Sortie le 7 mai : Comment écrire de la fiction ? 65 Maladresses des jeunes manuscrits

La première maladresse, et c’est dans le livre, c’est : « Ne pas travailler comme on en a besoin » – et j’avais besoin, au cours du projet interminable qu’est La Succession des Âges (un point de situation détaillé la semaine prochaine), d’une pause de respiration. N’ayez crainte, je ne me la joue pas évasion ou remise aux calendes grecques : Comment écrire de la fiction ? 65 Maladresses des jeunes manuscrits est un essai, requérant donc un muscle d’écriture totalement différent de la fiction elle-même. Je suis en train de faire de l’aviron depuis des années sur La Succession des Âges, j’avais besoin de faire une petite pause de vélo pour laisser reposer mes bras, et revenir, de fait, ragaillardi et avec un œil neuf (et des bras reposés) sur le tome 5 de « Les Dieux sauvages ».

Qu’est donc 65 Maladresses des jeunes manuscrits (le précédemment codé « Projet 65 ») ? Un ouvrage de quasi pure technique narrative se métamorphosant au fil des pages en cours d’auto-direction d’ouvrage / réécriture. 65 Maladresses des jeunes manuscrits compile 65 maladresses (duh) de narration que j’ai vues revenir régulièrement en sélectionnant des histoires en édition, en ateliers d’écriture et en masterclasses. Elles vont du niveau même du texte (le premier, le plus accessible, celui avec lequel on se débat immédiatement quand on essaie de faire rentrer de nobles idées dans le vecteur malaisé du langage) jusqu’à la construction dramatique de haut niveau en passant par la mise en scène et les personnages, mais en montant du texte vers les concepts, au contraire de l’approche classique qui vous fait manipuler de la notion de haute volée et vous demande de convertir ça en mots (ce qui est quasiment impossible de prime abord). Là où Rêver, construire, terminer ses histoires se voulait une approche panoramique de la nature même de la fiction (laissant l’implémentation technique au choix du lecteur·ice), 65 Maladresses des jeunes manuscrits parle de boulons et de cambouis.

Dans ces 300 pages, vous ne trouverez pas des évidences qu’on trouve facilement ailleurs (nous vivons à l’heure d’Internet, donc faisons-en l’économie) mais des techniques et des défauts courants, parfois portant des noms clairement identifiés, souvent mal exposés (à mon goût) et mal compris, et aussi d’autres propositions nées de mon humble voyage dans les tranchées (et même informées par la réalisation au long cours de La Succession des Âges).

L’ouvrage comporte quatre « niveaux » qui s’appuient les uns sur les autres :

  • 0. Les maladresses de métier
  • 1. Les maladresses de style
  • 2. Les maladresses dramatiques
  • 3. Les maladresses de personnage
  • 4. Les maladresses scénaristiques

Et à l’issue d’une longue introduction posant les fondamentaux de l’approche proposée, les 65 maladresses proposent à chaque fois :

  • Un exemple prodigieusement stupide, exposant et développant le Jean-Eudes-et-Ultrogothe Cinematic Universe introduit dans le premier tome (et respectant le lore à la lettre. oui, c’était parfaitement inutile)
  • L’explication de : pourquoi c’est une maladresse (comprendre le problème, c’est déjà avoir des idées pour le résoudre)
  • Des techniques de résolution (nullement exhaustives, mais couvrant une grande majorité de situations, et aidant à approfondir la compréhension dudit problème)
  • Une section sur le retournement de la maladresse en technique, car il n’existe pas d’erreur en art, seulement des techniques mal maîtrisées. Parfois, le « problème » est exactement l’effet à atteindre. Quand et comment ?

Quatrième de couverture

En art, l’erreur n’existe pas. Il n’y a que des techniques mal maîtrisées, des maladresses dues à des usages inadaptés.
Les 65 difficultés abordées ici ont été observées dans les manuscrits de jeunes auteurices au fil d’une vingtaine d’années consacrées aux travaux d’écriture, lors de collaborations éditoriales, d’échanges en ligne, de conférences ou d’ateliers.
L’expérience démontre que les mêmes typologies de problèmes se reproduisent chez la grande majorité des écrivain·es, quand bien même chacun·e ont des forces et des faiblesses différentes.
C’est à l’aune de ce constat que s’est construit cet ouvrage, conçu pour vous permettre de comprendre ces maladresses, les analyser et vous donner des outils susceptibles de vous aider dans votre pratique de l’écriture.

Le livre sera disponible le 7 mai prochain, juste alors que je passe en France (comme ça tombe bien), et notamment en avant-première le 30 avril à la librairie l’Astrolabe à Rennes, pour une dédicace spéciale. Et bien sûr, il est d’ores et déjà disponible en précommande partout, et en particulier (et toujours) chez votre libraire préféré !

2026-03-04T03:39:13+01:00mercredi 4 mars 2026|À ne pas manquer|6 Commentaires

« Du manuscrit à la publication » : les inscriptions à la Masterclass des Imaginales 2026 sont ouvertes (27-28 mai)

Cette année encore, je suis ravi d’animer la Masterclass des Imaginales qui est donc passée sur deux jours (27-28 mai), avec mes estimé·es collègues et camarades, Sara Doke et Jean-Claude Dunyach.

Portée par les Imaginales, cette journée de formation a pour objectif de vous accompagner dans l’apprentissage d’outils et méthodes destinés à porter votre travail d’auteur à un niveau professionnel.

Sara Doke, Lionel Davoust et Jean-Claude Dunyach, auteurs incontournables de l’imaginaire francophone, vous donnent rendez-vous le mercredi 27 mai et jeudi 28 mai 2026 de 09h à 18h pour une Masterclass d’écriture.

L’écriture est aujourd’hui accessible à tous. Des masterclass sont proposées sur les réseaux
sociaux, Youtube, dans les publicités… Mais qu’en est-il de l’accompagnement vers une
professionnalisation ? Comment fonctionne la publication ? Comment présenter un texte à un
éditeur ?

Cette session de formation servira à vous armer face à ces questions, à vous informer, vous
guider dans le chemin qui passe de la passion à la profession.

Les questions suivantes seront notamment abordées :
– Gestion de l’information, rythme, conflit… Quelles sont les techniques fondamentales de
la narration.
– Votre public cible est-il adapté à votre texte ?
– Un premier jet est toujours perfectible. Savez-vous prendre le recul nécessaire sur votre
travail ?
– Quelle édition choisir ? Auto-édition ou publication à compte d’éditeur ?
– Comment bien vendre votre manuscrit, rédiger un pitch, un argumentaire
promotionnel ?
– Quels sont les droits qui encadrent l’écriture ? Comment lire un contrat et toucher des
droits ?

Cette formation est consacrée :
⟶ Aux jeunes auteurs qui connaissent déjà l’articulation de leur texte, qui ont commencé,
voire terminé la narration et souhaitent se lancer dans la publication,
⟶ Aux débutants avec une envie dévorante de se mettre à l’écriture et voudraient connaître
les rouages du métier.

Grâce au soutien très actif du festival, le tarif est pour ainsi dire imbattable : seulement 120 € pour deux jours. Pour en savoir et plus et vous inscrire :

➡️ Télécharger le dossier d’inscription de la Masterclass des Imaginales 2026

2026-02-11T04:43:09+01:00jeudi 12 février 2026|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur « Du manuscrit à la publication » : les inscriptions à la Masterclass des Imaginales 2026 sont ouvertes (27-28 mai)

Présentations des Imaginales mises à jour (et un peu de toilettage)

Tous les ans, nous raffinons et faisons évoluer la masterclass des Imaginales ; cette année, nous avons eu la joie de revenir à deux jours complets de formation pour la première fois depuis longtemps, en étant en plus trois à l’animer (avec Sara Doke et Jean-Claude Dunyach). Et donc, comme toujours, les dernières versions mises à jour des diaporamas sont à votre disposition sur la page dédiée en téléchargement libre.

L’occasion, au passage, de réparer apparemment un petit loupé sur la page (la présentation de Sara semblait avoir disparu), et surtout de faire du toilettage ; pour s’adapter à la formule actuelle de la masterclass (et aussi parce que je n’utilise plus PowerPoint), mes vieux diaporamas ont été supprimés, remplacés par les actuels « La mécanique des histoires » et « Proposition d’une méthode de correction », tout en laissant quand même (parce que c’est important) l’ancien « L’auteur dans la chaîne du livre ».

➡️ À télécharger, donc, sur la page dédiée.

Comme toujours, si ces présentations vous ont intéressé et donné envie d’en savoir davantage, soutenez notre travail ! 

  • Si les Imaginales organisent de nouveaux ateliers, aidez l’initiative à vivre : inscrivez-vous !
  • Si vous n’êtes pas disponible, peut-être trouverez-vous à la place un livre qui vous intéresse ?
2025-09-27T10:19:10+02:00mercredi 16 juillet 2025|À ne pas manquer, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Présentations des Imaginales mises à jour (et un peu de toilettage)

On ne reprend pas les textes des auteurs sans leur accord explicite

Un petit message de service que je pose là : tout usage non autorisé par un contrat d’édition est formellement… eh bien… non autorisé. Je n’ai nulle envie d’aller focaliser une ire quelconque contre une structure en particulier donc je tairai les détails de l’affaire dont il est question (et pour laquelle j’ai soigneusement laissé couler les ponts), cependant elle a été suffisamment à la fois lunaire et agaçante pour en faire un rappel formel et général à l’usage des plus jeunes.

Un contrat d’édition encadre et définit les droits sur son œuvre que l’auteur·ice cède à la maison d’édition, comportant notamment périmètre, durée et rémunération, en échange de l’exploration de ladite œuvre par ladite maison d’édition. En général, ledit périmètre concerne un ouvrage donné : on cède un roman ou une collection de textes, ou bien une nouvelle dans un ouvrage collectif. En France, il est très fréquent que l’éditeur représente l’œuvre dans des éditions dérivées (notamment le poche), et c’est explicitement mentionné au contrat.

Cela ne signifie pas que la maison d’édition a tout droit sur les textes qui lui sont confiés, qu’elle peut en disposer pour des ouvrages distincts qu’elle publie sans accord ni rémunération (sans même parler de la base : informer l’auteur !).

Tout usage non prévu au contrat est purement et simplement illégal. De la même façon que la loi définit clairement ce qu’on peut, ou ne pas faire : on ne peut pas traverser à moitié en-dehors des clous. On ne peut pas faire n’importe quoi, et ça doit donc se régler obligatoirement en trois volets incompressibles : a) pardon, b) voilà une proposition de compensation (même symbolique), c) on ne le refera plus. Une erreur arrive. On peut s’entendre.

En revanche, toute autre réaction signe une rupture grave de confiance (puisque plus rien n’encadre quoi que ce soit, que ce soit le business ou la courtoisie), et doit probablement donc se solder par la rupture de la collaboration.

2025-04-29T14:40:49+02:00lundi 12 mai 2025|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur On ne reprend pas les textes des auteurs sans leur accord explicite

Après le compte d’auteur, le compte d’auteur augmenté par l’IA, car c’est 2025 et plus rien n’a de sens, j’imagine

Nouvel arrivant sur le marché des vampires dévorant les rêves et les aspirations des jeunes auteur·ices pour leur promettre monts et merveilles à condition de payer : Spines aspire à sortir 8000 livres en 2025, relus, maquettés et illustrés par l’IA, à condition bien sûr que l’aspirant·e auteur·ice accepte de cracher jusqu’à 5000$ pour le privilège.

Dans les mots des fondateurs :

It’s a self-branding process. Let’s say you want to leave a mark, or a legacy… most people publish a book, not because they want to make a living from that. It’s their hobby. (C’est une question d’identité de marque personnelle. Imaginons que vous vouliez laisser votre empreinte, ou un témoignage… la plupart des gens ne publient pas un livre parce qu’ils veulent gagner leur vie avec. C’est leur loisir.)

Et prétendent avoir obtenu sept best-sellers, dont six sur les sept ont moins de trente avis Amazon – OK, ça n’est pas forcément un indicateur sûr, mais mes amis, plusieurs de mes bouquins dépassent ce nombre et, au risque de briser totalement vos rêves et vos illusions, il se trouve que je ne suis pas un best-seller ultraplanétaire. Je sais, c’est un choc.

Rappel simple :

  • Vous pouvez vous autoéditer, vous diffuser presque aussi simplement sur les plate-formes, et rester en possession de l’intégralité de la gestion de vos droits sans débourser un rond. Vous pouvez en faire un métier ou un loisir selon votre degré d’engagement, publier ce que vous voulez, laisser votre empreinte si c’est votre but, sans passer par des techbros qui se prétendent disrupteurs de l’eau tiède
  • Il existe des packs de correction grammaticale et syntaxique type Antidote qui font un excellent taf sans employer les outils du technofascisme émergent
  • On ne paie pas pour se faire éditer
  • Payer les gens, comme les illustrateur·ces ou des correcteur·ices, pour leur travail, c’est la base de la décence et la fondation d’un cercle vertueux dès qu’on se pique de création

Ils ont levé 16 millions. Au doigt mouillé, je prédis que les auteurs ne verront pas de lecteurs, et que les investisseurs ne verront pas de dividendes, parce qu’il faut être en phase terminale de capitalisme pour imaginer que cracher à la chaîne 8000 bouquins est une idée empreinte du moindre putain de sens.

2025-04-21T16:31:18+02:00mercredi 23 avril 2025|Le monde du livre|2 Commentaires

Vous ne verrez jamais les scènes coupées

Excellente question qui revient de loin en loin, et récemment à l’annonce que j’ai tronçonné sauvagement l’équivalent en longueur de La Volonté du Dragon dans le manuscrit de La Succession des Âges : est-ce qu’on verra un jour les scènes coupées en mode bonus ?

Eh bien : mes excuses, mais non.

Deux raisons à cela : déjà, je ne coupe en réalité quasiment jamais de scènes à proprement parler, je remanie, je réécris, je condense, je réorganise, ce qui conduit parfois à dégraisser la moitié du matériel, mais les réelles coupes franches sont devenues très rares. Je n’ai pas de scènes supprimées, donc, à montrer… Il m’arrive en revanche de les réécrire de zéro quand je suis totalement passé à côté de leur angle (c’est justement le cas en ce moment où la v1 de la scène sur laquelle je travaille semblait tout droit sortie de Kaamelott – après un long moment très lourd dans l’histoire, je crois que j’avais besoin de légèreté, mais c’est totalement hors propos dans « Les Dieux sauvages »…), mais la fonction dans l’histoire reste. Je dois juste entièrement réécrire avec une mise en scène, un discours, une couleur différentes.

Ensuite, si ça a dégagé, c’est qu’il y a une raison. C’est que ça n’avait pas d’intérêt pour l’histoire, et, au final, c’est cela que je vise. On attribue à Bismarck que, pour continuer à respecter la loi et les saucisses, il ne faut pas voir comment on les fabrique ; je crois qu’on peut dire la même chose des romans… Si c’était pertinent, ça serait resté dans le bouquin. Comme ça ne l’est pas, je ne crois pas que ça le soit davantage en-dehors, et je trouve l’exercice, pour tout dire, un peu vain.

La seule exception que je ferais à cette règle serait pédagogique. Il pourrait y avoir de la valeur à montrer d’où l’on part et où l’on arrive, en étudiant presque phrase par phrase le raisonnement et les choix conduisant au résultat.

Mais en-dehors de ça, donc, je crains de devoir garder pour moi la scène à la Kaamelott des fromages bénis de Korig le fermier.

2024-04-07T20:09:03+02:00lundi 8 avril 2024|Journal, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Vous ne verrez jamais les scènes coupées

300 000 signes dégraissés de La Succession des Âges

De deux choses l’une : soit ce marqueur est la preuve que, ma foi, j’ai parcouru un mètre ou deux en une quinzaine d’années, soit c’est le début de la fin et il faut que j’arrête tout.

Le manuscrit de La Succession des Âges vient de franchir une étape importante dans mon retravail : j’ai dégraissé 300 000 signes espaces comprises sur 1, 5 millions en correction personnelle, soit l’équivalent… de la masse complète de mon premier roman, La Volonté du Dragon.

Comme on dit en anglais, sobering thought (pensée qui rend sobre ? l’état de base de l’anglophone étant donc l’ivresse ? de l’existence ? c’est beau). Plus sobering encore, c’est un tout petit peu moins que la moitié du volume déjà écrit (3,2 millions) et un gros tiers du volume restant à écrire (environ 800 000 signes). On avance, mais on n’est pas encore arrivé.

Ai-je fait des coupes drastiques pour en arriver là ? Fichtre, même pas. Du tout. Au contraire : j’ai rajouté deux scènes entièrement nouvelles par rapport au premier jet (dont une assez grosse), et je suis quand même largement en-deçà du volume d’origine.

L’écriture implique toujours un minimum d' »échafaudages de construction » – ces moments où tu cernes un peu toi-même les détails d’une scène, l’état d’esprit des personnages, son organisation, malgré la meilleure clarté d’esprit possible : tu racontes, mais tu découvres aussi forcément un peu. Dans un roman choral, le phénomène est multiplié par le nombre de points de vue ; dans un monstre du type de La Succession des Âges, il y a énormément de choses à suivre ; et en plus, c’est une conclusion de saga, dictant de ficeler définitivement un bon paquet d’éléments. Au final, ces échafaudages n’ont pas plus leur place dans le produit fini qu’on ne s’attend à voir les échafaudages devant un monument dévoilé un public : ça vire. Et ça vire, en large partie, dans le tissu même de la narration – je n’ai rien coupé en termes de structure, seulement dynamisé un grand coup l’ensemble en virant le gras, en ébarbant des détours narratifs sans importance, en simplifiant un certain nombre de fils ou considérations tertiaires (il y a déjà bien assez de trucs à suivre comme ça), en réécrivant plus ou moins, donc. C’est un exemple typique où l’écriture et la réflexion prolongée conduisent en définitive à faire moins, parce qu’après être parti un peu dans tous les sens, on cerne ce que l’histoire veut être, et on ne garde que ça (plus ou un deux jolis détours quand même, parce qu’on n’est pas des brutes). Certaines scènes ont perdu 20, 30, 50% de leur masse en pure élégance. Et c’est BIEN.

Le rythme va ralentir un peu pendant mon séjour en France, forcément (hé ! on se voit à Grésimaginaire ce week-end, hein), mais j’ai le plus gros Acte du livre avec moi qui doit dégraisser d’autant plus.

Onwards.

Dédicace de House of Hades de Rick Riordan :
« À mes merveilleux lecteurs,
désolé pour le cliffhanger précédent.
Enfin, non, pas vraiment. HAHAHAHA.
Mais, sérieusement, je vous aime. »
2024-03-31T16:02:11+02:00jeudi 4 avril 2024|Journal|Commentaires fermés sur 300 000 signes dégraissés de La Succession des Âges

Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales sont ouvertes !

Si vous avez raté les épisodes précédents.

La Masterclass des Imaginales se tiendra cette année les mercredi 22 mai (journée complète) et jeudi 23 mai (matinée) : Sara Doke, Jean-Claude Dunyach et mon humble pomme vous proposons de vous accompagner dans l’apprentissage d’outils et méthodes destinés à porter votre travail d’auteur à un niveau professionnel.

VOUS EMMENER DE L’ENVIE À LA RÉALISATION !

Ces journées de rencontres permettent à d’aspirants écrivains de passer de l’envie, à la réalisation, puis à la possibilité d’une publication.

On trouve un peu partout des propositions de masterclass d’écriture, sur Youtube, dans les publicités sur les réseaux sociaux, l’écriture est devenue accessible à tous. Mais quid de l’accompagnement vers une professionnalisation ? Peut-on se passer d’un chaînon dans l’édition ? Comment se passe la publication d’un manuscrit, comment fonctionne la publication ? Comment présenter un texte à un éditeur ?

Cette session de formation servira à vous armer face à ces questions, à vous informer, vous guider dans le chemin qui passe de la passion à la profession.

Les questions suivantes seront notamment abordées :

  • Gestion de l’information, rythme, conflit… les diverses techniques fondamentales de la narration. Votre public cible est-il adapté à votre texte ?
  • Un premier jet est toujours perfectible, toujours, savez-vous prendre le recul nécessaire ? Quelle édition choisir ? Entre l’auto-édition et la publication à compte d’éditeur, un monde de différences, des obstacles à franchir ?
  • Comment bien vendre votre manuscrit, rédiger un pitch, un argumentaire promotionnel ? Quels sont les droits qui encadrent l’écriture, comment lire un contrat et toucher des droits ?

Cette formation est consacrée aux jeunes auteurs qui savent déjà comment s’articule leur texte, qui ont commencé, voire terminé la narration et souhaitent se lancer dans la publication, comme à ceux qui ont uneenvie dévorante de s’y mettre et voudraient connaître les rouages du métier.Selon vos désirs, nous aborderons tout ce qui concerne le monde éditorial, de l’écriture à la relecture, à la correction, à l’édition, dans uncontexte de conversation entre les animatrices et les participants. Nous vous donnerons des clés et des exercices qui vous permettront d’avancer dans votre projet et d’en connaître l’avenir. Pour cela, nous préférons disposer d’un synopsis et de vos questions pour répondre au mieux à vos attentes.

C’est donc une nouvelle articulation de cette journée et demie de formation qui s’annonce, puisqu’en plus de son travail d’écrivaine, traductrice et journaliste, Sara va apporter toute son expérience avec le monde éditorial en tant que présidente d’honneur du Syndicat des Écrivains de Langue Française !

➡️ Télécharger le dossier de la Masterclass 2024

2024-04-15T11:39:36+02:00mercredi 6 mars 2024|À ne pas manquer, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales sont ouvertes !

L’écriture se poursuit pendant les travaux (de correction)

Un petit point rapide sur où j’en suis de La Succession des Âges, car peut-être bien que les barres de progrès peuvent vous poser question. À l’heure actuelle, elles disent :

Heu, quoi, le mec il a pas fini d’écrire, mais il corrige ?

Effectivement. Comme l’annonce la vidéo de news d’il y a quinze jours (y a tout dedans, le point de situation et de jolies images, allez-y donc voir), je suis dans les dernières longueurs de mon déménagement vers l’Australie et, pour tout vous dire, ma compagne et moi allons aussi prendre cette année quelques pauses bien méritées pour fêter notre mariage, en plus de passer du temps avec nos familles respectives et nos amis (surtout après deux ans de Covid empêchant ce genre de réjouissances). (Accessoirement, attendez-vous à quelques pauses sur le blog et les réseaux cet été.)

La sortie de La Succession des Âges étant prévue à l’automne 2024, et le volume de la bête étant considérable, il me faut m’organiser très en amont pour que ma directrice d’ouvrage (qui estime le travail éditorial à plusieurs trimestres), la génialissime Florence Bury, ait le temps de passer en profondeur sur l’intégralité du roman. Ce qui implique, pour mes corrections personnelles, de commencer dès maintenant à amorcer mon propre travail éditorial sur ce que je possède (85% du premier jet, donc) afin de le lui proposer.

Est-ce que c’est pratique ? Honnêtement, je préfère procéder par phases successives (rédaction, puis corrections, puis retravail éditorial) plutôt que les mener de front, mais l’envergure de « Les Dieux sauvages » ne rend pas la chose très praticable. Est-ce un problème ? Absolument pas. J’ai rencontré la même situation sur tous les volumes de la série à l’exception du premier. J’ai donc déjà travaillé trois fois de la sorte, je connais le terrain, ça se gère ; c’est juste qu’ici, le volume du livre étant singulier, il faut que je m’y prenne d’autant plus à l’avance.

Je suis donc en train de relire / annoter le manuscrit pour attaquer mes corrections, l’envoi aux bêta-lecteurs, pour reprendre l’écriture vers la fin de l’année. Florence et moi nous rejoindrons au fil de cette phase, comme sur les livres précédents.

Je ne vais cependant pas donner l’impression du contraire, il reste un boulot proprement considérable à abattre. La Succession des Âges est un monstre. Je voudrais encore un an de plus pour me sentir à peu près à l’aise avec. Mais en vérité, je ne le serai jamais vraiment, donc j’entre dans cette phase où il faut livrer son meilleur effort, de toutes ses forces et de son honnêteté, afin de le libérer enfin, et de conclure cette saga.

2023-05-16T22:51:02+02:00mercredi 17 mai 2023|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur L’écriture se poursuit pendant les travaux (de correction)

Procrastination podcast s07e17 – Écrire sans ordinateur

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s07e17 – Écrire sans ordinateur« .

C’est l’option par défaut, à tel point qu’on ne l’interroge même plus ; mais y a-t-il des options, des moments pour s’éloigner judicieusement de l’écran ?
Mélanie est attachée à l’ordinateur ; elle tape plus vite qu’elle n’écrit, mais cherche cependant, en conséquence, à limiter son temps d’écran hors du travail. Elle met aussi en avant les dangers des distractions toujours présentes à portée de clic !
Estelle tape aussi au clavier (avec un doigt) mais passe par le papier pour les scènes difficiles. Cependant, dans son travail, l’ordinateur est l’outil crucial pour tenir les délais de sa vie d’écrivaine.
Lionel aime l’ordinateur aussi, mais met en garde contre la facilité de correction qu’il offre, laquelle peut engendrer un mode de pensée critique permanent très toxique pour la créativité. De la machine à écrire connectée aux options des logiciels, il propose plusieurs façons pour préserver l’état de « flow ».

Références citées

  • Neil Gaiman
  • Dean Wesley Smith
  • Kristine Kathryn Rusch
  • Thomson et son MO5
  • Le Minitel, fierté télématique française
  • Machines à écrire connectées Freewrite : https://getfreewrite.com
  • Machines à écrire numériques primitives Alphasmart (à chercher sur eBay)
  • La disposition de clavier BÉPO https://bepo.fr/wiki/Accueil
  • Typing.com

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2023-06-20T11:03:17+02:00lundi 15 mai 2023|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s07e17 – Écrire sans ordinateur
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