AOSphere (demain, la narration)

Un billet pour signaler l’existence d’AOSphere, un projet indépendant assez intrigant qui vise à mêler interactivité ludique (OK, jeu vidéo), profondeur du discours et narration épisodique. Le but avoué est d’impliquer le spectateur / joueur dans l’histoire au scénario travaillé au-delà d’un simple mécanisme de jeu.

On n’en sait pas beaucoup plus pour l’instant, si ce n’est que le produit sera en Flash, jouable depuis le navigateur (c’est la mode). Sur leur blog, les développeurs ont publié quelques screenshots, ce qui augure d’un environnement plutôt joli.

Je dois avouer que je suis à la fois très curieux et relativement méfiant vis-à-vis de ce genre de projet. Curieux parce que la façon dont nous recevons les contenus culturels, la narration, évolue. On a longtemps affirmé que le jeu vidéo et Internet, – le « multimédia » « interactif », termes qui font encore sourire les geeks d’aujoud’hui, allait conduire à la création de nouveaux types de contenus évolutifs et libres. On le voit maintenant un peu – ne serait-ce qu’avec les blogs – mais ce ne fut pas le raz-de-marée prévu.

Je pense humblement que l’interactivité n’est pas une composante nécessaire et suffisante à une évolution importante de la narration. Parce qu’un jeu, pour fonctionner, doit d’abord être… un jeu. Pong n’a pas d’histoire. Mario Kart n’a pas d’histoire. Doom n’a pas (vraiment) d’histoire. Et ce sont des classiques. (Il faudrait aussi parler de l’aspect social comme avec le jeu en ligne, mais ce sera pour une autre fois.)

S’il est vrai que tous les modes d’expression ont leurs limites, je crois celles du jeu vidéo plus fortes que toutes les autres. Dans un récit classique, qu’il s’agisse d’un film, d’un livre, même d’une chanson, la forme est au service du fond. David Lynch peut saccader le montage, Mark Z. Danielewski peut écrire dans tous les sens avec des polices différentes, le black metal peut employer des grognements pour évoquer les enfers.

Mais le jeu? Dans un jeu, le fond est soumis à la forme. Parce qu’on ne lance pas un jeu pour l’histoire, pour la « réception » d’un message distrayant ou profond, mais pour le plaisir ludique, ce qui est fondalentalement différent. Qui se préoccupe du destin des pions aux dames? De la cohérence des règles de déplacement aux échecs? Peu importe, tant que le jeu fonctionne.
Bioshock est un des rares bons titres à avoir réussi une forme de narration, mais du propre aveu de Ken Levine, le chef du projet, l’équipe a d’abord pensé à faire un bon jeu vidéo avant de raconter une histoire.

Les deux sphères peuvent évidemment se rencontrer: La maison des feuilles est ludique, en un sens, et j’ai vécu de véritables moments d’émerveillement sur Metroid Prime. Mais qui pourrait imaginer L’écume des jours en jeu vidéo et Super Mario en roman? Différents médias répondent à des attentes précises et les discours ne sont pas entièrement transposables, cela n’a rien de nouveau.

Mais le milieu vidéoludique semble aujourd’hui vouloir donner au jeu des airs de panacée narrative, et je suis très sceptique. Sans avoir l’air de prêcher pour ma paroisse, la littérature est probablement le mode narratif le plus transversal parce qu’il s’adresse directement à l’intellect du lecteur en s’appuyant sur ses représentations internes. En un sens, la littérature évoque, le lecteur construit ses images. C’est une de ses forces – et de ses difficultés d’accès comme de pratique. Le jeu vidéo… vous accroche par d’autres mécanismes, et c’est très rarement l’histoire.

Je reste néanmoins ouvert d’esprit et même impatient. C’est à la fois ce qui m’intrigue et m’intéresse dans des projets comme AOSphere. Je ne doute pas qu’un modèle économique fondé sur la série télé avec ses saisons puisse fonctionner – la nouvelle édition de Sam & Max l’a prouvé. Mais peut-on réussir la quadrature du cercle, expérience ludique et discours narratif? Les précédents essais se sont souvent cassé les dents, et le gameplay annoncé type « point and click » m’inquiète un peu. Pétard mouillé ou vraie réflexion de fond? J’ai reçu ma confirmation au beta-test. Si je ne suis pas tenu à une forme de confidentialité, je m’efforcerai de livrer mes impressions sur la chose.

Et sur le beta-test de Wrath of the Lich King, la nouvelle extension de World of Warcraft, aussi.

Ou pas?

Mais, au moins, avec la citation du titre, je suis sûr que je vais déjà multiplier mes visites par 250.

2011-02-01T18:45:18+01:00jeudi 28 août 2008|Geekeries|Commentaires fermés sur AOSphere (demain, la narration)

Ouvert d’esprit, mais dans le cadre (phone freaks vol.2)

Je ne sais pas ce qui se passe mais depuis que j’ai exposé sur la place publique mes aventures avec le démarchage téléphonique, les appels ont recommencé de plus belle. Encore un coup de la synchronicité. Enfin, ça met à l’épreuve mes capacités d’improvisation, disons.

J’ai d’abord essayé la contre-réponse téléchargeable ici, mais le résultat ne fut pas assez marrant pour valoir la peine d’être raconté.

Je viens en revanche de recevoir un coup de fil qui n’est pas drôle en soi – pas de Station Spatiale Internationale – mais qui est assez surréaliste sur le rôle des genres dans la société.

 

(suite…)

2011-05-01T18:28:22+02:00lundi 25 août 2008|Best Of, Expériences en temps réel|3 Commentaires

L’indispensable minute de l’inutile

Je devrais être en train d’écrire mais j’ai bouclé deux chapitres aujourd’hui, alors c’est la pause. (Quoi, les chapitres étaient déjà rédigés, je leur ai juste passé un coup de polish? Tut tut, ça compte quand même.)

A mesure que j’avance dans le remaniement de mon super-tanker littéraire qui tient de plus en plus du satellite longue portée en orbite vers Pluton (avec moi dans le rôle de la NASA qui m’arrache le peu de cheveux qui me reste en grognant: « Mais corrigez-moi cette @#! de trajectoire, pourquoi il fait ça, ce naze?), je me heurte à tout un tas de questionnements qui se décantent, ce qui débouchera peut-être sur une entrée (ou douze) sur le boulot de l’auteur, mais pour l’heure, il est le temps de faire un bilan absurde, car la semaine fut riche en événements.

Tout d’abord, les divinités des générateurs aléatoires des régies publicitaires online m’ont encore une fois souri; j’adore mesurer la marche du progrès.

Cool, mais tant qu’on ne pourra pas se PACSer sur Amazon, la symétrie universelle de notre univers ne sera pas respectée, et ça, c’est moche.

Par ailleurs, la synchronicité m’envoie parfois d’amusants messages:

Bah, moi, la mémoire, ça va, mais LDLC, je ne sais pas.

Enfin, continuant ma croisade Facebook pour m’inscrire à des groupes-absurdes-mais-qui-n’ont-pas-totalement-tort-dans-le-fond,
me voilà membre de:
– 22h22
– Je refuse de m’inscrire sur Facebook
– Ceci n’est pas un groupe car ses membres n’ont pas d’inverse
– Je ne dis jamais « des fois, je vais au coiffeur »
– J’avais une idée de groupe parfaite, mais je l’ai oubliée
– Si ce groupe atteint 6 milliards de personnes, tout le monde sera dedans

J’ai en revanche quitté « Pour tous ceux qui rejoignent que des groupes inutiles sur Facebook », ayant perdu ma qualification puisque la très aimable et dynamique équipe d’ActuSF m’a gentiment proposé de rejoindre sa communauté – ce qui, pour le coup, n’est ni inutile, ni absurde! On est cohérent ou on ne l’est pas.

Et, sur cette merveilleuse réflexion d’une abyssale puissance méditative, je m’enfuis. Loin.

2011-02-01T19:06:19+01:00vendredi 22 août 2008|Expériences en temps réel|2 Commentaires

Vous avez demandé l’espace, ne quittez pas (phone freaks vol.1)

Où l’on respecte les règles du théâtre classique

Unité de lieu: Chez moi, où je travaille la plupart du temps.

Unité de temps: Une heure, plus ou moins.

Unité d’action: Ce qui suit. J’étais un temps inscrit en liste orange, ce qui interdit théoriquement tout démarchage téléphonique. Mais la plupart des entreprises ne respectent pas cette règle, ce qui est idiot car cela décuple l’irritation du correspondant, coupant à jamais la compagnie d’un client potentiel – qui ne supporte pas qu’on vienne le déranger chez lui quand il a expressément exigé la tranquillité.

La plupart des gens déchaînent alors leur agressivité, raccrochent au nez, passent leurs nerfs sur le pauvre anonyme qui a la malchance d’avoir pour ainsi dire tiré le mauvais numéro. Pour ma part, plutôt que de traumatiser mon démarcheur (qui ne fait que son boulot et qui n’est pas responsable de l’indélicatesse de son entreprise) je préfère… une autre tactique.

Cela va sans dire, mais ce qui suit, ainsi que les autres expériences à venir du même genre, bien que restituées de mémoire, sont totalement authentiques.

iphone_bakelite

Le téléphone sonne. La présentation du numéro affiche: « Indisponible ».
LD: Allô?
Démarcheur: Oui, bonjour monsieur, je suis bien chez monsieur Davoust?
LD, sentant venir le coup: Oui, tout à fait.
Démarcheur: Bonjour monsieur, je suis [Oublié le nom], je représente Bouygues Télécom et j’ai une excellente nouvelle à vous annoncer, les tarifs des forfaits internationaux ont baissé et nous
proposons actuellement une offre limitée dans le temps réservée à un nombre réduit de personnes.
LD, d’un ton enjoué et captivé: Ah bon?!? Comment ça?!!
Démarcheur, prenant confiance: Eh bien, en ce moment, nous vous proposons [Oublié les détails de l’offre, j’écoutais à moitié, mais il s’agissait d’un forfait international à prix
prétendument plancher].
LD: Cela semble extrêmement intéressant, pourriez-vous m’en dire un peu plus?
Démarcheur: [Continue son laïus commercial, Bouygues c’est trop de la balle, confiance, fidélité, qualité de service, cent balles, un Mars.]
LD, toujours très intéressé: Effectivement, c’est vraiment une offre étonnante. Mais… je me demandais…
Démarcheur: Oui, monsieur? Auriez-vous des questions?
LD, gêné: Oui, à propos de la couverture.
Démarcheur: Eh bien, [liste interminable de pays du monde]…
LD: Non, attendez, ce n’est pas ça. J’aurais voulu savoir, jusqu’à quelle altitude tient la couverture?
Démarcheur, surpris: Cela fonctionne en région montagneuse, mais…
LD: En fait, ce que j’aimerais vous demander, c’est si la couverture s’étend jusqu’à l’espace.

(Silence stupéfait au bout du fil.)

LD: Parce qu’en fait, je vous explique, mon frère est cosmonaute et travaille sur la Station Spatiale Internationale. Or, vous voyez, pour nous parler, ce n’est vraiment pas évident, alors votre
offre m’intéresse beaucoup. Je pense qu’on pourrait prendre un forfait chacun, avec le portable qui avec, cela va sans dire, mais votre offre couvre-t-elle la Station Spatiale Internationale?
Démarcheur, après un nouveau blanc: Heu, écoutez, je crois que je vais vous passer mon supérieur, si vous ça ne vous ennuie pas.
LD, toujours enjoué: Mais je vous en prie.

(Petite musique d’attente. Je commence à sourire tout seul.)

Supérieur: Allô? Vous êtes monsieur Davoust?
LD, amusé en plus d’être enjoué: Mais tout à fait.
Supérieur: Oui, je suis navré de cette attente, je vous remercie de votre patience! On m’a signalé que vous étiez intéressé par nos forfaits internationaux mais que vous aviez des questions?
LD: Ah mais oui, je trouve l’offre excellente, je pense très sérieusement à en prendre un et je suis sûr que mon frère en prendra un aussi. Seulement,mon frère est cosmonaute, il travaille sur la
Station Spatiale Internationale, et, pour communiquer tous les deux, c’est vraiment très compliqué. Alors votre offre serait vraiment idéale pour nous deux, vous comprenez, il voyage beaucoup.
J’avais donc une question sur la couverture: est-ce que cela porte jusqu’à la Station Spatiale Internationale?

(Blanc gêné au bout du fil.)

Supérieur: La… Station Spatiale Internationale? Dans l’espace, vous dites?
LD: Oui, tout à fait. Parce que mon frère y travaille toute l’année et c’est vraiment pas commode.
Supérieur: Ecoutez, monsieur Davoust… (Rire gêné.) Je dois vous avouer que cela fait six ans que je travaille dans les télécoms et j’avoue que c’est la première fois qu’on me pose la
question.
LD: Oh mais je comprends, il y a vraiment peu de cosmonautes sur la station, j’imagine bien que ce n’est pas un problème courant.
Supérieur: Je suis vraiment très gêné, je n’ai jamais été confronté à cela et j’avoue que je ne sais pas très quoi vous répondre. Est-ce que vous verriez un inconvénient à ce que j’aille voir mes
techniciens pour leur poser la question, et je vous rappelle ensuite d’ici une quinzaine de minutes?
LD, manquant de pouffer: Aucun problème, bien sûr, n’hésitez pas.
Supérieur: Alors c’est parfait, je vous rappelle.

(Nous raccrochons et j’explose de rire tout seul, certain qu’on ne me rappellera pas et que Bouygues fera enfin disparaître mes coordonnées de ses fichiers. Pourtant, une vingtaine de minutes
plus tard, le téléphone sonne à nouveau, affichant la fatidique mention « Indisponible ».)

LD: Allô?
Supérieur: Oui, monsieur Davoust?
LD, souriant déjà: Tout à fait.
Supérieur: Oui, c’est monsieur [Oublié aussi], de Bouygues Télécom. Je me permets de vous rappeler comme vous m’y aviez autorisé concernant votre question de couverture sur les forfaits
internationaux. Navré de vous avoir fait attendre.
LD: Ah oui! Merci beaucoup! Pas de problème!
Supérieur: Eh bien je suis allé voir mes techniciens pour leur demander si nos offres couvraient la Station Spatiale Internationale. Alors, je suis navré, ils m’ont répondu que non. Mais ils m’ont
bien confirmé que c’était l’avenir.

(Je manque d’exploser de rire une nouvelle fois. J’imagine la tête des techniciens, leurs regards entendus face au jeune winner gominé venu leur poser cette question débile. J’imagine
l’anecdote qui commence déjà à faire le tour de Bouygues Télécom. Je décide de pousser le jeu le plus loin possible, de raconter de plus en plus d’énormités pour voir jusqu’où mon commercial est
prêt à courir. Apparemment, c’est un marathonien.)

LD, déçu: Ah, c’est vraiment dommage! C’est vrai que c’est l’avenir, vous savez, les Américains et les Chinois projettent d’établir des bases lunaires permanentes d’ici dix ans,
je suis supris que Bouygues, qui s’est toujours montré à la pointe de la technologie – c’est vrai, avec le son HF, par exemple – ne s’en préoccupe pas davantage. C’était une offre tellement
intéressante! Mon frère et moi, on aurait été ravis.
Supérieur: Je suis vraiment navré, monsieur Davoust. Mais… (Cherche à poursuivre la discussion, plein de sollicitude) Tout de même, ce n’est pas banal! Puis-je vous demander comment vous
faites pour communiquer avec votre frère, actuellement?
LD, ravi: Eh bien, je suis obligé de passer par le réseau de la NASA, via Internet. Déjà, cela m’oblige à payer chez moi l’équivalent de la ligne d’un petit centre de recherches, ce qui
est coûteux. En plus, il y a toute une procédure à respecter pour se connecter sur le réseau de la NASA, c’est vraiment fastidieux! Je dois régulièrement faire renouveller mon accréditation auprès
du Pentagone! Avec Bouygues, je n’aurais pas ce problème, hein?

(Quelle que soit l’absurdité du bobard, toujours ramener l’attention du correspondant sur ce qui l’intéresse: sa firme et la vente de forfaits téléphoniques.)

Supérieur, fasciné: Je pense bien.
LD, qui noie son démarcheur sous un flot de paroles: En plus, la qualité de la ligne est déplorable! Vous n’imaginez pas! On a régulièrement des parasites à cause des taches solaires, qui
sont très fréquentes à cette époque de l’année. Heureusement, elles sont prévisibles, mais il faut calculer l’heure pour viser entre deux éruptions. Et vous imaginez, calculer le décalage horaire
avec l’espace, c’est pas facile, hein?
Supérieur, qui perd pied: Ah, euh, non, je n’y avais jamais réfléchi.
LD: C’est pour ça que le son HF de Bouygues Télécom serait tombé à point nommé, vous comprenez. La ligne aurait été super.
Supérieur, qui essaie de retrouver ses esprits: Euh, oui, et donc, je ne pourrais quand même pas vous intéresser à un forfait terrestre?
LD: Bah non, je suis navré, comme vos techniciens l’ont dit, l’espace, c’est l’avenir; quand les Américains établiront leur base, je déménagerai aussitôt, alors je prendrai un forfait lunaire. Il y
a bien assez de détails à régler quand on déménage sur la Lune, n’est-ce pas?
Supérieur, dépassé: Ah ben oui, je comprends. En tout cas, merci beaucoup de votre accueil, monsieur…
LD: Mais je vous en prie! Merci à vous de vous être renseigné!
Supérieur: Avec plaisir, monsieur!

2011-05-03T16:53:16+02:00lundi 18 août 2008|Best Of, Expériences en temps réel|7 Commentaires

2D6 + 2000 points de dégâts

Quand on parle tricherie aux dés, je ne pense pas casino, je pense jeu de rôle.

Ce qui me rappelle une anecdote que j’avais lue il y a quelques années. C’est une session de Star Wars, le week-end, il est tard, très tard, tous les joueurs sont fatigués et commencent à piquer du nez. Le MJ demande à une des joueuses, une Jedi, de faire un jet d’Altération (5D).
Celle-ci lance les dés, relève la tête et, l’esprit embrumé, répond: « Quarante-deux. »
Le MJ acquiesce, va pour continuer sa description quand il se ravise: « Quarante-deux? Tu m’expliques comment tu fais quarante-deux avec cinq dés à six faces? »
La joueuse baisse les yeux, se rend compte de son erreur, et là… Elle regarde le MJ droit dans les yeux, fait un moulinet de la main type Obi-Wan Kenobi « ce ne sont pas ces droïdes que vous cherchez » et réplique avec assurance: « Oui. J’ai fait quarante-deux. »

2011-02-01T19:12:57+01:00jeudi 14 août 2008|Expériences en temps réel|Commentaires fermés sur 2D6 + 2000 points de dégâts

Dédoublement

So I moved out…
Voilà, comme beaucoup de mes petits camarades, je « duplique » ici mon blog MySpace. Je suis gavé d’un certain nombre de tropes Myspaciens, de sa lourdeur, de ses bugs, de son spam de demandes d’amis par des mannequins d’Europe de l’Est qui, curieusement, ont toutes la même photo. Mais, surtout, le service est extrêmement malcommode pour tous ceux qui n’y sont pas eux-même inscrits, et ça m’ennuie.

Over-blog est plus rapide, plus facile, plus séduisant (heuuu…) et bien plus accessible, notamment en ce qui concerne les commentaires; pas besoin d’inscription à un quelconque service pour m’agonir d’insultes, si c’est pas génial, ça?

Un grand et sincère merci à Léa S. et Lucie C. qui m’ont tanné pour que j’ouvre cette première page MySpace. Je me suis grandement pris au jeu de ces expériences en temps réel, de ces billets d’humeur et de ces réflexions désordonnées, qui m’ont aussi appris un certain nombre de choses, et c’est grâce à elles. J’espère que ça continuera à vous amuser autant que moi depuis… waouh, presque un an et demi. Time flies.
2011-02-02T13:13:49+01:00lundi 11 août 2008|Expériences en temps réel|10 Commentaires

Le livre de ta face

Bon, ça y est, j’ai cédé à l’autre mode supa hype web 2.0, à savoir m’inscrire sur Facebook. (N’hésitez pas à y faire coucou.) Je ne comprends pas très bien l’utilité de la chose, même si j’y retrouve plein de copains et que c’est chouette. Alors voilà, je suis sur Facebook (hochement de tête appréciateur, sourire, léger « aaah »). Comparez avec:  je ne suis pas sur Facebook (air surpris, inclination de tête, regard de commisération).

Il y a quand même un truc complètement indispensable, ce sont les groupes de gens qui pensent des trucs. On y trouve les communautés les plus étroites d’esprit comme les plus intéressantes – même si j’avoue que je n’ai jamais le temps de m’investir là-dedans.

Du coup, je crois que je vais plutôt commencer une collection d’adhésions à des groupes-absurdes-mais-qui-n’ont-pas-totalement-tort-dans-le-fond. Ambiance portrait chinois inversé. Genre:

Le site voyages-sncf.com me rendra fou
Chuck Norris ne porte pas de montre. Il décide de l’heure qu’il est.
Tous les matins je me dis: « ce soir je me couche tôt »
Contre les cons qui restent immobiles à gauche sur l’escalator
Pour que Coyotte arrive enfin à choper Bip Bip et lui défonce sa gueule (Encore que celui-là, je ne suis pas trop sûr. Bip Bip symbolise une sorte de triomphe de l’intellect
sur la force brute et je pense qu’en cette époque de mutlipolarisation des puissances, il faut garder une foi certaine dans tout ce qui court vite.)

Mmh, je crois que je devrais fonder un groupe de gens qui collectionnent les groupes absurdes.

2011-02-01T19:18:46+01:00lundi 11 août 2008|Expériences en temps réel|4 Commentaires

Bye bye Copains d’avant

Juste un quickie pour signaler, au cas où certains se poseraient la question, que, d’un coup de poing rageur sur le bouton « supprimer », j’ai pulvérisé ma fiche Copains d’avant (dieu que ce nom de service est ridicule). La raison: Copains d’avant a fusionné avec L’Internaute – Journal du Net – Super Walazoo Multimedia Web Interactif 2.0 Qui Renseigne (moi aussi je peux faire des noms hype qui sonnent désespérément années 90) et m’a inscrit de force sur JDN Réseau, le réseau professionnel des gens sérieux (avec une interface beige qui va bien). Je n’ai rien demandé, et surtout pas à être inscrit sur un réseau professionnel de gens sérieux qui manipulent des concepts comme des abonnements Platinum et des interfaces beige. Donc, adios.

En même temps, oui, on s’en fout un peu, je suis bien d’accord.

(J’avais des mails très en retard sur ce service, mais je les ai soigneusement sauvés.)

Bon on dirait que je n’ai plus d’excuses pour ne pas m’inscrire sur Facebook, maintenant…

2011-02-02T13:15:23+01:00vendredi 8 août 2008|Expériences en temps réel|Commentaires fermés sur Bye bye Copains d’avant
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