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Communiqué : naissance des éditions Multivers

multivers_EditionsDevant les multiples scandales comme ReLire, les conditions parfois abusives des avenants numériques autour du livre, un nouveau collectif d’édition s’est formé : les éditions Multivers, dont voici le communiqué de naissance. Le but est de proposer un modèle d’édition équitable où, notamment, l’auteur ne se verrait pas dépossédé abusivement de ses droits, comme dans le cas de ReLire.

L’idée de créer une association pour aider les auteurs face à l’arrivée du numérique date déjà de quelques années… La situation a évolué très vite dans ce domaine, ce qui était encore balbutiant il y a deux ans est désormais une partie du paysage littéraire, une partie en croissance forte qui provoque de nombreuses réactions. Y compris des initiatives que nous qualifieront pudiquement de dangereusement connes et irresponsables, comme ReLire.
Face à cela, l’auteur est désarmé, alors qu’il pourrait profiter des nouvelles opportunités offertes par le numérique. Il est désarmé car ses droits numériques, qu’il possède en principe pour les livres publiés avant 2000, sont revendiqués par les éditeurs, de façon plus ou moins agressive, voire même attaqués par ReLire. Il est également désarmé car fabriquer un livre numérique et le mettre soi-même en vente n’est pas tout à fait évident. Il est également désarmé car la visibilité numérique d’un livre est quelque chose qui ne s’improvise pas.
C’est pour ces raisons que nous avons créé en Octobre l’ASBL Multivers, qui a pour but la promotion de la lecture et de l’édition dans le cadre d’un écosystème du livre équitable. C’est une Association Sans But Lucratif, formée pour l’essentiel de bénévoles. Nous sommes presque tous ici, pour ce lancement officiel aux Utopiales : Sara Doke, Emmanuel Gob, Ayerdhal, Cécile et Pierre Ramaekers, David Queffelec, Alexandre Girardot, Diane Cairne et Jean-Claude Dunyach.
Nous avons donc contacté de nombreux auteurs, de l’imaginaire, du polar, de la jeunesse, etc., en leur proposant de rééditer en numérique les livres dont ils possédaient les droits, avec un contrat équilibré et des prix de vente abordables. Nous avons déjà plus de vingt auteurs qui ont accepté, des gens comme Andrevon, Grenier, Canal, Wintrebert, Gudule, Houssin, le Bussy. Ca représente déjà plus d’une centaine de livres en préparation. On prévoit une première série d’ouvrages pour Noël et un rythme de publication en 2014 de plus de 40 ouvrages. Sans DRM, cela va sans dire.
Précisons bien : nous publierons uniquement des rééditions, nous n’acceptons pas de manuscrits inédits. Nous voulons rendre disponible un fond important d’œuvres de toute sorte, à des prix bas, afin de leur permettre de retrouver un public qu’elles n’auraient jamais dû perdre. S’il y a des auteurs dans la salle intéressés par ce que nous préparons, venez nous parler !
Nous souhaitons aussi étudier un système équitable d’édition et de distribution de livres numériques, à notre petit niveau. Dans la jungle de l’écosystème actuel, rempli de systèmes agressifs et fermés, nous allons prendre un peu de temps pour essayer d’autres voies, créer notre propre site, avant de nous ouvrir à l’ensemble des plateformes de vente. Nous ferons un point sur nos expériences et nos idées l’année prochaine, aux Utopiales. Et d’ici là, nous espérons que vous aurez eu envie de venir jeter un coup d’œil aux ouvrages que nous aurons publiés dans les mois qui viennent.

Des développements et informations complémentaires sur cet article d’ActuaLitté.

2013-11-05T17:54:19+01:00lundi 11 novembre 2013|Le monde du livre|Commentaires fermés sur Communiqué : naissance des éditions Multivers

Débat : Les Atlantides, entre utopies et science-fiction (Utopiales 2013)

Retour sur les Utopiales 2013 : ce débat, modéré par Antony Vallat et où participaient Lauric Guillaud, Natacha Vas-Deyres, Vincent Gessler et moi-même, avait le thème suivant :

L’exploration des autres mondes cachés sur la Terre elle-même, et en particulier l’Atlantide, a toujours fasciné les auteurs. La science-fiction semble, toutefois, en avoir fait un terrain de jeu plutôt qu’un lieu de réflexion politique, qu’avait initié Platon dans ses Timée et Critias ? L’Atlantide aurait-elle perdu tout attrait ? Ou ressurgira-t-elle du fond des océans ?

Elle est disponible en intégralité sur le site ActuSF sur cette page, en flux ou à télécharger en MP3. Une bonne moitié est également disponible en vidéo ici.

Vincent Gessler, LD, Antony Vallat, Lauric Guillaud, Natacha Vas-Deyres (photo ActuSF)

Vincent Gessler, LD, Antony Vallat, Lauric Guillaud, Natacha Vas-Deyres (photo ActuSF)

2013-11-05T17:16:09+01:00vendredi 8 novembre 2013|Entretiens|Commentaires fermés sur Débat : Les Atlantides, entre utopies et science-fiction (Utopiales 2013)

Spécial Utopiales sur radio Prun : le Labo des Savoirs

labo_des_savoirsLes échos des Utopiales commencent : ce soir, à 19h, sera diffusé une émission spéciale du Labo des Savoirs autour du festival et surtout de la rencontre en science et fiction. Les thèmes :

  • La ville de demain (où j’interviens brièvement autour des thèmes de la fantasy urbaine face à Alain Musset, géographe et essayiste)
  • Les sociétés face aux crises
  • La hard science

C’est sur Radio Prun, et c’est écoutable en ligne.

2013-11-05T17:04:58+01:00mercredi 6 novembre 2013|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Spécial Utopiales sur radio Prun : le Labo des Savoirs

Science et fiction aux Utopiales

Affiche Vincent Caillebaut

Affiche Vincent Caillebaut

Les Utopiales, c’est hélas fini, et je ne peux que marteler l’idée suivante (ça va être ma nouvelle marotte, marteler l’idée suivante) : si vous êtes un tant soit peu intéressé(e) par l’imaginaire, il ne faut pas vous poser la question de venir : il faut venir, point, même si vous habitez à Plan-de-Cuques. Aucune raison (ou certificat médical) pour ne pas faire le déplacement pour l’une des plus grandes manifestations françaises autour de l’imaginaire.

Il s’agissait probablement, de l’aveu de beaucoup, d’une des meilleures éditions ; l’ambiance était chaleureuse, l’humeur excellente, des auteurs aux lecteurs, jusqu’à cet agent de sécurité qui s’est mis à chanter sur le passage des derniers visiteurs à quitter la Cité des Congrès pour leur souhaiter bonne nuit ! Le festival sait apporter régulièrement de petites touches d’amélioration à sa formule, de petites idées et événements nouveaux qui le renouvellent à chaque fois. L’organisation des lieux a changé : le bar se retrouve à la mezzanine, avec une petite scène, ce qui donne à présent trois espaces de conférence (deux au rez-de-chaussée, un à l’étage), probablement la disposition la plus optimale et la plus agréable expérimentée jusqu’ici.

Le contenu scientifique était plus présent que jamais, avec de nombreux intervenants venus apporter leur éclairage sur la prospective de la fiction, et il m’a semblé que cette alchimie fonctionnait particulièrement bien cette année, avec un constant jeu d’échanges qui ancrait la SF dans le réel, la prospective et la réflexion, ce qui lui confère un tout autre éclat que ce statut de rêvasseries oiseuses pour enfants qu’on lui donne encore aujourd’hui dans les milieux ignares.

Ce qui ne veut pas dire que le festival perd son sense of wonder, au contraire ; les expositions et le cinéma (comme l’avant-première mondiale du film Albator – j’ai fait partie des 800 chanceux à le voir, et je compte en dire un mot détaillé) faisaient la part belle à des perspectives positives et merveilleuses aux côtés des dystopies. Comme toujours aussi, un bel espace jeu, avec une importance particulière au jeu vidéo autour de l’événement Remember Me. 

Hélas, je peine toujours à retranscrire l’importance et l’awesomeness de ces festivals, ça revient à expliquer pourquoi vous deviez venir à la fête d’anniversaire d’hier soir parce que c’était trop génial : il fallait être là. Si vous étiez là, vous savez. Si vous n’étiez pas là, vous savez ce qu’il vous reste à faire l’année prochaine.

Pour plein de photos, des liens, des reportages et des enregistrements de nombre des conférences, rendez-vous sur ce fil du forum ActuSF, où vous trouverez plus que votre content de matière (exotique). J’en profite pour remercier et saluer tous les camarades revus ce week-end, et tous ceux qui font de cet événement ce qu’il est, organisation, bénévoles, libraires. Et merci à vous tous qui êtes passés dire bonjour !

Quelques photos en passant, pourries car prises avec le téléphone :

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2013-11-05T11:00:41+01:00mardi 5 novembre 2013|Carnets de voyage|24 Commentaires

Mobilis in immobile

hipster-lolcatJe suis dans une période mobile : je viens de reprendre aujourd’hui mes brefs cours à la fac d’Angers et, à partir de mercredi, je refais un bref saut à l’étranger. En conséquence, baratin habituel : inertie à prévoir dans le courriel, présence réduite sur les réseaux sociaux. Ce genre de déplacements tendant à se multiplier, et comme j’apprécie de voyager, il va vraiment falloir que j’établisse une discipline de travail connecté mobile (le travail mobile, ça va à peu près). Je voudrais quand même bien essayer de caser un bref mot sur les Utopiales !

Sinon, j’en ai fait plusieurs fois la menace mais trembe, auguste lectorat : ce blog va certainement passer pour de bon, pour les dix jours à venir, en mode méditatif : extraction de mes archives de réflexions plus ou moins péremptoires et de pensées plus ou moins oiseuses accumulées au fil des ans pour les livrer à la vindicte impopulaire. Peut-être même que, si l’égocentrisme d’une telle démarche ne m’étouffe pas, je collerai des notes préalables à la construction de Léviathan. Tout peut se passer. Ou rien. Ce suspense est parfaitement artificiel.

2013-10-30T21:09:08+01:00lundi 4 novembre 2013|Journal|1 Commentaire

La photo de la semaine : une rue sombre à Seoul

Bien ! Ayant surmonté quelques petits soucis informatiques anciens du genre à vous casser le moral (la même longue et fastidieuse configuration à refaire plusieurs fois), j’ai à nouveau (pour la cinquième fois) une chaîne de traitement photo digne de ce nom. Les chroniques sur Le Pouvoir ralentissant un peu, je vais me remettre à traiter mes quelque 5000+ photos accumulées, et essayer d’en faire quelque chose. Cela commence par tenir la promesse que j’avais essayé de me faire, à savoir proposer une nouvelle photo par semaine. Je vais revenir dans un premier temps sur mon voyage en Corée du Sud et Nouvelle-Zélande en traitant convenablement les images qui m’avaient servi d’illustration, et essayer de proposer un panachage avec d’autres choses (dont des dauphins – il serait temps…). Tout cela se passera sur Flickr. N’hésitez pas à vous signaler si vous avez également un compte !

Seoul_dark_street

Cliquez pour voir en grande taille sur Flickr

Cette rue sombre à Seoul m’a attiré le regard. La vie nocturne est très active dans certains quartiers ; cela m’a frappé peu après mon arrivée là-bas. Les rues commerçantes sont un déluge de néons, de son et de foule. Pourtant, cette rue-là, que rien ne distinguait des autres, était déserte. Je me suis demandé quel sombre secret elle cachait.

2014-05-28T18:17:40+02:00vendredi 1 novembre 2013|Carnets de voyage, Photo|1 Commentaire

Nouvelle adresse Google+

google-plus-logo-150x150Je suis revenu sur G+ depuis quelques mois, et si je trouve ce réseau toujours mal fichu et contre-intuitif, c’est un canal supplémentaire apprécié pour rester en contact. Google vient d’introduire la possibilité d’avoir des adresses personnalisées ; voici donc la nouvelle de ma page, plus facile à se rappeler…

http://google.com/+lioneldavoust

Honnêtement, si vous suivez déjà Facebook, il ne s’y déroule rien de plus, vu que le même contenu s’y trouve répercuté plus ou moins, mais cela vous permet de choisir votre réseau de prédilection. (À ceci près que les commentaires du blog ne sont pas postés sur G+ et inversement, ce qui rend la discussion plus morne.) N’hésitez néanmoins pas à venir glisser un petit +1, ça fait toujours plaisir et ça améliore la visibilité.

À aujourd’hui aux Utopiales !

2013-10-30T12:04:27+01:00jeudi 31 octobre 2013|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Nouvelle adresse Google+

Neuf raisons de faire le NaNoWriMo en novembre

nano_2013Hey ! Ce week-end, c’est les Utopiales, mais c’est aussi le début du NaNoWriMo, le mois de l’écriture. L’objectif : écrire un livre en… un mois (50 000 mots, soit 300 000 signes). C’est pendant le mois de novembre.

Ça semble un défi fou, et ça l’est. Pourtant, si vous souhaitez écrire un tant soit peu sérieusement, ça représente aussi un défi auquel vous feriez fort bien de vous confronter. Ce n’est évidemment pas une étape obligatoire, mais elle est grandement instructive et productive. Le concept est bien mûr, et la communauté française présente et active.

Mais pourquoi faire le NaNo ?

1. Au début du NaNo, vous n’avez pas de livre écrit. À la fin du NaNo, vous avez un nouveau livre écrit. Bilan positif net.

2. Le NaNo vous force à écrire. Bien des jeunes auteurs disent vouloir écrire, ont quantité d’histoires qui leur tournent dans la tête, mais ils manquent du temps ou de l’organisation nécessaire pour y parvenir. Quand vous vous lancez dans le NaNo, vous vous fixez un objectif tangible. Vous avez passé un contrat avec vous-même.

3. Le NaNo vous oblige donc à trouver comment écrire dans les interstices de votre emploi du temps. Il vous force à prendre votre écriture au sérieux parce qu’à présent, vous avez un livre à écrire pour la fin du mois. Il faut vous organiser et trouver comment faire autour, par exemple, d’une vie de famille et d’un autre travail. Il vous faut réserver de l’énergie et du temps pour écrire, ce que vous n’avez peut-être jamais fait auparavant.

4. Corollaire : il est impossible d’atteindre ce genre d’organisation sans en parler autour de vous, à vos proches, qui se demanderont pourquoi, brutalement, vous ne venez plus à la beuverie du jeudi soir. À présent, non seulement vous avez établi vis-à-vis de vous-même que vous souhaitiez écrire un livre, mais vos proches le savent. Vous êtes lié(e) par votre parole vis-à-vis d’eux… Ce qui renforce votre promesse à vous-même. Leur réaction est également instructive. Si ce sont de bons amis, de bons conjoints, ils devraient respecter ce désir de votre part et même vous soutenir. Si ce n’est pas le cas, c’est aussi une leçon… Celle de suivre votre rêve, pour vous-même, qu’importe l’opinion d’autrui.

5. Le NaNo contribue à vous apprendre à écrire. Règle 1 de Robert Heinlein : « tu dois écrire ». On n’apprend à écrire qu’en écrivant ; en se confrontant aux difficultés, en regardant l’histoire se dévoiler, en constatant si elle suit le chemin prévu ou si elle en dévie, si c’est mieux ou non. C’est chouette de vouloir écrire, mais si on n’écrit jamais, on reste un simple velléitaire. L’auteur, c’est celui qui se confronte à l’épreuve, qui ose se casser la figure, qui se relève et qui apprend. « C’est en écrivant qu’on devient écriveron. »

6. Le NaNo vous confronte à votre façon de travailler. Êtes-vous structurel(e) ? Scriptural(e) ? Efficace la nuit ? Le matin ? Dans les cafés ? Pourquoi coincez-vous ? Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui, tout va bien ? Je répète à l’envi qu’apprendre à écrire, c’est apprendre à se connaître ; apprenez à vous connaître à travers cette épreuve et vous écrirez mieux, avec davantage de plaisir.

7. Le NaNo vous ouvre toute une communauté d’auteurs, plus ou moins expérimentés, qui traversent la même épreuve que vous. Cela peut déboucher sur des rencontres et des échanges fructueux sur l’écriture, sur l’engagement qu’elle représente. Vous n’êtes plus seul(e). Discutez !

8. Le NaNo vous apprend l’enfer que ce métier peut être. Par enfer, j’entends : trouver le moyen d’avancer alors que vous butez sur la même scène depuis trois jours. Ne pas lâcher votre projet, votre rêve, alors que tout en vous voudrait abandonner, parce que c’est trop dur, les personnages sont tartes, l’action est molle, les dialogues sont creux. Vous insistez. Le NaNo vous enseigne la discipline. Vous n’avez pas fini votre quota du jour ? Vous restez à écrire. Vous avez envie de sortir faire un tour ? Vous restez à écrire. Vous trouvez ça trop dur ? Vous restez à écrire. Vous vous faites fait une promesse, vous avez pris un engagement : vous allez faire tout votre possible pour le mener à bien. Parce que, bon dieu, vous voulez écrire.

9. Le NaNo vous confronte au retravail. Peut-être n’avez-vous jamais terminé de premier jet… Mais une fois cela achevé, le « vrai » travail, peut-être, celui qu’on sous-estime le plus, commence. Il faut rendre le livre accessible, intense, lisible, bon. Mais cela… c’est une autre histoire.

2014-08-31T14:01:26+02:00mercredi 30 octobre 2013|Best Of, Technique d'écriture|21 Commentaires

Deux de tension

Ouch, mardi difficile, suis au four et au moulin, c’est les Utopiales ce week-end, trop de choses à faire. En conséquence, auguste lectorat, je t’offre une girafe. (Prise au zoo de Seoul.)

(c)

DR

À demain !

2013-10-29T10:03:03+01:00mardi 29 octobre 2013|Journal|6 Commentaires
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