Blog

Annonce de service : de l’extension du domaine des liens directs

Auguste lectorat, tu as exprimé ta voix ! Devant la popularité des liens directs vers la revue de presse (autrefois, les chroniques étaient relayées via un article de blog, qui vous renvoyait ensuite vers la page en question, ajoutant un intermédiaire inutile et fastidieux ; aujourd’hui, je peux relayer directement la page sur mes réseaux sociaux tout en proposant un article de blog), je me suis rendu compte qu’il fallait évidemment généraliser le procédé à tous les contenus relayés par le blog si l’article, en soi, n’ajoute rien.

Roulement de trompettes, sonnerie de tambour : c’est donc maintenant le cas également pour les entretiens / captations d’interventions et les photos – de manière générale, tout contenu hébergé ailleurs qu’ici. Plus de clics fastidieux qui vous emmènent d’un réseau social au blog, puis du blog à la page demandée (ce qui, je m’en rends bien compte, gave tout le monde, et que donc personne ne fait). Je suis donc totalement 2015 norme ISO 92000truc. Ces articles restent relayés dans la newsletter et le flux RSS, en revanche.

Merci de votre attention, alors pour terminer cet article pas forcément passionnant et que vous ne soyez pas venu-e pour rien, voici potentiellement la meilleure vidéo de chat du monde.

https://twitter.com/MarieMJS/status/563127389736423426

2015-02-09T18:26:02+01:00lundi 9 février 2015|Journal|2 Commentaires

La photo de la semaine : l’épave

Il y a un endroit très particulier sur l’île de Mull où des épaves sont laissées à pourrir : je suis retombé sur le jeu de photos prises ce jour-là, sous un beau ciel bleu. Il y en a probablement quelques-unes qui vaillent la peine d’être partagées.

The wreck

Cliquez pour agrandir

I

2015-02-05T15:46:40+01:00vendredi 6 février 2015|Photo|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : l’épave

La marche des auteurs pour leurs droits : pourquoi, et ce qu’ils veulent vraiment

thomas_cadeneJe n’étais pas dimanche à Angoulême. Néanmoins, le statut préoccupant des auteurs (de BD, mais cela touche tout le monde) et la réduction toujours progressive de leurs marges est une réalité, résumée par Thomas Cadène sur Twitter, et que je prends la liberté de compiler ici, parce que c’est concis, limpide et qu’il faut que ça circule :

Quand la presse se fait l’écho des malheurs des auteurs de BD, ses lecteurs expliquent qu’il faut changer-de-métier-si-t-es-pas-content. Nous avons peut-être manqué de pédagogie mais c’est précisément le problème. L’enjeu que défendent les auteurs de BD n’a rien à voir avec un quelconque «donnez nous du boulot pour qu’on vive comme des artistes» (sous entendu « et vivre comme un millionnaire, quand l’avion se pose sur la piiiste ») Nous avons intégré il y a très longtemps, quand nous avons accepté de faire ce boulot absurde que si nous n’avions pas de contrats, il faudrait faire autre chose. Un auteur sait bien que s’il ne signe rien, il n’en vivra pas. Une lucidité qui demande un certain courage. La plupart d’entre nous a appris à jongler avec les activités annexes, nous sommes une version assez avancé d’un idéal libéral. Nous n’avons pas de congés payés, nous n’avons pas d’intermittence, nous n’avons pas grand chose en fait… Alors, quand le salarié qui part en vacances avec un salaire qui tombe sur sa plage et un chômage qui le protège, nous explique d’un ton docte que « tout le monde cotise » il a bien raison et d’ailleurs nous le faisons déjà. La différence c’est que nous n’en voyons que peu les bénéfices, ça signifie pour nous une paperasse de dingue sur notre temps de travail. Notre propos n’est pas de faire un concours du malheur, nous avons choisi notre voie, ns l’assumons et nous savons que tout le monde rame. Nous ne disons pas « pleurez sur nous pauvres précaires », en réalité nous ne demandons pas grand chose. Nous aimerions simplement qu’on nous consulte ou qu’on empêche certains de faire n’importe quoi. Comme décider de nous priver d’un mois de nos ridicules revenus annuels pour une retraite que nous ne prendrons (probablement) pas. Nous rappelons que nous sommes à l’origine d’une chaine qui fait vivre des milliers de personnes, et de nombreuses entreprises… Que si nous changeons tous de métier, alors nous changerons le visage de la création. Nous rappelons que dans cette chaine nous sommes les moins bien traités. C’est peut-être un peu confus mais merci de votre attention.

Tout est dit.

2015-02-01T15:25:22+01:00mercredi 4 février 2015|Le monde du livre|1 Commentaire

Les projets pour 2015 : Port d’Âmes, du numérique, Psycho Starship Rampage

actusf

Quel est ton bilan de 2014 ?

Excellent, et très motivant. Il y a eu la sortie de l’anthologie des Imaginales dirigée par Sylvie Miller et moi-même, Bardes et Sirènes ; la sortie de La Route de la Conquête, recueil de science-fantasy tournant autour des questions de la guerre et de l’histoire, qui a eu un retour critique unanimement enthousiaste, ce qui me conforte dans l’idée que j’approche le monde d’Évanégyre de la bonne manière. Et puis je me suis lancé dans le jeu vidéo en relançant une activité qui me tient à cœur depuis longtemps : la musique électronique, que je conduis sous l’alias Wildphinn.

Nouvelle année oblige, la tradition du site de référence ActuSF consiste à demander aux auteurs, éditeurs, etc. leur bilan de l’année passée et leurs projets pour 2015.

Et il va se passer des choses :

  • La sortie d’un nouveau roman indépendant dans l’univers d’Évanégyre, Port d’Âmes ;
  • La sortie de recueils de nouvelles (dont certaines difficiles à trouver) en numérique ;
  • Celle de Psycho Starship Rampage, pour le versant musical.

Envie d’en savoir plus ? Comme je vous comprends, oui oui oui. Eh bien, l’article est juste là. Hop.

2015-01-31T23:53:08+01:00mardi 3 février 2015|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Les projets pour 2015 : Port d’Âmes, du numérique, Psycho Starship Rampage

Démo de Psycho Starship Rampage disponible – aidez-nous d’un seul clic sur Greenlight

Auguste lectorat, il n’est pas dans mon habitude de te demander des choses – même pour les prix littéraires du public, je ne te demande expressément pas de spécialement voter pour moi, trouvant le procédé malhonnête (d’un prix du public, cela décale la question sur le prix du plus gros réseau d’influence ou des lecteurs les plus fidèles, ce qui n’a aucun intérêt), appelant simplement à voter tout court, parce que la validité d’une telle entreprise s’accroît avec le nombre de participants, tout simplement.

En revanche, à présent, nous avons vraiment besoin de ton soutien, et c’est très facile.

Version courte

La démo de notre jeu vidéo, Psycho Starship Rampage, celui dont je fais la bande originale, est sortie. Pour être commercialisés, nous avons besoin que le public manifeste son intérêt, et ce d’un simple clic sur Steam Greenlight (attention, il faut un compte avec au moins un jeu acheté).

vote-Steam-Greenlight-Thumbs-Up

Et si l’envie vous en dit, répandez la nouvelle, partagez : nous aider ne prend, encore une fois, qu’un seul clic dès lors que vous avez, un jour, acheté un logiciel sur la plate-forme Steam.

Version longue, avec plus d’infos

Résumé des épisodes précédents : Depuis six mois environ, le nouveau studio indépendant rennais Ballistic Frogs développe Psycho Starship Rampage, un jeu situé à mi-chemin entre le shooter (R-Type…) et le rogue-like (Faster Than Light…). Dans ce jeu spatial, vous construisez vous-même votre vaisseau spatial avec armements, boucliers, et équipements divers conçus pour interagir entre eux. PSR laisse entièrement la main au joueur et récompense son intelligence dans les combats qui suivent.

Je m’occupe de la bande-son et du sound design sous le nom Wildphinn (pour séparer clairement la littérature du son).

À présent, nous avons publié notre première bande-annonce :

Une démo est disponible, pour tester les fonctionnalités du jeu et vous rendre vous-même compte du potentiel du jeu. Attention, il s’agit principalement du moteur du jeu, beaucoup de développements vont encore arriver, notamment pour dynamiser l’action dans les niveaux :

> Télécharger la démo de Psycho Starship Rampage <

Greenlight est le processus de validation communautaire de la commercialisation des jeux vidéos indépendants de la plate-forme Steam, qui rassemble à peu près 80% du marché – autant dire qu’être acceptés par Steam est capital pour nous. Vous pouvez nous aider très simplement en votant pour Psycho Starship Rampage sur la page dédiée et en faisant passer le mot : voter sur Greenlight – un simple clic « Oui, je veux voir ce jeu sur Steam » suffit. Rien que cela, c’est une aide immense – cela conditionne, comme dit précédemment, une grande part de la commercialisation du jeu.

Si l’envie vous en dit, vous pouvez nous aider encore davantage et de plusieurs façons, par ordre croissant d’implication :

  • Faites circuler l’information auprès de vos amis / proches / animaux familiers possédant un compte Steam et faites-les, eux aussi, cliquer.
  • Téléchargez la démo et jouez avec ! Même s’il reste beaucoup de travail, elle est gratuite !
  • Envoyez-nous votre compte-rendu d’expérience. Qu’avez-vous aimé, pas aimé ? Ballistic Frogs est très ouvert au retour de sa communauté pour réaliser le meilleur jeu possible.

Par avance, merci !

2015-02-11T02:53:25+01:00lundi 2 février 2015|À ne pas manquer, Alias Wildphinn|8 Commentaires

La photo de la semaine : esprits étranges

Eerie spirits

Cliquez pour agrandir

Pour répondre à la demande de Seb en commentaires la semaine dernière : l’île de Staffa en Écosse, dans les Hébrides, célèbre pour ses orgues basaltiques (avec deux cormorans en vigie).

2015-01-29T10:21:02+01:00vendredi 30 janvier 2015|Photo|2 Commentaires

Pourquoi les auteurs sont-ils attirés par la création d’univers hybrides ?

hybridite-colloque-bordeauxLe colloque “Au-delà des frontières”, qui s’est tenu à Bordeaux du 15 au 17 octobre 2014, explore l’hybridation, des genres et des thèmes dans les littératures de l’imaginaire. La fantasy et la science fiction, le policier et le fantastique, le cinéma et les séries télévisées, la bande dessinée et les jeux de rôles proposent un renouvellement infini des formes artistiques.

La table ronde n°4 rassemblait François Coupry, Jérôme Brand Larré, Jérôme Queyssi et LD pour un débat sur le thème « Pourquoi les auteurs sont-ils attirés par la création d’univers hybrides ? » modéré par Natacha Vas-Deyres. Il est visionnable dans son intégralité ici, sur le site de l’université.

2015-01-27T09:56:59+01:00jeudi 29 janvier 2015|Entretiens|Commentaires fermés sur Pourquoi les auteurs sont-ils attirés par la création d’univers hybrides ?

Une première tentative de remix (et les leçons qui vont avec)

deadmau5-remix-contestVoilà donc, tandis que je sors peu à peu du placard concernant le versant musique électronique de mes activités (avec notamment la bande-originale et le sound design du jeu Psycho Starship Rampage, projet qui avance bien et sur lequel je devrais bientôt pouvoir en dévoiler davantage), je tente quelques expériences. Je n’ai jamais trop eu la culture remix, car, en toute honnêteté, cela m’échappe toujours un peu : loin de moi l’idée de minimiser l’aspect collaboration et expérience – mais, en-dehors de ces bénéfices précis, pourquoi ne pas produire plutôt, la plupart du temps, quelque chose d’original et de personnel ?

Néanmoins, j’ai toujours envie de comprendre, alors, quand un concours basé sur un des artistes les plus intéressants en électro à l’heure actuelle à mon sens – deadmau5 – s’est présenté, je me suis dit que c’était justement l’occasion d’apprendre deux ou trois trucs et de finir, pour une fois, une vraie tentative au lieu de la laisser en plan comme toutes les précédentes. Si cela t’intéresse et pour changer un peu d’univers, auguste lectorat, tu trouveras l’original à remixer ici, et mon humble tentative là.

Honnêtement, c’est surtout pour le partage plutôt que pour l’ambition, et je ne t’appelle certainement pas au vote, auguste lectorat (sauf si tu en as envie et que tu as un compte Beatport, deux probabilités qui me semblent de toute façon assez faibles) car je ne considère pas cela totalement abouti ; je n’ai pas eu le temps de finaliser proprement le master (et je ne pouvais pas passer toute la semaine dessus). L’expérience a quand même été instructive :

  • Remixer un morceau qu’on aime n’est pas l’idée du siècle, puisqu’on trouve forcément difficile d’apporter du nouveau à quelque chose qu’on trouve déjà abouti ;
  • Dans un délai court, il vaut mieux tenter de partir dans un genre préétabli et de s’amuser à en subvertir les codes pour organiser leur rencontre avec le morceau à remixer. Si j’avais fait cela, j’aurais probablement gagné du temps et terminé avec un résultat plus léché, au lieu de faire comme quand je produis – expérimenter. Il me semble difficile d’expérimenter librement quand on doit oeuvrer, justement, dans la contrainte d’un original comme base.

Mais toute leçon n’est jamais perdue, eh ? Alors, c’est une bonne expérience.

Pour mémoire : l’original à remixer / mon humble tentative.

2015-01-27T12:29:28+01:00mercredi 28 janvier 2015|Alias Wildphinn|9 Commentaires

Je veux écrire. Je démarre par où ?

bad-advice-675x900C’est une question qui revient souvent, et qui paraît simple en apparence, mais à laquelle on trouve soit des réponses très vagues (« mets-toi à écrire, travaille, fais des efforts, mange macrobiotique ») soit très commerciales (« facile ! achète mes cours par correspondance qui feront de toi un auteur de best-seller, seulement 99,99 € ! »). Il faudrait donc tenter de taper entre les deux :

Saurais-tu me conseiller des formations sur l’écriture ? Globalement j’ai des idées, je connais un peu mes points forts et faibles, mais je n’arrive pas à structurer mon projet, peut-être parce que je ne me suis pas encore posé les bonnes questions. Ou un bouquin ?

Si je prends la liberté de reformuler : je débute (ou presque), je veux écrire (commencer / finir mon projet), je prends le problème par quel bout ?

Il s’agira donc ici, pour les grands débutants, de proposer quelques éléments de base, de toutes premières pistes pour pousser au-delà de la simple écriture « pour le tiroir ».

L’art est un mélange de technique et de tripes

Dès lors qu’on veut écrire pour d’autres que soi, on cherche à être compris. Dès lors que l’on cherche à être compris, on cherche à communiquer des intentions (narratives). Dès lors que l’on cherche à communiquer des intentions, il convient de connaître le langage dans lequel on s’exprime. En littérature, ce n’est pas seulement l’orthographe et la grammaire, ce sont aussi, beaucoup, les codes de la narration (qui ne sont en rien des règles, mais permettent de comprendre les attentes d’un lecteur et donc de maîtriser son récit).

Tout art est un équilibre entre :

  • La technique – la domination, disons, de son art, la maîtrise de son langage particulier, de manière à servir au mieux les intentions, les effets que l’on vise à obtenir ;
  • Les tripes – je n’aime pas le terme d’inspiration, qui donne l’impression d’un processus évanescent. Les tripes, c’est l’originalité de sa propre voix ; l’émotion personnelle, le regard individuel sur le monde – tout ce qui fait qu’un auteur, quand il va chercher profondément en lui, est le seul à pouvoir dire ce qu’il a à dire, et joue potentiellement sa vie et son sang dans un texte, parce que ce qu’il a dit a de l’importance pour lui.

La techique se développe, se travaille, s’apprend, potentiellement avec un tiers (cours / atelier / livre / relecteurs / etc.). Cela s’enseigne aussi relativement bien.

Les tripes viennent avec le travail, la maturité, l’affinement du regard. En un sens, elles se « travaillent », mais ne se travaillent qu’à force d’écrire, de se casser les dents, d’apprendre de ses erreurs : c’est un mûrissement individuel.

La technique peut éventuellement atteindre un degré où l’on n’apprend plus grand-chose (comme un musicien virtuose finit par jouer sans trop de difficultés une grande partie du répertoire et plafonne s’il n’essaie pas de pousser plus loin). Les tripes s’apprennent pendant une vie entière et relèvent du parcours de chacun.

Travailler la technique donne de la structure, de l’unité aux tripes, et aide à affiner davantage leur expression.

Apprendre la technique ?

Qu’est-ce qu’on apprend, en gros, dans la technique ? Liste non exhaustive :

  • Construire un personnage
  • Maîtriser un rythme narratif
  • Affiner le style
  • Échafauder une intrigue intéressante
  • Gérer la tension
  • Etc.

Mais le plus important consiste à apprendre à se connaître soi-même pour employer les outils qui correspondent au mieux à sa façon de fonctionner.

kingwritingquoteApprendre seul

Il y a assez peu, en France, de ressources orientées sur l’approche pratique de l’écriture (même si cela évolue lentement), notamment dans la technique narrative. C’est un discours encore très anglo-américain, où les ressources sont légion : la moindre recherche Google livrera trois kilos de sites plus ou moins bien fichus. Être anglophone donne donc, clairement, un atout sur ce plan : l’approche est bien plus « mécaniste » qu’en France. (Une approche à consommer toutefois avec modération.)

Cependant, on commence à avoir pas mal de choses en français d’intérêt. Je vais forcément citer mes propres articles sur l’écriture, qui visent justement ce but (il faut bien que ça serve !) + les présentations des ateliers et masterclasses réalisés par Jean-Claude Dunyach et moi-même dans le cadre des Imaginales, téléchargeables ici. Cela fait déjà pas mal de matériel, qui donnera quantité d’autres pistes pour aller plus loin.

Question livres francophones, la porte d’entrée incontournable me semble être Comment écrire des histoires d’Élisabeth Vonarburg (chroniqué ici). On pourra enchaîner un peu plus tard avec Mes Secrets d’écrivain d’Elisabeth George (chroniqué ici).

Point de vue anglophone, le pendant du Vonarburg me semble être The Art of Fiction de John Gardner (non traduit), chroniqué ici. Le podcast Writing Excuses est un must (parmi les intervenants réguliers, on trouve Brandon Sanderson, devenu un des plus grands noms de la fantasy US).

Et ensuite ? La première règle de Robert Heinlein est : tu dois écrire. Il faut s’y mettre – s’exercer, se faire lire, recueillir des commentaires, apprendre à se relire, et puis recommencer.

Apprendre avec d’autres

On voit apparaître timidement des masters d’« écriture créative » (suscitant la controverse) alors que c’est très accepté outre-Atlantique. Difficile d’en recommander, vu que je ne les connais pas, mais l’apprentissage de la technique dans un cadre universitaire ne me semble pas aberrant.

Beaucoup plus courant en France : les ateliers d’écriture (virtuels, par forum par exemple, ou en personne). Se répartissent grosso modo en deux grandes catégories :

  • Les ateliers « communautaires » – tout le monde est au même niveau ou presque, tout le monde veut s’entraider et progresser. Chaque participant peut proposer des exercices à tour de rôle, et/ou chacun se lit et commente son ressenti sur les textes des autres. Ils peuvent s’apparenter à des cercles de lecture, où l’on lit sa propre production aux autres dans le but d’avoir des premiers retours. Ils sont rarement payants (ou du moins, ils ne dépassent pas la cotisation annuelle à une association).
  • Les ateliers « encadrés » – un responsable d’atelier, parfois quelqu’un du métier, prépare les séances, donne des exercices d’écriture. La lecture est là aussi souvent publique, avec un retour des participants, mais le maître de séance, en principe plus expérimenté, aide à cerner les failles et propose des axes d’amélioration, à la manière d’un travail éditorial. La version la plus poussée de cette formule est la masterclass, où l’on s’approche du cours magistral. Le prix peut être là bien supérieur, et très variable (allant de l’investissement bien placé à l’arnaque pure).

La qualité d’un atelier d’écriture est directement liée à la bonne volonté des participants, et, dans le cas d’un atelier encadré, à celle de son responsable. Un atelier peut constituer une expérience vraiment enrichissante et instructive comme un gâchis de temps et d’argent. Prudence, donc, en particulier si le responsable de votre atelier encadré fait payer ses séances 250 € par personne et qu’il n’a jamais publié que deux livres à compte d’auteur en 1982.

En conclusion

Ce tour d’horizon très sommaire n’a pour vocation que d’aider au tout premier pas ; d’ailleurs, auguste lectorat, n’hésite pas à citer en commentaires tes ressources favorites pour aider les débutants. Le plus important (que je martèle en atelier d’écriture), c’est qu’apprendre à écrire, c’est apprendre à se connaître. Pour savoir :

  • Ce qui a véritablement du sens pour soi à dire, à mettre en scène, pour ne pas oublier le plaisir et découvrir sa propre originalité, son propre discours ;
  • La façon dont on a, soi-même, besoin de travailer pour déverrouiller sa créativité (tous les moyens sont bons – tant qu’ils restent dans le cadre de la loi, hein)

Tout apprentissage doit passer par ces deux filtres, car il n’y a pas de vérité universelle en art. C’est bien pour ça qu’on continue à en faire après plusieurs millénaires.

2018-07-17T16:55:56+02:00lundi 26 janvier 2015|Best Of, Technique d'écriture|53 Commentaires

Aux chutes de Cheoenjeyeon

En Corée du Sud, sur l’île de Jeju, rivières et cascades se répondent dans des paysages tirés de cartes postales fidèles à l’image qu’on se fait parfois de l’Asie.

At Cheoenjeyeon waterfalls

Cliquez pour agrandir

 

2015-01-21T11:25:16+01:00vendredi 23 janvier 2015|Photo|4 Commentaires
Aller en haut