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Interview on Euradionantes about urban fantasy during Utopiales 2012

Well, so this is an English-speaking post because the interview, conducted by Richard O’Brien of Euradionantes, was in English. We spent around 15 minutes, during the last Utopiales festival – one of the biggest SF&F events in France, where Neil Gaiman and Michael Moorcock appeared this year -, speaking about urban fantasy, city atmospheres, the role of the Internet in the life of current writers and gaming.

Although the genre of fantasy is often associated with fictional worlds that reconstruct a pre-industrial, rural society, Lionel Davoust is one of many authors working within the alternative tradition of urban fantasy. In discussion with Richard, he explains how the specific character of each metropolis affects the type of magic that can take place within it; he also reflects upon the place of the Internet in the working habits of the modern writer, and on the relationship between literature and role-playing games.

You can listen to the interview below :

2012-11-21T15:59:37+01:00vendredi 23 novembre 2012|Entretiens|15 Commentaires

Congrès à Bordeaux sur la SF et la métaphysique

Hop, une petite info qui mérite qu’on la fasse tourner : du 21 au 23 novembre se tiendra à Bordeaux un colloque universitaire intitulé « Les dieux cachés de la science-fiction française et francophone : métaphysique, religion et politique ? (1950-2010) ».

Plusieurs spécialistes interrogeront les multiples inspirations d’un genre littéraire qui questionne autant les champs du réel qu’il explore les possibles de l’au-delà.

A l’occasion de ce colloque, la bibliothèque Mériadeck mettra en valeur, par des présentations d’ouvrages, le foisonnement de la littérature de science-fiction.

Le programme promet d’être riche d’interventions pointues et éclairées sur ce confluent de thèmes qui sous-tend une part importante des littératures de l’imaginaire, mais qui est pourtant rarement évoqué.

Toutes les informations pratiques sont sur cette page.

2012-11-26T22:33:05+01:00jeudi 22 novembre 2012|Le monde du livre|2 Commentaires

La Volonté du Dragon sur Les Rêves de Cassandre

Couv. Cyrielle Alaphilippe

Parsemé de réflexions sur la valeur de la vie ou les idées civilisatrices quasi « humanitaires » des envahisseurs, La Volonté du Dragon est avant tout un roman qui met l’action au premier plan. Cependant, l’écriture ciselée et fine de l’auteur, qui arrive à en dire beaucoup avec peu de mots, et la chute disons… surprenante place indubitablement ce roman dans le haut du panier de la production actuelle. A découvrir absolument !

Une chronique de Cassandre à découvrir sur son blog.

2012-11-21T15:25:49+01:00mercredi 21 novembre 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur La Volonté du Dragon sur Les Rêves de Cassandre

« Nuit de visitation », nouvelle de l’univers de Léviathan, disponible en vente à l’unité

Couv. Roberian Borges

Léon, à la fin de sa vie, entouré de l’amour de ses proches, se recueille sur les erreurs de son existence. Mais une visite extraordinaire, tel un miracle, va faire basculer sa vision du monde…

D’abord publiée dans l’anthologie Contrepoint, dirigée par Laurent Gidon, dont le projet était de proposer des histoires « sans guerre, ni conflit, ni violence » (le titre est toujours disponible gratuitement pour deux livres des éditions ActuSF achetés), cette nouvelle est à présent disponible en numérique à l’unité pour seulement 99 centimes. Les retours sur l’anthologie et le texte sont déjà très positifs, comme en témoignent les premiers avis de lecture.

« Nuit de visitation » se rattache au cycle Léviathan, mais est parfaitement indépendante des livres ; elle constitue, soit une introduction à l’univers de la Voie de la Main Gauche, soit un éclairage différent de ce que présentent les romans que vous connaissez.

Petit aparté technique, comme c’est un sujet brûlant en ce moment : le fichier fourni, PDF ou ePub, est évidemment dépourvu de DRM, et la rémunération des auteurs est équitable. ActuSF fait partie de ces éditeurs qui vous garantissent de disposer de votre achat comme vous l’entendez, et qu’un pourcentage plus que correct de votre argent atteint réellement les créateurs. Merci de votre soutien !

Pour commander « Nuit de visitation », c’est sur cette page <

Les autres textes de l’antho sont également disponibles, bien sûr, à cette adresse.

 

2012-11-16T15:04:00+01:00mardi 20 novembre 2012|À ne pas manquer|15 Commentaires

2e baromètre du livre numérique : nouveaux usages, pas de nouveaux lecteurs

Or doncques, la SOFIA, le SNE et la SGDL réalisent périodiquement un baromètre des usages du livre numérique, une enquête fort utile pour savoir où nous mettons les pieds. Que veulent les lecteurs, que font-ils, où va-t-on ? Les conclusions sont résumées dans un petit PDF de deux pages, et point ne vais davantage résumer la chose qu’elle ne l’est déjà, mais on note quand même, dans les grandes tendances, un certain attachement au téléchargement légal (l’installation des plate-formes bien ancrées comme Apple et Amazon nous aiderait-elle à proposer une offre facile d’emploi ?) par respect du droit d’auteur (yeah, merci !), et une progression de l’ebook, avec une érosion de la réticence. Cela ne me surprend guère : une grande part de celle-ci, je pense, provient d’une méconnaissance des liseuses, qui offrent un confort de lecture certain, qu’on n’imagine pas avant d’avoir essayé. Je rechignais moi-même avant de franchir le pas, de relire tout L’Aiglon dans un voyage en train et me dire : ah ouais, quand même, wow.

Mais oserais-je une outrecuidante prospective ? On constate que l’ebook, d’après l’enquête, crée de nouveaux usages et non de nouveaux lecteurs (cela signifie qu’un des grands espoirs rêvés pour le média, rendre la lecture sexy, n’est pas – encore – atteint). Personnellement, j’aime ma liseuse, mais, après des mois d’usage quasiment ininterrompu, j’en ai un peu marre. J’ai envie de retrouver du papier, la facilité de consultation qu’elle implique, le fait d’avoir un objet un peu sexy entre les pattes. Je vais faire un truc absurde, généraliser mon expérience, mais je pense qu’on est encore dans une phase de découverte du média, et que, comme toujours quand une nouveauté apparaît, elle va croître jusqu’à se stabiliser et cohabiter avec le papier, voire refluer un peu une fois établie. C’est un pressentiment totalement fondé sur du vent, hein. Mais je crois de plus en plus à la cohabitation entre papier et électronique, ce que n’ont pas réussi musique et cinéma dans une grande mesure, pour une raison simple : le livre, de base, est diablement plus attirant qu’un CD tout froid, et qu’il existe une tradition séculaire de beaux objets dans le métier ; qu’une bibliothèque sera à jamais belle alors qu’une CD-thèque c’est juste du plastoc qui prend de la place une fois le tout numérisé et balancé sur l’iPod ou Google Music. Et, pour aussi pratiques que soient les liseuses, le livre l’est aussi. Ce qui revient, comme le dit l’enquête, qu’on crée de nouveaux usages.

L’enquête tend enfin à démontrer que la lecture numérique décolle surtout grâce à la généralisation des tablettes. Une tablette, c’est cool (c’est tactile, et tout ce qui est tactile est rigolo – je sais ce que vous pensez, bande de dégueulasses), on peut faire plein de trucs avec, genre poker de la meuf sur Facebook ou consulter le cours du titane de carbone sur Les Échos, et avec, se rend-on compte, ho mais tiens donc, on peut lire. C’est la démonstration de ce que tous ceux qui suivaient l’action de près sentaient : pour vendre du livre électronique, il faut d’abord vendre l’écosystème qui va autour de l’équipement (voir Apple et son i-mode-de-vie et Amazon qui défonce les prix à coups de masse sur les Kindle). Étonnamment, on ne vend pas du livre électronique en vendant des livres, dans un premier lieu. Donc, maintenant que les supports arrivent, incidemment, on s’aperçoit qu’on n’est pas limité à liker des vidéos de lolcats mais qu’on peut aussi DL tout Schopenhauer pour avoir un truc à dire au moment d’aller serrer la fille du galleriste que nous avons déjà mentionnée.

2012-11-20T10:02:38+01:00lundi 19 novembre 2012|Le monde du livre|19 Commentaires

Transcription de l’interview-chat sur L’Alchimie des Mots

Le 2 novembre, j’ai eu le plaisir d’être invité par le forum L’Alchimie des Mots pour un entretien-débat en discussion instantanée. Nous avons pas mal parlé de technique d’écriture, des différences entre roman et nouvelle, du processus visant à créer des récits de plus en plus complexes et longs, mais aussi de l’état actuel de la fantasy, notamment en lien avec les adaptations télévisées et cinématographiques à succès.

La modératrice du forum, Selene, a mis en ligne l’intégralité de l’entretien, dont voici un extrait :

Kam’Ui – Tu as dit que le roman est un métier assez différent de la nouvelle. Peux-tu developper ? Et aussi la novella, au passage.

Lionel Davoust – Je crois que celui qui a le mieux résumé ça pour moi c’est Poe, qui dit que, dans une nouvelle, tout tend vers un effet unique. Les détails, personnages, etc., tout sert l’effet de la nouvelle (il faut dire aussi que pour lui, une bonne nouvelle est une nouvelle à chute, mais c’est aussi ce que j’aime). Tu as une grande précision dans l’édifice et dans le ménagement des effets (c’est aussi pour ça que c’est une excellente école à mon sens).

Le roman tient davantage du voyage. Bien sûr, il va vers une fin qui se doit d’être satisfaisante, mais c’est un élan, la réalisation d’un potentiel contenu dans la situation initiale. Aristote parle d' »energeia »; la situation prend de l’élan, se complexifie, accumule de l’énergie qui la transforme, la fait évoluer, jusqu’à la résolution finale de cette énergie. Dans un roman, évidemment, tu peux prendre des détours, développer des détails, t’arrêter pour contempler le paysage, laisser les personnages réfléchir, etc… C’est assez organique comme processus.

Pour lire l’ensemble de la rencontre, c’est sur cette page.

Merci encore à tous les participants à ce moment très agréable et à l’équipe du forum pour son accueil ! 

2012-11-16T11:45:27+01:00vendredi 16 novembre 2012|Entretiens|2 Commentaires

Google+ vous laisse le pouvoir, Facebook vous demande de le prendre

L’article sur la promotion de Facebook continue à générer quelques centaines de lectures par jour, soit largement plus que la suite, malheureusement, qui donnait les chiffres et s’efforçait de donner de premiers éléments d’analyse concernant les retombées numériques de ce hold-up. De façon fort intéressante, Google+, le seul véritable rival de Facebook sur le créneau du réseau social semi-volatile, a déployé une nouveauté d’une simplicité et d’une élégance telle qu’elle continue à enfoncer le désastreux choix du géant bleu.

Dans un réseau social tel que FB ou G+ (même Twitter), le problème est simple : dans le flux d’informations, il s’agit de trier le bon grain (une nouveauté d’un auteur, groupe, cinéaste que vous aimez ; la nouvelle que votre neveu a eu son bac, que la compétition de Magic Scrabble organisée par votre mère s’est bien déroulée) de l’ivraie (au hasard, 2×10^15 annonces Farmville). Facebook et Google+ ont deux philosophies différentes ; l’un vous demande d’aller faire les réglages vous-même et introduit l’idée de promotion payante pour réparer un système bancal par essence, l’autre s’efforce d’introduire des réponses au problème dans la manière même dont le réseau fonctionne. Je pense qu’il est intéressant de connaître ces réglages pour reprendre la main sur le contenu qu’on cherche véritablement à voir, d’où ce petit didacticiel. (Un shout à Mlle Gima qui m’a aiguillé pour Facebook.)

Trier votre flux d’information avec Facebook

Facebook vous demande d’aller chercher des réglages ésotériques et peu ergonomiques pour personnaliser votre flux d’informations. La dernière fois, nous avons évoqué l’idée de liste d’intérêt et parlé d’Edgerank ; concernant les pages, le réseau vient d’introduire une fonctionnalité vous permettant de recevoir toutes les notifications. Il faut encore une fois une manipulation un peu fastidieuse et presque cachée, mais c’est possible : pointez sur le bouton « J’aime » de la page en question, puis sélectionnez l’option de recevoir les notifications, de voir la page dans votre flux d’actu ou de l’ajouter à une liste d’intérêt. Faites ça… pour toutes les pages. Eh ouais.

Trier votre flux d’informations avec Google+

Google+ a introduit l’idée de cercles (piquée à Diaspora et à ses aspects, d’ailleurs, ce que FB s’est maladroitement efforcé d’émuler), ce qui permet un classement a priori de vos centres d’intérêt, de vos amis et contacts, de la famille proche aux marques et artistes qui vous intéressent. Et, tout simplement, depuis le début de la semaine, vous pouvez moduler la fréquence et la quantité des informations que vous recevez concernant chaque cercle. Une règle est affichée bien en évidence en haut de chaque onglet de votre flux d’actualité, et vous permet de moduler finement la quantité d’informations que vous recevez dans chaque cercle. Simple et élégant !

Une différence de philosophie ?

Il est un peu malaisé de déduire de ces deux optiques opposées une différence de philosophie entre les deux entreprises, surtout que l’un est en position d’outsider qui tout intérêt à séduire de nouveaux utilisateurs et que l’autre se débat avec son introduction en Bourse décevante, mais force est de constater qu’actuellement, Facebook est un système compliqué qui tire régulièrement le tapis sous les pieds de l’utilisateur en le forçant à adopter des changements de conditions d’utilisation et qui dissimule des réglages utiles, alors que Google+ cultive la bonne idée et le système fonctionnel (si seulement G+ pouvait ouvrir son API, FFS !!). Quoi qu’il en soit, tout cela ne fait que remettre en évidence un point crucial de ces réseaux sociaux commerciaux : en en faisant le centre de votre écosystème numérique, que vous soyez utilisateur ou créateur, vous n’êtes plus maître de votre contenu et remettez ce contrôle à une tierce partie qui peut, à tout moment, changer les règles de votre propre jeu. 

2012-11-15T10:16:42+01:00jeudi 15 novembre 2012|Geekeries|8 Commentaires

Table ronde « Thriller et science-fiction » aux Utopiales 2012

Affiche Nicolas Fructus

Le site de référence ActuSF a filmé des extraits des tables rondes des Utopiales 2012 et tout compilé sur ce site.

Les croisements entre les genres du thriller et de la SF ont été fréquents depuis la naissance des littératures concernées. Depuis Les cavernes d’acier d’Isaac Asimov jusqu’aux thrillers d’Ayerdhal, peuton aujourd’hui faire le point sur ces épousailles ? S’agit-il d’un mariage heureux, ouvert, ou d’une union à présent obsolète ?

Avec Ayerdhal, Pierre Bordage, Lionel Davoust, Georges Panchard. Animé par Lauric Guillaud.

2012-11-12T18:13:10+01:00mercredi 14 novembre 2012|Entretiens|1 Commentaire

Table ronde « Jeu de rôle et littérature » aux Utopiales 2012

Affiche Nicolas Fructus

Le site de référence ActuSF a filmé des extraits des tables rondes des Utopiales 2012 et tout compilé sur ce site.

Depuis la nuit des temps, les héros incarnent dans l’imaginaire collectif la figure de la rébellion contre les injustices, les dieux ou le destin. Ulysse dans l’Antiquité, Arthur au Moyen-Âge comme D’Artagnan à la Renaissance… Mais ces dernières décennies ont vu émerger de nouveaux héros qui peuplent aujourd’hui notre imaginaire. Qui sont-ils ? Comment se créent-ils ? Une lecture transversale sur héros dans le jeu de rôle et dans la littérature.

Avec Romaric Briand, Lionel Davoust, Sébastien Gallot, Julien Heylbroeck, Isabelle Perier, Thomas Poussou. Animé par Aloys Bourguenolle.

2012-11-12T18:13:12+01:00mercredi 14 novembre 2012|Entretiens|6 Commentaires

Palmarès des prix remis aux Utopiales

Affiche Nicolas Fructus

Car il est important que ces informations circulent. Information prise chez Gromovar, et j’en profite pour signaler l’article qu’il signale en lien, la rencontre avec les robots Nao, chez Traqueur Stellaire. C’est très étrange (et même un peu inquiétant, s’il faut en croire Terminator) de voir une image de la SF commencer véritablement à prendre vie.

  • Prix Utopiales Européen : Mordre le Bouclier de Justine Niogret
  • Prix Utopiales Européen Jeunesse : Saba Ange de la mort de Moira Young
  • Prix Julia Verlanger 2012 : La Route de Haut Safran de Jasper Fforde
  • Prix spécial du jury de la bande dessinée : Big Crunch de Rémi Gourrierec
  • Prix du Meilleur Album de SF 2012 : Daytripper de Gabriel Ba et Moon Fabio
  • Prix SyFy du public (compétition internationale de cinéma) : Iron Sky de Timo Vuorensola
  • Grand Prix du Jury (compétition internationale de cinéma) : Eega de S. S. Rajamouli
  • Prix Utopiales de la Compétition Européenne des courts métrages : La Mysterieuse disparition de Robert Ebb de Francois Xavier Goby, Clement Bolla et Matthieu Landour
  • Prix du meilleur scénario de jeu de rôle : Héros de guerre de Victor Bret
  • Prix Game Jam de création de jeux vidéos en 48h : ex aequo Thanks for playing et 2012 le jeu
  • Prix Planet-SF des blogueurs 2012 ; La fille automate, de Paolo Bacigalupi, traduit par Sara Doke.
2012-11-13T09:21:42+01:00mardi 13 novembre 2012|Le monde du livre|5 Commentaires
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