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Contes hybrides finaliste du prix Bob Morane !

Couv. Victor Yale

Eh bien ! Après la nomination du prix Vampires & Sorcières (félicitations aux lauréats !), voilà que le petit Contes hybrides est également finaliste du prix Bob Morane !

C’est un tel plaisir pour moi de voir ce livre rassembler toute cette attention et cette satisfaction. Merci aux éditions 1115 pour avoir rendu ce projet possible, et merci infiniment au jury de l’avoir retenu parmi sa sélection de l’année 2020 !

La liste complète des finalistes :

ROMANS FRANCOPHONES

Gwenn Ael : Les Mutilés, Évidence Éditions
Barbéri Jacques : L’Enfer des masques, La Volte
Serge Brussolo : Anatomik, Bragelonne
Sandrine Destombes : Madame B, Hugo
Catherine Dufour : Danse avec les lutins, L’Atalante
Karine Giebel : Ce que tu as fait de moi, Belfond

ROMANS TRADUITS

Katherine Arden : L’Ours et le rossignol, Éditions Denoël (traduit par Jacques Collin)
Robert Anson Heinlein : Waldo, Le Belial’ (traduit par Pierre-Paul Durastanti)
Stephen King : L’Outsider, Albin Michel (traduit par Jean Esch)
Kim Stanley Robinson : Aurora, Bragelonne (traduit par Florence Dolisi)
Martha Wells : Défaillances systèmes : Journal d’un assasynth, l’Atalante (traduit par Mathilde Montier)

NOUVELLES

Christophe Corthouts-Collins : Mémoires vivaces, Évidence Éditions
Lionel Davoust : Contes hybrides, Éditions Mille Cent Quinze
Bruno Pochesci : L’Espace, le temps et au-delà, Flatland
Tade Thompson : Les Meurtres de Molly Southbourne, Le Bélial’

COUP DE COEUR

Jean-Pierre Andrevon : Anthologie des dystopies, les mondes indésirables de la littérature et du cinéma, Vendémiaire
Xavier Maumejean & Didier Graffet : Effluvium, Bragelonne
Tolkien, voyage en Terre du milieu, le catalogue de l’exposition publié par la BNF

Félicitations à toutes et tous !

2020-05-23T20:38:08+02:00lundi 25 mai 2020|À ne pas manquer|0 commentaire

La photo de la semaine : Crépuscule islandais

J’ai presque failli l’appeler « Eternal sunset » mais ça se serait traduit par Éternel Crépuscule et non, ce genre de crépuscule islandais, bien que souvent austère, est beaucoup plus beau et serein à mes yeux que les cieux d’Aska.

Icelandic sunset
2020-05-17T20:55:46+02:00vendredi 22 mai 2020|Photo|0 commentaire

Nouvel atelier d’écriture à distance : « Écrire une histoire grâce au conflit, notion fondamentale de la narration »

Je l’ai déjà dit en ces lieux : la notion de conflit en narration est le concept qui m’enthousiasme le plus à étudier et à transmettre. C’est bien loin de l’opposition binaire entre un « gentil et un méchant », et même de la notion qu’il faut « un bon adversaire » dans une histoire – plutôt une « bonne adversité » ; la notion de conflit, bien comprise, s’applique à mon sens à toutes les histoires, de la fantasy épique au roman sentimental, jusqu’à l’autobiographie. Elle est la chair des histoires. Je ne cesse de la comprendre davantage, et elle m’apporte toujours davantage d’angles intéressants pour m’inspirer, raconter, comprendre les rythmes et les respirations de mes récits.

Je suis donc ravi d’annoncer qu’après avec conduit plusieurs ateliers en présentiel sur cette notion, je vous propose avec l’école Les Mots un atelier à distance proposant dix semaines d’écriture intensive, avec retours personnalisés :

Bien des écoles de création littéraire américaine résument la notion d’histoire à celle de conflit. Où est l’adversaire ? Qui les personnages doivent-ils vaincre ? Mais cette notion est souvent mal comprise, résumée à une opposition binaire entre deux camps et à une confrontation souvent fondée sur la violence. Or, dans le contexte de la création narrative, elle est bien plus vaste : elle représente l’énergie fondamentale de tout récit, tandis qu’elle exprime, de façon globale, la notion de difficulté et de tension, qui sous-tend toute intrigue romanesque. 

À la fois question préparatoire féconde et boussole pour s’extirper d’une impasse littéraire, la notion de conflit en narration forme un socle dont la compréhension profonde aide l’auteur à rendre ses récits plus efficaces, plus prenants, tout en simplifiant son travail en lui fournissant les questions cruciales qui l’aideront à progresser dans son histoire. Et, loin d’un affrontement binaire de film à grand spectacle hollywoodien, elle lui permettra au contraire, s’il le désire, de complexifier ses intrigues et ses personnages sans jamais sacrifier le suspense et l’intérêt du lecteur. 

Un atelier à distance, comment ça marche ?

C’est simple : chaque vendredi, vous recevez dans votre boite email un exercice d’écriture autour de la notion, suivant une progression pédagagique de semaine en semaine. L’exercice, portant sur la prose et la narration, est à faire chez soi. Il s’agit donc d’un atelier où l’on écrit quand on veut, dans le train, tard la nuit, tôt le matin… mais en solitaire.

Le vendredi suivant, vous envoyez votre texte et je vous propose un retour personnalisé sur les points forts et les points faibles du texte, en vous donnant des conseils pour la suite. L’idée étant bien sûr de progresser… 

Par ailleurs, à travers une adresse dédiée liée, vous avez la liberté de partager vos textes avec les autres participants de l’atelier, lire les leurs, et peut-être ainsi vous composer un début de petite communauté si vous le souhaitez !

L’atelier se déroulera du 28 août au 30 octobre. Les places sont limitées à 20, donc si vous êtes intéressé.e, ne tardez pas !

Inscriptions, informations et tarifs sur cette page.

2020-05-20T18:39:58+02:00mercredi 20 mai 2020|À ne pas manquer, Technique d'écriture|0 commentaire

Un jeu de personnages (merci à Rozenn Illiano)

Rozenn Illiano (Le Phare au corbeau chez Critic, et plein d’autres histoires et des bijoux splendides) a fait un beaucoup trop beau cadeau à la tweetsphère littéraire en ressortant ce mème, parce qu’on aime tous beaucoup trop parler de nos personnages, en effet. Donc, amusons-nous (fil Twitter d’origine).

1. On prenant les publiés, probablement Dwayne de Heldadt dans Léviathan. Qui… apparaît finalement assez peu. A la base, j’étais censé revenir dessus (un jour, peut-être !)

2. Bruz dans « Les Dieux sauvages » (L’Héritage de l’Empire). Un personnage d’arrière-plan, mais qui s’est un petit peu posé quand même. Quand c’est comme ça, faut laisser faire.

3. Dur, ça change souvent. Mais je pense que… Chunsène (« Les Dieux sauvages »). Sa façon de n’avoir failli jamais exister et de s’être imposée comme jamais un personnage auparavant me dit qu’il se passe quand même des trucs étranges dans l’écriture. (Et puis elle n’en a rien à foutre des conventions, est tragiquement sombre et solaire à la fois, elle est très futée et voit clair sur le monde, bref… et elle s’écrit toute seule.)

4. Hmmm difficile à dire aussi parce que je pense les personnages en mots plus qu’en images, mais Ganner, probablement.

5. Parce que y a une histoire derrière, ou parce qu’il y a une occasion narrative qui mérite quelqu’un pour la porter et lui donner de la chair et du sang (et s’en emparer et partir avec la caisse en courant)

6. « D’où viens-tu, et où veux-tu aller ? »

7. Pas du tout, j’avoue. Ce sont les personnages qui me disent qui les attire, et ça reste toujours dans leur propre environnement, nécessairement.

8. Peux pas dire. C’est dans le tome 4 de « Les Dieux sauvages ».

9. Darén, sans aucun doute.

10. Voui, plein. Même chez les gentils, des fois.

11. Absolument pas. Je les passe à l’essoreuse et parfois ils ne sont sauvés de la mort que pour pouvoir être essorés davantage et lâcher tout ce qu’ils ont à dire. (Je crains que Chunsène ne l’ait compris, d’ailleurs.)

12. Hu, j’en ai tué plein, surtout dans « Les Dieux sauvages ». Difficile d’en mentionner un sans spoil, mais l’assassinat sordide dans la ruelle de La Messagère du Ciel reste pour moi aussi vain que juste.

13. Yep, le personnage principal se mangeant le plus dans la face la difficulté de la chose étant Izara de Rhovelle.

14. Au premier jet, ça arrive toujours. Mais j’essaie de comprendre pourquoi, et si c’est parce que le personnage en question n’a finalement rien de spécial à faire ce moment-là, je l’intègre dans l’histoire. Ça arrive, dans la vie.

15. Guil Redel, j’en parlais récemment. C’est un véritable monstre et il faut que j’aille très, très loin pour aller puiser de quoi il est fait.

16. Alors, on enlève les exosquelettes, on est d’accord ? Le plus grand : peut-être bien Darén ? Le plus petit (adulte) : peut-être bien Andrew León dans Léviathan. Avec exosquelette : Jared Valne, mais il triche, il pilote une mekana grande comme un immeuble.

17. Le plus vieux : Mordranth (l’oracle-dragon de l’Empire d’Asreth/ia). Le plus jeune : la princesse Carila de Rhovelle dans « Les Dieux sauvages ».

18. Ça dépend de quelle manière : les limites de l’humanité me fascinent et c’est pour ça que j’écris des monstres, ils sont souvent douloureux à écrire (Guil Redel, aussi Ganner et Daphn).

19. Au sens classique du « self-insert / Mary Sue », jamais, en tout cas pas que je sache. De façon plus vaste : toujours, parce que c’est moi qui écris, forcément.

20. Je regrette de ne pas avoir davantage montré les aventures de Chunsène et Nehyr dans Le Verrou du Fleuve. C’était un choix volontaire et assumé à l’époque, mais avec le recul, je pense que j’aurais dû.

21. Leopol. Je n’aurais jamais imaginé qu’il soit aussi populaire, et certainement pas auprès des lectrices.

22. Leopol. Je n’aurais jamais imaginé qu’il se révèle aussi tragiquement et humainement riche.

2020-05-17T20:22:18+02:00lundi 18 mai 2020|Entretiens, Journal|2 Commentaires

Procrastination podcast S04E15 – Tell, don’t show

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « S04E15 – Tell, don’t show« .

Un épisode dynamique et vivifiant (toujours enregistré en confinement) cette quinzaine tandis que les trois auteurs partent loin, et même avec une pointe de véhémence, dans l’exploration de la dramatisation contre l’information, du tell contre le show (mais est-ce bien une opposition ?). On dit toujours « show, don’t tell » (montrez, ne dites pas) – qu’en est-il de l’inverse ?
Mélanie considère en effet que ce conseil classique est trop mécanique, considéré trop universel, et qu’il n’exclut pas les autres formes de narration. Pour Estelle, au-delà du « show, don’t tell », c’est l’incarnation dans un roman qui est fondamentale ; elle s’oppose même à une certaine affection médiatique actuelle pour une littérature considérée comme « exigeante », quand ménager profondeur du discours et narration prenante lui semble un idéal à la fois plus élevé dans la fiction et difficile à réaliser. Lionel met l’accent sur le fait qu’entre tell et show, tout est choix esthétique de le part de l’auteur, tout est, d’une manière ou d’une autre, une certaine forme de dramatisation – tout en adhérant à l’idée que la fiction se doit d’abord de raconter une histoire, et que les racines de l’imaginaire sont populaires.

Références citées
– Nancy Huston, Dolce Agonia
– Ada Palmer, Trop semblable à l’éclair
– Mark Z. Danielewski, La Maison des feuilles
– Dystopia Workshop
– William Faulkner, Le Bruit et la fureur

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2020-05-10T10:01:16+02:00vendredi 15 mai 2020|Procrastination podcast|0 commentaire