Pense-bête du 7 juin
J’aime bien.
J’aime bien.
Youpi, me revoilà taggé dans une chaîne, cette fois dans le blog Fabrice Chotin, auquel tout fan du Japon se devrait de jeter un oeil: son regard
insolite sur les détails de la vie quotidienne est un régal pour mesurer les petites et grandes différences entre cultures. Et pour finir la pub, il est au sommaire de l’anthologie Alice au pays des morts.
Le jeu, maintenant!
Or donc, il s’agit dans une sorte de questionnaire à la manière de Proust, de dire ce que nous évoque l’Europe telle que nous la souhaiterions.
Ouais nan mais attends, c’est vachement dur. Comment je la souhaiterais? Ben, chouette, tiens, égalitaire, bisounoursisante, l’utopie de l’entente et des droits de l’homme, je ne voudrais pas en
faire l’équivalent politique d’un Arcatraz. Et comme nous sommes en principe entre gens de bonne compagnie, d’un blog à l’autre, on se doute bien qu’aucun de nous ne va répondre « alors, moi,
l’Europe, je voudrais que ce soit un requin avec plein de dents, une plante carnivore, Lepers Among Us de Dimmu Borgir, et puis Jack l’Eventreur ». (Quoique ça pourrait être marrant.
Francis en serait bien capable.)
Alors je change les règles du jeu pour que ce soit plus marrant.
Or donc, il va s’agir dans une sorte de questionnaire à la manière de Proust, de dire ce que nous évoque l’Europe en rapport à nos souhaits.
C’est subtliment différent.
Bien.
Un animal
Une seiche. Bah ouais, parce qu’une seiche, d’abord, c’est vachement intelligent – énormes capacités de mémoire, et il faut au moins tout ça pour se rappeler de tout le droit européen. Ensuite, ça
a une bonne tête, c’est plutôt mignon. Regardez-la, la petite bébête, on dirait pas un Casimir des océans? OK, un casimir croisé avec un triffide, mais bref.
Cela dit, malgré cet air mignon, ça a plein de tentacules. Pas sur tout le corps, remarquez: juste sur la tête. C’est le côté un peu flippant du bestiau – comme de l’Europe. Ça remue, ça bouge, on
ne pige jamais très bien ce que ça va faire, ce que ça va bouffer, si même le cerveau – pourtant très intelligent – a lui-même bien pigé ce qu’il bouffe et pourquoi. D’ailleurs, « céphalopode »,
étymologiquement, signifie « pied sur la tête »; tout cela est très logique, expliquant parfaitement comment, au regard de certaines décisions, l’Europe fait pour marcher au plafond. Et puis, quand
elle a peur, elle écrit des lois, comme la seiche qui crache de l’encre.
Enfin, c’est un mollusque, et les portraits chinois de toutes sortes citent toujours des vertébrés, en général des ours ou des chats, dans une manoeuvre sournoise de préférence taxonomique, et je
dis non, je m’oppose, je m’inscris en faux; je me dresse et je bombe le torse; c’est indigne de nous, penseurs modernes; fidèle aux idéaux de tolérance de l’Europe, adressant un salut à Voltaire et
un autre à Montesquieu, je me tourne donc vers le fond des mers, tendant la main à mes soeurs visqueuses.
Francis (je sais, tu m’as taggé aussi: ça vient)
Lucie Chenu
Anankè
Sayyadina
Et tous ceux qui veulent jouer, bien sûr. J’ai juste cité les plus crypto-révolutionnaires. 😉
L’expression « la fin du monde est proche » retourne 20000 hits sur Google, la prophétie de Malachie affirme que Benoît XVI serait l’avant-dernier pape avant le Grand Dawa Cosmique, le prix de la Pils a augmenté de 3.5%, bref, tous les signes d’une Apocalypse – au sens d’un changement de monde et non de sa fin – sont rassemblés, hosanna, alleluia, et caetera. Et son plus fier héraut, le front levé, l’intention imperturbable, est le Saint Père, homme suprême auquel, oui, lecteur ébahi, je m’en vais rendre un vibrant hommage, bombant le torse face à la critique et à la pensée unique.
Bref rappel des faits bien connus: inflexible, l’ex-cardinal Ratzinger Zeta, tel un mechwarrior engoncé dans son armure de lumière, enchaîne ces temps-ci les réactions polémiques. Citons le tiercé dans l’ordre:
– La levée d’excommunication de l’évêque négationniste Williamson
– L’excommunication d’une mère brésilienne ayant fait avorter sa fille violée (citons quand même, par souci d’honnêteté intellectuelle, que la procédure est automatique dans ces cas de
figure)
– Ses récents propos sur l’usage du préservatif en Afrique (« son utilisation aggrave le problème »)
La communauté catholique est sidérée par ces retours en arrière après l’ère Jean-Paul II qui, malgré un discours semblable sur le latex (reconnaissons quand même, aussi, qu’il est difficile de faire progresser l’attitude canonique sur la question), s’était efforcé, pas toujours clairement il est vrai, de faire entrer son Eglise dans le XXIe siècle (les débuts de réconciliation avec l’Eglise orthodoxe, par exemple). Si le retour de Benoît XVI à un certain traditionalisme avait fait hausser des sourcils dubitatifs chez les croyants, c’est la levée d’excommunication de Williamson qui a véritablement mis le feu aux cieux.
Le malaise est plus que réel, il devient revendicatoire, au point que même nos autorités morales suprêmes autoproclamées, célébrées pour la profondeur de leur engagement philosophique, tels Alain Juppé et Daniel Cohn-Bendit qui joignent leurs voix comme à la chorale, proclament leur désaccord – que dis-je, leur rupture avec le Saint Père. (Benoît XVI vit en « autisme total » – A. Juppé)
Rupture de plus en plus affirmée et nette chez les catholiques de tous bords; même les conservateurs silencieux, opposés à l’avortement et incommodés par l’idée du préservatif, se trouvent choqués par ces prises de position radicales.
Les croyants se trouvent donc forcés à une position inédite à une aussi grande échelle: à un examen de conscience, non pas vis-à-vis de leur fidélité aux valeurs chrétiennes, mais vis-à-vis de leur Eglise. Malgré leurs opinions traditionalistes, beaucoup se sentent mal à l’aise, voire en franc désaccord avec les décisions du Saint Père. Attachés aux valeurs de l’Eglise, du moins, à celles qu’ils y lisent, voilà les croyants obligés d’examiner d’un oeil critique les déclarations, les décisions de son chef – et, par extension, le dogme en lui-même. Quel inventaire conduire, quelle décision approuver, quelle opinion suivre? Et c’est en cela, exactement, que Benoît XVI est soit le plus grand progressiste qu’ait connu l’Eglise catholique, soit le plus idiot des politiques à avoir jamais posé son auguste fessier sur les dorures d’un trône.
Car l’esprit critique est une faculté néfaste – et même antinomique – à toute religion dogmatique. Les voies dites de la main droite, comme les religions révélées mais aussi certaines formes de bouddhisme, postulent l’existence d’un ordre divin fondamentalement supérieur auquel l’homme doit se soumettre; une fois son parcours, son illumination achevée, il ne peut espérer, au mieux, que se fondre à cet ordre, abandonnant tous les oripeaux de la vie matérielle (nirvana) . Souvent, il s’agit simplement de reconnaître pour l’éternité la grandeur de Dieu et d’espérer n’être pas assis trop loin à la table du banquet céleste, histoire de ne pas gueuler trop fort pour qu’on vous passe les hosties.
L’idée d’esprit critique, d’examen réfléchi de la doctrine par le croyant lambda, est donc fondamentalement incompatible avec l’idée de dogme: les pères de la foi sont là pour décoder la sainte parole à l’intention de l’homme et celui-ci doit obéissance à ce qu’il discerne de cet ordre supérieur. Cela explique en partie pourquoi les religions peinent tant à évoluer: difficile de discerner au premier abord la déviance de l’évolution. (L’histoire est bien la discipline qui consiste à vous expliquer après-demain pourquoi vous aviez tort avant-hier.)
Mais la situation est encore plus critique quand il s’agit du pape. Après tout, c’est quand même le chef infaillible de l’Eglise, le représentant de dieu sur Terre – ce que symbolise son changement de nom à son sacre -, avec un téléphone rouge en ligne directe vers les cieux. Comment le simple croyant, aussi éclairé qu’il soit, peut-il oser remettre en question la parole divine – pire, y appliquer le filtre de la raison? Le voilà forcé par sa conscience moderne, séculaire, à opérer une sorte de tri (sélectif) entre les actes de son Eglise, pire, de la parole de son dieu.
Cela existe bien sûr depuis deux ou trois siècles, quand il a fallu constater que certains des passages les plus hardcore de la Bible, tel le Deutéronome, étaient clairement périmés et que les lire sous un nouvel éclairage s’imposait grave, mais, hormis peut-être pendant la Seconde Guerre mondiale (à laquelle Benoît XVI n’est pas étranger non plus, certes – mais une casserole à la fois, please), c’est la première fois que le croyant, l’homme ou la femme cherchant sa voie, se trouve forcé à un tel examen.

Cependant, si le croyant se met à jouer au patchwork avec la Parole, à prendre et à laisser ce qui lui convient comme à un buffet de mariage, que devient le dogme? Il éclate, puisque le dogme est, par essence, unique et indiscutable. Et si le dogme (qui tient déjà pas mal avec du chatterton) éclate, qu’est-ce qui reste de la religion, de la soumission à l’ordre divin, de la béatitude de la voie unique? Elle s’effondre promptement à sa suite, désagrégée, non pas en nouvelles chapelles, mais en autant de microcosmes individuels ou chacun compose sa propre assiette anglaise au pâté de Foi (elle était facile), faisant de la religion catholique une espèce de courant de pensée aussi inoffensif qu’un new age hippie où il faut s’aimer les uns les autres (de préférence en buvant du pinard transsubstantié).
Par ses prises de position radicales, Benoît XVI précipite donc l’effondrement de sa religion dogmatique (par ailleurs inéluctable, comme toute voie unique, parce de plus en plus incompatible avec la pluralité du monde… CQFD). Loin d’avoir un pape rétrograde, nous avons donc un pape post-moderne qui force ses ouailles à réfléchir sur l’éventuelle mort de dieu et sur le véritable rôle séculaire de la religion – la cohésion sociale. Il scie avec un talent consommé la branche sur laquelle il est assis, dynamite son fonds de commerce sans même passer par la case réforme. En un mot comme en cent, il est train de concrétiser avec un talent admirable et une alacrité surprenante le rêve de tous les anticléricaux bellicistes, ce qui, doux euphémisme, est incroyable.
Alors, Ratzinger Zeta, intégriste aveugle épaulé par des attachés de presse incompétents ou agent double à la solde de Friedrich Nietzsche? En le taxant de rétrograde, on oublie un peu vite une facette fascinante de sa doctrine: son admiration pour l’héritage grec et la place qu’il tient dans la religion catholique. Rappelons que, dans les débuts de son office, il a affirmé la valeur profonde de la raison humaine, la place centrale qu’elle occupe dans les valeurs chrétiennes au point d’en être indissociable, parlant même de rationalité de la foi (et si ça, c’est pas un oxymore, j’en ai jamais vu).
Pendant que le monde hurle au scandale, je me débats avec deux hypothèses: soit, donc, tel Judas révélant le Christ au peuple (car rien n’est plus vendeur qu’un bon sacrifice), Benoît XVI fait de son pontificat un sabotage d’une envergure qui dépasse l’entendement, soit c’est effectivement un autiste total qui conduit son troupeau à l’abattoir de la raison. Comme, telle la nature qui a horreur du vide, j’ai horreur de la bêtise et des actions non motivées, je ferai donc acte de foi, désireux de croire à la première hypothèse: ça fait une bien meilleure histoire. Et je continuerai d’observer, avec une incrédulité fascinée, ses actes invraisemblables, guettant comme un augure dans ses actes et ses paroles la preuve que Benoît XVI est, effectivement, le révolutionnaire auquel j’ai envie de croire, semant à une échelle inégalée le merveilleux poison de la connaissance du bien et du mal.
(Et maintenant, j’ai hâte de recevoir les commentaires haineux des intégristes qui ne comprennent rien au second degré. Que le bal commence, je m’en fous; l’oeuvre du Saint Père leur survivra pour les siècles des siècles!)

Clikety clik pour voir en grand
C’est que « la plupart des internautes consultent des horaires, sans réserver. S’ils devaient monopoliser la fonction ‘réservez’, plus lourde, nos serveurs seraient saturés », « nous sommes des précurseurs », et puis « on ne nous pardonne rien », tu comprends, Coco, gérer de l’Internet multimédia 2.0, c’est pas facile, hein.
Pendant ce temps, Google continue tranquillement d’indexer le monde en répondant en 0,17 secondes à des requêtes retournant plusieurs centaines de millions de réponses.
Demain et après-demain se votera la loi HADOPI.
Avec une valeur liquidative de fonds toujours supérieure ou égale au niveau de protection active, il devient possible de surperformer le marché des actions de la zone Euro. Puisque l’exposition
cible est gérée dynamiquement, un comportement monétaire peut s’installer pendant une durée variable. Mais le MACD est inférieur à sa ligne de signal; inférieurs à 20, les stochastiques sont
extrêmement bas, expliquant le recul de 31,3% sur une base pro forma dans ce contexte de sinistralité supérieure à la moyenne.

Alors on se connecte un beau matin sur son interface d’administration de blog et on trouve ça:
Impossible de ne pas répondre, évidemment (ou alors, il faut répondre n’importe quoi). Voilà qui, sur le principe, est profondément déplaisant.
Du coup, je m’intéresse à WordPress et à la possibilité de fusionner ce blog et mon site. Cela dit, c’est
vraiment pas pour demain: il faut que j’arrive à concilier intellectuellement le gros fourre-tout qu’est cet espace (où je m’amuse principalement beaucoup) avec la vitrine papier glacé
assez statique qu’est mon « vrai » site. Une refonte de ce genre nécessite un temps que je consacre mieux à écrire 🙂
Mais je ne doute pas d’y parvenir avec WordPress. Le fait que ce soit « le nec plus ultra des plates-formes sémantiques de publication personnelle » me donne pleinement confiance. Mince,
quoi, si avec ça je ne deviens pas mentalement efficient et syntaxiquement optimal, je désespère.
À la veille de l’investiture de Barack Obama, un vice de forme poussa la Cour Suprême à ordonner un recompte des votes de l’élection présidentielle de 2008. Incapable de parvenir à une conclusion et sous la pression des lobbys républicains, elle dut déclarer le scrutin nul et non avenu, pour être reconduit trois mois plus tard.
Nul ne doutait de l’issue de ce vote, qui se solderait par une nouvelle victoire du candidat démocrate. Non, l’attention du monde entier se concentrait sur Donald Rumsfeld et Dick Cheney, qui, par un ahurissant retournement de procédure, se retrouvaient à officier comme président et vice-président dans l’intervalle.
La population de la planète priait à présent que les Américains aient le temps de retourner aux urnes avant que les duettistes ne lancent une bombe atomique sur l’Iran.
La semaine passée fut fort productive : on ne m’a pas appelé une fois pour me vendre des trucs improbables, mais deux. Enfin, productive du point de vue absurdités et perte de temps, moins de celui des feuillets engrangés. Mais je ne suis pas homme à me soustraire à mon devoir: que tous les démarcheurs téléphoniques voyant un jour mon numéro apparaître sur leur fichier maudit cochent un jour la petite case excentrée, celle qu’ils réservent aux cas les plus difficiles et insolubles, celle qui porte la mention « cinglé ».
Car, oui, j’ai bien essayé de m’inscrire en liste rouge, de demander à ce qu’on me retire des fichiers, de menacer de plaintes à la CNIL, en vain. J’ai découvert qu’il n’existe qu’une seule façon d’être tranquille (à bien des titres) : la folie. Dans laquelle je me trouve pleinement justifié pour deux raisons : d’une, on est censé me foutre la paix téléphonique ; de deux, offrir un moment d’éventuelle détente à mon correspondant est meilleur pour son humeur et mon karma qu’une réponse aussi brève qu’inefficace à base de grognements inarticulés.
Ceci étant dit, intéressons-nous à l’entreprise du jour, l’Office des Propriétaires de je ne sais plus quoi. On m’appelle régulièrement pour me demander si je suis propriétaire, locataire, contribuable, non-imposable et je réponds souvent « non » aux quatre questions à la suite, méfiant de nature, non-euclidien par constitution, me faufilant dans l’azur vierge régnant entre les cases des formulaires URSSAF.
Cette fois, j’ai répondu différemment, mais j’ai raté mon coup.
L’histoire est trop énorme pour que je ne la partage pas: la ville turque de Batman attaque en justice Christopher Nolan, réalisateur de The Dark Knight, pour emploi non autorisé du nom…
Batman.
Hormis le ridicule consommé de la démarche (Batman a été créé en 1939 par Bob Kane, je veux bien que le courrier mette du temps à traverser l’Atlantique, mais fallait se réveiller un peu avant, les mecs), notons que la ville s’en prend au réalisateur du dernier film, qui n’a rien à voir avec la propriété intellectuelle du personnage.
Mais surtout, je trouve la chose profondément rigolote de la part d’un pays qui fait preuve d’un respect bien personnel de la propriété intellectuelle.

Je ne remercierai jamais assez l’organisation des Utopiales 2006 pour nous avoir fait partager ce monument du cinéma, Turkish Star Wars, en version sous-titrée – car la moindre réplique est immortelle. Par exemple, les deux glands qui servent de héros au film s’écrasent au début sur une planète pourrie.
Gland n°1 (appelons-le, je ne sais plus, disons, Bob). – Tu as peur?
Gland n°2 (que nous appellerons, par souci de concision, Ronald Ebenezer Penruthlan). – Oui.
Bob. – Alors ne le montre pas.
Ronald Ebenezer Penruthlan, l’air un peu supris. – Pourquoi?
Bob. – On ne sait jamais. Cette planète est peut-être exclusivement peuplée de femmes.
Ronald Ebenezer Penruthlan, après un temps de réflexion. – Tu as raison. Bombons les pectoraux.
Bref, vous aurez remarqué dans les neuf minutes d’extrait qui précèdent (si vous avez eu le courage de tenir jusqu’au bout) des « emprunts » à Star Wars, à la bande originale d’Indiana Jones, et j’en passe.
J’attends maintenant avec impatience le procès de Carta Mundi pour emploi illégal du nom « Joker ».
EDIT: Beaucoup d’articles se sont trompés sur le Net (et moi avec), Hüseyin Kalkan est le nom du maire de Batman et non pas une partie du nom de la ville. Mais voilà-t’y-pas que l’heureux se retrouve avec une page à son nom sur Wikipédia. Les curieux y trouveront une série de liens plus ou moins sérieux sur l’affaire.