Blog

Léviathan : La Nuit sur Culture Hebdo

Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

Si le décor antarctique est froid, le récit est brûlant en aventures qui vont de rebondissements en rebondissements. Davoust mène le tout avec une maestria qui force la révérence.

Une brève à lire sur Culture Hebdo.

2012-09-07T18:40:45+02:00dimanche 9 septembre 2012|Revue de presse|1 Commentaire

Des solutions de 1990 pour des défis de 2010

L’idée n’est pas nouvelle, mais sa généralisation l’est : la société Open Garden – qui propose déjà son application au téléchargement – se propose d’ouvrir à tous un accès Internet gratuit où que l’on se trouve dans le monde. Il s’agit simplement pour chaque particulier d’offrir un point d’accès à son réseau, en échange de ceux que lui offriront les autres abonnés à Open Garden, à la manière des accès sans fil dont bénéficient les abonnés à Free en échange de l’ouverture de leur propre Wi-Fi. La différence, c’est qu’ici, la solution est indépendante de l’opérateur.

Pour que cela marche, évidemment, il faut qu’assez d’utilisateurs installent Open Garden pour constituer un réseau suffisamment dense – en d’autres termes, que l’idée décolle et atteigne une masse critique qui la rende véritablement intéressante.

Indépendamment de sa viabilité, difficile de s’empêcher un rapprochement avec la verrue qui orne notre code de la propriété intellectuelle depuis juin 2009 : la loi Hadopi, bien sûr, pour laquelle j’ai un amour sans bornes. À travers une pirouette rhétorique digne du Cirque Pinder cette funeste et ubuesque loi crée le délit de non-sécurisation de l’accès à Internet, afin de s’assurer qu’il n’en soit fait que des usages conformes aux bonnes moeurs.

Mais quid si, en bon hippie aux cheveux gras, j’ouvre volontairement mon réseau aux gens qui passent, parce que – scandale – je suis un mec qui partage ce que je paie, à travers une application comme Open Garden par exemple ? Les données se délocalisent de plus en plus à travers les services du cloud. Si, demain, Internet ne devient qu’une vaste toile sans point d’accès précis, qui doit sécuriser sa ligne ? Contre quoi, comment ?

Encore une fois, la technique devance l’incompréhension du législateur face à une technique qu’il ne comprend que très partiellement, et dont il ignore les vrais usages : la loi du tomahawk et de la bombe atomique. Pendant ce temps, création et édition essaient désespérément de s’en sortir face à l’exploitation non autorisée des oeuvres, le manque à gagner démoralisant qu’il représente et l’inefficacité démagogique d’un arsenal législatif souvent aux antipodes de ses désirs (rappelons par exemple que la SACEM, souvent désignée comme grande méchante par ignorance, réclamait l’interopérabilité des mesures de protection dès la loi DADVSI et préférait que soit tout simplement prélevée une compensation financière sur les abonnements Internet plutôt que le délire psychotique Hadopi). Le consommateur voit ses droits bafoués avec des DRM abusifs. Et le contribuable verse des sommes astronomiques dans des gouffres ineptes et inefficaces.

Alors oui, je critique, mais je n’ai pas d’idée géniale, non, hélas. En revanche, je sais reconnaître une idée idiote – Hadopi – quand j’en vois une, et je sais au moins dire pourquoi. Preuve supplémentaire à l’appui.

2012-09-07T10:09:22+02:00vendredi 7 septembre 2012|Humeurs aqueuses|Commentaires fermés sur Des solutions de 1990 pour des défis de 2010

Quatre images pour la semaine

La reprise de contact avec la civilisation et mon désir de reprendre en main ce blog sur des thématiques plus littéraires et éditoriales me pousse à délaisser photos et journaux d’expédition, ce qui est MAL, car au bout d’un moment, cela sera du réchauffé pour tout le monde.

Vu que je suis actuellement assis sur plusieurs milliers de photos animalières accumulées depuis plus d’un an, j’envisage de me sévèrement coudepiéaucuter pour donner une forme à tout ça. Pour commencer, une nouvelle petite image par semaine en guise de respiration sur ce blog, ça t’intéresserait, auguste lectorat ? (Sinon, je fais ça de mon côté pour moi tout seul. Comme un gros égoïste. De merde.)

En attendant, en voilà quatre nouvelles, trois prises cet été à Mull et une en octobre dernier autour de l’île de la Réunion.

Eat_your_dinner

Puffin_with_sandeels

Ironic_bowrider

Bursting_breath

(Le profil Flickr qui va bien.)

2014-05-28T18:20:13+02:00jeudi 6 septembre 2012|Photo|9 Commentaires

Les déclencheurs, post-mortem

… Parce que « post-mortem » est en latin, et que c’est bien plus classe que « debriefing », et que j’en ai marre de voir de l’anglais partout (« BNP Paribas Real Estate, It’s the Place to Be », sérieux, ça ressemble à quoi ? Surtout que je suis persuadé que pas un seul des marketeux décerébrés ayant pondu un truc pareil ne sait prononcer correctement le « th » anglais autrement que « z », et ils font les malins avec de l’anglais à la con, enfin, bref, pheuque).

C’est la rentrée et l’exercice des déclencheurs est donc terminé. L’aventure a été plutôt suivie, et une petite communauté s’est même formée autour de l’exercice, ce qui est très sympa ! Si vous n’avez pas pris le train à temps, il est toujours temps de vous lancer. Voici un petit récapitulatif de l’ensemble des articles. Et si vous avez joué le jeu mais cherchez un exercice d’écriture rapide, il est aussi toujours possible de tenter avec un déclencheur différent.

La liste complète des déclencheurs par ordre chronologique

L’article des consignes

L’article bottage de cul

J’espère que vous vous êtes rendu compte, après ces neuf semaines, que

  1. Votre écriture est importante. Mais écrire, ça prend du temps. Donc, vous devez réserver ce temps, le désigner comme sacré, et vos proches doivent comprendre que là, vous faites un truc qui compte pour vous, et qu’on doit vous ficher la paix, pas d’exceptions à part enfants qui brûlent et maison qui s’est cassé un bras. Et encore.
  2. Écrire, ça peut se faire dans les interstices. Souvent, avec les priorités du quotidien, il est difficile de se mettre dans l’humeur d’écrire. Sauf que, selon les termes de Robin Hobb (je cite de mémoire), « vous devez comprendre que vous n’aurez jamais plus de temps que maintenant ». Si vous désirez écrire sérieusement, il faut tirer profit de ces moments. Ayez de quoi écrire sur vous. Noter cinq phrases dans un bus chaque matin, ça donne une page à la fin de la semaine. À la fin de l’année, ça donne deux nouvelles. OK, c’est peu, mais entre ça et ne rien faire du tout en vous lamentant de n’avoir pas le temps d’écrire, vous choisissez quoi ?
  3. Vous n’êtes pas forcément bon du premier coup, mais ON S’EN FOUT. Ce qui compte, ce n’est pas d’écrire merveilleusement bien – du moins, la première fois. Ce qui compte, c’est d’écrire. C’est mauvais, vous vous relisez et vous avez envie de vous enfoncer des aiguilles dans les yeux, vous grimacez devant vos lignes de dialogue ? Félicitations, c’est le métier. Tous les auteurs, même et surtout les pros, ont des moments comme ça. Le bonheur, avec l’écriture, c’est qu’on peut – qu’on doit – retravailler. On peut reprendre, encore et encore, jusqu’à ce que ça sonne juste, que ça rende bien, qu’on soit content. Ce qui compte, dans le premier jet, dans l’écriture, c’est de mettre de foutus mots sur le papier ou le clavier. Vous jugerez plus tard. Ensuite, toujours ensuite. Et plus vous écrirez, plus vous pratiquerez, plus vous prendrez de risques. Et plus vous prendrez de risques, meilleurs vous serez.

Alors ? Au boulot, stou !

J’espère que cette série d’exercices vous aura, si vous l’avez suivie sérieusement, décoincé et aidé à montrer que vous pouvez écrire. J’aimerais bien proposer à nouveau ce genre de choses à l’avenir, surtout à voir que, manifestement, cela a répondu à une demande. Du coup, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaires !

  • Comment l’avez-vous vécu ?
  • Aimeriez-vous voir d’autres exercices ? De quel genre ?

« Tu dois écrire » – Première règle de l’écriture de Robert Heinlein.

2018-07-17T14:20:47+02:00mercredi 5 septembre 2012|Technique d'écriture|30 Commentaires

Mise à jour de l’agenda

Le système d’agenda commençait à donner quelques signes de faiblesse mais une petite mise à jour, et tout est reparti en mieux. J’en ai profité pour y entrer les événements de rentrée, que voici – notez-les sur vos tablettes, mais on aura l’occasion d’en reparler !

Le tout est toujours accessible sur la page dédiée.

(suite…)

2012-09-04T10:05:43+02:00mardi 4 septembre 2012|Dernières nouvelles|2 Commentaires

En route pour Le Pouvoir

Auguste lectorat,

C’est aujourd’hui que je me lance pour de bon dans la rédaction de Léviathan : Le Pouvoir, suite et conclusion de la trilogie Léviathan, entamée avec La Chute et La Nuit.

Je dis bien la rédaction ; car, comme j’ai eu plusieurs fois l’occasion de le dire, cette histoire était planifiée en trois actes dès le début et, avant même d’écrire la première ligne de Léviathan : La Chute, je savais comment elle se termine. J’architecture très à l’avance mes livres ; j’ai besoin de connaître ma destination finale avant d’entamer le voyage proprement dit. J’avais, dès le début, au chaud dans mon OneNote, le plan phase par phase des trois volumes.

Après, « aucun plan de bataille ne survit à sa rencontre avec l’ennemi », disait Sun Tzu, et l’écriture révèle souvent des chemins de traverse, des scènes ou des péripéties imprévues qui ajoutent au sel de l’histoire. Parfois, l’évolution des personnages suggère de légères altérations du cap, et c’est bien normal ; cela fait partie du plaisir de la découverte. (Pour l’anecdote, par exemple, dans La Volonté du Dragon, le retour en arrière entre le généralissime Vasteth et le Dragon n’était pas prévu à l’origine.)

Depuis la fin de La Nuit, je me prépare et raffine donc mon plan de bataille en fonction de ce qui s’est réellement passé dans les deux premiers volumes, et je constate que je n’ai pas trop dévié de la direction d’origine. Je retourne avec grand plaisir à l’univers de la Voie de la Main Gauche, vers ces personnages avec qui je cohabite au long cours, Michael, Masha et Andrew, mais aussi les moins fréquentables, Julius, Alukar, Eldred Kyne, et les élements instables, Puck, Felix Mandylion, l’Ombre de Dwayne de Heldadt. Un peu d’appréhension, aussi : vais-je leur faire honneur comme le le voudrais ? Ne vais-je pas tomber sur des difficultés imprévues au fil de l’écriture ? Et surtout, la conclusion de la série – qui, je l’espère et pense pouvoir le dire, devrait comporter une certaine part d’inattendu – remplira-t-elle ses promesses narratives ?

ll n’y a qu’une seule façon de le savoir, se retrousser les manches, écrire, persister même dans les difficultés, puis relire, retravailler, jusqu’à satisfaction.

D’ici la parution – au printemps prochain si tout va bien -, une nouvelle inédite se déroulant dans l’univers de Léviathan sortira très bientôt. Comme les autres (« Regarde vers l’ouest », « La Terre comme témoin » et « La Voie du Serpent »), elle n’aura pas de lien direct avec les livres, mais offrira un point de vue complémentaire, une histoire ponctuelle tempérant la séparation binaire entre Main Gauche et Main Droite.

Et pour les lecteurs de la série qui attendent le volume 3 (merci pour votre enthousiasme et votre impatience, cela fait vraiment chaud au coeur, je n’imaginais pas que cette série pourrait susciter une telle passion !), un petit teaser… Les citations qui se trouveront en exergue dans le livre (deux, comme pour les précédents) :

« La liberté coûte cher, mais on peut en payer le prix. » – Carlos Castaneda, Histoires de pouvoir

« L’oiseau se bat contre l’œuf. L’œuf est le monde, qui veut naître doit d’abord détruire un monde. » – Hermann Hesse, Demian

Veillez sur les ténèbres.

2012-09-01T14:00:05+02:00lundi 3 septembre 2012|Journal|11 Commentaires

Léviathan : La Nuit sur Murmures.info

Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

Et c’est cette association de passé (magie) et du présent (FBI, noosphère) qui rend l’ensemble passionnant… Une association qui se joue dans la lutte entre les deux Mains, un combat alimenté par “l’ardence” qui brûle certains personnages. On attendra le troisième et dernier volume avec impatience.

Un article de Noé Gaillard à lire sur Murmures.info.

2012-08-29T16:34:26+02:00dimanche 2 septembre 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Léviathan : La Nuit sur Murmures.info

Léviathan : La Chute sur Boulevard Livresque

Couv. Alexandre Fort

Je ne peux que vous conseiller cette lecture car c’était génial, très enrichissant. Le style est très original, mêler les thrillers et le fantastique n’est pas courant. Les personnages sont géniaux et on passe un bon moment avec eux.

Un article de Boulevard Livresque.

2012-08-29T16:34:12+02:00samedi 1 septembre 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Léviathan : La Chute sur Boulevard Livresque

Fragments d’une fantasy antique disponible à la précommande

L’anthologie Fragments d’une fantasy antique, dirigée par David K. Nouvel aux éditions Mnémos, est maintenant disponible en pré-commande. Elle sortira le 5 octobre prochain.

Cette anthologie a été montée à l’occasion du colloque « L’Antiquité aux sources de l’imaginaire contemporain » qui s’est déroulé au printemps dernier (voir la table ronde où participait votre humble serviteur). J’y propose pour ma part un court texte rédigé à la façon d’un article scientifique intitulé (on respire un bon coup) « Intérêt et faisabilité zootechniques de la métamorphose de masse ».

L’anthologie génère déjà des retours très positifs, témoin cette critique sur Babelio qui lui donne 4/5. Vous pouvez vous la procurer chez toutes les bonnes librairies ou bien en ligne (sur Amazon).

Quatrième de couverture

Neuf écrivains explorent l’Antiquité comme source de la Fantasy.

N’avez-vous jamais rêvé de…

Devenir le plus grand architecte du monde?

Trouver des fragments perdus d’un roman à succès?

Vous venger des Dieux… ou bien devenir leur détective privé atitré?

Toucher un objet et savoir tout de son histoire?

Répondre à la célèbre énigme du Sphinx?

Mettre un terme à la faim dans le monde?

Ou aimer un bel Apollon au point de l’avoir dans la peau?

Neufs auteurs français, guidés par Homère et Virgile, sont partis en expédition dans le royaume d’Hypnos cueillir pour vous ces quelques fragments de rêves, et, telle une Pénélope des temps modernes, les ont tissés pour en faire des histoires, belles et vives, sanglantes et graves, anciennes et modernes. Ils ont, lors de leur périple, parcouru les immenses domaines de Rome et d’Athènes, parlé aux Dieux, mangé à la table de Trimalchion et se sont reposés sur les bords du Vésuve endormi. De retour sur nos rivages, ils sont maintenant le souffle contemporain des Muses. Écoutez leur chant, lisez leur prose, dégustez-les. Ils sont à vous.

Ces huit nouvelles ont été écrites dans le cadre du colloque « L’Antiquité greco-latine aux sources de l’imaginaire contemporain » (7-9 juin 2012), organisé avec le soutien de l’École Pratique des Hautes Études et de l’Université de Rouen, afin de démontrer la vivacité de l’héritage greco-latin dans les fictions contemporaines de Fantastique, Fantasy et Science-fiction.

Sommaire

  • Fabien CLAVEL : « Sur un fragment perdu du Satyricon »
  • Jeanne-A DEBATS : « Le miroir d’Electre »
  • Romain ASPE : « Le Labyrinthe »
  • Rachel TANNER : « Le Sphynx »
  • Lionel DAVOUST : « Faisabilité et intérêt zootechniques de la métamorphose de masse »
  • Nicolas DELONG : « Les Dieux veulent, les Dieux prennent »
  • Sylvie MILLER et Philippe WARD : « Voir Pompéi et mourir »
  • Nathalie DAU : « A couteau »
2012-08-30T16:04:30+02:00vendredi 31 août 2012|À ne pas manquer|2 Commentaires

Résultats du prix Rosny Aîné 2012

Couv. Gilles Francescano

Les lauréats du prix ont été désignés à la convention annuelle de fantasy et de science-fiction qui s’est tenue à Semoy le week-end dernier :

  • Roman : Roland C. Wagner, pour Rêves de Gloire (L’Atalante). J’ai appris que certains finalistes s’étaient desistés en hommage à sa mémoire ; pour ma part, je préfère celui qui consiste à proclamer qu’il a été le meilleur.
  • Nouvelle : Ugo Bellagamba, « Le poliorcète repenti » (in Galaxies n°14/56)

Le prix Alain Le Bussy (prix récompensant une nouvelle) a été remis à Olivier Caruso pour « Les Quatre Saisons de la baleine » et le prix Cyrano à Philippe Curval.

[Source]

2012-08-30T16:04:37+02:00jeudi 30 août 2012|Le monde du livre|10 Commentaires
Aller en haut