La Succession des Âges, point de situation (juin 2026)

De retour à Melbourne, après mes 35h de métro aérien. Un immense merci à vous pour tous les échanges, votre gentillesse, votre passion pour 65 Maladresses des jeunes manuscrits (il s’en serait vendu près d’une centaine rien que sur les Imaginales), votre compréhension samedi du festival avec le coup de chaud. Je suis maintenant en hiver, sous la pluie, avec la floraison imminente des wattles (sorte de mimosa).

En début d’année, j’avais annoncé que je ne donnais plus de date pour la sortie de La Succession des Âges (« Les Dieux sauvages » V) entre autres pour ma santé mentale. N’ayez crainte, tout va bien, mais je sors d’un gros trou. En retour, j’avais pris deux engagements :

  • Je ne travaille que sur ce roman en forme longue. Je peux, pour m’aérer l’esprit, faire un essai (65 Maladresses des jeunes manuscrits) ou des projets courts (nouvelles, bande originale de court-métrage), mais la forme romanesque longue est La Succession des Âges, rien d’autre.
  • Vous donner des nouvelles d’où en sont les choses.

C’est ce qu’on va faire maintenant. Où en est le bouquin ?

Le premier jet est achevé aux 4/5 (il reste quand même une longueur considérable à couvrir, vu l’ampleur du bidule), tout est planifié, et j’ai fait mes passes de corrections sur environ 3/5, conduisant à dégraisser 600 000 signes (soit la moitié de La Messagère du Ciel…) rien qu’en concision, efficacité, impact narratifs. J’ai continué sur cette lancée, mais je suis à présent confronté à des difficultés d’écriture que je n’ai jamais eu sur un bouquin de taille « normale » (1-1,5 millions de signes) : le souffle de certaines trames narratives.

J’en ai notamment identifié une qui était calibrée pour fonctionner sur un bouquin « normal » mais qui, sur 3 millions de signes probables à terme (environ 1600 pages), nécessite une nouvelle passe narrative. Il faut entre autres y insuffler davantage de complexité et d’humanité pour y trouver le contraste central à l’exercice du roman, ce qui me donnera l’élan indispensable pour amener ce pan de l’histoire jusqu’à la ligne d’arrivée.

Cependant, comme cela va altérer la dynamique de cette trame, c’est un travail de reprise que je dois faire maintenant pour savoir « où » écrire sa fin, et comment elle interagira avec les autres trames, ce qui se produit énormément sur le dernier cinquième du roman. C’est donc le travail du moment, puis reprendra la rédaction du dernier cinquième.

Deux fous excellentes volontés, attentives et connaissant bien la saga, se sont porté volontaires pour rejoindre l’équipe de bêta-lecture (les fous volontés habituelles étant déjà passées sur l’ancienne version). Je les remercie déjà profondément, parce qu’elles ne savent pas dans quoi elles mettent les pieds… 

Il y a une autre trame qui nécessitera le même travail pour la muscler un peu, mais cela concerne uniquement son univers intérieur, et elle est pour ainsi dire écrite. Cela attendra la phase de corrections finales, avant remise aux bêta-lecteur·ices et à Florence Bury, ma courageuse, fantastique, exigeante directrice d’ouvrage sur Évanégyre.

2026-06-03T13:35:06+02:00lundi 8 juin 2026|À ne pas manquer|2 Commentaires

Création et La Succession des Âges : le point avant retour en France

Résumé des épisodes précédents : ces derniers temps, La Succession des Âges doit avancer au rythme où il avance, parce que je dois veiller un peu sur l’animal et notamment son esprit, qui est nécessaire pour la production dudit Succession des Âges. Quelques mois ont passé, et j’avais promis de la transparence, donc : sachant que je m’envole de Melbourne dimanche pour revenir dans le pays de Michel Foucault et Bézu, le moment semble bien choisi pour expliquer où en sont les choses.

Comme je l’ai dit la dernière fois, je suis, disons, en reprise, et toujours dans une phase comportant énormément d’inconnues. N’ayez crainte, ça va, c’est juste que je dois toujours prendre garde à moi (prends gaaarde à toaaa). Je fais doucement jouer mes os pour éviter de me refracturer l’humérus de la rate, ce qui serait à la fois miraculeux et embêtant, puisque ça n’existe pas. En gros : je prends acte, j’écris beaucoup, mais c’est surtout du Zettelkasten personnel, speedrunnant 47 ans de réflexions laissées trop longtemps de côté. C’est intéressant, c’est fascinant, et surtout c’est nécessaire, et c’est là que le gros de mon travail porte (de garage).

Mais quand même, il faut bien manger des pâtes, donc je ne reste pas sans rien faire, et voici où en sont les choses.

Le travail sur La Succession des Âges a repris

Et c’est probablement la chose la plus importante à dire ici. J’ai eu une transition 2025-2026 difficile, mais il vient un temps où il faut le constater, se le dire, et puis avancer quand même. J’ai un retard absolument monstrueux sur à peu près tout et même mes obligations administratives de base en souffrent, donc il faut que je m’occupe de ça, mais à présent, je touche à nouveau le projet tous les jours un peu.

Et que se passe-t-il donc ? Je suis à l’orée de l’élan final du roman et de toute la saga. Ce qui représente encore un morceau d’envergure, vue la taille du bazar, mais représente quelque chose de concevable. Seulement, j’en ai brièvement parlé précédemment, mais je me heurte à un problème que je n’avais encore jamais rencontré : certains fils narratifs, conçus pour un roman de taille normale, révèlent une certaine fragilité pour soutenir les dimensions prévues sur un roman de taille anormale. Je suis donc en train de faire évoluer un pan important de l’histoire, non pas en termes d’événements mais de narration, pour donner plus de profondeur et de richesse thématique, avec l’introduction d’un point de vue supplémentaire, ce qui nécessite quelques recherches en amont pour bien l’habiter, allant jusqu’à Port d’âmes.

Un rare bout de Zettelkasten dans son état sauvage

Les lignes de coupe et les ajustements structurels sont tracés dans le plan, aujourd’hui, il me reste à habiter ces recherches pour donner vie au point de vue, et ces réécritures ciblées pourront commencer. Elles me permettront alors de porter le dernier acte du roman, où ce fil joue un rôle majeur (pendant que les autres personnages regardent leur montre en tapant du pied).

Ce que j’ai fait d’autre

Comme dit en janvier, je ne travaille sur aucun projet narratif de long terme qui ne soit pas « Les Dieux sauvages », mais mon cerveau a eu besoin d’aération. Qu’ai-je fait ?

Finaliser 65 Maladresses des jeunes manuscrits, qui sort donc très bientôt (le 7 mai !) et dont je suis vraiment très content. Plus content que je ne m’y attendais, pour tout dire : ce bouquin est allé bien plus loin que je l’en imaginais capable, et part très haut (ou très bas ? très loin ?) dans la pratique narrative, en association avec de la théorie sous-jacente que je ne me voyais pas en mesure d’aborder dans la formule stricte de fiches techniques. Je pensais qu’il serait utile, mais il s’est révélé une merveilleuse surprise pour moi. Comme quoi on peut être surpris même dans de la non-fiction.

Faire la bande-son d’un court-métrage d’horreur. Cela faisait vraiment très, très longtemps que je n’avais pas fait de production en-dehors de Procrastination. Retrouver cette discipline et travailler à l’image m’a fait un bien fou en stimulant une créativité totalement différente, mais néanmoins reliée à la narration. Cette production s’est approchée bien plus du sound design (dark ambient aux frontières du bruitiste) que de la composition, et je ne sais pas s’il y a matière à en faire une sortie d’EP pertinente en-dehors du film, mais cela m’a rappelé combien j’aime aussi cet exercice, que je compte retrouver davantage à l’avenir.

Doit-on racker un Virus Ti2 quand on peut le piloter en software, ou bien le laisser accessible pour accéder quand même à ses boutons ?

Préparer mon voyage. Parce que oui, je ne viens pas seulement manger du saucisson et faire des bisous à des gens, je vais tournicoter un peu et proposer ateliers et conférences (quasiment tous complets à l’heure actuelle – merci pour votre confiance). S’agit toujours de réviser tout ça, de faire évoluer les formules d’année en année, et de venir frais et dispos.

La suite des événements et projets

L’écriture reste en tâche de fond pendant les six semaines à venir. Je viens en France, je fais beaucoup de choses, mais il s’agit toujours de toucher le projet tous les jours (et de commencer la journée par là). Clairement, le rythme d’une tournée de printemps ne se prête pas à de l’écriture de fond, mais l’essentiel, c’est de ne pas lâcher. Je rentre à Melbourne début juin, et…

La dernière ligne droite débute ensuite. Je n’ai pour ainsi dire que La Succession des Âges à faire (hormis mes actuels impératifs d’existence) et je compte entrer dans un tunnel de Fourrières jusqu’à bouclage du premier jet. Comme dit précédemment, je ne parle plus dates de remise ou de publication, mais voilà donc où nous en sommes.

2026-04-23T06:51:32+02:00jeudi 23 avril 2026|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Création et La Succession des Âges : le point avant retour en France

Deux nouvelles mises en musique pour La Messagère du Ciel

Jérôme Marie est incroyable ! Il est en train d’adapter La Messagère du Ciel littéralement scène par scène, ce qui représente une œuvre pharaonique, je peux vous le dire. Après le premier chapitre entre Ailleurs et Mériane, il dévoile deux thèmes, un pour Juhel, un pour Erwel, suivant la structure du chapitre 2 :

C’est vraiment incroyable de voir son histoire réimaginée avec un langage totalement différent, et pourtant tellement adapté. Je suis extrêmement reconnaissant et enchanté ; mille mercis à Jérôme Marie, d’autant que même si je pratique ce langage aussi, je crois bien que je serais incapable d’adapter une de mes histoires. Pour moi, cela revient à deux domaines totalement différents. Pour l’heure, en tout cas.

Il convient bien sûr de ne pas perdre ces œuvres dans le flot du blog, donc elles seront au fur et à mesure rassemblées sur une page dédiée que voici que voilà :

➡️ La Messagère du Ciel – adaptation musicale

2023-12-06T06:34:20+01:00jeudi 16 novembre 2023|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Deux nouvelles mises en musique pour La Messagère du Ciel

Procrastination podcast s07e09 – Plier son traitement de texte à son écriture

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s07e09 – Plier son traitement de texte à son écriture« .

Après un message informatif obligatoire de l’Église Prosélytiste des Guillemets à Chevrons et du Scrivener, cet épisode propose de voir comment exploiter au maximum les traitements de texte grand public (Microsoft Word, LibreOffice) pour l’écriture romanesque. Mélanie apprécie Word pour sa simplicité et son accessibilité immédiate. Estelle également, ainsi que pour l’immédiateté des échanges avec ses bêta-lecteurs, très importants dans sa pratique. Lionel explique pourquoi il déteste écrire sous Word, tout en rappelant sa grande force sur la concurrence – le suivi des modifications pour le travail éditorial.

Références citées

  • Microsoft Word, https://www.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/word
  • LibreOffice, https://www.libreoffice.org
  • Scrivener, https://www.literatureandlatte.com/scrivener/overview
  • Ulysses, https://ulysses.app
  • Stephen King, Écriture
  • BetterTouchTool, https://folivora.ai

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2023-01-29T23:33:35+01:00lundi 16 janvier 2023|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s07e09 – Plier son traitement de texte à son écriture

Atelier de rentrée : Écrire un roman fantastique [à distance]

La retraite chez Parenthèse est complète, mais je suis heureux de pouvoir proposer d’autres ateliers et cours cet automne. L’école Les Mots propose toute une série d’ateliers de rentrée organisés en visio, et je suis fier de porter les couleurs de l’imaginaire dans ce programme ! Cet octobre, au cours d’un atelier à distance sur quatre mois, lancez-vous dans l’écriture de votre projet d’imaginaire, en partant de zéro jusqu’à un debrief de vos premiers temps d’écriture.

Cet atelier suit une nouvelle formule et se déroulera entièrement à distance, en trois phases : 

  1. Les quatre premières séances collectives, en octobre / novembre, viseront à cerner les exigences romanesques de l’imaginaire et ses techniques fondamentales.
  2. Le mois de décembre sera ensuite consacré à avancer dans un texte plus long, chez vous. 
  3. Nous nous retrouverons ensuite deux fois en janvier pour échanger en groupe sur le processus de cette écriture, vous aider à affiner votre trajectoire et vous armer de sorte que puissiez conduire ensuite, par vous-même, le projet à son terme. 

Bonus inclus dans la formule : Les Mots proposent ensuite une séance facultative sur le thème de l’édition. Charlotte Milandri, responsable du service éditorial de l’école, évoquera les attentes des éditeurs, les défauts récurrents d’un manuscrit, certaines techniques de retravail et elle répondra à vos questions sur le monde de l’édition.

(Attention, contrairement à d’autres formules de l’école, cet atelier ne permet pas de proposer un retour détaillé et personnalisé sur chaque production ; les séances de debriefing sont collectives, comme dans un stage intensif. Il s’agit ici d’apprendre les bons outils et d’accompagner le lancement de votre projet afin que vous puissiez le poursuivre de manière autonome.)

➡️ Voir les infos pratiques et modalités d’inscription.

2022-11-16T08:09:40+01:00mardi 6 septembre 2022|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Atelier de rentrée : Écrire un roman fantastique [à distance]

Quelques rapides conseils pour écrire du roman à points de vue multiples

Je retombe là-dessus dans mes archives, une réponse à une stagiaire faite en atelier d’écriture, et je me dis, ben, autant l’archiver dans l’éther du vaste monde, en mode noté sur un coin de table, histoire que ça profite si ça peut. Quelles bases recommander pour l’écriture de romans choraux (= à points de vue multiples ?)

On pourrait écrire des manuels entiers sur la question (et nous avons un double épisode de Procrastination sur le sujet dans la saison 4 : part 1 / part 2) mais à mon sens, les premiers éléments auxquels penser sont :

  • Faire en sorte que chaque ligne soit « saine » narrativement (chaque personnage doit avoir une raison d’être là, avoir des conflits et des volontés qui lui sont propres, des actions à réaliser), du début à la fin, avec des promesses narratives « payées » convenablement…
  • … tout en s’assurant de son interdépendance avec les autres ou, a minima, le monde (sinon, pourquoi avoir ce point de vue-là, ou pourquoi avoir les autres si un seul suffirait ?)
  • S’assurer autant que possible que chaque scène « fonctionne » à part entière en faisant à chaque fois avancer l’histoire (voir le jeu des conjonctions de coordination entre scènes)
  • Panacher subtilement les ambiances pour conserver de la variété (par exemple, utiliser les alternances de points de vue pour varier le rythme entre fils narratifs promet de maintenir davantage l’attention à long terme, au lieu, mettons, de mettre toutes les scènes de combat de tous les fils narratifs au même endroit. L’histoire ne le permet pas toujours, mais quand on peut moduler un peu, c’est une bonne chose à réfléchir. Par exemple, si A se bat à la scène n, je peux avoir une scène plus calme avec B en emplacement n+1 pour marquer le contraste… ou bien, résolument, mettre toute la tension au même endroit – ce qui compte, c’est que ce soit des choix conscients)
  • Utiliser un studio d’écriture qui permette une vision globale de son récit me paraît indispensable pour y voir clair (Word en mode plan, ou bien mieux, une application type Scrivener ou Ulysses, mais plutôt Scrivener pour ces raisons)

Un point d’importance à noter sur le roman choral (j’en sais, ahem, quelque chose) : c’est mécaniquement plus long qu’un récit avec un seul personnage (car on multiplie les interactions et les expositions). Et il faut prendre garde à avoir autant de points de vue que nécessaire pour servir l’histoire, mais pas davantage : car à chacun, on augmente mécaniquement le nombre d’interactions, de fils narratifs à maintenir tant pour soi que pour le lecteur, et le risque est de voir l’histoire s’effondrer sous le poids d’une complexité qui ne la sert pas. Mais on peut quand même monter pas mal en nombre (j’en ai entre 6 et 8 par volume de « Les Dieux sauvages », et ce n’est rien à côté du célébrissime extrême de La Horde du Contrevent, où Alain Damasio en fait intervenir une vingtaine).

2022-07-12T09:22:00+02:00lundi 18 juillet 2022|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Quelques rapides conseils pour écrire du roman à points de vue multiples

L’écriture, ce muscle à entretenir + le but des « conseils » d’écriture [entretien vidéo]

Un super grand merci à SyFantasy de m’avoir proposé une longue et belle interview aux Imaginales autour de Comment écrire de la fiction ? Rêver, construire, terminer ses histoires !

En 25 minutes, on clarifie les notions de conflit en narration, de nature des histoires et de discipline. C’est également (merci) l’occasion pour moi de clarifier une bonne fois, j’espère, la place des conversations sur la technique narrative et le rôle d’un bouquin tel que Comment écrire de la fiction ? : le but ultime, c’est d’écrire ce qu’on souhaite avec le maximum de plaisir et de compétence.

2022-07-11T08:34:05+02:00lundi 11 juillet 2022|Entretiens, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur L’écriture, ce muscle à entretenir + le but des « conseils » d’écriture [entretien vidéo]

Procrastination podcast S06e15 – Sauvegarder ses textes

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « S06e15 – Sauvegarder ses textes« .

Petit épisode concentré sur de la technique pure, mais conserver son travail – et le récupérer en cas d’accident informatique – peut représenter une question cruciale dans une vie d’écriture. Quelles sont les bonnes pratiques – et comment peut-on demander des coups de pouce simple à son entourage ? Mélanie explique comment elle protège non seulement ses textes, mais les traductions dont elle a la lourde responsabilité ; Lionel présente des règles d’hygiène informatiques simples, notamment la règle dite du « 3-2-1 ». Estelle montre que l’on peut aussi se montrer détendu·e avec cette question, et que le papier, aussi, peut être la forme la plus fondamentale d’archivage.

Références citées

– Brandon Sanderson

– Services de synchronisation cloud : Dropbox (https://dropbox.com), iCloud (https://www.apple.com/icloud/), Google Drive (https://drive.google.com/), Box (https://www.box.com)

– Service de sauvegarde dans le cloud : Backblaze (http://backblaze.com), Carbonite (https://www.carbonite.com), Crashplan (http://crashplan.com)

– Carbon Copy Cloner (https://bombich.com)

– Laurent Kloetzer (qui va peut-être se demander ce qu’il fait là ?)

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2022-05-02T18:31:24+02:00vendredi 15 avril 2022|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast S06e15 – Sauvegarder ses textes

7-8 mai : Atelier sur les techniques avancées de création de mondes imaginaires (à Paris et à distance)

Il a très bien marché l’année dernière (je craignais que cela ne plaise qu’à une petite frange de spécialistes !) et vous avez été plusieurs à avoir la gentillesse de me le redemander : je suis donc ravi de tenir cette année une nouvelle édition du stage intensif d’écriture sur les techniques avancées de création de mondes imaginaires.

Ce sera sur le week-end du 7 et 8 mai, à Paris à l’école Les Mots comme toujours, mais l’atelier peut être suivi aussi à distance.

Il s’agira d’explorer les difficultés spécifiques du domaine à travers des exercices et techniques opérantes afin d’étoffer ses mondes imaginaires, d’y rechercher de nouvelles occasions narratives, et surtout de dynamiser ses histoires et d’esquiver les pièges les plus courants. Il n’est pas ici question de défricher le concept de worldbuilding, mais bien de partir d’un projet existant (qui peut être très sommaire – une demie-page de notes suffit !) pour le questionner, l’étoffer, et appréhender la relation entre création narrative et monde fictif.

Qui ne connaît pas le célèbre « Luke, je suis ton père », le pouvoir terrifiant de l’Œil de Sauron ou encore que Winter is coming ? Des succès planétaires de « Star Wars » au Seigneur des Anneaux, de « Game of Thrones » à Harry Potter, l’imaginaire forme la première culture mondiale, transcendant les générations et les nationalités. 

Parler des « littératures de l’imaginaire » est en réalité un raccourci pour désigner les littératures des mondes imaginaires. Ces réalités fictionnelles peuvent être proches de la nôtre dans le cadre du fantastique ou de la fantasy urbaine, ou bien totalement disjointes comme dans le cas de la Terre du Milieu ou de Westeros. Ce qui régit ce monde, qu’il s’agisse de l’horreur indicible des Grands Anciens de Lovecraft, des systèmes magiques extrêmement poussés et complexes de Brandon Sanderson ou de la science du voyage spatial et des relations entre espèces extraterrestres dans « Star Trek », constitue ce que l’on peut appeler « l’hypothèse de monde » imaginaire. 

Or la construction d’un monde imaginaire est une entreprise créative à part entière, mais pour laquelle l’auteur ou autrice doit ménager un équilibre délicat : proposer une réalité complexe, tangible et intéressante, sans pour autant ensevelir l’intérêt de son récit sous l’exposition. 

Attention, le stage est limité à dix personnes et les places partent très, très vite. Pour tous les renseignements et les inscriptions, rendez-vous sur le site des Mots, et si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poster en commentaires !

2022-04-27T17:28:53+02:00mercredi 30 mars 2022|À ne pas manquer, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur 7-8 mai : Atelier sur les techniques avancées de création de mondes imaginaires (à Paris et à distance)

Comment écrire de la fiction ? est DISPONIBLE !

Nous y sommes !

Couv. Xavier Collette

Mon humble contribution aux essais sur l’écriture de fiction se veut résolument une approche opérante : comment, au quotidien et au long cours, arriver à conserver ténacité, plaisir et évidemment à noircir des pages qui sonnent juste pour le projet que l’on chercher à servir. De l’idée jusqu’aux corrections, en passant par une grosse étape sur ce qui fait vraiment l’essence d’une histoire à mon avis, le tout émaillé de l’humour désastreux et classé comme arme de destruction massive par la convention de Genève que vous avez déjà pu subir en ce lieux de perdition.

C’est le bouquin que j’aurais aimé trouver quand j’ai commencé à vouloir écrire sérieusement des histoires.

Vous voulez écrire un roman et vous ne savez pas comment vous y prendre ?

Vous avez commencé plusieurs histoires et vous n’en avez terminé aucune ?

Vous avez terminé plusieurs manuscrits et vous peinez à passer à l’étape supérieure ?

Dans cet essai, Lionel Davoust partage son expérience sur le métier d’écrivain, ses anecdotes, ses conseils, ses avertissements. Il évoque autant le travail quotidien de l’écriture – SPOILER : oui, l’écriture, ça s’apprend – que les techniques fondamentales à maîtriser (point de vue, personnages, promesse / paiement, le « show don’t tell », etc.) pour y parvenir. Il donnera quelques clés pour formaliser vos idées, travailler votre inspiration, affiner votre vision et construire votre intrigue. Enfin, il s’attardera aussi sur la discipline indispensable à l’achèvement d’un manuscrit ainsi que sur l’étape obligatoire des corrections.

« Si vous voulez devenir écrivain, il y a avant tout deux choses que vous devez impérativement faire : lire beaucoup et beaucoup écrire. Il n’existe aucun moyen de ne pas en passer par là, aucun raccourci. »Stephen King

➡️ Comment écrire de la fiction ? Rêver, construire, terminer ses histoires est disponible dès aujourd’hui dans toutes les librairies et en numérique.

2021-11-15T18:39:35+01:00vendredi 21 mai 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Comment écrire de la fiction ? est DISPONIBLE !
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