Christopher Lee Vs. Zack Hemsey : mashup à Nancy
Il y a plus d’un an à Nancy, un événement rendait hommage à Rebecca et à l’œuvre de Hitchcock à travers diverses initiatives : rencontres littéraires, débats, projections… Nous avions proposé un concert-lectures avec les Deep Ones, et le soir, j’avais mixé quelques heures un set lounge autour de l’horreur et du fantastique dans le cinéma et la télé.

À un moment, j’avais proposé un petit mashup entre la voix grave et caractéristique de Christopher Lee dans Dracula et un instrumental de Zack Hemsey. Il avait assez plu, donc j’ai pris deux heures pour le remonter proprement en studio, et le voici, en espérant que cela vous plaise !
Script by Don Houghton, performance by Christopher Lee.
« Nice to Meet Me » instrumental by Zack Hemsey
Made with utmost respect for all artists involved. No copyright infringement intended, if any of the creators or estates want me to take that track down, just say so and I will. 🙂
« Le mois de » chez Book en Stock (8 et fin) : adaptations, approfondissements et conclusions…
Le dernier volet de ce « Mois de » est à lire chez Book en Stock ! Pour mémoire, il s’agissait d’un mois entier de discussion à bâtons rompus sur les livres, l’écriture, et n’importe quoi d’autre. La discussion est à présent terminée, mais je répercute peu à peu ici les articles qui en sont issus pour archive, et pour rappel !
Dans ce dernier volet, on parle de
- Séries télé
- Adaptations potentielles des univers dans d’autres médias
- Développements des romans, approfondissements d’Évanégyre
- Rythme de vie et productivité…
C’est à cette adresse. Et en conclusion de ce Mois De, l’article bilan rassemble les chroniques réalisées pendant le mois ainsi que l’ensemble des articles, et le mot de la fin clôt les échanges.
Merci encore à l’équipe de Book en Stock et à tous les blogueurs et blogueuses qui ont participé à ces discussions avec enthousiasme et passion !
Lundi, c’est déclencheurs, édition 2017 (3) : du talent !
Les règles sont ici, mais je les rappelle rapidement : un pomodoro d’écriture non stop sur le ou les déclencheurs qui t’inspirent, t’intriguent, ou même te font partir sur une tangente sans rapport – peu importe, il faut juste écrire.
Cette semaine, nous allons parler de talent : d’une qualité, d’une compétence hors du commun. Il est possible de l’attribuer au personnage dont nous avons parlé ces deux dernières semaines, mais ce n’est nullement nécessaire – il s’agit de s’amuser avec un talent étrange, peut-être même à double tranchant, qui peut poser quelques problèmes inattendus, ou simplement se lâcher sur son application. Si tu fantasmes, auguste lectorat, vas-y – tant que tu écris.
Un talent
- Mémoire éidétique
- Combattant hors pair
- Meneur d’hommes
- Une volonté indémontable
- Peut commander aux éléments
- Intelligence suprême
- Charme suprême
- Voit l’avenir
- Lit autrui comme un livre (grande perception)
- Force physique hors du commun
« Le mois de » chez Book en Stock (7) : ordre de lecture, fantasy nostalgique, religion dans « Les Dieux sauvages »…
Le septième volet de ce « Mois de » est à lire chez Book en Stock ! Pour mémoire, il s’agissait d’un mois entier de discussion à bâtons rompus sur les livres, l’écriture, et n’importe quoi d’autre. La discussion est à présent terminée, mais je répercute peu à peu ici les articles qui en sont issus pour archive, et pour rappel !
Dans ce septième volet, on parle de
- Synesthésie
- Ordre de lecture pour Évanégyre
- La fantasy, un genre nostalgique ?
- Personnages de « Les Dieux sauvages » (Darén et Leopol en particulier)
- Religion dans « Les Dieux sauvages » et éventuelle critique d’icelle…
Lundi, c’est déclencheurs, édition 2017 (2) : Un accessoire, un atout
Salutations, auguste lectorat ! Deuxième session d’écriture hebdomadaire minimum pour le défi de cet été. Les règles sont ici, mais je les rappelle rapidement : un pomodoro d’écriture non stop sur le ou les déclencheurs qui t’inspirent, t’intriguent, ou même te font partir sur une tangente sans rapport – peu importe, il faut juste écrire.
Cette semaine, on va se faire rire. Après le besoin fondamental du personnage exprimé la semaine dernière, nous allons parler d’un atout, d’un accessoire, d’un avantage unique que possède ce personnage. Ou bien, pas en lien avec ce personnage, si tu préfères. Mais le but de l’exercice est un peu, quand même, de se surprendre de façon amusante en faisant se rencontrer cet atout inattendu avec l’ébauche de personnage construire la semaine dernière et de voir ce qu’il en sort d’inattendu.
Pour mémoire, on s’en fout si c’est mauvais, on s’en fout si ça ne tient pas debout, il s’agit d’écrire et de se faire plaisir. Taïaut !
Accessoire ou atout
- Forteresse / base d’opérations / vaisseau-mère
- Un secret pour lequel l’humanité se bat depuis toujours
- Une arme personnelle unique
- Une immense fortune
- Haut placé dans le pouvoir
- Sait des choses dangereuses pour l’équilibre du monde
- A des sbires surnaturels
- Détient un empire techno-/magico-militariste
- Les dieux sont de son côté
- Est lui ou elle-même surnaturel(le)
Écrire plusieurs histoires en parallèle ?

Une question fort intéressante qui m’est arrivée il y a quelque temps, quand on parlait d’une habitude qui forme pour moi une des pierres angulaires de la pratique de l’écriture (et à voir le retour positif, les « aha ! » enthousiastes qui me sont revenus, je ne suis pas le seul !)
Dans un registre plus large, que penses-tu du fait d’avoir plusieurs histoires sur le feu ? (Et par sur le feu j’entends « en cours de rédaction »)
De base, ce que je pense est : si ça marche pour toi, si ça te permet d’avancer, alors c’est très bien. Je connais des auteurs (dont, si ma mémoire est bonne, Laurent Genefort qui en parle dans l’épisode 17 de Procrastination) qui maintiennent leur motivation et leur intérêt justement de cette façon.
Pour ma part, et c’est éminemment personnel, hein, j’aurais tendance à mettre en garde, voir carrément à déconseiller la pratique. L’humain est notoirement mauvais dans la conduite de plusieurs tâches de front. Bien sûr, il ne s’agit pas d’écrire littéralement en même temps deux histoires, mais j’ai tendance à penser que l’implication nécessaire dans un projet, un univers, des personnages, nécessite une concentration totale, tant lors de la pratique, que sur la durée. La création nécessite à la fois des phases de production active (on travaille avec une intention claire de réalisation, que ce soit pour planifier ou rédiger) et de repos, de lâcher-prise (pendant lesquelles l’esprit rumine inconsciemment les problèmes qu’on lui a donnés et façonne des réponses). Pour ma part, je redouterais de mélanger les univers et les discours. « Les Dieux sauvages » représente une série de trois gros (énormes) bouquins de plus d’1 million de signes pièce, avec sept à huit points de vue par volume, des fils d’intrigue concomitants ; j’admets tout à fait que j’ai une petite tête, mais je ne vois pas comment je pourrais maintenir ma concentration et mon lien avec l’ensemble si je m’aventurais ailleurs. (Un détour par la traduction a contribué, d’ailleurs, à m’en sortir.) J’y passe 4 à 8h par jour et j’ai l’impression que c’est toujours insuffisant. (Je veux plus de temps, d’énergie, d’esprit !)
Mais, comme je le disais, pourquoi pas. La question que j’ai envie de te poser en retour, c’est : travailles-tu réellement sur plusieurs projets à la fois ? Leur attribues-tu bien ces phases de travail actives sus-évoquées ? (Quoi, on dit bien susnommées, sus-évoquées, ça n’irait pas ?) Ce que je brandis sous ton nez, c’est en réalité mon doigt moralisateur de Jupiter, pour te dire : est-ce que ce travail en parallèle n’est pas une façon élaborée de procrastiner sur tes histoires ? De ne pas te confronter au travail d’écriture proprement dit ? De retarder l’angoisse de tracer un sillon dans le champ vierge de tes rêves créatifs, telle une cuillère dans un pot de fromage blanc tout neuf à jamais désacralisé par ta coupable gourmandise ? Chut, la métaphore1, c’est un métier.
Écrire un bouquin, c’est long. On n’y échappe pas. On peut réduire un peu la durée par l’expérience, par la technique, bref, par le métier, mais ça reste une œuvre au long cours. Ma crainte, quand je lis ça, c’est que ce soit une manière détournée de se réclamer d’un travail d’écriture sans être réellement du travail d’écriture qui comptera au final : les mots sur la page. Je ne fustige nullement la préparation ; je suis puissamment structurel, mais la préparation, il me semble, doit conserver toujours en ligne de mire la production du résultat fini. (Non pas qu’il faille se retenir de créer des trucs inutiles au final si on se fait plaisir, mais il faut en avoir conscience – créer douze langues fictives pour une nouvelle de fantasy risque d’être de l’effort perdu dans cette perspective immédiate, hormis l’amusement. C’est bien, l’amusement, mais si l’on a pour but de produire du texte pour des gens, cela peut, aussi, revêtir une stratégie d’évitement et de procrastination.)
Donc, je te pose les questions :
- As-tu réellement, sincèrement avancé sur ces projets en parallèle ?
- Sens-tu que cette respiration t’aide, justement, au lieu de te compliquer la vie en mélangeant les récits ?
Si la réponse est oui aux deux, félicitations : tu as une plus grosse tête que moi ! Et continue à faire ce que tu fais, parce que tu fais ce qui te convient.
Si non, choisis-en un, clairement, et finis-le avant de passer au suivant, comme le recommanderait la deuxième règle de Robert Heinlein (<- article où l’on trouvera des éléments complémentaires à celui-ci sur le sujet, d’ailleurs).
- Ouais, je sais, en plus, c’est une comparaison. ↩


Quand j’ai commencé 
