La photo de la semaine : feu de camp Maori

Pris au village du Mitai. Une soirée en compagnie de Maori, très instructive, impressionnante et amusante, permettant de découvrir leur culture ainsi que leur mode de vie traditionnel… et moderne. Le haka (qui n’est pas qu’une danse de guerre) est particulièrement impressionnant quand on se trouve en face. Il est intéressant de noter que la culture maori, contrairement à bien des modes de vie de peuples premiers qui sont considérés comme perdus ou anciens, reste bel et bien vivante et vivace. Bien sûr, elle s’est transformée au contact du monde moderne, mais visiter un site maori ne consiste pas forcément à visiter des vestiges ; sur le lac Taupo, par exemple, on trouve d’impressionnantes sculptures de faces rocheuses qui remontent aux années 1980 et qui sont considérées tout aussi authentiques qu’une pirogue séculaire.

2014-05-28T18:16:59+02:00vendredi 4 avril 2014|Carnets de voyage, Photo|2 Commentaires

La solution trouvée à tout problème de procrastination

mit-seal_400x400Cela faisait quelque temps que je me montrais mystérieux concernant des projets en cours, je peux à présent l’annoncer : j’ai joint mes forces avec le prestigieux Massachusetts Institute of Technology, et nous avons trouvé, conjointement, l’ultime solution  à tout problème de procrastination, que nous sommes en mesure de vous dévoiler dans le cours de cet article.

Le contexte

Ma série d’articles de l’été dernier sur la productivité a obtenu un fort retentissement à l’étranger, notamment auprès du professeur Hildefons Labarrière, d’origine germano-québecoise, excellent locuteur de l’anglais, du français et du hongrois. Il dirige le Département des Études Chronologiquement Contrariées (Department of Retarded Studies) au MIT et m’a proposé, à l’automne dernier, cette collaboration. Selon ses termes :

Les écrivains symbolisent un champ de bataille extrêmement précieux dans notre domaine d’études : hantés par le chaos et l’absurdité, ils s’efforcent toute leur vie de donner forme à ces impulsions qui les dirigent, sans se rendre compte qu’ils sont voués à la défaite. Il nous était donc particulièrement intéressant de travailler avec M. Davoust et avec l’illusion qu’il peut donner un semblant d’ordre à sa vie, alors que c’est clairement perdu d’avance.

photo-Accessories-Head-Welding-Helmet-_12_1024L’étude

C’est sur la foi de ces paroles élogieuses que j’ai donc voyagé jusqu’à Massachusetts, la ville du prestigieux institut, pour me soumettre pendant trois mois à toutes les expériences conçues par le professeur Labarrière et son équipe. Il s’agissait d’étudier mon activité neurologique à l’aide d’un casque de dernière génération (ci-contre) dont les électrodes, au contact de mon crâne, fournissaient des relevés d’une grande précision :

Tout était prêt depuis des années ; les protocoles, l’équipement. M. Davoust n’est pas le premier auteur à s’imaginer qu’il peut échapper au fléau de sa profession. Le problème, c’est que les écrivains, ces créatures vaines, se préoccupent souvent de leur santé capillaire. Il va sans dire que la calvitie absolue de M. Davoust a constitué un critère de premier choix pour l’adopter comme sujet d’expérience : les électrodes, au contact direct de sa peau, ont fourni des résultats sans précédent.

Le protocole consistait, très simplement, à enregistrer mon activité cérébrale et à la mettre en corrélation avec ma lenteur de mise en travail dans une variété de conditions imposées, comme par exemple :

  • Privation absolue de café
  • Après une nuit hachée toutes les deux heures
  • À l’issue d’un repas nourrissant ou, au contraire, constitué exclusivement d’endives à l’eau
  • En fonction de l’heure de la journée, de la quantité de luminosité disponible, du bruit ambiant
  • Au contraire, travail des mécanismes de récompense : un verre de whisky chaque fois que je passe sur Facebook (si j’ai pu vous sembler incohérent ces derniers mois, ce n’est pas moi, c’est l’Oban)
  • En me jetant une rondelle de saucisson tous les 1000 signes écrits
  • En me passant du Christophe Maé dès que ma vitesse de frappe tombait en-dessous des 2500 signes à l’heure

Donnant, par exemple, des graphes d’activité comme suit :

sismogram

Le résultat

Les conclusions de l’équipe du professeur Labarrière sont, à l’image des plus grandes avancées scientifiques : à la fois révolutionnaires et d’une simplicité limpide dans leur approche, tels la mécanique quantique, le calcul différentiel ou la relativité générale. Après deux mois de relevés soigneux et d’écriture (pour ma part) dans toutes les conditions possibles (dans un congélateur, au fond de l’eau sans bouteilles, suspendu par les pieds au-dessus d’une fosse à lions, conditions dans lesquelles ma productivité était maximale puisque, pour 1000 signes écrits, on me relevait de dix centimètres), la conclusion est simple :

Pour cesser de procrastiner, il faut s’y mettre. 

« Nous pensons que notre découverte, assidûment documentée et fouillée, ouvrira de nouveaux horizons productivistes au monde moderne, en stimulant des environnements où l’on s’y mettra pour de bon, par exemple à l’aide de fosses à lions ménagées au rez-de-chaussée des immeubles de bureau pour y jeter les salariés coupables de procrastination régulière. On allie ainsi le meilleur de la science moderne à la tradition séculaire : les Romains savaient déjà, dans un contexte de paix sociale, faire un usage créatif des lions », s’enthousiasme le professeur Labarrière.

À cette fin, alors que l’équipe scientifique apporte la touche finale à l’article qui sera publié dans Nature, je prépare un livre rassemblant le coeur de cette conclusion, sous la forme d’une page unique facile à lire, bientôt disponible en librairie pour un prix qui, m’a-t-on d’ores et déjà assuré, sera sous la barre des dix euros.

2014-03-31T18:41:54+02:00mardi 1 avril 2014|Expériences en temps réel|26 Commentaires

Rhâgenda

Juste une info rapide pour signaler que si vous cherchez la jolie vue de l’agenda, elle a disparu. Je me suis aperçu qu’elle était responsable des récentes lenteurs du site, même quand on n’affiche pas la page correspondante (ce qui en dit long sur la propreté avec laquelle ce plugin a dû être codé) et donc, ouste. Ce plugin (All in One Event Calendar pour ne pas le nommer) est quand même notoirement instable, et je pense qu’à moyen terme, il va dégager pour un autre, probablement commercial.

2014-03-25T19:04:08+01:00lundi 31 mars 2014|Journal|Commentaires fermés sur Rhâgenda

Oh le zoli agenda

Pas trop d’articles de fond encore, auguste lectorat, des déplacements et beaucoup de travail en coulisses sur les projets en cours. Néanmoins, suite à un petit bug, j’ai mis à jour l’agenda et fini par trouver comment tirer profit d’une présentation générale un peu plus sexy.

agenda-new

C’est donc sur la page correspondante. Oui, c’est un non-événement, on est d’accord, mais c’est la rançon de publier tous les jours : on ne peut pas fendre les cieux d’un trait d’esprit fulgurant à chaque jour ouvrable. C’est que ce serait drôlement fatigant.

2014-03-19T21:59:41+01:00jeudi 20 mars 2014|Journal|8 Commentaires

La photo de la semaine : nuit dans le port de Tobermory

Night time in Tobermory harbor

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Un petit essai de photo nocturne, même si, à l’époque, je n’avais pas vraiment le matériel adapté. C’était la veille de mon départ sur le Silurian ; la lune était exceptionnellement lumineuse, ce qui m’a donné envie de faire un tour dans le village (Tobermory, île de Mull, Hébrides, Écosse) pour ma dernière nuit à terre.

2014-05-28T18:16:59+02:00mardi 18 mars 2014|Carnets de voyage, Photo|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : nuit dans le port de Tobermory

Évanégyre et (presque) chronologie

OK, c’est un gros presque (pour ce que j’en dévoile).

Pour Évanégyre, l’univers entier, je travaille comme sur un roman, une série, une nouvelle, mais à échelle plus vaste : tout ce qui n’est pas fixé par l’écriture, et surtout la publication, reste relativement en flux. Il y a bien entendu des repères importants (la Grande guerre évoquée dans « La fin de l’histoire », l’évolution technologique entre « La fin de l’histoire » et La Volonté du Dragon, d’autres événements encore à peine abordés, des personnages qu’on a seulement entrevus pour l’heure) qui conditionnent tout l’arc narratif, mais certains détails de géographie, d’intervalles temporels, peuvent éventuellement être réajustés tant que cela ne vient pas contredire

  1. le matériel déjà publié (la règle cardinale étant  : no retcon !)
  2. le plan d’ensemble et le projet général de l’univers.

Le but étant, toujours, d’écrire une meilleure histoire et un meilleur monde. Certains jalons jetés un peu au hasard peuvent parfois sonner faux après coup ; ils se déplacent souvent sans dommage (et alors, il faut le faire), tout comme l’échafaudage devant une façade n’a guère d’importance ; c’est la maison derrière qu’on souhaite voir ; l’échafaudage doit servir le projet, pas l’inverse.

C’est pour cela que, pour l’heure, le portail Évanégyre reste un peu vide ; je ne souhaite pas m’engager sur des informations autres que ce qui a déjà été publié (quatre nouvelles et un roman, on ne peut pas dire que ça soit très dense… pour l’instant). Cependant, La Route de la Conquête devrait contenir un peu plus de paratexte que les récits précédents, avec quelques informations sur le monde en lui-même, autour des textes, pour satisfaire ceux et celles qui regrettaient mon silence (volontaire, mais peut-être un peu obstiné) sur ce point.

Du coup, je peux quand même montrer un petit machin… (La flèche temporelle va bien sûr de gauche à droite.)

eva_temps

*sifflote*

Les dates sont floutées parce que, donc, pas formellement arrêtées pour l’instant ; au regard du grand ordre des choses (les récits dont il est question étant très brefs à l’échelle impériale), cela peut encore se décaler de 5 à 10 ans. Mais elles le seront quand le livre entier La Route de la Conquête sera achevé et remis à l’éditeur.

Et c’est évidemment un tout petit extrait. Je conserve les lignes temporelles intitulées Politique, Technologie, Batailles, Personnages et bien d’autres par-devers moi… Je maintiens toujours que je suis là pour raconter des histoires d’abord, et non compiler un traité d’histoire-géographie sur la planète Évanégyre. (Même si sa vraisemblance est évidemment capitale – mais elle doit se déduire des récits seuls, pas du volume des annexes.)

(Et si cela vous intéresse, pour compiler mes calendriers et mettre en rapport les événements entre eux, j’ai récemment importé et remis sous forme claire toutes mes notes dans l’excellent Aeon Timeline.)

2014-03-13T00:18:40+01:00jeudi 13 mars 2014|Journal|25 Commentaires

Entre deux eaux

fishy_hold_breathPassage rapide, auguste lectorat, car encore beaucoup de choses à faire. Sur quoi, dis-moi ? Eh bien…

  • La Route de la Conquête, bien sûr. Ça prend forme. Et j’ai vu la couverture. Elle déchire.
  • Sur l’anthologie des Imaginales 2014, avec Sylvie Miller. En finalisation. Et j’ai vu la couverture aussi. Elle déchire aussi. J’ai vu le thème filtrer quelque part dans un support officiel, moi, je n’en dirai rien encore, mais si vous avez envie d’aller à la pêche, l’information est , quelque part. *sifflote*
  • Après dix bonnes années à fonctionner sur le couple OneNote – Word, je change d’outils d’écriture. Je crois avoir trouvé un nouveau Graal. J’en parlerai après l’avoir testé plus en profondeur, mais je l’adopte à une telle vitesse que ça ne va pas tarder, je pense.
2014-03-11T11:25:04+01:00mardi 11 mars 2014|Journal|4 Commentaires
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