Blog

Toute nouvelle formation de l’école Les Mots : « Une semaine pour se lancer dans l’écriture » – 100% en ligne

J’ai le grand plaisir de donner depuis des années maintenant des ateliers à l’école d’écriture Les Mots ; l’équipe fait preuve depuis le début d’un dynamisme sans relâche et d’une écoute authentique. Avec la situation actuelle qui nous pousse à rester quand même pas mal chez nous, toute la direction a eu à cœur de proposer des ateliers qui puissent aussi être suivis à distance, et maintenant dévoile sa première formation intégralement virtuelle, dont je suis extrêmement fier de faire partie : Une semaine pour se lancer dans l’écriture. Se lancer dans la tâche, vaincre la Résistance et l’idéal de l’œuvre parfaite (elle ne l’est jamais), vous avez peut-être vu que ce sont des sujets qui me sont un tout petit peu chers, et auxquels je fais face absolument. Chaque. Jour.

Avec quatre camarades (Jérôme Attal, Elsa Flageul, Brigitte Kernel, Denis Michelis), nous proposons chacun et chacune idées, conseils et exercices pour nourrir son écriture et enfin « s’y mettre ». La formation se compose de vidéos mais aussi d’un cahier d’exercices, et surtout, inclut la possibilité de recevoir un retour sur de ses textes.

Et le tout pour seulement 75€ (incluant donc un cours par semaine pendant cinq jours, le cahier d’exercices et le retour sur un texte), ce qui est, comparé aux tarifs habituels des formations et des coaches littéraires, une sacrée vache de bonne affaire à mon humble avis.

Descriptif détaillé

Commencer n’est jamais facile : faire le premier pas, se mettre en mouvement malgré les doutes et les questions, les Je ne suis pas à la hauteurJe n’y arriverai jamais ou Qui suis-je après tout pour écrire ?  

Les jours passent et vous faites tout pour éviter de vous y confronter. Vous remplissez votre agenda de tout un tas d’actions à réaliser, tout qui ne soit pas… cela. Peut-être que cela vous fait peur, peut-être que vous craignez de ne pas être à la hauteur de l’enjeu – l’enjeu imaginé. Pourtant, nous le voyons chaque jour à l’école, une fois le premier pas effectué, tout devient plus facile ! 

Nous en sommes convaincus, tout réside dans ce tout petit premier pas ! 

Ce petit pas, nous souhaitons vous aider à le faire. Avec la conviction, aussi, que c’est avant tout affaire de plaisir. Car quel meilleur moteur pour commencer, puis surtout continuer ?

Nous avons ainsi proposé à 5 de nos auteurs – dont nous savons qu’ils excellent dans l’art d’encourager nos participants… – de vous partager leurs astuces et exercices pour écrire et affronter la peur d’écrire – cette peur que toutes les personnes qui écrivent connaissent, y compris celles qui écrivent depuis longtemps. Des conseils qu’ils s’appliquent à eux-mêmes dans leur pratique quotidienne, et qui fonctionnent aussi bien pour des « débutants » que pour des auteurs chevronnés… 

Trouver de l’inspiration, se lancer, dédramatiser l’écriture, identifier ce qui, parfois, freine, tel est donc l’objectif de ce nouveau cours en ligne.

Dans ce cours en ligne : 

Chaque auteur vous partage : 

● Un conseil / une astuce pour écrire, relancer, débloquer, inspirer ;

● Un exercice pratique pour appliquer ce conseil théorique ;

● Un témoignage d’expérience.

Et parce que rien n’est plus précieux qu’un retour :

● Vous avez la possibilité de nous envoyer un de vos textes, venant répondre à une des 5 consignes. 

● Le retour sera produit par un membre de notre comité de lecture. Jérôme Attal, un de nos auteurs, a même proposé de vous relire lui-même, car l’exercice qu’il vous propose s’y prête !

➡️ Informations complètes et inscriptions

2022-05-11T18:12:36+02:00jeudi 10 février 2022|À ne pas manquer, Technique d'écriture|3 Commentaires

Champagne

C’est important, les bonnes nouvelles. Pour la première fois de son histoire, Facebook a perdu en utilisateurs quotidiens sur le dernier trimestre. La perte en bourse a fait s’évaporer 200 milliards de dollars. Comme quoi, au bout d’un moment, être une entreprise toxique pour le monde entier, ça finit par se voir. Et comme personne ou presque ne veut du métavers tel que le propose Zuckerberg (ou pourquoi pas, mais pas créé par lui), je sens flotter comme une belle et douce odeur de résineux.

Trois pensées griffonnées sur un coin de table :

Tous les réseaux généralistes ont peut-être leur époque, et elle est limitée dans le temps. Fut un temps où MySpace était considéré comme indétrônable (un temps où Internet était beaucoup plus petit, avant les terminaux mobiles, certes), et voyez où nous en s AHAHAHA non pardon c’est pas possible. Pardon.

Pour se pérenniser, un réseau doit peut-être apporter une spécificité propre qui lui donne une vraie valeur aux yeux de son public, au-delà de « y a tout le monde alors j’y vais ». C’est un argument extrêmement fragile, sujet à l’Impermanence de l’Existence™. De plus, l’idée de rassembler absolument tout le monde sur la même plate-forme n’est peut-être ni jouable, ni souhaitable, en tout en l’état actuel de la planète. Twitter, Snapchat, TikTok fournissent quant à eux des propositions et des approches clairement identifiées qui leur permet d’être rentables, voire florissants. Si tu n’aimes pas, ce n’est pas ton outil, et c’est très bien. Dans un monde capitaliste et marchand, c’est peut-être juste ça, le but d’une telle entreprise, pas de connecter le monde entier au mépris de l’éthique avec les catastrophes que l’on sait. Twitter, par exemple, pour toutes ses erreurs et sa toxicité, est un outil très précieux pour les journalistes, et on peut arguer en faveur de son intérêt en tant qu’outil professionnel de veille et d’information.

Avec la prise de conscience collective du mal que ces réseaux non régulés commettent et de leur mépris pour la vie privée, nous commençons peut-être (je croise les doigts) à voir arriver le plafond du capitalisme de surveillance. Voici une autre idée en l’air : à mesure que la technologie se répand, petit à petit, la maîtrise de ses outils percole à travers la population. Même si la majorité des gens ne gérera absolument jamais un serveur personnel, tout bonnement parce que ça ne les intéresse pas, les prises de conscience et les outils simples de protection (adblockers, messageries chiffrées type Signal, VPNs…) ne deviennent plus des affaires de spécialistes mais des questions grand public, très faciles d’emploi. Snapchat, qui a anticipé les mesures anti-pistage inclus par Apple dans la dernière version d’iOS, a commencé à adopter une stratégie publicitaire différente, qui s’avère payante. Oui, on peut faire de l’argent sans piétiner la vie privée. De là à dire que Facebook ferait mieux de réfléchir à assainir sa culture d’entreprise vérolée (mission impossible ?) au lieu de payer pour publier des chouineries sponsorisées dans le New York Times, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement, et puis je repasse en arrière et je le refranchis une seconde fois, histoire que ce soit bien clair.

Ça me rappelle quand j’ai arrêté World of Warcraft : je me souviens très nettement de ce loot bleu chopé dans un énième donjon de levelling à Cataclysm. Le voile s’est déchiré d’un coup devant mes yeux : « mais en fait, c’est toujours pareil, et cela le sera toujours ». C’était fini d’un coup, le désir (le besoin ?) de jouer était rompu. J’ai annulé mon abonnement dans les 24h et ça ne m’a jamais vraiment manqué. Des anciens fumeurs décrivent parfois la même épiphanie, et arrêtent la cigarette du jour au lendemain. J’ai vécu un peu la même chose en arrêtant Facebook, comme je l’ai fait il y a maintenant un an et demi. Je n’éprouve aucun manque1 et, au contraire, une liberté retrouvée et, pour tout dire, une terrifiante légèreté d’esprit.

  1. Twitter, c’est autre chose, mais malgré sa toxicité, Twitter garde une impermanence, une spontanéité et une accessibilité qui me laisse aussi de très beaux souvenirs.
2022-02-08T11:35:27+01:00mercredi 9 février 2022|Humeurs aqueuses|Commentaires fermés sur Champagne

Le titre du recueil de Bruce Holland Rogers à venir cette année chez Gephyre

Juste une brève sur le sujet puisque j’ai vu passer quelques chouettes expressions d’intérêt : c’est officiel, le recueil de Bruce Holland Rogers à paraître chez Gephyre cette année s’appellera, et c’est splendide (je peux le dire parce que ce n’est pas moi qui ai eu l’idée, mais l’excellente cheffe de Gephyre) :

Vingt-huit façons de tomber dans le ciel

Parce que, hé, je vous laisse deviner combien il y a de textes. Hé. Vous avez vu.

Je boucle les corrections de fond ces jours-ci, et on va mettre la dernière patte au livre sous peu. Restez tunés.

2022-02-01T11:47:18+01:00lundi 7 février 2022|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Le titre du recueil de Bruce Holland Rogers à venir cette année chez Gephyre

Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales « Corriger son manuscrit et envisager l’édition » sont ouvertes

Comme à maintenant chaque édition, le festival Imaginales organise et héberge la Masterclass dirigée par Jean-Claude Dunyach et mon humble pomme et dont le but, sur un jour et demi, consiste à armer les jeunes auteurs et autrices à franchir l’échelon professionnel dans l’écriture.

Comment passe-t-on de l’envie d’écrire au métier d’écrivain ? Au cours des dix dernières années, sites, livres et forums d’aide à l’écriture se sont multipliés. Il est aujourd’hui plus facile que jamais de travailler sur un livre. Mais comment l’achever, puis l’amener au meilleur niveau de qualité possible ? Comment se corriger, s’améliorer ? Comment et pourquoi le présenter à un éditeur ? Quels sont les rouages de la fameuse « économie du livre » ? Passer du statut d’amateur passionné à celui de jeune professionnel de l’écriture, voilà l’ambition de cette journée de formation, à travers des thèmes tels que :

• approcher l’écriture en songeant au public, sans sacrifier le cœur de son histoire ;
• savoir se lire avec recul pour parfaire son manuscrit ;
• les relations avec le monde éditorial ;
• la rémunération des auteurs…

Cette journée de formation est destinée à ceux et celles qui se sont lancés dans la rédaction d’un livre, voire l’ont terminé, et pensent à l’étape suivante, la publication professionnelle ; mais aussi à ceux et celles qui ont envie d’écrire des histoires et désirent acquérir une vision panoramique du monde de l’édition. La journée s’articule autour de présentations sur un sujet donné (l’attitude professionnelle, les corrections, les relations avec le monde éditorial…), suivies de temps de discussion et de débats autour des difficultés rencontrées par les stagiaires dans leur propre travail.

La formation se tiendra mercredi 18 mai toute la journée et jeudi 19 mai au matin. Le tarif est de 120 euros, avec déjeuner du mercredi offert.

Attention, les places sont limitées, donc si vous êtes intéressé·e, ne tardez pas !

➡️ Le dossier d’inscription est à télécharger sur le site des Imaginales.

2022-02-09T18:35:22+01:00jeudi 3 février 2022|À ne pas manquer, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Les inscriptions à la Masterclass des Imaginales « Corriger son manuscrit et envisager l’édition » sont ouvertes

Procrastination podcast S06e10 – Diriger une collection de poche, avec Pascal Godbillon

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « S06e10 – Diriger une collection de poche, avec Pascal Godbillon« .

Procrastination a l’immense plaisir de recevoir à nouveau Pascal Godbillon, qui dirige depuis 2006 l’une des collections d’imaginaire patrimoniales françaises majeures, Folio SF (Gallimard), ainsi que la collection grand format Lunes d’Encre chez Denoël. Deux collections d’imaginaire de renom, où l’on trouve à la fois les immenses jalons du genre (Shelley, Wells, Asimov chez Folio SF, par exemple), mais qui font aussi la part belle aux auteurs et autrices contemporain·es de langue française et d’ailleurs (il publie entre ses deux collections Sabrina Calvo, Alain Damasio, Catherine Dufour, Laurent Genefort ou encore Jean-Philippe Jaworski).
Cet épisode est l’occasion de lever le voile sur un secteur de grande diffusion souvent méconnu du public : l’édition de poche. Après une brève perspective sur le fonctionnement du secteur dans son ensemble, Pascal partage la façon dont il choisit les livres pour ces rééditions, et évoque réalités économiques et chiffres de vente (qui, comme il l’explique, ne forment pas une métrique nécessairement pertinente dans l’absolu).
Épisode enregistré le 26 mai 2021.

Procrastination remercie profondément Pascal Godbillon et les éditions Gallimard. Pour retrouver les collections en ligne :

– Folio SF http://www.folio-lesite.fr/SF-Fantasy (Facebook : https://www.facebook.com/editionsfolio , Twitter : https://twitter.com/editionsfolio , Instagram : https://www.instagram.com/editionsfolio/ )

– Lunes d’Encre http://www.denoel.fr/searchdenoel/advanced?category_id=13&SearchAction=1 (Facebook : https://www.facebook.com/EditionsDenoel/ , Twitter : https://twitter.com/EDITIONSDENOEL )

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2022-02-14T18:16:02+01:00mardi 1 février 2022|Procrastination podcast|3 Commentaires

Research mode

Petit teaser : documentation (partielle) pour un des textes de science-fiction évoqués la semaine dernière et qui devraient sortir cette année. C’est un des aspects du métier que j’aime le plus : la chance de pouvoir parler à absolument tout le monde de tous les sujets imaginables et d’apprendre sans cesse. En fin d’année dernière, j’ai également eu le privilège de m’entretenir quatre heures par Zoom avec un ethnologue de l’université de Pretoria avec qui nous étions mutuellement fascinés par les univers de l’autre ; une des plus belles et émouvantes rencontres que j’ai pu faire de récente mémoire, et qui me rendent reconnaissant à l’univers de toutes les portes que mon humble clavier dresse devant moi.

2022-01-26T12:06:33+01:00lundi 31 janvier 2022|Juste parce que c'est cool|4 Commentaires

Feuille de route 2022

Oh, mais c’est que le temps passe quand on est off, et qu’il devient urgent de partager ce que prépare cette année, parce que sinon, on va faire la roadmap en mars, et que ça deviendrait un peu ridicule. Sauvons l’honneur et faisons-le avant fin janvier : alors, qu’est-ce qui se mijote comme projets en 2022 ?

Bon, commençons par la mauvaise nouvelle.

La publication de La Succession des Âges (« Les Dieux sauvages » V)

La Succession des Âges est donc le dernier tome de la saga « Les Dieux sauvages », sur lequel j’ai travaillé l’intégralité de l’année 2021, en vue d’une publication en 2022. Ce que j’avais promis avec la meilleure foi du monde, et, si l’on parle de volume pur, j’ai 1,5 millions de signes dans la boîte, ce qui correspond déjà à un roman de taille très respectable (la taille de La Fureur de la Terre, à titre de comparaison). Sauf que, eh bien, l’histoire a encore beaucoup de choses à couvrir. Ce roman est le dernier de la série, il y a une myriade de fils narratifs à résoudre (« payer ») convenablement, c’est la suite et la culmination des trois mille pages (à la louche) qui précèdent et c’est sans nul doute l’ouvrage à la fois le plus ambitieux et le plus complexe de la série (et de tout ce que j’ai fait jusqu’ici). Même en ayant passé une année entière à plein temps dessus, je constate que j’ai tout juste dépassé la moitié du travail requis. Il me faut donc, c’est mathématique, une année de plus, et ce sera celle-ci.

Je suis terriblement navré de devoir repousser la sortie du roman. Mais c’est nécessaire pour donner à « Les Dieux sauvages » la conclusion que j’ambitionne de lui donner depuis le début. Je pense que c’est largement préférable à proposer un boulot bâclé, ce qui serait en plus vraiment tragique après cinq ans de travail quasiment interrompu sur ce projet. La publication est donc repoussée à 2023 – pour le printemps, en principe. Toutes mes excuses.

En outre, j’avouerai aussi sans honte que l’année dernière, les effets de la pandémie se sont aussi peu à peu infiltrés dans ma psyché. J’ai passé l’année 2020 à travailler 60-70h par semaine pour L’Héritage de l’Empire et, si je suis très fier au final de ce roman, personne ne peut tenir un rythme pareil à long terme sans commencer à questionner de travers ses choix de vie, et j’ai constaté l’impossibilité mentale de refaire la même chose en 2021, a fortiori en 2022. En plus, sans trop entrer dans le personnel (vous savez que ce n’est pas mon truc), les conditions internationales actuelles ont des conséquences très directes sur ma vie et disons qu’au bout d’un moment, j’ai beau avoir la volonté en titane de carbone, ça finit par user la personne derrière le clavier, et contrairement à cette insupportable vision populaire, un auteur qui n’est pas dans son assiette, ça travaille mal. (Lisez Big Magic.) Bref, on arrête les violons, mais ça me semble important à pointer aussi, notamment pour les jeunes auteurs et autrices qui passent par là : pratiquer votre art peut vous donner une bouffée d’air frais dans une vie difficile, mais l’art est aussi un travail qui nécessite quiétude et santé mentale pour être maintenu à plein temps.

Revenons au roman : question pratique, ce sera donc indubitablement un gros bouquin, mais pas non plus de trois mille pages : avec une telle envergure narrative, le manuscrit subira sans doute possible un important resserrement aux corrections, de 15 à 30% – c’est toujours le cas.

Adressons la question qui flotte forcément dans l’air : si c’est si vaste, pourquoi ne pas faire six tomes ? Certes, il y a des impératifs commerciaux (on ne peut maintenir l’élan d’une saga de cette envergure qu’un temps déterminé dans l’esprit du grand public et sur les étals des libraires), mais Critic et moi n’avons jamais laissé ces considérations prendre le pas sur les exigences esthétiques et artistiques d’un projet. Et la situation ici, c’est que, narrativement, je ne peux pas couper La Succession des Âges en deux. Même si le roman a plusieurs temps distincts (comme tous les volumes de « Les Dieux sauvages »), il y a derrière tout un cheminement pour une grande part des personnages qui les traverse d’un seul tenant et qu’il serait vraiment dommageable de briser. Donc, on ne le brisera pas, et ça fera un chouette gros bouquin.

Rendez-vous en 2023 pour la conclusion de « Les Dieux sauvages », donc, avec mes excuses renouvelées, et mes remerciements pour votre patience.

Couv. Georges Clarenko

L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » IV) ressort chez Folio

Mais cela ne signifie pas qu’il n’y aura rien à se mettre sous la dent pour la saga en 2022 : elle poursuit son chemin en réédition chez Gallimard – Folio SF. L’Héritage de l’Empire ressortira en poche cette année, dans une édition en deux volumes.

Souvent, les éditions en deux tomes ont mauvaise presse, mais on n’a pas le choix : c’est ici imposé par la taille du roman en grand format (les reliures ont des limites imposées par la physique des matériaux). Cependant, toute l’équipe de Folio et l’illustrateur, Georges Clarenko, ont fait un travail formidable pour transmuter cette limitation en quelque chose de vraiment chouette. Je ne peux pas en dire plus, mais il y a un petit quelque chose dans cette édition qui lui donne un petit côté collector vraiment hyper, hyper cool et qui donne presque un sens à part entière au fait d’avoir dû faire deux sous-volumes. L’avant-projet est génial, et j’ai hâte de pouvoir le partager ; ça justifie presque un rachat même si vous possédez déjà le grand format, parce qu’au fond, on est tous comme ça dans le métier, on veut votre argent.

Deux nouvelles de science-fiction

Deux textes courts aussi à annoncer pour cette année, et on change cette fois de paysage pour aller dans la science-fiction pure (… mais en sera-ce vraiment ? Ha). Je ne peux pas révéler les détails pour l’instant, mais ce sont deux nouvelles d’assez bonne taille supposées apparaître dans deux anthologies thématiques distinctes. Évidemment, c’est sous réserve d’acceptation par les directeurs·rices d’ouvrage (un texte est confirmé, je finis l’autre en ce moment même).

Un recueil de Bruce Holland Rogers à paraître aux éditions Gephyre

Cela, j’en ai déjà parlé cette semaine et j’ai déjà dit tout le bien que je pense du travail de Bruce : rendez-vous ici si vous avez raté l’annonce. (J’ai un autre projet éditorial qui me tient super à cœur dans les cartons, mais il devra encore attendre un moment, La Succession des Âges oblige.)

Ateliers et masterclasses

La seule date annoncée pour l’instant (j’en reparlerai) est la Masterclass des Imaginales, que nous animons avec Jean-Claude Dunyach, sur un jour et demi ; il y aura certainement d’autres choses organisées avec Les Mots (l’atelier sur les techniques avancées de création de mondes imaginaires a rencontré un succès auquel je ne m’attendais pas, c’était super à animer, donc je vais m’efforcer de proposer de nouvelles dates). Il y a aussi un super projet collectif auquel j’ai participé en 2021 qui doit sortir cette année, surveillez donc cet espace !

Procrastination

Procrastination continue évidemment sa route ! Nous avons quasiment toute la saison 6 dans la boîte, et nous avons déjà eu l’accord de principe d’un·e invité·e pour la saison 7 qui viendra nous parler d’un sujet qu’on nous demande fréquemment. Ça promet d’être assez génial, surtout que ça risque de briser quelques idées reçues, et c’est bien.

Blog et présence en ligne

Là aussi, pas de changement, cet endroit de perdition continue d’exister, et je ne cesse de réfléchir aux manières de le rendre plus accueillant et sympa. Et je vais vous faire un aveu : même si Twitter est une poubelle en feu et que je conserve de profondes cicatrices des influenceur·ses à deux balles qui cherchent à générer du follow par du bashing gratuit, tous les bons moments avec vous qui êtes ici, la facilité de la conversation, des échanges, me manquent vraiment beaucoup.

2022-02-18T18:25:44+01:00jeudi 27 janvier 2022|À ne pas manquer|6 Commentaires

2022 : un recueil de Bruce Holland Rogers à venir chez Gephyre

Avant de faire une roadmap (comme on dit dans les départements de développement logiciel – je vous raconte pas le choc culturel quand j’ai entendu ce mot pour la première fois en 2001) plus détaillée sur l’année, une annonce que je suis très heureux de pouvoir faire : cette année verra la publication d’un nouveau recueil de Bruce Holland Rogers aux éditions Gephyre. J’ai eu le plaisir de me charger de la traduction comme du choix des textes, pour proposer un petit bijou de nouvelles courtes et ultra-courtes : Rogers est en effet un maître de la short short story ; l’équivalent en fiction littéraire du haïku (même si le haïku, c’est le haïku ; mais vous voyez l’idée). (Le bouquin sera évidemment un bijou grâce à Rogers, pas grâce à moi, hein, on est toujours d’accord.)

Pendant dix ans, je me suis occupé de traduire deux nouvelles de Bruce Holland Rogers chaque mois dans l’espoir de répliquer en français le succès de son service d’abonnement par mail à des textes courts, sans succès ; on était probablement beaucoup trop en avance techniquement (c’était vers 2005) et j’ai constaté avec consternation (allitération en « st ») que le français n’avait clairement pas le même pouvoir de diffusion que l’anglais pour ce genre de projet ultra-indépendant et planétaire. Snif.

Bref, je suis assis sur un véritable corpus de textes purement géniaux et parfaitement inconnus, ce qui est une tragédie, ce à quoi les éditions Gephyre et ce recueil vont génialement remédier. Ce recueil court proposera pour la première fois en français une intégrale de séries de vignettes entre le fantastique et le réalisme magique, avec l’humour doux-amer et l’humanité qui caractérisent Bruce, ainsi que des nouvelles évidemment indépendantes, organisées comme un voyage à savourer, page après page. Car chaque nouvelle courte est assurée de vous laisser pensif·ve après seulement quelques minutes : c’est un livre qui se déguste dans la durée et à revisiter.

Je suis dithyrambique, mais j’aime et admire sincèrement de très longue date le travail de Bruce, et je suis ravi qu’il soit possible de vous le faire connaître davantage après L’Opéra des Serrures paru chez Rivière Blanche. Merci aux éditions Gephyre de donner vie à ce projet, et on s’en reparle rapidement !

(Dans les projets en cours évoqués par le passé, je mentionnais deux gros projets éditoriaux sur le feu ; c’est donc l’un d’eux. L’autre va nécessiter encore un an de maturation au bas mot, ne serait-ce que parce que j’ai une Succession des Âges à finir… ça aussi, j’en reparle rapidement.)

2022-01-31T18:18:29+01:00mardi 25 janvier 2022|À ne pas manquer|2 Commentaires
Aller en haut