La photo de la semaine : crépuscule sur Séoul
Pris près d’Express Bus Terminal, dans le quartier de Seorae Maeul.
Pris près d’Express Bus Terminal, dans le quartier de Seorae Maeul.
DraftQuest est une jeune application destinée à l’écriture, complétée par un cours en ligne, qui fédère déjà autour d’elle une communauté active et dynamique. Son originalité, c’est de combattre l’angoisse de la page blanche par une approche ludique, à base de pictogrammes, de quêtes et de points d’expérience, et en intégrant des outils de communication entre auteurs ; surtout, le programme est destiné autant aux apprentis auteurs désirant faire de l’écriture leur métier qu’à ceux qui souhaitent simplement s’y essayer sans optique de publication, juste à titre d’exploration. Ce qui est une approche rafraîchissante dans le paysage des programmes d’aides à l’écriture, qui délaissent souvent le plaisir et le jeu pour des cadres parfois rigides.
Avec David Meulemans, qui dirige et programme DraftQuest, nous avons parlé, bien sûr, technique d’écriture, dans le détail des rouages et des boulons :
David Meulemans : Lionel Davoust, vous avez écrit plusieurs romans. Vous semblez désormais consacrer l’essentiel de votre temps à l’écriture. Pouvez-vous-nous décrire une journée type de Lionel Davoust ?
Lionel Davoust : C’est effectivement le cas, à l’écriture de fiction, principalement, et parfois un peu de traduction ou d’éditorial. De manière générale, je ne suis pas du matin (le matin est un endroit froid et hostile où le seul réconfort s’appelle café). Du coup, je me réveille doucement en entretenant le lien avec la communauté sur les réseaux sociaux, le site, puis en m’occupant de ce que j’appelle les « affaires courantes » : courrier électronique, et les dizaines de petits à-côtés dont il faut s’occuper quand on est travailleur indépendant (contrats, articles brefs, relations avec presse etc.). Je fais une pause à midi et je coupe toute distraction l’après-midi pour me consacrer pleinement à l’écriture sans interruption, autant que possible, m’interdisant cette fois toute incursion en ligne. En phase de rédaction, je me fixe en général un quota d’écriture, allant de 15 à 20 000 signes en fonction de la sévérité de la date-butoir et de mon énergie.
Pour lire l’entretien complet, c’est sur le blog de DraftQuest : partie 1, partie 2.
Et voilà ! Nous avons longtemps gardé le secret en coulisses, mais voici enfin l’anthologie officielle du festival Imaginales 2014 !

Couv. Krystal Camprubi
Cette année encore, avec l’appui des éditions Mnémos, fidèle partenaire de cette initiative, Sylvie Miller et moi-même avons eu le plaisir de codiriger l’anthologie annuelle des Imaginales, le festival des mondes imaginaires d’Épinal, rendez-vous majeur en France.
Magnifiquement illustré par Krystal Camprubi (auteure de l’affiche du festival en 2010), Bardes et Sirènes se place sous le signe de la musique, du conte et du merveilleux. Amours idéales ou déçues, bardes voyageurs, roublards ou arnaqueurs, sirènes fantastiques, retorses ou d’une humanité troublante, des dizaines de rencontres et de coups de théâtre vous attendent.
L’anthologie sortira bien sûr pour l’édition 2014 du festival Imaginales, qui se déroulera du 22 au 25 mai. Elle est d’ores et déjà disponible en précommande chez tous les bons libraires.
Fort bien : auguste lectorat, veuille noter qu’à partir de demain, mon profil et ma page Google+ seront supprimés du réseau. C’est la deuxième fois qu’on m’y prend, mais là, je ne suis pas près d’y retourner.
Google+ manque tout simplement des outils d’automatisation et d’intégration nécessaires quand on gère plusieurs comptes sur des réseaux sociaux (Facebook, Twitter). Ou plutôt, ils sont disponibles, mais uniquement pour les pages, ce qui oblige à avoir malgré tout un profil personnel. Et c’est là que les ennuis commencent : le profil personnel n’est pas actif, mais c’est lui qui est mis en avant dans les résultats de recherche, dans les suggestions, etc. Je me trouve donc à gérer une redirection quotidienne d’abonnés bien intentionnés (« thank you follower, but your LD is in another castle »), ce qui va à l’encontre de la notion d’automatisation, tout cela pour un réseau dans lequel je n’arrive pas à m’investir, en plus. Or, il me paraît inélégant de poster, sans contribuer à la discussion chez les autres.
Bref, G+ me demande une énergie délirante pour un intérêt trop faible. Mes excuses aux quelques-un-e-s qui appréciaient ce réseau et contribuaient à la discussion : mais je sais que vous savez vous abonner à un flux RSS, une liste de diffusion ou même que vous êtes présents sur les autres réseaux. N’hésitez pas à vous rabattre sur les autres modes d’abonnement du site.
Et donc, je suis rentré de ma semaine sans connexion, et à nouveau joignable par les moyens habituels. Babylon 5 is open to business, ou quelque chose dans le genre.
Parce que je bosse où je veux, comme je veux. Mais la firme à Zuckerberg, ça l’ennuie :
J’ai envie de te dire, Facebook, prends deux copies doubles et quatre heures, et rends-moi ton traitement de la question.
J’avais déjà noté un effet similaire quand j’étais parti sur le Silurian : impossible de dire à Facebook que je n’habite nulle part, ou bien par 57.9 N x 6.1 E. Pour le réseau bleu, on habite forcément dans une ville, qui doit appartenir à sa base de données. Ce qui, en terme d’optique de vie, me semble révélateur, et un peu dérangeant.
Nous pouvons l’annoncer avec plaisir, pour ceux qui l’attendaient, l’initiative est reconduite cette année : démarche novatrice initiée par les Imaginales, la Masterclass vous offre l’occasion d’acquérir méthodes et techniques qui faciliteront ou amélioreront votre travail d’auteur. Encadrés par Jean-Claude Dunyach et moi-même, ces deux jours vous apprendront que l’écriture est aussi un métier, et visent à vous donner les clés pour trouver votre méthode, votre voix, vos propres outils de création.
Ces deux jours d’échanges, d’enseignement et de travaux guidés (mercredi 21 et jeudi 22 mai 2014) visent à transmettre les outils essentiels de l’écrivain, des briques de base de la narration comme le point de vue, la construction d’un scénario, aux réalités financières et légales du métier (distribution, droit d’auteur…). Le but : savoir raconter pour se faire plaisir… mais aussi faire plaisir au public.
Cette Masterclass est destinée à ceux qui ont envie d’écrire des histoires, mais ne savent pas par où commencer, ou bien achoppent sur leur projet, comme à ceux qui désirent aller plus loin et aborder l’écriture avec une visée professionnelle…
Les sessions sont organisées autour de présentations sur un sujet donné (le scénario, les personnages, l’économie de l’édition…), suivies d’exercices d’écriture, puis d’un temps de discussion et de débat autour des difficultés rencontrées.
En compagnie de professionnels reconnus, apprendre les règles du jeu. Pas les trucs, pas les recettes, il n’y en a pas, mais il y a le jeu de l’écriture, et c’est ce jeu qu’il faut prendre au sérieux sans se prendre au sérieux et il a des règles. Structures narratives, registres de langue, travail d’une intrigue, des personnages, des décors, effets de réalité, style… (Sans parler du jeu de la publication, qui est une toute autre paire de manches). Autant d’éléments de la boîte à outils de l’écrivain dont il faut prendre conscience, puis apprendre à se servir…
On apprend à lire, on peut apprendre à écrire (les deux sont d’ailleurs liés). Qu’est ce qu’un apprentissage, sinon l’acquisition d’une expérience dans la durée ? Les ateliers d’écriture offrent – quand ils fonctionnent bien – un concentré d’expérience. Rien ne remplace l’écriture dans la vraie durée, bien sûr, le travail de fond, l’obstination, mais idéalement on sort plus conscient des ateliers d’écriture, sur bien des plans. – Elisabeth Vonarburg
Il ne vous reste plus qu’à vous inscrire à la Masterclass 2014 des Imaginales !
Inscriptions et renseignements : infos@imaginales.com
Ce débat autour de l’anthologie officielle du festival Zone Franche, Lancelot (où figure « Le meilleur d’entre eux »), publiée aux éditions ActuSF, s’est déroulé samedi 5 avril, modéré par Christophe de Jerphanion.
Les intervenants :
Le débat peut être écouté en ligne ou bien téléchargé sur ActuSF.
OK, j’ai balancé aux orties et avec un violent coup de pied au derrière l’ancien plug-in d’agenda, qui faisait ramer le site dans tous les sens et rendait aléatoirement des pages de l’administration de WordPress inaccessibles (All in One Event Calendar, pour ne pas le nommer: DO NOT USE, period). Je l’ai remplacé par un plugin commercial, oui mais bon, il faut ce qu’il faut, et tout fonctionne à présent dans la rapidité, la joie et la beauté. En espérant en avoir fini là-dessus, bon sang. À voir sur la page correspondante.
Cadenas accrochés par les familles séparées sur les grilles protégeant les côtes de Corée du Sud. Nous en avons parlé en début de semaine.
Je repars brièvement pour une dizaine de jours à l’étranger, cette fois assez loin et perdu dans la nature pour que ma présence en ligne soit très loin d’être garantie pour les dix jours à venir. Recommandations habituelles d’usage (il faudrait que je me fasse une page aide-mémoire, tiens, pour référence ultérieure) :
Je pars me mettre au vert un moment pour travailler sur La Route de la Conquête. Quoi de neuf dans l’intervalle ? Eh bien, l’anthologie des Imaginales est finalisée, la couverture est magnifique, le sommaire est prestigieux, le thème est intrigant, et surtout les auteurs vont vous émouvoir, c’est une certitude ! Surveillez le site du festival, il n’est pas exclu que des informations tombent d’un jour à l’autre… D’autre part, toujours en quête de l’organisation parfaite, j’ai récemment refondu mon système, enfin compris la puissance d’Evernote, et peut-être trouvé le Graal en terme d’application de gestion de projets personnels. Et j’ai changé d’outil d’écriture. Je parlerai bientôt de tout cela si mes premières impressions positives se confirment.