Ça laisse pensif

Vu à Besançon :

IMAG0189

Ce genre d’étrangetés me soulève tant de questions, je pourrais rester des heures à méditer, obsédé par l’absurdité apparente de la chose. Où ils vont ? Nulle part ? Est-ce qu’ils viennent chercher l’eau ici ? Y a-t-il une base secrète de pompiers cachée dans les profondeurs d’où un capitaine en uniforme rouge devenu fou projette de dominer le monde avec un camion modifié en fusée pour bâtir une utopie pompière fondée sur la forme physique, l’entraide et le remplacement de tous les escaliers par des barres lisses ?

Ça pourrait être fun, remarquez.

Rappel : je suis toujours en vadrouille, aujourd’hui en dédicace à la Fnac de Belfort :

[ai1ec post_id= »13914″]

2013-06-04T10:29:26+02:00lundi 27 mai 2013|Expériences en temps réel|11 Commentaires

Blague d’écrivain

lolcat_caption_writerSi l’horloge atomique qui, quelque part, pilote ce site par procuration, ne plante pas, c’est aujourd’hui le second jour de la masterclass écriture dirigée par Jean-Claude Dunyach et moi-même aux Imaginales. Il semble donc approprié de raconter une blague d’écrivain, d’une part parce qu’elle est très vraie, et surtout parce que c’est Jean-Claude qui me l’a racontée le premier – gloire lui soit rendue :

Un écrivain célèbre, à la fin de sa vie, meurt. Satan apparaît dans un nuage de soufre.

« Ha, ha ! s’écrie-t-il, tu es un écrivain, ton métier est d’une honnêteté douteuse, tu iras en enfer !

— Naaaaan », hurle l’écrivain (ou quelque chose d’approchant).

Arrivé en enfer, l’écrivain est conduit dans une petite pièce, où il est enchaîné à une chaise en métal chauffée à blanc, devant une machine à écrire pourrie où il manque la moitié des touches, le papier manque, se met de travers, pendant que des diablotins le piquent avec leurs fourches sans relâche en couinant : « Écris ! Écris ! »

Notre pauvre écrivain s’exécute péniblement, en larmes, au comble de la souffrance, désemparé, désespéré.

Soudain, un ange apparaît dans un nuage de roses.

« Fichtre ! s’exclame l’ange, Satan, tu t’es trompé ! Cet écrivain est bon, il a fait rêver des générations de lecteurs, il était censé aller au Paradis ! »

Satan, confus, détache l’auteur, qui se jette au cou de l’ange, submergé par la reconnaissance. « Merci ! Oooh, merci ! »

L’ange emmène le pauvre homme au ciel.

Arrivé là-haut, il est conduit dans une petite pièce. Là, il est enchaîné à une chaise en métal chauffée à blanc, devant une machine à écrire pourrie où il manque la moitié des touches, le papier manque, se met de travers, pendant que des chérubins le piquent sans relâche avec leurs lances en couinant : « Écris ! Écris ! »

Notre pauvre écrivain en larmes, s’exécute péniblement, sous le regard de l’ange, et gémit : « Mais, mais, oh, pourquoi ? Pourquoi vous me faites ça ! C’est comme en enfer, ici !

— Ah non, réplique l’ange avec un sourire benoît. Ici, tu as une chance d’être publié. »

2018-08-09T11:02:08+02:00jeudi 23 mai 2013|Best Of, Expériences en temps réel|6 Commentaires

Reçus avant de partir

J’attaque aujourd’hui la masterclass des Imaginales – à bientôt pour tous ceux qui y seront -, mais dans ma boîte aux lettres, deux petites surprises m’attendaient.

Pour le côté littéraire :

E&A

Yeah ! Elle est belle, tient bien en main, et les auteurs vous ont concocté des textes merveilleux, drôles, satyriques, épiques ou carrément bouleversants. J’espère que vous aurez autant de plaisir à les découvrir que nous au moment de composer l’ouvrage.

Pour le côté écologique :

MM_MPAs

Je n’ai aucun pouvoir d’aucune sorte sur ce domaine de gestion, mais ça n’empêche pas de se cultiver. Pour quand j’aurai le temps de lire ça, soit, selon mes estimations actuelles, quelque part au milieu du 32e siècle, on n’est plus à une décennie près.

Soyez sages, je laisse blogs et réseaux sociaux en pilotage automatique pour la semaine, même si j’aimerais pouvoir parler du festival en live davantage. L’expérience prouve toutefois que j’y arrive à peine…

2013-05-21T09:11:41+02:00mercredi 22 mai 2013|Journal|Commentaires fermés sur Reçus avant de partir

Un château de calendriers

lolcat-calendarOK, on ne bouge pas et on respire à fond. Le système de calendrier et de gestion d’événements du site était à peu près convenable tant que je n’en avais pas une dizaine mais là, c’est insuffisant pour transmettre les infos que je veux y placer. Je suis donc en train d’en tester et d’en installer d’autres pour parler des réjouissances à venir aux Imaginales (et elles sont nombreuses, dans l’intervalle, vous pouvez jeter un oeil à ma page programme).

Si jamais tu te balades sur le site, auguste lectorat, et lis tout à coup un message d’erreur cryptique qui semble avoir tout pété (ce dont j’estime la probabilité à 75%), imagine-moi au même moment derrière l’écran en train de mugir « maiiiis fuuuuck !! ». Car en vérité je te le dis, c’est ce qui se passera.

*croise les doigts*

2013-05-15T10:29:14+02:00mercredi 15 mai 2013|Journal|8 Commentaires

Le genre de l’orque

Orca_size-2.svg

Par Chris huh, licence CC-By-SA

Un petit sujet pas polémique, tiens (enfin, je ne crois pas), mais qui revient assez régulièrement sur les réseaux sociaux, du coup, comme pour toute question récurrente, je m’efforce d’en faire un article pour placer toutes les informations au même endroit.

Ce dont il est question :

orque_genre_discussion

Si vous avez lu Léviathan, je parle des orques au masculin. Résolument. Pas les orcs à la Tolkien, hein, les trucs noirs et blancs qui figurent là (/^ – |^ – rhaa zut, en haut à droite, quoi).

Ce mot a toujours représenté une des savoureuses « difficultés » de la langue française. (Il figure d’ailleurs dans le Jouette, outil tellement indispensable que les vieilles versions montent à 200 euros en occasion.) Si l’on consulte la bible du français, le Trésor de la Langue Française Informatisé, on lit que

orque_tlf

… orque est un substantif féminin. (Ce que confirment tous les dictionnaires modernes). Sauf que. Piquons un vieux Robert1 :

 orque_robert

Le genre du mot a toujours été un peu flou. J’avais un vieux Larousse (si ma mémoire est bonne) qui, d’ailleurs, ne se mouillait pas et donnait les deux genres. Or, récemment (il y a quelques années), l’Académie Française a tranché : comme le reflète le TLF, orque est féminin.

Sans vouloir être mauvaise langue (tout en l’étant complètement quand même), quand on voit les récentes néologisations absurdes de l’Académie (mél, cédérom), on peut songer que la décision prise était forcément la mauvaise.

Toutes les années où j’ai travaillé au contact des orques, en captivité puis en biologie marine, tout le monde parlait des orques au masculin. Les rares à employer le féminin suscitaient un moment d’arrêt autour d’eux, comme s’ils venaient de dire « un voiture » ou « une pain ». Je ne prétends pas que nous avions raison dans notre usage, mais c’était notre usage et, de ce que j’en ai vu, il était répandu.

Je le conserve donc résolument à l’oral comme à l’écrit, parce que je considère qu’à travailler près d’eux, à les étudier (je fais ici référence aux scientifiques que je côtoie), on décide mieux du genre d’un terme qui représente une réalité quotidienne et tangible, que reclus à décider qu’« e-mail » deviendra « mél » alors que le parfait « courriel » québécois existe. Les écrivains ne subissent pas leur langue, ils l’utilisent, contribuent à la façonner, la recréent même parfois, et chez moi, les orques seront toujours de genre masculin. Tant pis si, depuis, les dictionnaires ont décidé que c’était un barbarisme.

  1. Ce scan est piqué à ce site, qui propose des compléments d’information sur la question.
2013-05-13T10:17:16+02:00lundi 13 mai 2013|Humeurs aqueuses|25 Commentaires

Léviathan : Le Pouvoir sur Blue Moon

Couv. service artistique Seuil d'après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Couv. service artistique Seuil d’après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

C’est parti pour les chroniques de l’ultime volet de Léviathan, avec cette première sur Blue Moon, par Marnie – merci !

*** – Lionel Davoust explore les mythes sur lesquels repose notre société et cette relecture métaphysique, fantastique est tout à fait enthousiasmante. Si les jeux de pouvoirs constituent le vrai thème de cette trilogie, le style puissant, audacieux de l’auteur représente un vrai plus, ici. Si Lionel Davoust reprend des événements pour mieux situer l’action, ces passages sont très vite résumés et n’alourdissent en rien le rythme de l’intrigue. […] Toutes ces révélations… et le réveil de Léviathan entraînent un final flamboyant tel qu’on l’espérait ! avec une ouverture vers d’autres aventures qui sait ?

2013-05-10T08:46:20+02:00vendredi 10 mai 2013|Journal, Revue de presse|3 Commentaires

Sadomagnétique

Retour à la civilisation un peu chaotique (90 km de marche, 4 jours, 20 kg de barda) mais avec des images plein les yeux, alors, pour aujourd’hui, ce sera encore un petit moment surréaliste :

smagnétique

Parce que je ne sais pas vous, mais quand j’utilise un aimant de manière « incorrecte », ce n’est pas la première chose qui se produit – ni même qui me vient à l’esprit.

2013-05-09T15:13:22+02:00jeudi 9 mai 2013|Expériences en temps réel|2 Commentaires

La photo de la semaine : orque des Hébrides

Retour de la photo de la semaine, avec le plus beau, le plus mystérieux, le plus redoutable et le plus intelligent des animaux de la planète :

Crusing black in white

Rencontré l’année dernière, lors de l’expédition scientifique où j’ai participé. Il faudra peut-être un jour que je raconte en détail ces deux heures, parmi les plus extraordinaires de toute mon existence. Une seule communauté de neuf individus croise à travers toutes les Hébrides ; le navire les rencontre à peu près une fois par an… Et j’ai eu la chance invraisemblable d’y être justement cette fois-là.

2014-05-28T18:17:40+02:00mardi 7 mai 2013|Carnets de voyage, Photo|7 Commentaires

Elfes et Assassins, la page livre, commandes ouvertes

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

En ce moment, je me trouve quelque part sur le GR34, entre deux crêperies (dans le sens longitudinal) et entre la mer et la terre (perpendiculairement), et comme toujours dans ce genre de cas, j’alimente le blog à l’avance avec des choses d’ordre plus général. Voilà une petite chose dont je devais faire depuis un moment : toutes les informations sur l’anthologie annuelle des Imaginales, co-dirigée avec Sylvie Miller comme Reines et Dragons l’année dernière, bénéficie à son tour d’une page dédiée : Elfes et Assassins.

Rien qui ne soit déjà passé sur le blog au fil des semaines, mais toutes les infos commodément réunies au même endroit, comme la couverture, le sommaire, la quatrième, etc.

Je peux quand même mentionner que l’anthologie sort très bientôt (pour les Imaginales) et qu’il est d’ores et déjà possible de la commander, avant tout chez votre libraire préféré (donnez-lui ces identifiants s’il a du mal : ISBN-10: 2354081561 / ISBN-13: 978-2354081560), sinon, en ligne.

2013-05-03T11:39:34+02:00lundi 6 mai 2013|Journal|Commentaires fermés sur Elfes et Assassins, la page livre, commandes ouvertes
Aller en haut