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Question : comment construire ma méthode d’écriture ? (1/2)

Toujours dans les questions qui me sont arrivées et qui sont restées sans réponse depuis la première moitié du vingtième siècle (au moins), en voici une qui touche à un sujet qui m’intéresse particulièrement, celle de la méthode d’écriture. En préambule, il me faut dire que je considère toute « méthode » comme un échafaudage à la pratique de l’art, quel qu’il soit, et que cette pratique relève toujours d’un mélange de technique et d’inspiration, de métier et de folie, de préoccupation d’accessibilité et de plaisir personnel. C’est un exercice de funambule : le métier donne un cadre à l’envie brute, et il me semble qu’une oeuvre de qualité résulte de la juste application de l’un, comme de l’autre, ensemble. La technique seule entraîne une oeuvre fadasse, aseptisée, vite oubliée. L’inspiration seule donne une oeuvre anarchique, peu accessible, confuse, où, dans les cas extrêmes, le lecteur n’est pas respecté dans ses attentes.

Il arrive fréquemment que prôner l’usage de la technique fasse pousser des hauts cris aux jeunes auteurs qui ne jurent que par leur plume et le respect ultime de l’Art. Okay, le respect ultime de l’Art, c’est cool, mais si l’on veut faire de l’écriture un métier, il faut considérer qu’au bout du livre, il y a un type qui le lit, et qu’à un moment, il faut le prendre en compte. Non pas le prendre par la main, mais pas le prendre pour un abruti non plus. Les tiroirs sont pleins de manuscrits respectant ultimement l’Art, dont l’auteur refuse de toucher une virgule. Ce n’est pas un jugement de ma part sur leur valeur. En revanche, il me semble que le Graal de tout artiste consiste à faire passer son message, à respecter son Art, tout en le rendant accessible, à lui-même comme aux autres, autant qu’il est possible. Mais c’est autrement plus difficile. Et c’est là que la technique intervient, d’une part pour s’aider soi-même à construire cette oeuvre, dans les phases d’élaboration, d’autre part pour atteindre cet objectif, dans les phases de réalisation. (Nous avons déjà discuté de cette problématique autour des diplômes d’écriture.)

La question posée est si vaste que je vais la séparer en deux parties, la première aujourd’hui, qui me concerne plus directement. Bien sûr, ma réponse ne regarde que moi, et encore, en ce moment ; il n’est pas dit qu’elle n’évoluera pas, comme elle l’a déjà fait pour le passé. Néanmoins, pour ma part, je tire toujours du profit de discuter de méthode avec mes camarades, et de lire celle des autres, alors autant apporter ma pierre à l’édifice collectif.

La seconde partie de la réponse viendra dans le courant de la semaine prochaine.

Vous dites vous imposer d’écrire vite le premier jet, pour ne pas écouter les doutes, mais quelle est la part de réflexion préalable ? Combien de temps passez-vous à réfléchir au synospis, aux personnages, à la trame en général ? Dans ce laps de temps peut également s’insinuer le doute.

Effectivement, je m’impose d’écrire rapidement, d’une part pour ne pas écouter les doutes, mais surtout pour court-circuiter, autant que possible, la part intellectualisante et clinique qui va observer une scène, un personnage, de l’extérieur au lieu de les vivre de l’intérieur – ce qui m’est pourtant nécessaire pour me les montrer d’une façon cohérente, et me permettra de les écrire d’une manière qui va impliquer le lecteur autant que possible. Cependant, cela se couple en effet à une phase de réflexion antérieure, au cours de laquelle je vais construire ma matière, m’en imprégner.

Cette période peut être extrêmement longue. J’ai jeté les toutes premières briques de Léviathan vers la fin des années 90, et celles d’Évanégyre au début des années 2000. Les premiers textes publiés dans l’univers datent respectivement de 2007 et 2009. Après, j’ai aussi fait tout un travail d’entraînement, de recherche de ma propre méthode, qui a aussi nécessité un temps d’apprentissage. Le cycle est à présent plus court, mais j’estimerais en moyenne que le travail « actif » de préparation d’un livre me prend au grand minimum six mois à temps plein d’étude pure, de recherches, de construction de scénario, etc. Je ne parle pas de la construction d’un univers, qui est insondable.

Les doutes peuvent s’insérer à cette étape, mais je pense qu’ils ne sont pas délétères. À l’origine, il y a une idée, une envie d’écriture, un idéal et un projet, et je m’efforce de très soigneusement capturer cette intention dans les premières phases. Elle s’apparente à une forme de saveur, à une émotion brute, originelle, que j’ai envie de ressentir dans l’écriture et, autant que possible, de transmettre au lecteur. Elle constitue mon compas et ma direction. Si je m’embourbe, je prends un moment pour me poser et me dire : « OK, que voulais-je faire à l’origine ? Ce que je suis en train de faire va-t-il dans la bonne direction ? » Les doutes sont donc intéressants dans ce contexte, ils peuvent constituer un signal d’alarme exprimant un potentiel fourvoiement. Et cette réflexion peut conduire à un changement volontaire de cap, parce que l’idée a évolué. Dans les phases de préparation, il n’y a aucune « crainte » du résultat final à avoir. Cela s’apparente à tracer l’itinéraire d’une randonnée sur une carte. C’est sans risque, c’est le terrain des voeux, des désirs, de la volonté, de la vision. C’est sur le terrain lui-même qu’il faudra fournir l’effort réel.

Après, cette approche ne fonctionne pas pour tous – d’autres préfèrent se lancer tête baissée dans le récit, parce que cela leur convient mieux. C’est très bien aussi. Nous parlerons la semaine prochaine de la constitution d’une méthode, ou, de façon plus vaste, d’une approche personnelle de l’écriture, dans la deuxième partie de la question.

2014-08-05T15:18:28+02:00jeudi 18 avril 2013|Best Of, Technique d'écriture|7 Commentaires

Précommandez Léviathan : Le Pouvoir et recevez-le dédicacé

Couv. service artistique Seuil d'après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Couv. service artistique Seuil d’après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Pour la sortie du troisième et dernier volume de la trilogie Léviathan, je tenais à ce que nous puissions organiser quelque chose de spécial, en particulier pour vous qui suivez la série avec passion, fidélité et la soutenez activement depuis le début.

La librairie rennaise Critic, les éditions Don Quichotte et moi-même vous proposons donc l’offre suivante : tout exemplaire de Léviathan : Le Pouvoir commandé chez Critic jusqu’au 28 avril sera dédicacé !

Pour en profiter, c’est très simple : rendez-vous dès maintenant sur la page correspondante du livre chez Critic, à cette adresse. N’oubliez pas de remplir précisément vos coordonnées, et dès que le livre sortira de l’imprimerie et sera disponible, je me ferai un plaisir d’apposer un petit mot à votre nom (et un orque mal dessiné) !

Pour mémoire, le livre sortira le 10 mai.

Quatrième de couverture

De nos jours, les progrès scientifiques ont chassé les vieilles superstitions et l’enchantement, cédant la place à une ère de raison où même la religion chancelle. Or, dans les profondeurs de l’inconscient, les traditions antiques, les peurs ancestrales, il subsiste une porte entrouverte sur des prodiges dépassant l’entendement. Ce n’est pas de la magie ; c’est du pouvoir. Rares sont ceux à y accéder. On les a appelés prophètes, sorciers, chamanes au fil des âges. La plupart ont été exterminés sur le bûcher, mais certains ont concrétisé les rêves les plus fous de l’humanité : richesse, domination. Jeunesse éternelle. Et ils se font la guerre – en riant.

Michael Petersen, biologiste marin, fait les frais de cette guerre. Pris dans une machination dont il ignore les enjeux mais dont il est la clef, il a vu presque tout son entourage périr de mort violente ; pire, il est lui-même la cible d’une chasse à l’homme qui le contraint à vivre en paria. Andrew Leon, l’agent du FBI qui a aidé la famille Petersen à fuir les États-Unis, est devenu lui aussi une proie : l’inquiétant Comité compte sur son outil de cartographie de la conscience humaine pour localiser Michael. Une course contre la montre s’engage, afin de détruire le biologiste avant l’éclosion de son pouvoir, capable d’anéantir l’organisation.

De révélations en rebondissements, le héros de Léviathan perce les voiles d’illusion qui entourent son existence. Mais il devra d’abord lutter pour sa survie, avec l’aide d’une ombre prédatrice, d’un faux prêtre et d’une vraie mage, jusqu’à l’affrontement décisif.

« Une aventure métaphorique qui tente la relecture des grands mythes de l’humanité, chargée de l’esprit de ses plus illustres ambassadeurs, de Dante à C.G. Jung. » – Le Point

Retrouvez également les premiers volumes de la série : La Chute (vol. 1), La Nuit (vol. 2).

2013-04-17T10:00:13+02:00mercredi 17 avril 2013|À ne pas manquer|21 Commentaires

Contes de villes et de fusées sur l’Antre de Sylphe

Couv. Eric Scala

Couv. Eric Scala

Fidèles aux contes originaux, les thèmes traités sont généralement assez graves (inceste, suicide, cannibalisme, meurtre, vengeance) mais les auteurs évitent de tomber dans le pathos et restent globalement dans le domaine du merveilleux (pas toujours de la manière dont on pense). [..] 17/20. Un excellent recueil que je conseillerai à tout le monde.

Une chronique de Sylphe sur cette anthologie (où était parue « Le Sang du Large » – merci pour votre appréciation du texte !) à lire sur son blog.

2013-04-15T22:34:48+02:00mardi 16 avril 2013|Revue de presse|Commentaires fermés sur Contes de villes et de fusées sur l’Antre de Sylphe

Créer du lien : du numérique chouette, du numérique d’État, de l’intolérance et de la productivité

On en rêve tous.

On en rêve tous.

Bon, j’ai expérimenté trois semaines avec le fait de proposer chaque vendredi les tweets de la semaine, mais il semble que c’était une mauvaise idée : cela donnait un billet illisible publié à des heures fantaisistes. Je reviens donc sur l’ancienne formule, qui sera une compilation publiée à des dates aléatoires de trucs bizarres, ou bien revenant sur des dossiers déjà mentionnés, ou bien sur lesquels je n’ai pas le temps de m’étendre.

Le dossier du moment, c’est ReLIRE et le hold-up d’État à la Google sur la littérature. On en a parlé ici ; d’autres pièces à verser depuis :

Pendant ce temps, la vente des contenus numériques d’occasion (discutée ici) subit un coup de frein. Et Gallimard Jeunesse ressort en numérique les vieux livres dont vous êtes les héros (aaaah, J.H. Brennan et Sa Quête du Graal complètement débile !).

Mercredi, un grand pas vers la civilisation a été franchi, alors que le Sénat a voté l’article de loi levant la discrimination envers les citoyens de même sexe incapables de se marier. Hélas, les intégristes, confits dans leur intolérance et leur stupidité, continuent de manifester en brandissant des associations fantoches, ou tabassent carrément les gens qui ont le malheur de montrer qu’ils s’aiment. Mais nonononon, les manifs ne promeuvent pas du tout l’homophobie.

Quant aux anti-IVG, ils pratiquent sur le web une désinformation proprement criminelle.

Yoko Ono tweete une photo choc contre la prolifération des armes à feu aux USA (lu dans le dernier Canard PC, d’ailleurs, qu’un armurier texan – qui d’autre ? – propose d’en réaliser par impression en 3D. Merveilleux).

Combien d’hommes tués par des requins ? Et combien de requins tués par l’homme ? 

Allez, plus léger : Le Nouvel Obs nous livre les secrets d’une photo d’écrivain pourrie, et pour bien attaquer la semaine prochaine en pleine forme mentale, réfléchissez à la façon dont vous gérez vos mails (je lutte dur depuis des semaines pour y parvenir) et à ce qui se trouve sur votre bureau.

Bon week-end, et, pour paraphraser Gandhi, efforçons-nous d’être le changement que nous voulons voir dans le monde. 🙂

2013-04-10T11:27:48+02:00vendredi 12 avril 2013|Juste parce que c'est cool|8 Commentaires

B.A.T.

Et voilà :

bat_llp

Le travail de correction sur Léviathan : Le Pouvoir est officiellement achevé – il s’agit maintenant de vous le faire découvrir et d’arriver à en parler correctement ! J’ai extrêmement hâte que vous le teniez entre les mains et découvriez la conclusion de cette histoire. La sortie aura donc lieu à l’heure, le 10 mai ! 

2013-04-10T15:07:30+02:00jeudi 11 avril 2013|Journal|3 Commentaires

Question : subir des influences stylistiques ?

oppa-gangnam-style-funny-frog-pictureJe continue à éplucher les questions sur l’écriture qui me sont arrivées depuis 1872, et auxquelles, pris par le terrible flux érosif de l’activité quotidienne, je ne pus convenablement répondre :

Est-ce que tu arrives à écrire d’une certaine façon, avec un certain style, et à rester imperméable à ce que tu peux lire à côté ? Je sais que moi, je suis une vraie éponge et quand je veux écrire un texte à la première personne, je ne peux que lire un livre écrit comme tel, sinon ça ne ressemblera à rien. Alors docteur, suis-je faible ? Ou est-ce normal ?

Il est évidemment meilleur d’apprendre à se cloisonner l’esprit, à se cuirasser tel le Bismarck, mais soyons honnêtes, nous ne sommes que des êtres de chair et de sang aspirant secrètement à des câlins le soir. Donc, tout en restant conscient qu’il vaut mieux travailler sa discipline mentale, ça n’est pas forcément la peine de se tirer une balle dans le pied. Écrire peut être assez épineux comme ça, et il n’y a rien de honteux à se sentir imprégné par ce qu’on lit, tant qu’on y prend garde. Un auteur a forcément un côté éponge, sinon comment pourrait-il se montrer sensible au réel et le rendre vivant à ses lecteurs ? 

J’ai lu il y a un sacré bail un entretien d’un grand auteur (je crois que c’était Kristine Kathryn Rusch), lequel oeuvrait dans moult domaines différents, et qui confiait toujours lire dans un genre très différent ce qu’il est en train d’écrire afin de minimiser les influences inconscientes. Je pense que c’est un bon conseil qui ne coûte pas cher, j’ai tendance à le suivre par prudence, et ne m’en porte pas plus mal.

Quoi qu’il arrive, je recommande aussi de toujours prendre un temps de réflexion avant de se mettre à écrire une scène, surtout si l’on reprend un projet en cours. Une sorte de mini-méditation qui évacue les influences extérieures, et laisse l’histoire réinvestir l’auteur. Respirer un grand coup, et laisser venir à nouveau les personnages à soi. Se demander activement : où sont-ils ? Qu’ont-ils récemment vécu ? Dans quel était d’esprit sont-ils ? Et que veulent-ils à l’instant ? Ces réponses et ce petit travail, visant à se rendre à nouveau disponible à son histoire, permettent souvent de changer une séance d’écriture laborieuse en une randonnée au long cours, guidée par ses voix internes.

Pour mémoire, vous pouvez toujours m’envoyer vos questions sur le métier, l’écriture, via cette page

2014-08-05T15:18:28+02:00mercredi 10 avril 2013|Best Of, Technique d'écriture|11 Commentaires

Résultats du prix Masterton 2013

Les lauréats de ce prix, dont le jury composé de critiques, éditeurs, essayistes, récompense les textes d’horreur ou de fantastique, viennent d’être annoncés :

Romans francophones

Jérôme Noirez : 120 journées, Calmann-Levy

Étaient finalistes :  

  • Li Cam : La Chimère aux ailes de feu, Griffe d’Encre
  • Morgane Caussarieu : Dans les veines, Mnémos
  • Sire Cédric : Le premier sang, Le pré aux clercs
  • Céline Guillaume : La Baronne des Monts Noirs, Terre de Brume
  • Frédéric Livyns : Le souffle des ténèbres, Val Sombre
  • Frédéric Merchadou : Ange Maudit, Malpertuis

Romans traduits

Michelle Paver : 40 jours de nuit, Hachette (traduit par Blandine Longre)

Étaient finalistes : 

  • Ben Aaronovitch : Les Rivières de Londres, J’ai Lu (traduit par Benoit Domis)
  • Darynda Jones : Charley Davidson, Première tombe sur la droite, Milady (traduit par Isabelle Pernot)
  • Robert Kirkman & Jay Bonansinga : L’ascension du gouverneur (The Walking dead T1), Le livre de poche (traduit par Pascal Loubet)
  • Ari Marmell : Darksiders, le caveau des abominations, Milady (traduit par Cédric Degottex)

Nouvelles

Claude Ecken : Au réveil il était midi, L’Atalante

Étaient finalistes : 

  • Mélanie Fazi : « Les soeurs de la Tarasque », in Reines et Dragons, Mnémos
  • Anthelme Hauchecorne : Baroque’n’roll, Midgard
  • Jean Carlo Lavoie : « Les Adorateurs de sorcières », Solaris 181
  • Emilie Witwicki-Barbet : « Au nom de la lune », in Ils ne devaient pas s’aimer, Val Sombre

[Source]

2013-04-03T18:16:18+02:00lundi 8 avril 2013|Le monde du livre|Commentaires fermés sur Résultats du prix Masterton 2013

Léviathan : Le Pouvoir sortira le 10 mai !

Ave tenebrae !

La date approche, celle où le fin mot du mystère Léviathan sera dévoilée. C’est pour moi un immense plaisir, après presque trois ans d’écriture sur ce projet, quatre fois plus d’incubation, d’être en mesure de vous proposer la conclusion de cette histoire ! Cela aura constitué un sacré voyage, presque une expérience où enfin, j’ai pu libérer la voix de personnages avec qui j’ai tenu tant de discussions au feu rouge, Masha, Alukar, Andrew et tous les autres.

Léviathan : Le Pouvoir sera disponible en librairie le 10 mai !

Couv. service artistique Seuil d'après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Couv. service artistique Seuil d’après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Quatrième de couverture

De nos jours, les progrès scientifiques ont chassé les vieilles superstitions et l’enchantement, cédant la place à une ère de raison où même la religion chancelle. Or, dans les profondeurs de l’inconscient, les traditions antiques, les peurs ancestrales, il subsiste une porte entrouverte sur des prodiges dépassant l’entendement. Ce n’est pas de la magie ; c’est du pouvoir. Rares sont ceux à y accéder. On les a appelés prophètes, sorciers, chamanes au fil des âges. La plupart ont été exterminés sur le bûcher, mais certains ont concrétisé les rêves les plus fous de l’humanité : richesse, domination. Jeunesse éternelle. Et ils se font la guerre – en riant.

Michael Petersen, biologiste marin, fait les frais de cette guerre. Pris dans une machination dont il ignore les enjeux mais dont il est la clef, il a vu presque tout son entourage périr de mort violente ; pire, il est lui-même la cible d’une chasse à l’homme qui le contraint à vivre en paria. Andrew Leon, l’agent du FBI qui a aidé la famille Petersen à fuir les États-Unis, est devenu lui aussi une proie : l’inquiétant Comité compte sur son outil de cartographie de la conscience humaine pour localiser Michael. Une course contre la montre s’engage, afin de détruire le biologiste avant l’éclosion de son pouvoir, capable d’anéantir l’organisation.

De révélations en rebondissements, le héros de Léviathan perce les voiles d’illusion qui entourent son existence. Mais il devra d’abord lutter pour sa survie, avec l’aide d’une ombre prédatrice, d’un faux prêtre et d’une vraie mage, jusqu’à l’affrontement décisif.

« Une aventure métaphorique qui tente la relecture des grands mythes de l’humanité, chargée de l’esprit de ses plus illustres ambassadeurs, de Dante à C.G. Jung. » – Le Point

Et si la série vous a plu, n’hésitez pas à faire circuler l’information ! Restez à l’écoute, parce que nous sommes en train de concocter quelques surprises autour du livre…

2013-04-08T11:01:15+02:00vendredi 5 avril 2013|À ne pas manquer|17 Commentaires
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