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La photo de la semaine : le dos du rorqual

Petit rorqual ou baleine de Minke (Balaenoptera acutorostrata). Ce qui amusant, c’est qu’on « sent » en général ces baleines avant de les voir. Leur souffle est notoirement odorant (on les surnomme en anglais « Stinky Minke »). On dit communément que ça sent le chou. Moi, je vais vous dire : ça sent la pâtée pour chat.

Minke back

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2016-10-21T08:58:54+02:00vendredi 21 octobre 2016|Photo|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : le dos du rorqual

J’ai mangé Erik Satie

ate-satieParce que c’est bel et bien le titre de travail du morceau bizarre sur lequel je travaille de loin en loin ce moment, totalement pour le plaisir et parce que j’avais envie de tester depuis longtemps le piano Una Corda de Native Instruments. Tout petit extrait parce que c’est loin d’être fini (et je ne sais pas vraiment si ça finira encore), mais juste pour le plaisir. Pour en savoir un poil plus, comme d’habitude, rendez-vous sur le site Wildphinn (en anglais).

https://www.instagram.com/p/BK73-vXh45x/

2016-10-18T12:30:31+02:00jeudi 20 octobre 2016|Alias Wildphinn|2 Commentaires

Procrastination podcast ép. 3 : « Les trois genres de l’imaginaire »

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Les trois genres de l’imaginaire« .

Science-fiction, fantasy, fantastique : des étiquettes et des genres construits au fil de l’histoire littéraire mais qui correspondent actuellement à des classements importants, à la fois économiques et intellectuels. Cet épisode les définit simplement, tout en laissant la place aux évolutions inhérentes aux expérimentations qui forment les littératures de l’imaginaire. Où les auteurs s’inscrivent-ils, et faut-il absolument se fixer sur un genre ?

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

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Bonne écoute !

2019-05-04T18:48:42+02:00lundi 17 octobre 2016|Procrastination podcast, Technique d'écriture|3 Commentaires

Petit entretien autour des Imaginales et du prix des Lycéens

imaginalesQue voilà une chouette idée de TPE. Pas mon humble – enfin pas humble – ça dépend – vous voyez – personne, le festival des Imaginales en soi, hein. Du coup, voici le petit entretien réalisé par Victoria Gehin, Coraline Demaret et Loreleï Lerognon, élèves à Épinal, dans le cadre du projet de lycée qu’elles réalisent autour de l’événement en soi, du prix Imaginales des lycéens et de Port d’Âmes (qui en était finaliste).

Pourriez vous nous en dire un peu plus sur votre livre préféré ?

Difficile de désigner un seul livre préféré, j’ai deux inspirations principales qui m’ont fait dire à l’adolescence : « c’est ce métier que je souhaite faire, raconter des histoires ». Il s’agit de L’Écume des Jours de Boris Vian et des « Chroniques d’Ambre » de Roger Zelazny. Le premier est une histoire d’amour dans un monde surréaliste, les secondes parlent du trajet et des aventures solitaires de héros hors du commun dans un univers où tout les mondes sont possibles. Les deux m’ont ouvert les yeux sur la réelle liberté qu’offre la littérature, sur ses possibilités d’évasion, sur les cent façons différentes dont elle peut faire vibrer. J’espère arriver à transmettre un peu de cela à mon tour !

Que pensez vous des Imaginales et des prix lycéens ?

J’adore les Imaginales, j’ai une relation personnelle très forte et de longue date avec ce festival – il a été fondé à peu près au moment où je commençais à travailler dans le milieu littéraire, et j’ai un peu l’impression d’avoir grandi dans son sillage ! C’est une grande fête de l’imaginaire que j’attends avec impatience chaque année, l’occasion de retrouver auteurs et lecteurs et simplement de célébrer notre passion commune, l’imaginaire. Je trouve que le prix lycéens est une excellente et même émouvante initiative car elle donne aux jeunes lecteurs l’occasion de s’exprimer eux-mêmes sur leurs goûts et envies, loin des conventions et des obligations. Le plaisir, c’est le cœur de la littérature : bravo au prix, à ses organisateurs et jurés de replacer cette dimension au centre des considérations.

Qu’avez vous ressenti lorsque vous avez su que vous étiez nominé pour le prix lycéens ?

Très honoré et surtout ému. Quand j’étais lycéen, j’étais un lecteur très exigeant, voire difficile. Il était (il reste un peu) ardu de m’accrocher sincèrement sur une histoire et de me faire tourner avidement les pages. Depuis, quand j’écris, j’essaie toujours de penser à cette exigence, et il y a une voix en moi qui aimerait bien pouvoir plaire au jeune lecteur que j’étais. Voir Port d’Âmes ainsi finaliste m’a bien sûr enchanté, mais surtout touché, parce que cela signifiait que j’avais peut-être atteint en partie ce but personnel.

Pouvez vous nous dire l’évolution qu’il y a au cours des années aux Imaginales sachant que vous y êtes depuis 2002 ?

Une manifestation qui a du succès, comme c’est le cas pour les Imaginales, est appelée à grandir : les lieux de rencontres se sont agrandis comme la Bulle du livre, multipliés comme les Magic Mirrors, le festival s’est élargi au fil des ans vers d’autres médias stimulant l’imaginaire comme le jeu, le cinéma, la science. Il faut noter qu’avec cette croissance, les Imaginales ont toujours su garder cette proximité et cette convivialité qui ont toujours été sa force, que les festivaliers saluent fréquemment et que nous ressentons tout autant en coulisses !

Comment vous êtes vous inspiré pour vos écrits ?

Tout est inspiration : avant d’être des recherches, des lectures (ce qui est bien entendu nécessaire, mais pas suffisant), les idées viennent de l’attention au monde et des questions que l’on se pose. Tous mes récits sont nourris par une ou plusieurs interrogations dont je n’ai pas la réponse, et que je ne compte d’ailleurs pas trouver au cours de la rédaction, mais que j’ai envie d’explorer pour élargir ma compréhension de l’existence, et vivre ainsi une aventure que j’espère ensuite faire partager.

(Et du coup, merci à elles, en leur souhaitant une super note, hé.)

2016-10-12T09:59:26+02:00jeudi 13 octobre 2016|Entretiens|Commentaires fermés sur Petit entretien autour des Imaginales et du prix des Lycéens

Rendez-vous misérable

D’où l’importance de la virgule : la phrase n’est pas « rendez-vous, misérable ».

Juste parce que du pain sur la planche trop de choses à faire toussa, un très court passage ici pour aujourd’hui. Il y a quelques jours, j’ai partagé cette petite image – qui n’est pas de moi – et elle a suscité beaucoup d’approbation, donc profitons-en ici aussi. (Si quelqu’un a la source, je serais preneur et ravi de l’intégrer.)

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Sinon, pour mémoire, le prochain épisode de Procrastination sort samedi, et il traitera des trois grands genres de l’imaginaire. En quinze minutes. Oui madame. Nous n’avons peur de rien.

Tizeure, avec Laurent Genefort :

https://www.instagram.com/p/BLavYR2gviE/

2016-10-11T15:08:38+02:00mercredi 12 octobre 2016|Technique d'écriture|3 Commentaires

Faites vos courses avec un auteur

… Enfin, sa trombine sur votre sac.

La chouette boutique Pattes à Plumes qui propose déjà des T-shirts à l’effigie d’auteurs vient de décliner la gamme en totebags (sacs réutilisables en coton) :

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pattes-a-plumes-sac-ldEt ton humble serviteur, auguste lectorat, ne fait joyeusement pas exception : tu peux m’avoir sur ton sac pendant que tu fais tes courses. Je te murmurerai des mots doux, comme de ne pas acheter de fruits mais de préférer du saucisson, que le chocolat c’est bon pour le moral après tout, que ces livres que tu as en main, autant que tu les achètes et que oui, je sais, cette paire de chaussures est un peu chère mais quand même, elles te vont super bien, et puis tant que tu es là, tu ne vas pas repartir sans, hein ? Ce serait gâcher du temps et un ticket de métro.

Voilààààà. C’est ce qu’on appelle l’optimisation.

Et puis hé, hé ! On me souffle à l’oreille qu’avec le code SAVE10, tu as 10% de remise sur la boutique jusqu’à demain (12 octobre). Alors, hein, franchement, pourquoi hésiter ? Tu vois ? Tu n’as pas encore acheté de sac que je te pousse déjà au crime. Alors, à ce rythme, tu peux y aller, hein, tu ne risques plus rien.

(Et merci à Agathe Gastaldi pour son excellent travail !)

 

2016-10-10T11:13:16+02:00mardi 11 octobre 2016|À ne pas manquer|7 Commentaires

Question : Comment faire des textes longs ?

GIFSec.com

Une excellente question reçue par mail, qui me parle d’autant plus qu’elle me ramène à un problème que je rencontrais il y a une petite dizaine d’années quand je cherchais à allonger mes récits au-delà de la nouvelle pour aborder le roman :

Concernant ton statut sur ton prochain livre qui va dépasser le million de signes… Je me demandais s’il y avait un truc pour parvenir à faire long ? Je constate depuis longtemps que mes romans ont une certaine tendance à la brièveté ce qui a une légère tendance à me frustrer. Atteindre péniblement les 400.000 signes pour constater que le fichu machin est lu en deux jours, c’est une scène familière. Alors est-ce que c’est une question d’affinité naturelle ? Est-ce que certains sont plutôt prédisposés au court et d’autres au long ? Ou bien est-ce simplement une question de méthode de travail ? D’expérience ?

Ma première réponse immédiate est : une histoire fait la taille qu’elle doit faire. Il n’y a pas de mérite à la longueur ; même si les gros bouquins sont prisés aujourd’hui, de Game of Thrones à Harry Potter, c’est en fait une tendance assez récente (que certains attribuent au changement des outils d’écriture, au passage à l’informatique). Les grands classiques de l’imaginaire sont dans l’ensemble des livres plutôt courts ; même Le Seigneur des Anneaux en entier fait à peu près la taille d’un volume en VO de Game of Thrones.

Donc, si l’histoire est réglée en 400 000 signes et qu’il n’y manque rien, c’est qu’elle a la bonne taille. La vitesse de lecture n’est pas fonction de l’impact laissé sur le lecteur. Des Fleurs pour Algernon ou 1984 sont de petits bouquins (par rapport aux standards actuels), pourtant ils ne laissent personne indifférent. La qualité, l’inventivité, la richesse, la profondeur priment évidemment de très, très loin sur la longueur – sinon les auteurs de nouvelles ne marqueraient jamais leurs lecteurs. Et je dirais même que voir son bouquin dévoré est un excellent signe ! C’est voir le lecteur ramer et mettre des mois à le finir qui devrait plutôt susciter l’angoisse…

Mais, pour ne pas esquiver la question – de façon purement mécanique, qu’est-ce qui fait la longueur d’un texte ? L’affinité de l’auteur, oui : sa tendance à décrire plus ou moins en détail, à imprimer un rythme plus ou moins soutenu, va jouer – et, tout simplement, son goût pour une forme ou une autre ; certains auteurs sont plus nouvellistes ou romanciers, certains sont les deux, certains se plaisent davantage dans certains formats ou d’autres. Sortir de cette zone de confort va nécessiter donc du travail (et une réelle envie ainsi qu’un peu d’introspection : pourquoi cette exploration ? Y a-t-il une réelle volonté créatrice ou bien s’agit-il juste de suivre la mode ?). Il n’y a aucun mal à faire court ou long. Personne ne reproche à Amélie Nothomb la brièveté de ses livres, cela fait partie de sa patte.

Après, si « faire plus long » cache en fait le désir de « faire plus complexe, plus ambitieux, plus épique » – alors la question est toute autre. Quand je souhaitais passer de la nouvelle au roman, et à la série (parce que j’aime les séries qui me plongent dans un univers qui m’accroche, et aussi parce que j’aime avoir la plus grande palette d’outils possible à ma disposition), la question m’est réellement apparue en ces termes : il ne s’agissait pas d’une question de longueur pure, mais d’un désir de complexité et d’ampleur, ce qui n’est pas du tout la même chose. Et n’entraîne pas du tout la même approche. Davantage de points de vue, davantage de complexité, un trajet plus long et difficile pour les personnages (qu’on parle de cheminement interne et/ou externe) entraînent mécaniquement davantage de longueur pour rendre le récit crédible. Il y a un échange constant entre longueur et complexité, entre densité et ampleur. En gardant bien à l’esprit, encore une fois, que plus complexe ou plus dense ne signifie pas nécessairement meilleur (pour le lecteur ou l’auteur). Il y a une force dans certains haïku que ne contiennent pas d’épais volumes contemporains.

La complexité entraîne aussi un risque très réel : celui de voir le projet s’effondrer sous son propre poids. De lancer trop d’assiettes en l’air et de ne pas les rattraper. De perdre des fils narratifs, d’oublier de payer des promesses narratives, et, tout simplement, de se noyer dans le projet avant de le mener à terme – sur La Messagère du Ciel, le premier tome des « Dieux sauvages », certes, j’ai dépassé le million de signes à l’heure actuelle mais il faut considérer que j’écris 20 000 signes par jour en moyenne depuis environ quatre mois (je triche, j’y travaille à plein temps) et que j’avais une trame assez aboutie avant de commencer. Plus le projet est long, plus les risques de perdre l’élan (voire, carrément, la foi) sont importants. Et un projet inachevé, personne ne le lit jamais.

Quand j’ai attaqué La Messagère du Ciel, j’avais aussi, déjà, une trilogie complète à mon actif. Par son envergure et sa complexité, je n’aurais jamais pu attaquer un projet tel que « Les Dieux sauvages » à mes débuts1. Quand j’ai voulu passer de la nouvelle au roman il y a une petite dizaine d’années, j’ai procédé par étapes – des novellas, des projets progressivement plus vastes (sachant, encore une fois, que la qualité n’a rien à voir avec la longueur, ni même avec la complexité) – pour être capable de voir de plus en plus loin et, surtout, de me faire confiance. Les créateurs réapprennent et réinventent sans cesse leur métier : que ce soient les outils en soi (plan ou non ? notes détaillées ou pas ?), mais surtout la maturation de la personne quant à son rapport à l’écriture, à sa façon de travailler, à ce qu’elle désire explorer et comment ; trajet qui évolue toute une vie.

Tout cela pour dire quoi ? Qu’encore une fois, il n’y a pas de prime à la longueur – la seule prime concerne la satisfaction du lecteur – un lecteur hypothétique qui peut correspondre à l’œuvre en cours, qui plus est. Rallonger pour la simple satisfaction d’avoir de gros livres a toutes les chances de conduire à un projet impubliable. La longueur émerge mécaniquement du nombre d’enjeux, de l’envergure du récit, du trajet à parcourir. Ce qui nécessite un peu d’expérience et/ou bien du temps et de la motivation pour être mené à terme, mais qui, encore une fois, n’est pas forcément corrélé à la qualité. Le Vieil homme et la mer est un livre court, à la narration simple (en apparence), mais ô combien profond. Il faut parfois beaucoup d’expérience pour arriver à écrire simplement et avec concision… Mais c’est un autre débat.

Pour prolonger la question, notre podcast, Procrastination, consacre son 4e épisode à la longueur des récits et à l’importance (ou pas) de celle-ci.

  1. Et encore, rien n’est publié pour l’instant. J’en parle, mais je suis dans cet état curieux, avant la toute première lecture par qui que ce soit, où je n’ai aucune idée de la réelle valeur de mon projet – qui est peut-être nulle. On verra.
2019-06-07T22:42:10+02:00lundi 10 octobre 2016|Best Of, Technique d'écriture|6 Commentaires
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