La Freewrite Traveler est une machine à écrire connectée mobile aussi plaisante que la grande

Je me déplace à nouveau beaucoup en ce moment et comme je suis tombé amoureux de la Freewrite, je souhaitais pouvoir retrouver ce plaisir (et la productivité qui avec) en voyage. Hop hop, on ne regarde pas l’étiquette du prix (ce sont pour moi des outils professionnels, je suis prêt à investir), et on se penche sur la Freewrite Traveler, déclinaison transportable de la machine à écrire. Je l’avais abordée dans la question du choix, mais après un mois à travailler dessus, voici un retour rapide… 

… parce que je n’ai rien de spécial à en dire. Et c’est une bonne chose. C’est la même expérience que la Freewrite Gen3, donc avec le gestionnaire de documents, la possibilité de déplacer le curseur dans le texte, et évidemment la connexion wifi et l’écran à encre électronique volontairement petit. Hormis le format plus réduit (la machine s’ouvre comme un ordi portable), les différences se comptent sur les doigts d’une moufle :

  • Pas de rétroéclairage de l’écran (ne comptez donc pas écrire au lit près d’un conjoint qui dort)
  • Clavier à ciseaux (type ordi portable) au lieu d’un clavier mécanique

Et c’est tout. Les commutateurs A/B/C et wifi On/Off/New sont remplacés par des boutons, mais elle fonctionne littéralement pareil.

La différence de clavier implique, pour nous pouilleux non-anglophones, que l’on ne peut changer les touches physiques pour les adapter à l’AZERTY. Cependant, on trouve des autocollants pour cinq balles qui font parfaitement le boulot (taille : 11 x 13 mm, préférez une matière type vinyle pour la durabilité). La mienne ressemble à présent à ça :

Et ça n’est absolument pas gênant à l’usage. Question clavier, je n’ai jamais réussi à comprendre l’attrait pour les claviers mécaniques (c’est bruyant, volumineux, faut appuyer davantage, on a progressé des décennies en informatique pour s’en éloigner, POURQUOI ?), donc je préfère même celui de la Traveler à la Freewrite tout court. Il est vraiment d’excellente tenue (comparable aux claviers des nouveaux MacBook, meilleur que les Magic Keyboard fixes d’Apple).

Gear porn

Question portabilité, la machine est légère, mais quand même volumineuse. Oui, ça se balade dans un sac sans problème, mais ne comptez pas la mettre dans une sacoche même de bonne taille : la machine est aussi grande que la partie alphabétique d’un clavier de taille normale (parce que, eh bien, il s’y trouve un clavier de taille normale, ce qui est appréciable pour une machine à, vous savez, écrire). Ça se balade sans aucun problème, mais pas au point de ne pas avoir à penser à l’emporter. Néanmoins, se promener pour écrire au milieu de la nature, et pouvoir retrouver très vite ensuite ses documents dans le cloud, c’est quand même assez réjouissant.

Et comme il est question d’emport : les housses en feutre d’Astrohaus sont bien sympa, mais elle ne protègent pas de grand-chose. Heureusement, la Traveler fait à peu près la taille des Magic Keyboard d’Apple réduits (sans pavé numérique) donc il y a de bonnes chances que les coques prévues pour les transporter conviennent à la Traveler. Personnellement, j’utilise une coque Hermitshell rigide modèle MC184LL/B (attention, c’est précis) et ça colle parfaitement.

2022-05-30T12:11:31+02:00lundi 6 juin 2022|Best Of, Geekeries, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur La Freewrite Traveler est une machine à écrire connectée mobile aussi plaisante que la grande

Procrastination podcast S06e18 – Parler de ses textes

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « S06e18 – Parler de ses textes« .

Un épisode confession sur le rapport à la verbalisation des projets en cours de création : en parler, s’ouvrir aux autres, avantage ou danger ? Mélanie a besoin de communiquer sur le fait que la « machine » est relancée, de savoir qu’on la surveille au travail… en revanche reste secrète sur le contenu, qu’elle a besoin de développer dans la solitude. Lionel révèle qu’il n’écrit que visé par des Daleks qui menacent de l’exterminer s’il ne travaille pas assez, et plus prosaïquement, ajoute un degré dans le secret : il ne voudrait s’ouvrir, et ne révéler quoi que ce soit, que sur les projets proches de la complétion, sauf à ses plus intimes, de crainte de figer les choses. Estelle est tout l’inverse : elle parle énormément des projets en cours dans son entourage, dans un groupe d’entraide d’auteurs et autrices ; loin de figer les choses, le processus d’évolution que ces conversations induit est essentiel.

Références citées

– Hewlett-Packard

– Le rubber ducking (« méthode du canard en plastique ») : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_du_canard_en_plastique

– Sylvie Miller

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2022-06-15T10:01:54+02:00mercredi 1 juin 2022|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast S06e18 – Parler de ses textes

Attention aux conseils d’écriture venus de l’anglais (notamment les verbes de dialogue)

Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant : certains conseils d’écriture traduits des langues étrangères (soit le plus souvent l’anglais) ne fonctionnent pas nécessairement tous en français. Pour ce qui concerne la narration pure, la dramaturgie, pas de problème, cela se transcrit sans guère de problème (même si, dans l’absolu, on devrait considérer des différences de sensibilité).

En revanche, les langues sont différentes, donc tout ce qui concerne la grammaire est évidemment différent, mais cela concerne aussi le vocabulaire. Et notamment, un conseil fréquemment venu de l’anglais est : « évitez la variété des verbes de dialogue, to say suffit dans la majorité des situations ».

C’est vrai en anglais (où la sobriété est indiquée ; par ailleurs, l’anglais tolère bien la répétition, mieux que le français). C’est faux en français, en revanche. Le français préfère la précision du vocabulaire, et donc, il est déconseillé chez nous de ne pas varier les verbes de dialogue (d’autant que nous avons des tas de synonymes qui sont signifiants sans être pédants, comme répondre, répliquer, rétorquer, s’exclamer, demander, s’enquérir – même faire).

Ne suivez donc pas ce conseil (notamment donné par Elmore Leonard, en anglais, pour un public anglophone) – tendez plutôt, en français, à la variété.

(Soit dit en passant, c’est probablement pour cette raison que The Art of Fiction, considéré dans le monde anglophone comme un classique – chroniqué ici – n’a jamais vu de traduction française ; il y a une trop grosse partie dédiée au fonctionnement spécifique de l’anglais.)

2022-05-26T12:04:42+02:00mardi 31 mai 2022|Best Of, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Attention aux conseils d’écriture venus de l’anglais (notamment les verbes de dialogue)

Comment trouver une machine à écrire connectée Freewrite en France

Après avoir clamé tout le bien que je pense des machines Freewrite, la question logique s’est bien sûr posée : okay, super, t’es gentil Davoust, mais comment j’en trouve une ? Le site officiel ne livre pas en France.

Alors, techniquement, le site officiel livre en France selon les lois de la mécanique quantique. Parfois, si, c’est bon. Parfois, c’est seulement certains produits. Parfois, c’est jamais.

En conséquence, à moins d’avoir un copain à l’étranger, il faut passer par des revendeurs tiers :

  • Amazon (argh) pour du neuf, qui en ce moment propose tous les modèles non collector et même les jeux de touches de remplacement. (Ce n’était pas le cas il y a six mois, j’ignore combien de temps ça va durer)
  • Il y a souvent sur eBay des modèles d’occasion ou peu utilisés (par des gens qui n’ont pas accroché au concept) pour des prix un peu plus raisonnables
  • Enfin, il existe un serveur Discord autour des Freewrite où passent de temps à autre des annonces pour des modèles d’occasion (parfois customisés).

Bonne chasse !

2022-05-23T17:52:23+02:00mercredi 25 mai 2022|Geekeries, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Comment trouver une machine à écrire connectée Freewrite en France

Procrastination podcast S06e17 – Insuffler de l’incarnation

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « S06e17 – Insuffler de l’incarnation« .

Donner à son lectorat des personnages de chair et de sang prenant vie sur la page et dont l’on ressent viscéralement les aventures, joies et peines : c’est potentiellement le Saint Graal de la narration. Peut-on parvenir à travailler cet effet ? Comment nos trois auteurs y parviennent-il et elles ?
Estelle place effectivement l’incarnation comme valeur suprême d’un récit, peut-être même devant la cohérence ; et elle propose de travailler d’une part la matérialité physique, corporelle mais pas seulement, et de l’autre les intériorisations et constructions mentales qui en découlent. Pour Mélanie, les personnages arrivent formés avec une histoire à raconter ; parvenir à les concevoir est une impression très viscérale, qu’elle affine d’abord avec le visuel. Lionel, qui est un grand malade, conduit avec eux un travail d’interrogation quasi-psychanalytique – et c’est en cela que les célèbres fiches de personnage lui semblent utiles : comme axes de réflexion et de développement davantage que comme des formulaires à remplir.

Références citées

– Élisabeth Vonarburg

– Hellblade, Senua’s Sacrifice, jeu vidéo de Ninja Theory

– Clive Barker

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2022-06-02T18:41:07+02:00lundi 16 mai 2022|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast S06e17 – Insuffler de l’incarnation

Procrastination podcast S06e16 – Maintenir la cohérence d’un récit

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « S06e16 – Maintenir la cohérence d’un récit« .

Maintenir la cohérence d’un récit est un défi qui se présente dès qu’un projet atteint une certaine complexité, que ce soit au niveau des faits eux-mêmes mais aussi des intentions que l’on entretient pour celui-ci.

Estelle prouve que l’on peut écrire une saga ou un roman choral avec et sans plan, selon le projet. Mais pour ne pas s’y perdre, elle recommande l’emploi scrupuleux de frises chronologiques, et de ne pas avoir peur de réécrire – cela fait partie intégrante du processus. Mélanie recommande aussi les chronologies, ainsi que de consigner à part les informations importantes à donner pour les agencer logiquement et s’assurer de ne rien oublier. Lionel, praticien de la méthode Zettelkasten, souligne l’importance des notes et de la capture des idées et fragments qui peuvent venir au hasard, et recommande autant de préparer que de faire confiance aux intuitions quand vient le moment de l’écriture.

Références citées

– John Gardner

– Star Wars

– Star Trek

– Brandon Sanderson

– Anton Tchekhov

– Robin Hobb

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2022-05-16T19:03:06+02:00lundi 2 mai 2022|Procrastination podcast|2 Commentaires

Comment écrire de la fiction ? devient un titre de collection aux éditions Argyll

Ça pourrait presque sembler un poisson d’avril tant ça semble un peu fou (et ça n’est pas comme si j’avais pas un peu fait le coup), mais non : mon humble Comment écrire de la fiction ? qui était sous-titré Rêver, construire, terminer ses histoires devient le premier volume d’une collection fondée et dirigée par les éditions Argyll d’ouvrages autour des techniques littéraires. (Je précise tout de suite que je n’y suis pour strictement rien et que je n’ai aucune partie prenante dans ladite collection, j’ai juste eu le merveilleux bonheur de fournir un premier manuscrit au bon moment)

Le 5 mai sortira en effet Comment écrire de la fiction ? Devenir artisan de ses histoires, volume suivant de la collection, dont l’auteur n’est autre que l’immense Damon Knight :

Couv. Xavier Collette

Je parlais de mon humble ouvrage sous le titre général Comment écrire de la fiction ?, mais c’est donc un abus de langage : il s’agit là du nom de cette nouvelle collection. Le titre exact en ce qui me concerne est Rêver, construire, terminer ses histoires. (Et l’ouvrage de Damon Knight est évidemment à Damon Knight, et non à moi – j’ai vu passer une ou deux confusions sur le sujet – je n’écris pas tous les « Comment écrire de la fiction », nous sommes d’accord.)

Bref, si vous me prenez encore à dire ou écrire « Comment écrire de la fiction ? », pensez bien que je parle de mon petit bouquin Rêver, construire, terminer ses histoires, pas de l’ensemble de la collection bien entendu (sur laquelle je n’ai de toute façon aucune autorité pour m’exprimer), et mes excuses par avance !

➡️ Plus d’infos sur le livre de Damon Knight ici.

2022-04-18T13:32:31+02:00mardi 19 avril 2022|Technique d'écriture|2 Commentaires

Procrastination podcast S06e15 – Sauvegarder ses textes

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « S06e15 – Sauvegarder ses textes« .

Petit épisode concentré sur de la technique pure, mais conserver son travail – et le récupérer en cas d’accident informatique – peut représenter une question cruciale dans une vie d’écriture. Quelles sont les bonnes pratiques – et comment peut-on demander des coups de pouce simple à son entourage ? Mélanie explique comment elle protège non seulement ses textes, mais les traductions dont elle a la lourde responsabilité ; Lionel présente des règles d’hygiène informatiques simples, notamment la règle dite du « 3-2-1 ». Estelle montre que l’on peut aussi se montrer détendu·e avec cette question, et que le papier, aussi, peut être la forme la plus fondamentale d’archivage.

Références citées

– Brandon Sanderson

– Services de synchronisation cloud : Dropbox (https://dropbox.com), iCloud (https://www.apple.com/icloud/), Google Drive (https://drive.google.com/), Box (https://www.box.com)

– Service de sauvegarde dans le cloud : Backblaze (http://backblaze.com), Carbonite (https://www.carbonite.com), Crashplan (http://crashplan.com)

– Carbon Copy Cloner (https://bombich.com)

– Laurent Kloetzer (qui va peut-être se demander ce qu’il fait là ?)

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2022-05-02T18:31:24+02:00vendredi 15 avril 2022|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast S06e15 – Sauvegarder ses textes

Recommandations pour acheter une machine à écrire Freewrite

Beaucoup d’intérêt sur Twitter (j’y suis retourné, hé, tavu ?) autour des machines à écrire Freewrite évoquées en début de semaine, forcément, hein, moi aussi ça me fait envie de tripler ma vitesse d’écriture, et SI J’AVAIS SU JE L’AURAIS ACHETÉE UN AN PLUS TÔT, sauf que non, j’ai bien fait, et on va voir pourquoi : avant d’acheter une Freewrite, si vous êtes motivé·e, il y a un certain nombre de choses à prendre en considération, et du coup, cet article doit apparaître rapidement avant que vous cassiez votre PEL, ça tombe bien, c’est maintenant, donc.

Il existe deux principaux modèles de Freewrite

La Freewrite dont je parlais lundi est la Freewrite « tout court », le premier modèle à avoir été conçu par Astrohaus, qui ressemble à une machine à écrire toute bête, voir à une Dictée magique brutaliste :

(Il en existe des éditions limitées encore plus chères, plutôt classes, ou pas, mais restons raisonnables.)

Il existe d’autre part un modèle de voyage, la Freewrite Traveler, qui conserve l’écran à encre électronique (quoique sans éclairage), le principe de fonctionnement ultra limité, mais dans une coque pliante beaucoup plus légère :

(Le tout restant bien cher, mais vous savez dans quoi vous mettez les pieds le cas échéant.)

Le choix ne se limite pas qu’au facteur de forme

La Freewrite de base est bâtie comme un tank, avec un bon gros clavier mécanique (Cherry MX Brown) qui fait clac clac, et le fait qu’elle soit munie d’une poignée ne suffit pas à la rendre magiquement portable dans vos pérégrinations (même si elle se trimballe parfaitement d’une pièce à une autre), simplement parce qu’elle est volumineuse.

La Traveler est conçue, elle, pour être glissée dans un sac et emportée partout ; elle est par ailleurs munie d’un clavier à membranes (comme sur les ordinateurs portables) dont le relatif silence permet de conserver des relations plus harmonieuses avec son entourage au Starbucks.

Il faut savoir que toutes les Freewrite sont livrées avec un clavier QWERTY, mais il est possible de changer la disposition des touches dans les réglages (dont le français classique utilisé sous Windows et le français belge utilisé sur les Macs, qui, au passage, est une configuration beaucoup plus sensée) : liste des configurations possibles.

À présent, si vous voulez également que vos touches ressemblent physiquement à votre disposition logicielle (qu’il y ait donc marqué AZERTY et pas QWERTY, quoi) :

  • Il est possible de changer les touches très facilement sur la Freewrite. Astrohaus vend un jeu de touches françaises (que j’ai installé sur la mienne, si vous regardez la photo ci-dessus), mais je suppose (sans être certain, je ne suis pas un geek des claviers mécaniques) qu’on peut aussi installer à peu près n’importe quelles touches compatibles Cherry. Ça se fait en quinze minutes sans aucune compétence technique autre qu’avoir monté un Lego dans sa vie.
  • Il n’est pas possible de les changer physiquement sur la Traveler. (Ou en tout cas, c’est à vos risques et périls.) Du coup, là, il faut avoir recours à des autocollants si vous voulez que l’AZERTY logiciel se reflète physiquement sur la machine. Si ça vous défrise, sachez-le.

(Bien évidemment, vous pouvez aussi mettre des autocollants sur la Freewrite normale, et vous économiser cinquante balles de plastique.)

Les Freewrite antérieures à la version actuelle (Gen3) sont plus limitées

La Traveler, comme la Freewrite de dernière génération, bénéficie au niveau logiciel de deux améliorations pratiques :

  • Un véritable gestionnaire de documents intégré à la machine (sinon, c’est trois documents de travail actifs à la fois, point barre)
  • La possibilité de déplacer le curseur pour revenir dans son texte et insérer une phrase ou un mot. C’est juste assez chiant pour vous décourager le faire (il faut maintenir la touche New + W A S D pour haut bas gauche droite), ce qui est le but, mais c’est possible si, vraiment, ça vous démange. Sur les Traveler Gen1 et 2, votre seul outil d’édition est la touche Effacement. Ça devient carrément hardcore, pour insérer une phrase trois paragraphes plus haut.

Il faut également savoir que les Gen1 et 2 ne seront plus mises à jour par logiciel (même si tout le but d’un outil aussi limité est d’avoir le moins de mises à jour possibles). Du coup, à moins d’une bonne affaire, préférez une Gen3 (Astrohaus ne vend actuellement que cela, mais il peut y avoir des Gen2 reconditionnées en vente de temps en temps, caveat emptor).

Sachez aussi que les Gen1 et 2 existent avec deux dispositions de clavier, une disposition purement américaine (ANSI) et une internationale (ISO). La différence de taille est la présence d’une touche Alt à droite du clavier, et pour nous qui avons des caractères accentués et des guillemets à chevrons (car vous utilisez bien les guillemets à chevrons, HEIN ?), même si on ne fait pas de la mise en page raffinée là-dessus, c’est à mon sens quasi-indispensable. Faites bien attention à prendre la disposition internationale.

Oui, les touches vendues par Astrohaus sont compatibles Gen3

Le site officiel affirme que les jeux de touches étrangers ne sont pas compatibles avec le dernier modèle, mais c’est faux : j’ai fait l’installation sur la mienne sans aucun problème. En revanche, comme la disposition des touches est légèrement différente (c’est une disposition américaine, donc avec la touche entrée en simple hauteur), cela implique quelques compromis (à mon avis sans importance). Cela signifie très exactement que :

  • La touche <> est absente (mais vous vous en servez souvent dans vos romans, vous ?)
  • La touche £` va se retrouver à une place inhabituelle (mais… pareil ?), au-dessus de la touche entrée, et n’aura pas la largeur qu’elle est censée avoir, ce qui est légèrement disgracieux, mais franchement, on s’en tape. Ça ressemble à ça :
Une touche plus courte dans les espaces abandonnés du clavier où jamais le petit doigt ne s’aventure.

Ensuite. Bon. Si vraiment vous voulez y aller à fond, j’ai entendu dire sur Discord que les éditions limitées Hemingwrite vendues actuellement sont des Gen3 (et les photos d’utilisateurs que j’ai vues montrent effectivement la touche Alt), ce qui contredit les photos officielles des produits (mais ils sont pas très réactifs en com chez Astrohaus). Il serait donc possible qu’elles conviennent à notre usage français ; si vous êtes motivé·e à ce point pour claquer deux cents balles de plus pour l’édition argent / kaki, faites bien vos recherches pour le confirmer, mais voilà, l’espoir existe pour vous. (Pas pour la Sea Blue, en revanche, qui est, à ma connaissance, une Gen2.)

Je crois que c’est tout ce qu’il faut savoir. Si vous avez des questions, envoyez en commentaires !

➡️ Le site officiel Freewrite

2022-04-20T09:17:18+02:00mercredi 13 avril 2022|Best Of, Lifehacking, Technique d'écriture|5 Commentaires

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