Spécial Utopiales sur radio Prun : le Labo des Savoirs

labo_des_savoirsLes échos des Utopiales commencent : ce soir, à 19h, sera diffusé une émission spéciale du Labo des Savoirs autour du festival et surtout de la rencontre en science et fiction. Les thèmes :

  • La ville de demain (où j’interviens brièvement autour des thèmes de la fantasy urbaine face à Alain Musset, géographe et essayiste)
  • Les sociétés face aux crises
  • La hard science

C’est sur Radio Prun, et c’est écoutable en ligne.

2013-11-05T17:04:58+01:00mercredi 6 novembre 2013|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Spécial Utopiales sur radio Prun : le Labo des Savoirs

Science et fiction aux Utopiales

Affiche Vincent Caillebaut

Affiche Vincent Caillebaut

Les Utopiales, c’est hélas fini, et je ne peux que marteler l’idée suivante (ça va être ma nouvelle marotte, marteler l’idée suivante) : si vous êtes un tant soit peu intéressé(e) par l’imaginaire, il ne faut pas vous poser la question de venir : il faut venir, point, même si vous habitez à Plan-de-Cuques. Aucune raison (ou certificat médical) pour ne pas faire le déplacement pour l’une des plus grandes manifestations françaises autour de l’imaginaire.

Il s’agissait probablement, de l’aveu de beaucoup, d’une des meilleures éditions ; l’ambiance était chaleureuse, l’humeur excellente, des auteurs aux lecteurs, jusqu’à cet agent de sécurité qui s’est mis à chanter sur le passage des derniers visiteurs à quitter la Cité des Congrès pour leur souhaiter bonne nuit ! Le festival sait apporter régulièrement de petites touches d’amélioration à sa formule, de petites idées et événements nouveaux qui le renouvellent à chaque fois. L’organisation des lieux a changé : le bar se retrouve à la mezzanine, avec une petite scène, ce qui donne à présent trois espaces de conférence (deux au rez-de-chaussée, un à l’étage), probablement la disposition la plus optimale et la plus agréable expérimentée jusqu’ici.

Le contenu scientifique était plus présent que jamais, avec de nombreux intervenants venus apporter leur éclairage sur la prospective de la fiction, et il m’a semblé que cette alchimie fonctionnait particulièrement bien cette année, avec un constant jeu d’échanges qui ancrait la SF dans le réel, la prospective et la réflexion, ce qui lui confère un tout autre éclat que ce statut de rêvasseries oiseuses pour enfants qu’on lui donne encore aujourd’hui dans les milieux ignares.

Ce qui ne veut pas dire que le festival perd son sense of wonder, au contraire ; les expositions et le cinéma (comme l’avant-première mondiale du film Albator – j’ai fait partie des 800 chanceux à le voir, et je compte en dire un mot détaillé) faisaient la part belle à des perspectives positives et merveilleuses aux côtés des dystopies. Comme toujours aussi, un bel espace jeu, avec une importance particulière au jeu vidéo autour de l’événement Remember Me. 

Hélas, je peine toujours à retranscrire l’importance et l’awesomeness de ces festivals, ça revient à expliquer pourquoi vous deviez venir à la fête d’anniversaire d’hier soir parce que c’était trop génial : il fallait être là. Si vous étiez là, vous savez. Si vous n’étiez pas là, vous savez ce qu’il vous reste à faire l’année prochaine.

Pour plein de photos, des liens, des reportages et des enregistrements de nombre des conférences, rendez-vous sur ce fil du forum ActuSF, où vous trouverez plus que votre content de matière (exotique). J’en profite pour remercier et saluer tous les camarades revus ce week-end, et tous ceux qui font de cet événement ce qu’il est, organisation, bénévoles, libraires. Et merci à vous tous qui êtes passés dire bonjour !

Quelques photos en passant, pourries car prises avec le téléphone :

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2013-11-05T11:00:41+01:00mardi 5 novembre 2013|Carnets de voyage|24 Commentaires

Neuf raisons de faire le NaNoWriMo en novembre

nano_2013Hey ! Ce week-end, c’est les Utopiales, mais c’est aussi le début du NaNoWriMo, le mois de l’écriture. L’objectif : écrire un livre en… un mois (50 000 mots, soit 300 000 signes). C’est pendant le mois de novembre.

Ça semble un défi fou, et ça l’est. Pourtant, si vous souhaitez écrire un tant soit peu sérieusement, ça représente aussi un défi auquel vous feriez fort bien de vous confronter. Ce n’est évidemment pas une étape obligatoire, mais elle est grandement instructive et productive. Le concept est bien mûr, et la communauté française présente et active.

Mais pourquoi faire le NaNo ?

1. Au début du NaNo, vous n’avez pas de livre écrit. À la fin du NaNo, vous avez un nouveau livre écrit. Bilan positif net.

2. Le NaNo vous force à écrire. Bien des jeunes auteurs disent vouloir écrire, ont quantité d’histoires qui leur tournent dans la tête, mais ils manquent du temps ou de l’organisation nécessaire pour y parvenir. Quand vous vous lancez dans le NaNo, vous vous fixez un objectif tangible. Vous avez passé un contrat avec vous-même.

3. Le NaNo vous oblige donc à trouver comment écrire dans les interstices de votre emploi du temps. Il vous force à prendre votre écriture au sérieux parce qu’à présent, vous avez un livre à écrire pour la fin du mois. Il faut vous organiser et trouver comment faire autour, par exemple, d’une vie de famille et d’un autre travail. Il vous faut réserver de l’énergie et du temps pour écrire, ce que vous n’avez peut-être jamais fait auparavant.

4. Corollaire : il est impossible d’atteindre ce genre d’organisation sans en parler autour de vous, à vos proches, qui se demanderont pourquoi, brutalement, vous ne venez plus à la beuverie du jeudi soir. À présent, non seulement vous avez établi vis-à-vis de vous-même que vous souhaitiez écrire un livre, mais vos proches le savent. Vous êtes lié(e) par votre parole vis-à-vis d’eux… Ce qui renforce votre promesse à vous-même. Leur réaction est également instructive. Si ce sont de bons amis, de bons conjoints, ils devraient respecter ce désir de votre part et même vous soutenir. Si ce n’est pas le cas, c’est aussi une leçon… Celle de suivre votre rêve, pour vous-même, qu’importe l’opinion d’autrui.

5. Le NaNo contribue à vous apprendre à écrire. Règle 1 de Robert Heinlein : « tu dois écrire ». On n’apprend à écrire qu’en écrivant ; en se confrontant aux difficultés, en regardant l’histoire se dévoiler, en constatant si elle suit le chemin prévu ou si elle en dévie, si c’est mieux ou non. C’est chouette de vouloir écrire, mais si on n’écrit jamais, on reste un simple velléitaire. L’auteur, c’est celui qui se confronte à l’épreuve, qui ose se casser la figure, qui se relève et qui apprend. « C’est en écrivant qu’on devient écriveron. »

6. Le NaNo vous confronte à votre façon de travailler. Êtes-vous structurel(e) ? Scriptural(e) ? Efficace la nuit ? Le matin ? Dans les cafés ? Pourquoi coincez-vous ? Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui, tout va bien ? Je répète à l’envi qu’apprendre à écrire, c’est apprendre à se connaître ; apprenez à vous connaître à travers cette épreuve et vous écrirez mieux, avec davantage de plaisir.

7. Le NaNo vous ouvre toute une communauté d’auteurs, plus ou moins expérimentés, qui traversent la même épreuve que vous. Cela peut déboucher sur des rencontres et des échanges fructueux sur l’écriture, sur l’engagement qu’elle représente. Vous n’êtes plus seul(e). Discutez !

8. Le NaNo vous apprend l’enfer que ce métier peut être. Par enfer, j’entends : trouver le moyen d’avancer alors que vous butez sur la même scène depuis trois jours. Ne pas lâcher votre projet, votre rêve, alors que tout en vous voudrait abandonner, parce que c’est trop dur, les personnages sont tartes, l’action est molle, les dialogues sont creux. Vous insistez. Le NaNo vous enseigne la discipline. Vous n’avez pas fini votre quota du jour ? Vous restez à écrire. Vous avez envie de sortir faire un tour ? Vous restez à écrire. Vous trouvez ça trop dur ? Vous restez à écrire. Vous vous faites fait une promesse, vous avez pris un engagement : vous allez faire tout votre possible pour le mener à bien. Parce que, bon dieu, vous voulez écrire.

9. Le NaNo vous confronte au retravail. Peut-être n’avez-vous jamais terminé de premier jet… Mais une fois cela achevé, le « vrai » travail, peut-être, celui qu’on sous-estime le plus, commence. Il faut rendre le livre accessible, intense, lisible, bon. Mais cela… c’est une autre histoire.

2014-08-31T14:01:26+02:00mercredi 30 octobre 2013|Best Of, Technique d'écriture|21 Commentaires

Une autre galaxie bien accueillante

Je rentre du festival Intergalactiques de Lyon, où j’ai passé un excellent week-end, grâce à l’accueil vraiment chaleureux des exposants (merci, Fred et la librairie Omerveilles), de l’équipe organisatrice d’AoA prod et du public convivial de la ville. Le programme était de très belle tenue, avec beaucoup de tables rondes, de projections et d’animations diverses, ce qui est à saluer pour un événement si jeune ! Si vous êtes de la région et que vous n’êtes pas venu(e), vous avez raté un truc.

Salon

C’était l’occasion pour nous Deep Ones de proposer un nouveau concert-lectures, avec un line-up et une sélection de textes légèrement différente d’Épinal. C’était aussi l’occasion de tenter quelques autres arrangements et jeux de questions-réponses entre texte et musique, ce qui a donné quelques pistes intéressantes. J’aime le fait qu’on continue tous à expérimenter et développer nos approches dans des directions nouvelles.

Photo Adrien Party

Photo Adrien Party – d’autres images et des extraits sur notre page Facebook

En parlant des Deep Ones, nous repasserons à Paris en décembre ! J’attends que ce soit officiel pour annoncer la date et le lieu. D’autre part, nous n’avons pas encore de lance-flammes Deep Ones, même si les enfants l’adorent, mais nous sommes maintenant équipés de T-shirts profonds et lovecraftiens, et qui brillent dans le noir (véridique) : disponibles après les concerts, présentant les couleurs du groupe dessinées par Jerom, ils vous rendront sexy, non-euclidiens et indicibles.

J’en profite pour attirer l’attention des Lyonnais sur AoA Prod et ses événements : si vous vous intéressez un tant soit peu à l’imaginaire, allez vite sur leur site pour découvrir tout ce qu’ils organisent et célébrer la culture geek / SF&F : zombie walk, soirées nanars, convention Doctor Who, il y en a pour tous les goûts, et je peux témoigner de ce week-end que l’ambiance est très agréable.

Pour ma part, on se retrouve dès jeudi à Nantes pour les Utopiales !

Allez, Flipper ! Allons exterminer les dégazeurs sauvages ! (Photo Mélanie Fazi)

Allez, Flipper ! Allons exterminer les dégazeurs sauvages ! (Photo Mélanie Fazi)

2013-10-28T10:59:53+01:00lundi 28 octobre 2013|Carnets de voyage|4 Commentaires

Doctor Who – le trailer des 50 ans

Pour finir la semaine en beauté : la BBC vient de dévoiler le teaser du 50e anniversaire de Doctor Who. Je répercute, juste parce que. Parce que ça fait vibrer nos coeurs de geeks et de fidèles du héros à la fois le plus positif et tragique de tout l’imaginaire. Et parce que, bon sang, DAVID TENNANT.

2013-10-24T12:28:06+02:00vendredi 25 octobre 2013|Juste parce que c'est cool|Commentaires fermés sur Doctor Who – le trailer des 50 ans

Lyon, Nantes et des virus

De retour pour de bon, et donc prêt à bouger de nouveau : deux événements à annoncer, auguste lectorat, dont tu as certainement eu vent mais auxquels j’espère bien avoir le plaisir de te revoir, ainsi qu’un mot sur une toute nouvelle publication :

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Les Intergalactiques

Tout d’abord, ce week-end, il y a les Intergalactiques à Lyon. À cette occasion, nous proposerons un nouveau concert – lecture avec les camarades des Deep Ones, samedi à 21h. Pour mémoire, il s’agit d’un groupe de musiciens et d’auteurs tous issus du milieu littéraire, qui proposent des extraits d’oeuvres sur fonds musicaux live. Et pour information, la setlist sera légèrement différente de celle d’Épinal. Venez nombreux !

Site et informations pratiques : http://www.intergalactiques.net/

Les Utopiales

Affiche Vincent Caillebaut

Affiche Vincent Caillebaut

Et le week-end prochain, c’est bien sûr les Utopiales, le festival international de science-fiction de Nantes, un des rendez-vous majeurs de l’année. J’y serai de jeudi à dimanche, pour des dédicaces, rencontres et tables rondes. J’aurai le plaisir de prendre part à deux débats :

Jeudi 31 octobre, 19h00 / Espace Shayol. Les Atlantides : entre utopies et science-fiction. L’exploration des autres mondes cachés sur la Terre elle-même, et en particulier l’Atlantide, a toujours fasciné les auteurs. La science-fiction semble, toutefois, en avoir fait un terrain de jeu plutôt qu’un lieu de réflexion politique, qu’avait initié Platon dans ses Timée et Critias. L’Atlantide aurait-elle perdu tout attrait ? Ou ressurgira-t-elle du fond des océans ? Avec : U. Bellagamba, N. Vas Deyres, L. Guillaud, L. Davoust. Modération : A. Vallat

Dimanche 3 novembre, 14h30 / Scène Hetzel. Les mondes de l’esprit. Entre les royaumes de la fantasy et les empires de la science-fiction, le champ du voyage intérieur, spirituel ou initiatique semble s’être fait discret. Pourtant des œuvres originales en montrent toute la vivacité. Itérations et voyage astral, regards singuliers et pluriels sur des portes insoupçonnées qui ne sont pas au-delà de notre imagination. Avec : L. Moreno, J. Bourgine, Y. Bidiville, L. Davoust. Modération : U. Bellagamba.

Site et infos pratiques : http://www.utopiales.org/

Une dose de Virus

Je profite de ce petit tour d’horizon pour signaler la sortie de l’anthologie Virus, chez Griffe d’Encre, dédiée aux salons de jardin de l’époque victorienne. Ou plutôt aux virus.

Couv. Zariel

Couv. Zariel

Y figure une belle nouvelle de Bruce Holland Rogers, « Contagion » que j’ai eu le plaisir de traduire (et que les abonnés de shortshortshort.com ont découvert en avant-première). Figurent également au sommaire : Frédérique Lorient, Véronique Pingault, Isabelle Guso, Pénélope Chester, Fabien Clavel, Raymond ISS et David Osmay.

Toutes les informations et les liens pour commander sur cette page du site de Griffe d’Encre. Vous pouvez également découvrir les premières pages de chaque texte ; quoi de mieux pour se donner envie ?

2013-10-24T09:59:11+02:00jeudi 24 octobre 2013|À ne pas manquer|6 Commentaires

Compression spatiotemporelle

Salut, auguste lectorat. Nul besoin de faire Sol – Proxima du Centaure en petites foulées pour expérimenter l’effet de dilatation temporelle : je suis techniquement parti hier matin de Wellington, Nouvelle-Zélande, pour arriver aujourd’hui vers midi à Rennes, France, mais, dans ce laps de temps, par le jeu des décalages horaires, j’aurai compressé 35 heures de voyage. Mon état cérébral se résume à ceci :

Gah.

Mais pas de repos pour les braves ni pour les Coréens maoris. Je suis de retour sur le pont avec une connectivité correcte, ce qui signifie que l’on peut à nouveau me relancer dans la joie et la bonne humeur dans le cas d’un courriel échappé ou d’une réponse urgente, et que, fichtre, J’AI DU BOULOT. Juste, criez pas trop fort, j’ai la gueule de bois de l’espace-temps.

Merci pour votre patience durant ce mois, et j’ajoute maintenant 2000 clichés à traiter à mon stock… Va falloir que je me mette sérieusement au boulot avant que ça ne devienne des photos d’archives historiques.

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Vue depuis la base du mont Manganui, Nouvelle Zélande

2013-10-17T10:18:53+02:00mardi 22 octobre 2013|Carnets de voyage|3 Commentaires

Haere Mai, Aragorn

Après 14 heures cumulées d’avion et une courte escale à Sydney, le temps de se promener sur le port et de contempler le fameux opéra, me voici maintenant pour la deuxième partie de ce périple, avec la Nouvelle-Zélande et sa capitale Wellington. Radical changement d’ambiance, retour dans un monde aux consonances plus occidentales, perte de 75% d’humidité et de 15° dans l’air, doublement de la pluie. Ça rappelle la Bretagne !

IMG_3292-480x320Juste un prélude pour l’instant, avec un tour dans la ville qui a des allures de village après le gigantisme de Seoul. Une visite du musée national, le Te Papa, pour se familiariser avec l’histoire du pays et la culture maori, très vivante aujourd’hui malgré une histoire mouvementée et un traité tôt signé entre les Britanniques et les chefs des clans, leur garantissant le statut de citoyens de l’Empire.

Les choses auraient probablement été plus simples si ledit traité avait été formulé exactement de la même manière dans les deux langues. Des livres entiers sont dédiés à ses différences de formulation et de traduction et, encore aujourd’hui, les tribunaux se réfèrent aux deux versions.

Mais aussi, Wellington est également le quartier général des Studios Weta… connus mondialement pour avoir réalisé les effets spéciaux des adaptations du Seigneur des Anneaux, du King Kong de Peter Jackson, d’Avatar et j’en passe. Une boutique à vous faire casser un PEL pour rapporter statuettes et accessoires identiques aux versions des films, et une visite dans l’atelier qui m’a permis de poser les yeux sur un authentique Warthog, sur les flngues et exosquelettes de District 9, d’Avatar, sur une tête de Balrog… Et de voir travailler le responsable épées de Weta, le seul forgeron d’épées en titre royal de tout le pays. (Il faut dire que ce n’est plus un métier très couru.)

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Weta manufacture des imitations de cottes de mailles criantes de vérité, en plastique donc très légères, vues pour la première fois dans Le Seigneur des Anneaux, et agréables à porter pour les acteurs pendant de longues journées de travail.

Sauf par Viggo Mortensen. Qui, raconte le staff, insistait pour avoir une vraie cotte (ce qui pèse plusieurs dizaines de kilos, est dangereux en cas de chute et j’en passe), une vraie épée et, de façon générale, du vrai matériel. Ce qui lui a valu de se faire arrêter deux fois dans les restaurants de Nouvelle-Zélande…

Des photos ? Ben non, pas tellement. Elles sont interdites dans la grande majorité des lieux. Je peux juste vous présenter mon nouveau copain.

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2013-10-11T06:24:38+02:00mardi 15 octobre 2013|Carnets de voyage|8 Commentaires

La rébellion des fils, L’Île close et l’université

rebellion_fils_fillesAuguste lectorat,

Grand moment de fierté, que je signale à la fois pour le plaisir (car parce que), et par hommage à la qualité du travail. Vient de sortir aux Presses Universitaires Blaise Pascal l’ouvrage Mythes de la rébellion des fils et des filles, sous la direction de Véronique Léonard-Roques et Stéphanie Urdician  :

Nombre de mythes mettent en scène la volonté de la progéniture de se soulever contre la domination des pères considérée comme oppressante et manifestée par une dévoration réelle ou symbolique. Cet ouvrage explore l’expression de cette rébellion.

Dans cette anthologie de travaux très pointus figure l’article de Delphine Imbert, « Mordred ou la nécessaire trahison » qui porte sur cette figure arthurienne, sa symbolique et sa subversion. Parmi son corpus d’oeuvres, elle s’appuie sur Mary Stewart, Michel Rio, Nancy Springer… et votre humble serviteur, à travers la figure de Mordred dans « L’Île close ».

C’est une grande joie et surtout beaucoup d’honneur qu’un auteur universitaire ait jugé la nouvelle digne de figurer ainsi dans une telle étude, d’autant plus qu’elle est de haute volée et d’une grande érudition (et je suis frappé par la justesse du regard et la clarté de l’article, qualité trop rare !).

De toute évidence, cet ouvrage s’adresse plutôt aux spécialistes de la question et aux érudits littéraires mais sa dimension psychanalytique le rend accessible à tous. Un excellent mets pour l’esprit.

Pour en savoir plus sur l’ouvrage et le commander, rendez-vous sur cette page.

2013-10-07T16:39:53+02:00jeudi 10 octobre 2013|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur La rébellion des fils, L’Île close et l’université

À nouveau sur les routes

Ave, auguste lectorat. Toi qui est attentif à ces Expériences en temps réel depuis un an ou plus, tu auras remarqué, car ton oeil est acéré comme un couteau à viande Ginsu 2000, que cet été fut sage et casanier, sans volontariat écologique. Mon programme est un peu différent cette année : je pars… demain, pour un mois, non pas en volontariat mais en périple, pour moitié en Corée du Sud, à Séoul et ses environs, pour moitié en Nouvelle-Zélande, sur l’île du nord. Il s’agira de découvrir la culture, les lieux, les gens et surtout, bien sûr, la nature.

Pour cela, j’emporte mon meilleur ami :

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Ou plutôt, mon nouveau meilleur ami, puisque après deux ans d’entraînement sur de la gamme amateur, je passe au matos pro pour la photo animalière, avec un 7D. Et j’ai perdu le peu que j’ai appris : la bête est compliquée, puissante et se laisse aussi peu apprivoiser que si l’on s’imaginait qu’un permis kart à pédales permette de conduire une F1.

Donc, pendant ce temps-là, comme d’habitude dans ce genre de situation :

  • Mon accès au Net sera sporadique ; soyez patients pour le courriel (enfin, encore plus que d’habitude)
  • J’aimerais, comme toujours, bloguer sur mes expériences sur place, mais, comme toujours, j’ignore si ce sera possible : ces pages risquent de voir passer un certain nombre d’articles brefs, voire des demi-réflexions à moitié formées, tirés d’archives et de notes. Haute teneur en approximations et en questions oiseuses à prévoir, allergiques s’abstenir. Refaisage de monde bienvenu.
  • Les réseaux sociaux sont en pilotage automatique, là aussi je ne pourrai peut-être y passer régulièrement,

On m’a mentionné de visu une fois que je n’avais jamais raconté mon voyage sur le Silurian, ce qui était un peu frustrant après le récit de tous ces préparatifs… Je sais. J’ai tenu un bref journal. Le problème, c’est qu’il a disparu dans la faille spatio-temporelle de mes bagages, et que je n’arrive pas à remettre la main dessus. Est-ce le signe que ce qui s’est passé en mer cet été-là doit rester pour moi-même et mes camarades d’expédition ? Probablement, jusqu’à ce que je retrouve le journal, auquel cas ce sera : probablement pas.

Et sinon, qu’est-ce que j’ai fait des 10 000 photos que j’ai en stock des voyages précédents à traiter ?

Chut. On se tait. Silence.

Je dois partir en prendre 10 000 de plus.

2013-09-06T11:27:44+02:00mercredi 18 septembre 2013|Carnets de voyage|27 Commentaires
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