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Un peu de sécheresse ?

Groumf.

Auguste lectorat, je dis groumf car, en cette période où beaucoup de chroniques et d’actus tombent, je peine à trouver un équilibre intelligent entre articles sur tout et rien, et relai des infos qu’est ce blog. Notamment, tu as peut-être remarqué un ton un peu plus impersonnel dans les articles qui signalent entretiens et revue de presse, ce qui ne me plaît qu’à moité (c’est plus sympa de dire salut, ça va, c’est lundi matin, on a la tête à l’envers, c’est pas grave, bon courage tout le monde, je vous mets une petite Cracotte avec ça ?) mais il y  a une raison : me faire gagner du temps. En effet, par la magie des bases de données et de la haute sorcellerie de WordPress, grâce à la v5 du site, je n’ai plus à entrer les informations plusieurs fois. Par exemple, d’un coup de requête qui va bien, je peux dorénavant sortir toute la revue de presse relative à Léviathan : La Nuit, par exemple, ou tous les entretiens qui tournent plus ou moins autour du livre (encore en travaux) une fois que ça a été posté ici.

Du coup, cela implique que les articles puissent fonctionner débarrassés de leur contexte de leur publication pour apparaître dans un listing. Et là, le lecteur, si je lui parle de Cracottes alors qu’il lit ça un samedi à 1h42, il se dit que j’abuse de la mousse de polyuréthane, forcément.

Dis-moi tout, auguste lectorat : ce petit côté moins personnel te choque-t-il ? T’en tamponnes-tu royalement le coquillard ? On n’est pas des sauvages, on peut peut-être faire mieux.

Coquillard. À tamponner soi-même.
(Photo trouvée ici.)

2012-07-01T23:03:34+02:00vendredi 6 juillet 2012|Journal|9 Commentaires

Léviathan : La Nuit sur Le Dragon Galactique

Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

On mélange le tout et on obtient un thriller haletant … à en rater son arrêt de RER.

Un avis de Tigger Lilly à lire sur son blog.

2012-07-01T21:14:47+02:00jeudi 5 juillet 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Léviathan : La Nuit sur Le Dragon Galactique

Vers les îles, vers les baleines

Cliquez pour un agrandissement. (Photo Kelisi)

Cela fait un moment que je finalise mes préparatifs et que mon dossier a été accepté, mais avec l’actualité entourant Léviathan : La Nuit et Reines et Dragons, impossible d’en glisser un mot. À la fin de la semaine, j’aurai quitté le territoire français pour un nouveau volontariat écologique : après New Quay au Pays de Galles l’année dernière auprès de Sea Watch Foundation, je pars cette fois cinq semaines sur l’île de Mull, dans l’archipel des Hébrides, qui s’émiette peu à peu depuis la côte ouest de l’Écosse.

Je participerai aux actions du Hebridean Whale and Dolphin Trust (HWDT), qui, comme son nom l’indique, se charge d’étudier et protéger les populations de baleines et dauphins dans la région. En effet, le chenal séparant les deux groupes d’îles, appelé le Minch, constitue une importante voie de passage pour les mammifères marins entre le nord-est du Royaume-Uni (mer du Nord et mer de Norvège) et le sud-ouest (mer d’Irlande, Atlantique), mais c’est aussi une région où la circulation maritime est intense, ce qui conduit à de nombreuses interactions entre homme et faune sauvage.

Il s’agira, comme avec Sea Watch, de répondre aux diverses tâches de maintenance des données scientifiques que brasse une telle fondation, de participer à la photo-identification des populations locales de cétacés, mais aussi de contribuer à disséminer les connaissances naturalistes auprès du public.

Je serai d’abord affecté à terre, mais, début août, c’est le départ en mer, sans plus aucun contact avec la civilisation. Le HWDT affrête en effet son propre navire scientifique, un voilier de 16m, le Silurian, pour des expéditions d’une dizaine de jours au sein des îles en quête des animaux, pour divers relevés de données et photographies scientifiques.

Le Silurian. Photo (c) HWDT

Pendant ces dix jours, presque aucun abordage sur une terre habitée n’est possible. Le navire mouille à l’abri des vents dans des criques au sein des petites îles inhabitées, et l’équipe scientifique (dont je suis ravi et honoré de faire partie) en profite pour compléter ses données par des relevés de flore jusqu’à ce que le soleil fasse défaut. Je ne nie pas une certaine impatience à l’idée de cette expérience ! La vie à bord en petite communauté promet d’être un moment fort, et le rythme de travail épuisant, mais passionnant. (Cela dit, si le navire est perdu corps et biens, personne ne le saura avant des jours, vu l’éloignement. Ha ha !)

J’espère parler plus régulièrement de ce volontariat que je ne l’ai fait l’année dernière à New Quay. J’ai l’impression, auguste lectorat, que l’expérience t’intéressait, alors je vais m’efforcer de tenir un journal plus régulier dans cette rubrique Carnets de voyage. J’ai évidemment affûté mon matériel de photo – même si je frémis à l’idée de tout ce que je n’ai pas encore traité, laissant mon pauvre profil Flickr à l’abandon, et j’espère rapporter de belles images, en profitant des paysages écossais, et avec l’expérience acquise en photo animalière.

Et, avec un peu de chance, peut-être croiserai-je pour la première fois en liberté la silhouette caractéristique d’une dorsale saillante et noire, en arrière d’un singulier regard aveugle…

Photo (c) HWDT

Dans l’intervalle, je vous propose de jeter un oeil au site du HWDT, qui propose en particulier une magnifique bibilothèque de photos animalières, de paysages des côtes, et bien sûr du navire, sur cette page.

2012-08-01T19:54:45+02:00mercredi 4 juillet 2012|Carnets de voyage|8 Commentaires

Léviathan : La Nuit sur Appuyez sur la touche lecture

Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU

L’architecture de ce deuxième tome est bien plus complexe et développée que les thrillers à l’américaine. Que cela ne vous effraie pas, la tension, elle, est constante, atteint des pics réguliers et l’on dévore ce roman aussi bien qu’un page-turner. Parce que nous sommes comme Leon : on a envie de comprendre !

Un article de Joyeux Drille à lire sur son blog.

2012-07-01T21:17:23+02:00mardi 3 juillet 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Léviathan : La Nuit sur Appuyez sur la touche lecture

Reines et Dragons bientôt épuisé !

Couv. Kerem Beyit

C’est une belle nouvelle et surtout la meilleure preuve du talent des auteurs de l’anthologie : après seulement six semaines d’exploitation, Reines et Dragons, l’anthologie des Imaginales que nous avons co-dirigée avec Sylvie Miller, est en rupture de stock chez le diffuseur !

Par le jeu des retours, il pourrait y en avoir d’autres en septembre, mais la messe est dite : tous les exemplaires disponibles pour le moment sont dans la nature. Aussi, si l’antho vous intéresse et que vous la voyez chez votre libraire préféré, ne tardez pas ! Il en reste également en ligne (par exemple chez Amazon).

Le sommaire…

  • Chantal Robillard, « Le dit du Drégonjon et de son Elfrie »
  • Thomas Geha, « Chuchoteurs du dragon »
  • Adrien Tomas, « Ophëa »
  • Anne Fakhouri, « Au cœur du Dragon »
  • Justine Niogret, « La grande déesse de fer de la miséricorde »
  • Pierre Bordage, « Morflam »
  • Charlotte Bousquet, « Azr’Khila »
  • Vincent Gessler, « Où vont les reines »
  • Erik Wietzel, « Le monstre de Westerham »
  • Mathieu Gaborit, « Under a Lilac Tree »
  • Nathalie Dau, « Cet œil brillant qui la fixait »
  • Mélanie Fazi, « Les Sœurs de la Tarasque »

 

2012-07-03T01:44:29+02:00mardi 3 juillet 2012|À ne pas manquer|3 Commentaires

Lundi, c’est déclencheurs (1) : un conflit frontal

Rappel des règles du jeu : il s’agit d’écrire pendant vingt minutes sur un, ou plusieurs éléments, remaniés ou non, de la liste ci-dessous. L’article initial de la série se trouve ici.

Déclencheurs : conflit frontal

  1. Bagarre désordonnée
  2. Duel (corps-à-corps)
  3. Duel (à distance)
  4. Poursuite
  5. Engueulade
  6. Guerre
  7. Course contre la montre
  8. Lutte contre les éléments
  9. Aux portes de la mort
  10. Éviter l’inéluctable
2018-07-17T14:20:30+02:00lundi 2 juillet 2012|Technique d'écriture|8 Commentaires

Reines et Dragons sur Blue Moon

Couv. Kerem Beyit

*** – Ce qui est formidable, c’est que chacune de ces douze nouvelles à sa propre inspiration -en s’ouvrant parfois sur d’autres cultures ou en conjuguant plusieurs genres- sa propre vision des deux figures mythiques et une façon toujours très personnelle et inventive de les faire interagir. […] Ce recueil confirme tout le talent de nos auteurs francophones.

Une chronique d’Enora, à lire sur Blue Moon.

2012-07-01T16:01:01+02:00dimanche 1 juillet 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Reines et Dragons sur Blue Moon

Des déclencheurs pour écrire

Auguste lectorat, tu veux écrire. Je le sais, certains ici écrivent, travaillent, retravaillent, suivent, comme nous tous, la grande route de la vérité narrative, cible inatteignable par essence, puisque corrélée à la vérité du soi, laquelle est constamment mouvante.

Mais cela n’empêche pas d’essayer.

L’été arrive, avec lui les beaux jours, les vacances, le soleil, la plage, et…

Ha, parce que tu crois que tu vas te reposer ? Que nenni, auguste lectorat. Tu veux écrire, tu n’en as pas le temps le reste de l’année, eh bien, les vacances constituent un moment rêvé pour exercer sa plume. C’est ce que je te propose dans une série d’exercices qui va courir sur les deux mois d’été à partir de lundi prochain  : une séance d’écriture en blitz, vingt minutes par semaine, histoire de faire couler l’encre.

Tu as certainement dans tes cartons de vastes projets qui nourrissent tes rêves, cette épopée de space opera en dix volumes, ou même cet imposant roman par lequel tu ne sais pas démarrer, ou encore cette nouvelle sur laquelle tu n’as pas dépassé la première page… il y a une envie, mais un blocage difficile à dynamiter.

Eh bien, cette série d’exercices s’adressera justement à ceux d’entre vous qui rament, dont l’envergure de la tâche les décourage secrètement, si bien qu’ils n’écrivent même plus une seule ligne. Vingt minutes par semaine, pas plus. Vingt minutes pour poser de fichus mots sur la page et réamorcer la pompe à créativité, même si ce n’est qu’une phrase, même si c’est atrocement mauvais : on s’en moque, personne ne vous regardera. Qu’est-ce que vous risquez, entre vingt minutes et rien ?

Tout ce qu’il faudra, c’est trouver vingt foutues minutes dans la semaine pour reprendre le lien avec l’écriture. Cela ne vous donnera pas un roman, bien sûr (et encore ? peut-être émergera-t-il de cela des idées qui vous donneront envie), mais, avec un peu de chance, cela vous montrera que vous pouvez. Et, plus important, cela vous obligera à considérer que ces vingt minutes sont importantes. Votre écriture est importante, sacrée. Si vous n’arrivez pas à trouver vingt minutes dans la semaine pour vous asseoir et poser quelques mots sur la page, dans le train, l’avion, le bus, admettez qu’on peut se poser la question du sérieux de votre engagement, non ?

C’est le jeu des déclencheurs. À partir de lundi prochain, je vous proposerai une liste de dix éléments avec un thème commun. Lisez-la, arrêtez-vous dès qu’un élément, ou plusieurs, retient votre attention. Ou tirez-le au hasard avec un dé à dix faces. Ou même, imposez-vous le plus improbable, celui qui vous parle le moins. Mélangez-les. Peu importe. Mais ensuite, malaxez-le, réfléchissez-y : que vous évoque-t-il ? Pourquoi résonne-t-il ? Pourquoi vous parle-t-il – ou ne vous parle-t-il pas ? Interrogez-le, interrogez-vous. Écrivez les mots que cela vous inspire. Laissez venir une scène, une image, une phrase de dialogue. Ce qu’on veut, c’est des mots. Plein de mots. Elisabeth Vonarburg martèle que « les écrivains n’ont pas d’idées, ils n’ont que des mots ».

Et puis écrivez, sans vous arrêter pour corriger, sans vous retenir, sans vous dire que c’est bon, mauvais, stupide, intelligent, rapide, simpliste. Coupez l’éditeur interne. Écrivez pendant vingt minutes, sans vous museler. Bien sûr, si cela lance une séance d’écriture plus longue… Il n’est pas interdit de poursuivre. Mais ce n’est pas l’objectif. Partez sur vingt minutes de course effrénée, le plus vite possible, avec le réconfort que, dans 1200 secondes, quoi qu’il arrive, cela s’arrête.

Ce n’est que vingt minutes. Et, au bout de vingt minutes, vous aurez des mots sur la page. Et c’est toujours un accomplissement.

(Ces déclencheurs ont été originellement écrits pour l’atelier d’écriture du club Présences d’Esprits sur la notion de conflit en narration, et remaniés pour celui des Imaginales.)

2018-07-17T14:20:39+02:00vendredi 29 juin 2012|Technique d'écriture|11 Commentaires

Commencer par la fin, notes d’écriture

Hier, pour le plaisir du partage, je postais le deuxième exercice réalisé pendant l’atelier d’écriture des Imaginales (les animateurs se plient aux mêmes consignes que les stagiaires, car il n’y a pas de raison que nous y échappions), et nous commencions par la fin. Les consignes étaient :

Terminer par la phrase « Si c’était un manche à balai, alors elle était une théière », trente minutes d’écriture.

Je suis tombé sous le texte sur mes propres notes griffonnées rapidement avant la mise à l’écriture en soi ; vu qu’elles ont subsisté, je les partage aussi, car elles me semblent, à une échelle très réduite, révélatrices d’une certaine façon de travailler ainsi que des heureux hasards de la création. Bien entendu, c’est ma propre méthode, ma propre approche, et je ne prétends absolument pas qu’elles soient universelle. Mais, en retraçant ce processus, je vous propose d’entrer un peu en coulisses – que pense-t-on quand on doit bricoler quelque chose avec une contrainte venue d’outrespace et seulement une demi-heure devant soi ?

Pour que ces notes aient un sens, deux points :

Tout d’abord, j’ai une approche plutôt structurelle de l’écriture1, ce qui signifie que j’ai besoin un minimum de savoir où je vais avant d’écrire. Il m’est très difficile de partir sans rien, sans savoir ce que je souhaite raconter, ce qui implique un minimum de réflexion en amont. Surtout qu’ici, la dernière phrase est imposée. Je me fais cependant suffisamment confiance pour décider sur l’instant des détails et, éventuellement, de suivre l’inspiration du moment si elle me semble judicieuse : c’est un perpétuel équilibre instable entre processus rationnel et liberté laissée à l’inconscient et à l’envie.

Plus techniquement sur l’exercice en question, vu que la dernière phrase est imposée (et que tout le monde la connaît), je n’ai pas envie de faire quelque chose de prévisible, et je m’ajoute une contrainte supplémentaire – plus une envie dans ce cas – qui est de rendre la dernière phrase la plus inattendue possible pour l’auditoire.

Ceci étant décidé, je coupe toute forme de raisonnement et je me mets à griffonner (ou plutôt, à taper sur le clavier) sans restriction en m’efforçant de m’expliquer ce que tout cela m’inspire. Je suis très attentif aux réactions de mon corps durant cette phase : qu’est-ce me parle, m’amuse, m’intrigue, ou au contraire me repousse, m’ennuie ? De quoi ai-je envie ? Quelle direction me parle ?

Voici ce qui se trouve à la fin de ma page OneNote :

Tout d’abord, je joue avec les doubles sens de la contrainte dans l’espoir de détourner la consigne et créer la surprise. L’idée du pilotage m’amuse, mais je ne vois pas comment la relier au reste (ni avec la théière). Cela dit, je la garde en réserve.

Je réfléchis à la théière. Je reviens fréquemment à la symbolique des échiquiers, d’où ces « pièces qui jouent entre elles », mais je sais justement que j’y reviens fréquemment, et je me surveille pour me sortir constamment de ma zone de confort. Cette direction ne me plaît pas, car je l’ai déjà fait.

« Je suis une théière » : le sens évident est celui d’une malé(diction). On pourrait donc revenir à un vrai balai, ce qui implique un conte, une sorcière. Mais là aussi, c’est trop classique à mon goût.

Qu’y a-t-il dans une théière ? De l’eau chaude. Par association d’idées, cela m’évoque une salle de bains, un endroit d’une telle banalité que je le trouve toujours un peu intrigant et amusant à détourner. Et la salle de bains me renvoie aussitôt au court-métrage surréaliste Le Conte de la salle de bains, réalisé avec deux camarades frappadingues sur 48h.

J’ai donc déjà joué avec la salle de bains et le surréalisme, mais pas tout seul, et pas autant qu’avec les échiquiers (ne serait-ce qu’avec La Volonté du Dragon et la nouvelle « Le Joueur dans l’ombre »), donc ça me va, je m’autorise à y retourner.

Je note donc : « On part dans une sale [sic] de bains » et je remarque ma faute de frappe, qui me donne le déclic et l’envie : une salle de bains sale, c’est antinomique, et ça m’amuse. D’où l’importance, dans les étapes de réflexion, de ne pas se retenir ni se corriger : tout peut alimenter la réflexion !

Et là les pièces se mettent en place : cette saleté paradoxale m’évoque la perdition, et je retombe sur l’idée du manche à balais et du pilotage ; je me figure l’idée d’une salle de bains qui s’écrase, mais c’est impossible, donc je le mettrai en scène par l’intermédiaire d’un bad trip (la salle de bains offre un bon décor pour ce faire), mais, histoire que ce ne soit pas gratuit, j’ajoute une couche psychologique pour alimenter l’aspect surréaliste, où la salle de bains représente justement l’existence de la protagoniste principale (car je décide que c’est une protagoniste, sans raison particulière, peut-être parce que je préfère imaginer une protagoniste en petite tenue dans une salle de bains, surtout après l’atmosphère lourde de la nappe cirée et de Marie-Amélie, et puis je fais ce que je veux). Je me balance des convenances syntaxiques à ce stade : la fille est paumée, c’est l’état que je souhaite représenter, alors son état sera la « paumitude », et je me comprends.

Tout le reste s’est décidé au fil de la plume (prénom de la fille, topographie des lieux, etc.) en suivant totalement l’envie du moment.

On peut aussi constater aussi que l’écriture ne satisfait pas toujours les intentions originelles et qu’un texte s’échappe parfois – surtout dans des conditions pareilles. Initialement, j’espérais parvenir à une chute où la protagoniste jurerait reprendre le contrôle de sa vie, arrêter les substances (promesse qu’elle ne tiendrait pas forcément, cela se déciderait sur le moment), mais, dans le temps imparti, cette dimension est restée… sur le carreau.

  1. Par oppositon aux scripturaux, voir par exemple ici.
2014-08-30T18:50:42+02:00mercredi 27 juin 2012|Technique d'écriture|2 Commentaires
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