sur les événements littéraires et ce que je considère comme étant le minimum. Et c’est le défraiement, voir ici. En résumé : je ne viens pas dans un événement à mes frais – je demande au minimum la prise en charge du trajet, de l’hébergement et des repas – protip : je suis facile à nourrir en saucisson.

C’est là que se trouve la raison de ma présence à Livre Paris : celui qui défraie, ici, c’est mon éditeur. Mais ça vous montre tout de suite le problème : Critic loue un stand (payé à Livre Paris) ET fait venir ses auteurs à SES frais (c’est Critic qui me paie mon train, me nourrit en saucisson et me donne la possibilité de venir vous voir – gloire leur soit rendue). Quand vous, lecteurs, payez dix balles votre entrée, sachez que derrière les stands, tout le monde a payé aussi, comme vous, quoique de manière différente.

Donc, de mon point de vue, je ne rends pas de comptes à Livre Paris, ce ne sont pas mes interlocuteurs, mes interlocuteurs, c’est Critic, mon libraire et éditeur. C’est envers Critic que j’ai des engagements, c’est Critic qui endosse le risque financier, et ça n’est qu’à cette condition que je me pointe à Livre Paris, ou dans tout autre salon qui pratique les mêmes conditions (et il y en a, et des gros). Critic engage des frais et ma parole est donnée à Critic. Je n’ai même jamais eu de contact avec Livre Paris.

Je serai présent à Livre Paris, non pas parce que je cautionne la politique de l’événement, mais parce que je suis solidaire des frais engagés par mon éditeur et que, de mon point de vue, c’est lui l’organisateur de ma venue. Ça serait la même avec l’association de pétanque libertine de Plan-de-Cuques.

2. Rémunérer les interventions

On entre dans l’autre bât (techniquement, on entre dans des bas, mais bon) qui blesse : la rémunération des activités (au sens large) relatives à la présence sur un salon. Celles-ci sont (liste non exhaustive, par ordre croissant de difficulté personnelle perçue et de préparation nécessaire) :

  • Dédicaces
  • Tables rondes et débats
  • Rencontres avec les lecteurs (concerne souvent les auteurs jeunesse, qui interviennent auprès d’une classe)
  • Conférences et ateliers

Évacuons tout de suite ce qui devrait tenir de l’évidence : toute intervention nécessitant une préparation en amont – typiquement une conférence ou un atelier – requiert une rémunération supplémentaire spécifique1. Je suis tombé des nues en apprenant qu’à la base, Livre Paris ne rémunérait pas celles-ci – mais, grâce à la Charte (re-big up à Samantha et son équipe), c’est censé changer cette année.

Restent les tables rondes et dédicaces, qui ne sont pas rémunérées. Il y a trois ans, j’ai exprimé en ces lieux une virulente opposition à ce principe, considérant que c’était une partie du boulot. Trois ans plus tard, force est de constater que a) de plus en plus d’événements les rémunèrent (donc c’est possible) et b) c’est le cas assez souvent dans le monde anglophone (mais le marché est plus vaste).

Je n’ai pas / plus d’avis aussi tranché sur la question. Les craintes que j’exprimais dans l’article de 2015 restent : a) voir les auteurs bankable prendre l’ascendant sur les plus jeunes parce que la rémunération de leur présence sera justifiable financièrement au lieu de parier sur un inconnu et b) voir le ticket d’entrée des festivals augmenter en conséquence, réduisant potentiellement l’accès à la culture (car nous travaillons dans ces domaines ardus où la mission culturelle doit côtoyer la viabilité économique). Mais ma réflexion évolue clairement, surtout en comparaison avec la musique. Avec la mutation des modèles économiques (piratage, streaming) et la réduction des revenus afférents, on avance toujours que les musiciens (et le spectacle vivant de manière générale) s’en tirent mieux parce qu’ils auront toujours les représentations. Mais pour un auteur, une dédicace ou une table ronde n’en sont-ils pas l’équivalent ? Dès lors, l’économie ne devrait-elle pas suivre ? Je n’ai pas de réponse absolue, juste ces éléments-là, et c’est le travail des syndicats et associations de démêler la chose (ce qu’elles font très bien, comme les derniers jours l’ont montré).

Cependant – et la boucle est bouclée – dans le cas qui nous intéresse, Livre Paris est un événement commercial. Que Livre Paris fasse payer tout le monde – éditeurs ET visiteurs – et ne rémunère pas les acteurs centraux de la manifestation pointe un des innombrables dysfonctionnements de notre secteur, et il est fantastique que tout le mouvement #payetonauteur porte enfin cet élément à la connaissance du public.

J’espère que cela se propagera aux autres grandes manifestations qui pratiquent la même chose, en silence, depuis des années.

  1. Hormis cas particuliers comme les conventions sur le modèle américain comme la Worldcon, où tout le monde est bénévole et où même G. R. R. Martin paie son billet et son hébergement. ↩
2018-03-13T16:19:33+01:00mardi 6 mars 2018|À ne pas manquer, Le monde du livre|13 Commentaires

Le Verrou du Fleuve est arrivé chez Critic !

Couv. Alain Brion

Dans un tweet que l’humilité m’interdit de reproduire (mais qui m’emplit de joie et de fierté – je suis heureux qu’Évanégyre et « Les Dieux sauvages » aient leur foyer dans une si belle maison !), les éditions Critic annoncent que les exemplaires de Le Verrou du Fleuve (la suite de La Messagère du Ciel) sont arrivés à la librairie.

On s’approche donc ! La sortie en rayons est prévue pour le 15 mars (simultanément en version papier et électronique). Pour fêter ça et présenter le livre, je serai à Rue des Livres à Rennes ainsi qu’au Salon du Livre de Paris (plus d’infos, comme toujours, sur l’agenda).

J’ai vraiment hâte de pouvoir le partager… et d’avancer sur le 3, La Fureur de la Terre, qui sortira début 2019 ! Merci de votre fidélité !

2018-03-05T04:17:56+01:00lundi 26 février 2018|À ne pas manquer|10 Commentaires

Une rencontre avec Simon Pinel, responsable éditorial des éditions Critic

À l’occasion du prix littéraire des booktubeurs, le blog Les Lectures de Sophie propose un bel entretien fouillé avec Simon Pinel, responsable éditorial des éditions Critic : il revient sur l’histoire de la maison, sa ligne directrice, ses liens avec la librairie et parle un peu de la publication d’Évanégyre au sein du catalogue.

Que vous apporte le fait d’être libraire/éditeur ?

Cela nous permet déjà de voir ce qui se vend ! Chez nous, mais aussi et surtout chez la concurrence. On voit ce qui permet à un titre de sortir du lot, de par les ventes, mais aussi grâce au retour des clients. On a toujours des doutes quand on est éditeur. La librairie nous permet d’avoir quelques certitudes. Nous n’hésitons pas à solliciter l’avis de nos clients. Par exemple, on hésitait entre deux visuels pour la couverture de l’intégrale de Dominium Mundi, du coup on a fait un sondage en librairie auprès de nos clients.

C’est à lire ici.

2018-02-20T06:09:25+01:00mercredi 21 février 2018|Dernières nouvelles|1 Commentaire

No future et steampunk [débat aux Utopiales 2017]

© ActuSF

Je continue à rattraper mon retard sur tout ce que je comptais archiver par ici, et j’arrive presque à me retrouver à jour : aux Utopiales 2017, j’ai eu le plaisir de participer à un débat sur le steampunk et ses liens avec le punk tout court en compagnie de Karim Berrouka, Sara Doke et Karine Gobled, table ronde modérée de main de maître par Antoine Mottier.

La captation de l’intervention a été réalisée par le site de référence ActuSF et peut être écoutée librement en ligne ou bien téléchargée sur cette page. Avec un extrait vidéo ci-dessous :

2018-02-18T23:07:47+01:00lundi 19 février 2018|Entretiens|1 Commentaire

Annonce de service : je ne peux garantir le support technique sur la boîte à outils de l’écrivain

La boîte à outils de l’écrivain s’étoffe au fil des mois et je suis content car ces articles reçoivent de plus en plus de visites, signifiant que le pari lancé à l’origine est réussi : proposer davantage de contenu fouillé sur ces aspects, générant pour le site un petit revenu qui permet de justifier le temps que j’y passe.

Petit effet imprévu toutefois que je n’avais pas envisagé, je reçois régulièrement des mails me demandant du support technique sur des configurations particulières ou des cas d’utilisation imprévus. Il me faut donc en dire un mot : je ne peux assurer le support technique sur les outils. Ce n’est pas mon rôle et surtout, je suis très mal placé pour : en cas de problème, mieux vaut s’adresser directement aux développeurs des logiciels idoines, dont c’est le métier.

Après, si vous avez un problème ponctuel et que j’ai la réponse, je serai ravi de l’apporter, bien entendu, et c’est à peu près toujours arrivé pour l’instant, mais je crois qu’il me faut exprimer en toutes lettres que les outils proposés ici le sont « en l’état » et que je ne peux donc garantir de vous sortir de la panade, de la capilotade ni de la tapenade.

2018-02-12T10:03:12+01:00mercredi 14 février 2018|Dernières nouvelles|11 Commentaires

La Messagère du Ciel sur le podium du top 10 2017 d’Elbakin.net !

Je suis vraiment très heureux et honoré de l’attention que reçoit La Messagère du Ciel : après, notamment, le prix Elbakin.net 2017 en catégorie roman francophone, le livre se trouve cité de nouveau parmi le top 10 des rédacteurs sur l’année – et ce qui pour moi est simplement incroyable, c’est qu’il se trouve juste derrière… la saison 7 de Game of Thrones. Rien que ça. Un grand merci renouvellé, Elbakin.net, de prêter votre attention à mon travail !  

Pour découvrir le palmarès global ainsi que les choix de chaque rédacteur et rédactrice, rendez-vous sur cette page ; il y a des dizaines de choses fantastiques à découvrir dans le genre ! 

2018-02-08T06:11:57+01:00lundi 12 février 2018|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur La Messagère du Ciel sur le podium du top 10 2017 d’Elbakin.net !

Réalités augmentées, lectures interactives, diffusion numérique… le livre de demain ? [café littéraire aux Imaginales 2017]

Photo © ActuSF

Autre café littéraire que je n’avais pas eu la possibilité de proposer, sur un thème voisin de mardi dernier, cette fois sur les réalités et livres augmentés, la diffusion à travers le numérique… Ce débat des Imaginales 2017 a été animé par Sylvie Miller, avec Jean-Claude Dunyach et moi-même.

Il est disponible librement sur le site d’ActuSF, en écoute dans le navigateur ou téléchargeable sur cette page.

2018-01-28T15:33:36+01:00jeudi 8 février 2018|Entretiens|Commentaires fermés sur Réalités augmentées, lectures interactives, diffusion numérique… le livre de demain ? [café littéraire aux Imaginales 2017]

Blogueurs, twittos, fans de réseaux sociaux : Parler des livres autrement ? [café littéraire aux Imaginales 2017]

Photo © ActuSF

Ainsi que j’en ai parlé quant à la petite réorganisation du blog, j’ai déporté les chroniques sur les réseaux sociaux seuls et cela me laisse donc le loisir de rattraper des choses que je dois poster depuis des mois… et parmi celles-ci, il y a quelques entretiens et cafés littéraires captés en festival. Notamment celui-ci où, ça tombe bien, on parle de réseaux sociaux dans le cadre des livres aux Imaginales 2017, avec Samantha Bailly, animé par Christophe de Jerphanion.

La captation est réalisée par ActuSF, et le débat peut être écouté ou téléchargé librement sur cette page.

2018-01-28T15:18:57+01:00mardi 6 février 2018|Entretiens|1 Commentaire

De la condition des auteurs (et de celui-ci en particulier) : Plumorama

Le chouette site What About a Dragon ? (avec une des meilleures taglines du monde : « existence in progress ») s’est lancé dans un projet un peu fou : réaliser une cinquantaine d’entretiens d’auteurs sur leurs conditions de travail, leur approche du métier, leurs doutes, difficultés éventuelles…

Les conclusions de ce travail se trouvent ici avec des liens vers les entretiens individuels ; si vous lisez un tant soit peu d’imaginaire francophone, votre favori s’y trouve probablement.

Je remercie Eacide de m’avoir proposé d’intervenir également, et je suis très fier de l’avoir fait « pouffer de manière incontrôlable » (parce que c’est ça, le professionnalisme, coco).

WAAD : Récemment, on entend beaucoup parler du syndrome de l’imposteur. Pour résumer, il s’agit du sentiment d’illégitimité que peut avoir un artiste vis-à-vis de ses pairs et de son art lui-même. Est-ce que ça vous parle ?

LD : Grave.

Pour lire mon humble entretien, c’est ici.

2018-01-26T10:16:03+01:00lundi 29 janvier 2018|Entretiens|10 Commentaires
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