La photo de la semaine : chute d’eau sur l’île de Mull

J’avais fait un bref stage de photographie de paysage en 2012 sur l’île de Mull, pendant mon volontariat là-bas. Et j’en avais retiré une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne : le stage ne m’avait pas appris énormément de choses (cela signifiait que j’étais moins ignare que je ne le pensais). La mauvaise : le stage ne m’avait pas appris énormément de choses (cela signifiait que pour progresser, je devrais dorénavant ramer et commettre tout plein d’erreurs tout seul – et je n’ai pas fini… !).

Mull waterfall

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2014-05-28T18:16:59+02:00jeudi 1 mai 2014|Carnets de voyage, Photo|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : chute d’eau sur l’île de Mull

Cet article est-il sérieux ?

Dès lors que l’on dispose d’un solide faisceau d’inférences et d’observations, il doit être possible de décider que quelqu’un est un abruti sans que cela relève de l’attaque personnelle, mais du jugement de valeur – une hypothèse que l’on peut parfaitement réfuter dans le cadre d’une argumentation construite -, voire, dans les cas les plus sérieux, de la conclusion scientifique ; l’information étant alors éclairante dans le cadre d’un débat.

En effet, puisque nous convenons généralement qu’il y a des abrutis partout, il vient qu’à un moment, on les trouve.

Ensuite, l’expérience prouve à 95% que pointer cette conclusion à l’intéressé emporte difficilement son adhésion quant à celle-ci, mais il est important de noter qu’on ne saurait, pour des raisons de biais cognitifs et de logique formelle, considérer cette divergence précise comme une validation de l’hypothèse susnommée.

2014-08-30T18:25:19+02:00mardi 29 avril 2014|Best Of, Humeurs aqueuses|2 Commentaires

Facebook m’interroge

Parce que je bosse où je veux, comme je veux. Mais la firme à Zuckerberg, ça l’ennuie :

whereis-facebook

J’ai envie de te dire, Facebook, prends deux copies doubles et quatre heures, et rends-moi ton traitement de la question.

J’avais déjà noté un effet similaire quand j’étais parti sur le Silurian : impossible de dire à Facebook que je n’habite nulle part, ou bien par 57.9 N x 6.1 E. Pour le réseau bleu, on habite forcément dans une ville, qui doit appartenir à sa base de données. Ce qui, en terme d’optique de vie, me semble révélateur, et un peu dérangeant.

2014-04-10T14:46:33+02:00vendredi 18 avril 2014|Expériences en temps réel|3 Commentaires

Peut-être, enfin, un agenda qui marche

OK, j’ai balancé aux orties et avec un violent coup de pied au derrière l’ancien plug-in d’agenda, qui faisait ramer le site dans tous les sens et rendait aléatoirement des pages de l’administration de WordPress inaccessibles (All in One Event Calendar, pour ne pas le nommer: DO NOT USE, period). Je l’ai remplacé par un plugin commercial, oui mais bon, il faut ce qu’il faut, et tout fonctionne à présent dans la rapidité, la joie et la beauté. En espérant en avoir fini là-dessus, bon sang. À voir sur la page correspondante.

agenda-eventon

2014-04-10T16:58:33+02:00lundi 14 avril 2014|Journal|Commentaires fermés sur Peut-être, enfin, un agenda qui marche

Connectivité limitée, à nouveau

Je repars brièvement pour une dizaine de jours à l’étranger, cette fois assez loin et perdu dans la nature pour que ma présence en ligne soit très loin d’être garantie pour les dix jours à venir. Recommandations habituelles d’usage (il faudrait que je me fasse une page aide-mémoire, tiens, pour référence ultérieure) :

  • Le blog passe en mode léger (même s’il continuera à y avoir une petite nouveauté tous les jours de la semaine), idem pour les réseaux sociaux ;
  • Je ne suis pas joignable, mais traiterai tout à mon retour : en cas de réelle urgence, n’hésitez pas à me mettre une petite balise [URGENT] dans l’intitulé de votre communication pour attirer mon attention ;
  • Soyez sages et gentils les uns avec les autres, paix, amour et chocolat (noir).

Je pars me mettre au vert un moment pour travailler sur La Route de la Conquête. Quoi de neuf dans l’intervalle ? Eh bien, l’anthologie des Imaginales est finalisée, la couverture est magnifique, le sommaire est prestigieux, le thème est intrigant, et surtout les auteurs vont vous émouvoir, c’est une certitude ! Surveillez le site du festival, il n’est pas exclu que des informations tombent d’un jour à l’autre… D’autre part, toujours en quête de l’organisation parfaite, j’ai récemment refondu mon système, enfin compris la puissance d’Evernote, et peut-être trouvé le Graal en terme d’application de gestion de projets personnels. Et j’ai changé d’outil d’écriture. Je parlerai bientôt de tout cela si mes premières impressions positives se confirment.

2014-04-07T21:02:56+02:00jeudi 10 avril 2014|Journal|9 Commentaires

Les cadenas de l’amour et de la séparation

Nouvelle mode, sur les grilles du pont des Arts à Paris et autres, les couples attachent des cadenas en symbole de leur amour et jettent la clé dans la Seine. Ce qui pose quantité de problèmes structurels (les rambardes alourdies risquent l’effondrement) et environnementaux (métaux dans le fleuve). Indépendamment de la symbolique du geste répété des milliers de fois et dont l’unicité et l’originalité se trouvent donc raisonnablement mises en doute, pour ma part, cette étrange prolifération presque corallienne me rappelle autre chose, vu ailleurs, et qui donne au symbole un goût amer.

La division entre Corée du Nord et du Sud a eu lieu à l’issue de la Seconde guerre mondiale. Nous connaissons le Nord – et son régime totalitaire – et le Sud, avec son développement technologique fascinant. On se doute moins que les tensions entre les deux pays font partie du quotidien ; en 1996, un sous-marin nord-coréen a par exemple débarqué un commando sur les côtes du sud, un événement qui a donné lieu à une chasse à l’homme de 49 jours. J’en avais parlé ici.

En conséquence de quoi, des kilomètres de côtes du sud sont grillagées, et surveillées par des postes de garde régulièrement espacés. On s’approche sans problème, le danger venant du large et non de l’intérieur. Et l’on remarque bien vite, sur les grilles, des cadenas espacés, ici et là, souvent colorés, représentant des petits animaux mignons populaires en Asie, avec des coeurs, des mentions « I miss you », etc.

Mais cette gaieté cache quelque chose.

« Ce sont les descendants de familles séparées par la guerre qui viennent ici accrocher ces cadenas, m’explique CSN, mon guide et ami. Ils les posent pour se rappeler les leurs, pour ne pas abandonner l’espoir d’être réunis avec leurs frères, oncles, cousins restés de l’autre côté de la DMZ. »

C’est donc pour cela qu’il y en a peu, et c’est pour cela qu’ils viennent les accrocher devant la mer ; parce que les leurs, s’ils leur sont rendus, viendront probablement de là ; que l’horizon libre permet d’espérer.

Je n’ai certainement pas à dire quoi faire à qui. Je n’ai jamais tellement aimé faire comme tout le monde, en plus, alors ajouter un bout de ferraille sur des milliers d’autres identiques… Ce qui est sûr, c’est qu’après avoir vu ça, par égards pour ces gens séparés depuis bientôt 70 ans, qui ignorent même si les leurs sont encore en vie, je ne pourrais pas me prêter à ce jeu-là. Je me sentirais très myope et très vain.

2014-04-07T12:16:52+02:00mercredi 9 avril 2014|Carnets de voyage|20 Commentaires

La photo de la semaine : feu de camp Maori

Pris au village du Mitai. Une soirée en compagnie de Maori, très instructive, impressionnante et amusante, permettant de découvrir leur culture ainsi que leur mode de vie traditionnel… et moderne. Le haka (qui n’est pas qu’une danse de guerre) est particulièrement impressionnant quand on se trouve en face. Il est intéressant de noter que la culture maori, contrairement à bien des modes de vie de peuples premiers qui sont considérés comme perdus ou anciens, reste bel et bien vivante et vivace. Bien sûr, elle s’est transformée au contact du monde moderne, mais visiter un site maori ne consiste pas forcément à visiter des vestiges ; sur le lac Taupo, par exemple, on trouve d’impressionnantes sculptures de faces rocheuses qui remontent aux années 1980 et qui sont considérées tout aussi authentiques qu’une pirogue séculaire.

2014-05-28T18:16:59+02:00vendredi 4 avril 2014|Carnets de voyage, Photo|2 Commentaires
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