Procrastination podcast S02E20 : « Talent Vs. Travail »

procrastination-logo-texte Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Talent Vs. Travail« .
Le talent, le travail ou les deux ? Cette question a tendance à remuer les milieux artistiques, les discussions entre créateurs et Internet ; mais nos podcasteurs n’ont peur de rien et se lancent dans cette discussion en seulement quinze minutes. Mélanie, justement, se positionne entre les deux, et donne une intéressante définition du talent : ce serait ce qui ne s’apprend pas. Laurent non plus ne minimise certes pas l’importance du travail ; pour lui, la nature du talent est directement connectée à la nature même de l’art, et surtout ce qu’il génère chez son public. Lionel dit clairement que la notion de talent l’ennuie car elle est trop évanescente ; puisque la seule chose que l’on peut contrôler est le travail, alors travaillons. Références citées : – Harper Lee – La collection Fleuve Noir Anticipation – Stefan Wul
Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :
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Bonne écoute ! Et Procrastination reviendra le 15 septembre pour une troisième saison !
2019-05-04T18:45:57+02:00lundi 2 juillet 2018|Procrastination podcast, Technique d'écriture|3 Commentaires

Fantasy épique… et vraisemblance historique [table ronde aux Imaginales 2018]

Ce débat aux Imaginales 2018 a été capté par le site de référence ActuSF et faisait participer Fabien Cerutti, Estelle Faye, Jean-Philippe Jaworski et moi-même. Modération et animation : Victor Battagion. Il peut être écouté librement en ligne ou bien téléchargé sur cette page. En prime, un extrait vidéo :
 
2018-06-14T03:38:45+02:00lundi 18 juin 2018|Entretiens|Commentaires fermés sur Fantasy épique… et vraisemblance historique [table ronde aux Imaginales 2018]

Procrastination podcast S02E19 : « Choisir des noms »

procrastination-logo-texte Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Choisir des noms« .
Grand consensus dans cet épisode entre nos trois auteurs sur le processus et la symbolique de création des noms. Mélanie met en avant qu’un nom n’a pas nécessairement de sens caché, même s’il peut être révélateur d’une origine ou d’une génération ; ce qui compte, c’est l’impression. Lionel approuve, le rapprochant de la notion de musique dans l’écriture et de symbolique personnelle, et Laurent prolonge en le rattachant résolument à toute la toponymie d’un univers fictif, son jargon, ses termes. Références citées – Gudule – 1984, George Orwell – Les Archives de Roshar, Brandon Sanderson – Ultrogothe, reine franque, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ultrogothe – Jean-Claude Dunyach – Serge Brussolo – Tonino Benacquista
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Bonne écoute !
2019-05-04T18:45:58+02:00vendredi 15 juin 2018|Procrastination podcast, Technique d'écriture|3 Commentaires

Payer les auteurs invités : jusqu’où aller ensemble ? [table ronde aux Imaginales 2018] + un commentaire

Ce débat aux Imaginales 2018 a été capté par le site de référence ActuSF et faisait participer Samantha Bailly, Sara Doke, Stéphanie Nicot, Stéphane Wieser et moi-même. Il peut être écouté librement en ligne ou bien téléchargé sur cette page. En prime, un extrait vidéo :
Et, comme le sujet soulève beaucoup les passions et que j’ai vu des comptes rendus et des réactions plus ou moins houleuses, je vais juste prendre un instant pour repréciser ma position (si vous avez déjà vu une partie de cette tartine passer sur Facebook, c’est normal), qui n’est pas grand-chose de plus que ce que j’ai dit dans ce débat, mais écrivons-le une bonne fois, au jour d’aujourd’hui (berk, cette expression) en 2018 :
Je suis juste un mec qui fait des choses comme il pense à un moment donné, au cas par cas, en essayant autant que possible de péter la baraque de personne et en se donnant le droit d’évoluer. J’ai pu lire que j’étais pour la gratuité de toute intervention : c’est absurde, puisque je dis le contraire. Je fais en revanche des nuances en fonction des événements ET des types d’intervention (une conférence et une table ronde, ce n’est pas le même boulot, et ce n’est aussi pas le même boulot en fonction du thème : quand on m’appelle à parler de biologie marine sur un panel, par exemple, ou de mes livres). Je négocie au coup par coup en homme d’affaires. J’ai dit très clairement que je faisais une différence entre, d’une part les festivals à entrée gratuite (dont la mission culturelle est indiscutable et cela bénéficie à tout le secteur, donc à moi – et ça c’est mon avis de mec qui vient de l’halieutique et du développement durable) et/ou très locaux (même raison), et d’autre part à entrée payante (où il y a tout un continuum, mais si on parle de Livre Paris, c’est là clairement une machine commerciale à l’extrémité du spectre). J’ai aussi dit à répétition que mon avis n’était que le mien, que j’étais le candide dans cette discussion (et je crois que c’était la raison de ma présence, n’étant membre de quasiment aucune organisation et gérant ma barque tout seul : je suis « extérieur »), en expliquant que je prenais des décisions de business qui n’engageaient que moi, rendant hommage aux représentantes syndicales, et j’ai explicitement invité les jeunes auteurs à prendre conscience de leurs droits et à les défendre (ce que toutes les restitutions que j’ai vu passer ont remarqué, et tant mieux). J’ai insisté sur le fait que l’auteur devait à mon sens aujourd’hui se comporter en homme/femme d’affaires pour gérer et réfléchir à sa carrière, ses contrats, ses occasions, ce qui est difficile car il n’est généralement pas équipé pour ça (là, le fait d’avoir été formé comme ingénieur, même si je n’ai jamais vraiment exercé, m’a bien armé). J’ai aussi vu passer qu’étant un gros vendeur, je n’avais aucune légitimité à venir tenir ce discours. Je suis très flatté par le vote de confiance, mais permettez-moi de remettre les choses en perspective : les années où j’ai pu m’affranchir de toute activité annexe grâce aux seuls droits d’auteur de mes livres (typiquement en complétant grâce à la traduction, les cours à la fac et – tiens donc – des conférences – ce qui, soit dit en passant, signifie fréquemment enchaîner deux journées de boulot en une, oublier l’existence des week-ends pendant des mois, demander ponctuellement un coup de main financier aux proches pour joindre les deux bouts, se former à des tas d’outils de productivité pour ne pas perdre une minute de la journée et garder une longueur d’avance, etc. ) se comptent sur les doigts d’une main. Alors oui, j’ai parfaitement conscience que c’est déjà super bien, hein, mais c’est hautement aléatoire – rien n’est jamais gagné ; ça m’a pris plus de dix ans de carrière et de galère, et ça implique une vigilance de tous les instants, de tous les ans, et de la gestion à un, deux ans d’avance, et ça peut s’effondrer en quelques années d’inactivité (je n’ai pas le droit d’être malade, fatigué, etc. – je remercie la providence pour la santé de fer que j’ai, d’ailleurs). Je ne m’étends jamais sur ce genre de chose mais, pour info, j’ai eu des mois très difficiles où j’ai dû vivre aux crochets de mes proches (et je sais aussi que j’ai la chance d’avoir eu cette possibilité). Sur le sujet de la rémunération, j’ai émis des craintes par le passé notamment sur l’accessibilité des événements aux jeunes auteurs qui ne sont pas bankable et donc peu rentables s’il faut les payer (c’est dans les archives du site, mais l’article est daté aujourd’hui). Si, à le déduire à certains commentaires, je suis donc considéré bankable aujourd’hui (merci, ça fait bizarre…), j’aurais pu totalement esquiver la question, hein – après moi le déluge, take the money and run – au lieu de juste la questionner. Or, je questionne les machins, c’est mon truc, c’est pour ça que j’écris, en fait. Donc j’avais des craintes, mais qui ont évolué grâce notamment au travail à la fois des syndicats et des festivals comme les Imaginales qui ont démontré que rémunérer les débats était possible sans mettre en péril une manifestation, ni la diversité de son programme (deux piliers à mon sens indispensables). C’est quand même vachement bien qu’on soit rendu là, non, si on avançait avec ça ?
2018-06-08T06:32:56+02:00lundi 11 juin 2018|Entretiens, Le monde du livre|2 Commentaires

Révoltes et guerres de libération chez les écrivains de fantasy [table ronde aux Imaginales]

Photo ActuSF

Ce débat aux Imaginales 2018 a été capté par le site de référence ActuSF et faisait participer Manon Fargetton, Estelle Faye et moi-même. Modération et animation : Christophe de Jerphanion. Il peut être écouté librement en ligne ou bien téléchargé sur cette page.
2018-06-04T01:51:50+02:00mardi 5 juin 2018|Entretiens|Commentaires fermés sur Révoltes et guerres de libération chez les écrivains de fantasy [table ronde aux Imaginales]

Exercice, inconscient et Rihil

Petit exercice proposé par Jean-Claude Dunyach au cours de la Masterclass des Imaginales que nous avons donnée la semaine dernière (temps imposé : dix minutes) :
Le Rihil inclina sa tête communicante, invitant Jethra à franchir le palier de laminaires tressées. Peu rassurée, mais peu disposée à contrarier un individu qui la dépassait d’un bon demi-mètre et aux pseudopodes terminés de lourdes massues osseuses, elle s’exécuta avec un sourire embarrassé – en espérant tout à coup que montrer les dents ne serait pas perçu comme un signe d’agression. L’intérieur de l’habitat dégageait une puissante odeur de jasmin inexplicable sur une planète gazeuse. Jethra maudit une nouvelle fois ses préjugés ataviques de primate évolué en contemplant l’austère sérénité de la sphère. Le fond était rempli d’un sable noir ultra-fin qui épousa la semelle de ses bottes avec le moelleux d’un épais tapis. Les parois courbes arboraient d’étranges images géométriques monochromes réalisées sur un papier brun – mais, pour autant que la jeune femme le sache, il aurait tout aussi bien pu s’agit de calligraphies exquises, des diplômes du Rihil ou de la variante locale du test de Rorschach. Une lanterne à huile de baleine-ciel pendait à la voûte – probablement la source de l’odeur de jasmin. Le Rihil la dépassa de son étrange démarche chaloupée pour s’asseoir en tailleur sur le sable devant elle ; un exercice fascinant pour une espèce munie de quatre membres inférieurs dotés d’articulations à 360°. D’un pseudopode à massue, il invita Jethra à l’imiter. Celle-ci réfréna un raclement de gorge gêné. Portant le traducteur universel à sa tête communicante, le Rihil démarra la séance : « Pour commencer notre travail ensemble, préférez-vous me parler de votre enfance, ou bien de votre mère ? »
C’est amusant de constater comment l’inconscient fonctionne : j’avais besoin d’un nom immédiatement pour mon personnage (en dix minutes, on n’a pas le temps de finasser) et c’est « Jethra » qui s’est imposé à mon esprit, comme étant à la fois compréhensible, féminin et exotique. Je me suis évidemment rappelé aussitôt que c’est le nom d’une des îles de l’Archipel du Rêve, de Christopher Priest ; or, j’avais le plaisir d’être son interprète pendant les Imaginales proprement dites, qui commençaient le lendemain, et je venais de me replonger pas mal dans son œuvre pour faire sa traduction correctement. Visiblement, mon inconscient était resté « connecté » en sous-main à ses histoires.
2018-05-28T10:31:52+02:00lundi 28 mai 2018|Journal|1 Comment

Rencontrons-nous à St Malo ce week-end au festival Étonnants Voyageurs !

Venez au soleil au bord de la mer et des livres ce week-end : c’est le festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo ! Expositions, conférences, tables rondes, rencontres, une immense librairie dans tous les genres dont évidemment l’imaginaire, des glaces et des crêpes sur les remparts : cela se déroule du samedi 19 au lundi 21 mai (j’y serai les trois jours). Je n’ai pas encore mon programme précis, mais je sais déjà que je participerai à un café littéraire intitulé « Sans oublier : mythologie » à la salle Maupertuis, lundi à 11h45, avec David Vann et Estelle Faye. Et sinon, je serai évidemment sur le stand CriticLe livret du festival est disponible ici en PDF. À ce week-end ! 
2018-05-11T16:21:55+02:00lundi 14 mai 2018|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Rencontrons-nous à St Malo ce week-end au festival Étonnants Voyageurs !