Réseaux à fragmentation

Pas encore de digital garden sur ce site, d’une part parce que pour être honnête, mon hébergeur rencontre depuis quelques semaines des soucis (ça ne vient pas de vous), et d’autre part, avant de me lancer dans ce bricolage d’envergure, je continue à m’interroger (I am a thoughtful guy, I think about a lot of things), comme tous les mardis à peu près, sur la place des plateformes en tant que relais vis-à-vis de nos îles sur Internet – nos sites, nos blogs à grand-papa. La tension est toujours : maîtriser son contenu chez soi (encore qu’à l’ère des LLM, on se demande ce qui nous appartient encore vraiment) Vs. aller échanger avec les gens là où ils se trouvent (dire coucou sur les plate-formes dont ils ont l’usage et l’habitude).

La solution, c’est le POSSE : Publish Once on your Site, Syndicate Everywhere – publier une fois sur son site, partager partout. Un article, une page, deviennent des liens qui sont partagés sur les plate-formes ; une mise à jour brève – un statut, une photo rigolote – s’insère dans le flux du blog et devient une brève sur les réseaux. Si les audiences et donc les conversations sont fragmentées, le site devient une archive vivante et, à terme – parce que c’est quand même ce qu’on préfère –, c’est là que les conversations peuvent venir se fédérer. Un truc, en gros, qui ressemblerait à ça, et oui, je sais, je dessine comme Wambus :

C’est-à-dire : un flux d’activité unifié, un peu comme les réseaux le proposent, mais chez soi, et permettant surtout d’entremêler élégamment le léger et le consistant. Eh bien, figurez-vous que c’est étonnamment difficile à faire – et pas tellement de la faute des plate-formes : automatiser et poster dessus est un problème globalement réglé (même s’il existe des tas d’idiosyncrasies, comme X qui rend ça payant une fortune – stupidité – ou Instagram qui exige une image, ce qui n’est pas aberrant). Les solutions de gestion de contenu comme WordPress ne prévoient pas tellement cette présentation unifiée – Micro.blog est à peu près ce qui s’en approche le plus. Les solutions d’hébergement sont curieusement mal fichues pour apprivoiser cette différence dans la pertinence variable d’un élément, selon qu’on parle d’un article argumenté sur un problème de fond, ou bien un simple partage de joie éphémère. C’est ce qui pousse à créer des digital gardens plus pérennes et séparés de la mise à jour limitée dans le temps annonçant « je signerai ce weekend à la Fête de la Crêpe ma nouvelle tragédie gastronomique, La Pâtissière du Fiel« . WordPress explore les Social Notes, mais la fonctionnalité est à moitié finie et ça n’a pas l’air d’être une priorité.

Pourtant, réfléchir à ces différentes « vies » inscrites dans le temps (tweet < statut < article < fiche evergreen, contenu de digital garden) et les unifier dans le même flux est peut-être la vraie solution. Cela me fait penser à l’approche adoptée par le lecteur de flux Current Reader, avec différentes « vitesses » et durées de vie pour différentes sources d’information – une actualité brève n’a peut-être besoin de vivre que quelques jours dans le flux avant de devenir obsolète, quand certains articles sourcés sont valides plusieurs mois. Je réfléchis à cette approche, parce que ce site est chouette, il y a plein de choses intéressantes dessus construites au fil des ans, mais il a besoin d’une réflexion de fond pour l’amener dans les années 2030.

2026-09-23T11:15:59+02:00jeudi 24 septembre 2026|Geekeries|2 Commentaires

Changer sa police de caractères pour changer de contexte mental

Nous restons fondamentalement des animaux – cela changera peut-être avec la poursuite de notre évolution, si nous réchappons du Grand Plan d’Optimisation par le Vide décrété par ChatGPT 12 en 2032, conduisant à la réduction de notre population mondiale à un cinquième via l’application méthodique d’un virus mental envoyé par TikTok VR. Mais, pour l’heure, nos organismes sont encore adaptés à l’analogique – manipulation spatiale de choses : réflexion à l’écrit, tableaux de liège, représentation physique de nos idées pour les organiser avec nos mains. Ce qui n’est pas toujours possible, ni même toujours pertinent quand le virtuel offre des avantages décisifs sur le réel (comme Obsidian et la méthode Zettelkasten). Ça vaut alors la peine de trouver des manières de personnaliser l’environnement de travail en fonction du contexte : par exemple, iOS et macOS le proposent avec les modes de concentration, qui offrent des fonds d’écran et des dispositions d’application différentes de manière à réduire les distractions et guider l’esprit vers l’activité choisie.

Une autre façon toute simple de parvenir à ce résultat consiste à personnaliser ses polices de caractères en fonction du mode de travail où l’on se trouve. Oui, tout à fait, c’est aussi une manière de laisser parler son nerd intérieur et de procrastiner de manière créative. Néanmoins, un environnement de travail lisible et méticuleusement choisi peut soutenir la création, puisqu’on a plaisir à en faire usage. De la même façon qu’on aime les jolis carnets et les jolis stylos. Oh et puis ça va, hein, laissez-moi mes prétextes.

Avec amusement, et faisant une recherche dans les archives du présent lieu de perdition, je découvre que j’ai déjà touché le sujet en 2023, avec une sélection toutefois légèrement différente. La preuve que je radote, ou bien qu’il me faut définitivement passer sur un Digital Garden, le jury doit encore se prononcer.

L’environnement de capture

Mon Drafts emploie iA Writer Duospace (mentionnée ici). Ses serifs guident subtilement l’œil sans le parasiter, et son aspect « code » ou machine à écrire transmet clairement à mes yeux que je travaille sur du provisoire, ce qui me libère quand il s’agit de noter, pour ainsi dire, une idée sur un coin de table.

L’environnement de notes

Mon Obsidian (car je suis de retour sur Obsidian pour toujours1) emploie la police Bear Sans, soit l’excellente police propriétaire de l’application Bear, de manière à mimer au maximum l’élégance dépouillée de celle-ci. Techniquement, mon Obsidian emploie le thème Minimal (puissant mais toujours à jour, car réalisé par le CEO d’Obsidian) et j’y ai patiemment répliqué la palette du thème Duotone Snow de Bear (car bleu, c’est mieux), avec quelques touches personnelles comme les filets de titres. Cela m’a demandé un certain boulot (et de la pêche aux extraits CSS personnalisés) mais cela en valait la peine : je n’ai plus aucun désir de toucher quoi que ce soit2. Mon DEVONthink emploie aussi Bear Sans pour l’affichage de ses fichiers Markdown. Le message est clair : je réfléchis, prends des notes, affine une réflexion.

L’environnement d’écriture

Enfin, j’écris dans Scrivener et parfois Ulysses avec Valkyrie, une police réalisée par l’excellent Matthew Butterick et dans laquelle vous lisez le présent blog.

Est-ce que ça compte ? Ça me fait plaisir, et l’ordinateur est l’outil qu’on utilise à longueur de journée – le personnaliser à son goût ne me semble pas perdu. On choisit bien la couleur de sa voiture.

  1. Enfin. Si DEVONthink continue à améliorer l’édition de ses fichiers Markdown, faudra peut-être réfléchir… ↩
  2. Sauf quand je lorgne sur Primary – qui n’est toutefois pas assez neutre pour pouvoir garantir une réflexion non biaisée, et c’est pourquoi je m’en écarte toujours. Car : peut-on planifier de la dark fantasy dans un thème Obsidian cozy qui fleure bon le thé et le chocolat ? Nos outils façonnent notre pensée. ↩
2026-09-09T08:39:18+02:00jeudi 17 septembre 2026|Best Of, Geekeries|0 commentaire

Star Trek a 60 ans

La Sovereign-class, ou Enterprise-E, la variation la plus aboutie du concept soucoupe + nacelles. Également un design qui sent bon les années 90, quand on n’avait pas peur de montrer des machines qui ont la tronche de machines.

Star Trek a 60 ans. Trois ères plus tard (série originale, puis Next Generation / Deep Space 9 / Voyager, et l’époque actuelle démarrée par Discovery), la licence se trouve dans une situation ambigüe. En poursuivant les modes actuelles – une SF télévisée sombre, « réaliste » –, elle a perdu une grande part de l’idéalisme qui faisait son identité et sa force. Trek a toujours porté l’utopie d’une humanité qui a dépassé ses sombres instincts, ce qui rendait la Section 31 introduite dans DS9 d’autant plus choquante. Le Trek actuel, où les officiers de Starfleet jurent comme des charretiers, où les valeurs de la Fédération ne sont que des idéaux inapplicables face à la realpolitik, est un triste reflet de notre temps. Il y a une place pour The Expanse comme pour Star Trek – et peut-être avons-nous grand besoin d’un miroir encourageant en 2026.

Trek, Star Wars et Doctor Who se trouvent à une croisée de chemins : des licences avec un noble passé à honorer (et rentabiliser à coups de fan service pour satisfaire le vieux briscard qui a tout vu) mais dont il faut arriver à s’extraire pour proposer quelque chose de nouveau. Or, les financiers sont frileux, on le sait ; il est hélas révélateur que la série Trek la plus réussie de l’ère actuelle soit Lower Decks (dont j’avais parlé ici), qui relève de l’autoparodie assumée, soit le seul terrain relativement dépourvu de danger quand l’autoréférence prend le pas sur le risque créatif.

Est-ce que ce sont des vœux d’anniversaire pourris ? Absolument, et si Trek était une personne, il serait tout à fait justifié qu’elle me retire de ses conversations de groupe. Ma déception et mon inquiétude s’enracine dans un amour sincère : dans le début des années 2000, Trek a été pour moi une passion, donnant la plus grande campagne de jeu de rôle sur table que j’aie jamais dirigée (une demie-douzaine d’années, cent scénarios), avec un fourre-tout merveilleux d’histoires et d’arcs narratifs piqués à tout ce que la SF comptait de space opera (plus une grande dose de Polaris). Ça a aussi été le support d’une association bidon que j’avais fondé en tant qu’étudiant pour exiger de mon école le financement d’un projet réellement ambitieux, la construction d’un Ambassador-class en orbite de Rennes. J’ai passé un temps déraisonnable à essayer de transformer mon Windows des années 2000 en LCARS.

Alors, les licences sont-elles condamnées à mal vieillir quand le temps les dépasse et que les fans eux-mêmes perdent leur regard d’enfant ? Je ne pense pas que la question soit là. Next Generation comporte des épisodes intemporels (Inner Light, The Offspring, Measure of a Man…) qui restent d’excellentes histoires de science-fiction, même avec (ou peut-être grâce à ?) les budgets limités de l’époque. La question, comme avec tout le cinéma et la télévision des années 2020, concerne l’emploi des moyens techniques au réel service d’une écriture, au lieu d’un cache-misère pour série paralysée dans une esthétique en outre mal comprise par les showrunners actuels. Severance prouve qu’on peut servir un concept incroyable, bien écrit, avec pour décor un plateau de bureaux.

2026-09-09T11:20:47+02:00mercredi 9 septembre 2026|Fiction|2 Commentaires

Un petit plugin pour conserver les liens aux en-têtes dans Obsidian

Obsidian est fantastique parce qu’on peut relier à peu près tout à n’importe quoi :

  • Bien entendu, relier ses notes entre elles avec des [[liens wiki]],
  • Cibler un lien vers un paragraphe spécifique grâce à un lien vers un [[^bloc]],
  • Et aussi cibler un titre ou en-tête de niveau inférieur dans une note [[#comme suit]].

Voir la doc officielle (très bien fichue) pour en savoir plus.

Or, une base de connaissances est appelée à évoluer constamment. Les notions se raffinent, les documents vivent, des sections deviennent des notes à part entière – pour vous faciliter la vie, prenez soin d’avoir activé le compositeur de note (plugin principal fourni avec l’application). Mais que deviennent alors ces liens, notamment si l’on renomme ses fichiers, modifie son texte, ses titres ?

  • Si l’on change le nom d’un fichier dans Obsidian, les liens entre notes y sont renommés à la volée tant qu’on a pris soin d’activer l’option correspondante dans les préférences (section Fichiers & Liens). Pas de risque de perdre de l’information.
  • Puisque les liens aux paragraphes ciblent un code alphanumérique type ^e5gh8ç, on peut altérer le texte autour tant qu’on veut, rien ne cassera non plus tant que le code reste intact. Et si, mesure drastique, on souhaite supprimer le paragraphe, la présence même de ce petit code montre que l’on risque de casser des liens : à nous de visiter les références pour décider si cette information vaut la peine d’être conservée.

Les liens aux en-têtes, en revanche, cassent toujours. Supposons que j’ai une fiche Observations culinaires diverses avec un en-tête ### Le saucisson n'existe pas en Australie, vers lequel j’aurais créé un lien depuis une autre fiche intitulée Parcours personnel de deuil (Chut. Chacun ses priorités).

À présent, imaginons (tout ceci est bien entendu absolument fictif) que j’aie eu vent d’un moyen de me procurer la Nourriture des dieux dans le pays de Bluey. Très logiquement, mon en-tête dans Observations culinaires diverses se trouve renommé ### Comment me procurer du saucisson en Australie. Que devient le lien vers celui-ci dans Parcours personnel de deuil ? Il casse, car un lien vers un en-tête utilise le texte de cet en-tête. Si ce texte change, le lien perd son point d’atterrissage dans le fichier. En effet, l’application ne surveille pas ces opérations de renommage : elles nuiraient fortement à sa performance. Si l’on souhaite renommer un en-tête, il faut passer explicitement par le menu contextuel de celui-ci (clic-droit > Renommer cet en-tête), ce qu’on ne manquera pas… d’oublier de faire.

Du coup, comment éviter de voir ses liens casser ? Doit-on s’astreindre à renommer manuellement ses en-têtes avec l’option de menu, ce qui est drôlement fastidieux ? Ou bien s’abstenir à jamais de les utiliser comme cible de ses liens ?

Un petit plugin tout simple et parfaitement méconnu résout ce problème : Header backlinks. Si un lien pointe vers un en-tête, celui-ci présente alors une ancre bien visible dans la marge :

Offrant un rappel tangible de sélectionner manuellement l’option de menu Renommer cet en-tête avant de, eh bien, renommer cet en tête. Ailleurs, pas de risque.

2026-08-26T10:21:13+02:00lundi 31 août 2026|Geekeries|Commentaires fermés sur Un petit plugin pour conserver les liens aux en-têtes dans Obsidian

Les beats sont mystérieux et importants (écrire en musique avec Severance, remix lo-fi)

Je croyais en avoir parlé ici, mais non, alors réparons ça de suite : voici est de la joie à l’état pur. Plusieurs entreprises l’ont fait (comme Blizzard avec la BO de Diablo), ici c’est Apple qui a confié à ODESZA le soin de réaliser un remix lo-fi de la BO de la génialissime série Severance pour accompagner une journée de travail (8h de montage sur YouTube…).

L’album est disponible sur Apple Music (évidemment – lien affilié ici). Si on en fait quand même un peu plus vite le tour que certaines versions lo-fi de bandes-son célèbres, il reste un outil sûr et raffiné pour une session de travail focalisée.

2026-08-21T10:04:52+02:00mercredi 26 août 2026|Décibels|Commentaires fermés sur Les beats sont mystérieux et importants (écrire en musique avec Severance, remix lo-fi)

Ma collection de snippets CSS Obsidian, pour une apparence et une typographie de bon goût

Oui. Bon. Je suis en train de retourner sous Obsidian. Un certain nombre de mes points de friction autour de l’app se dissipent, des fonctionnalités que je désire se trouvent intégrées, signifiant que je gagne à présent à tout y centraliser plutôt qu’à conserver des silos séparés. Suite à une question des formidables stagiaires de la retraite sur l’émergence créative au printemps (merci pour l’inspiration), je vais faire mon petit influenceur et proposer les extraits CSS que j’utilise dans l’application : j’ai appris un ou deux trucs, notamment que mes besoins parfaitement raisonnables et empreints de mon habituel goût très sûr (utilisez les guillemets à chevrons dans vos dialogues, dammit) ne sont pas tant partagés que ça, ce qui est bien la preuve que tout fout le camp.

Si vous vous demandez ce qu’est un extrait CSS dans Obsidian, c’est un petit bout de code qu’on peut injecter dans l’application pour y personnaliser à peu près n’importe quoi. Rendez-vous ici pour apprendre à les utiliser.

Voici de quoi rendre l’application OCD-compliant.

Alinéa de paragraphe

Sérieusement ? Personne n’a besoin de ça ? J’ai passé un temps déraisonnable à éplucher le forum officiel pour trouver comment mettre en retrait la première ligne de chaque paragraphe, et au final, il m’a fallu l’aide du Discord. Bref, voici comment présenter un joli texte avec un alinéa, mais seulement pour le contenu du fichier en cours, parce que sinon, c’est le bazar.

body .workspace-leaf-content[data-type="markdown"] .markdown-source-view.mod-cm6 div.cm-line:not(:is(.HyperMD-header,.HyperMD-quote,.HyperMD-list-line,.hyperMD-codeblock,.hr), .cm-table-widget *),
.markdown-source-view.mod-cm6.indent div.cm-line:not(:is(.HyperMD-header,.HyperMD-quote,.HyperMD-list-line,.hyperMD-codeblock,.hr), .cm-table-widget *) {
  text-indent: 2em;
}

body  .workspace-leaf-content[data-type="markdown"]  .markdown-source-view.mod-cm6 div.cm-line:not(:is(.HyperMD-header,.HyperMD-quote,.HyperMD-list-line,.hyperMD-codeblock,.hr), .cm-table-widget *) .cm-hmd-frontmatter:first-of-type,
.markdown-source-view.mod-cm6.indent div.cm-line:not(:is(.HyperMD-header,.HyperMD-quote,.HyperMD-list-line,.hyperMD-codeblock,.hr), .cm-table-widget *) .cm-hmd-frontmatter:first-of-type {
  margin-left: -2em;
}

body .markdown-source-view.mod-cm6 div.has-banner.cm-line:not(.HyperMD-header) .cm-def.cm-hmd-frontmatter,
body .markdown-source-view.mod-cm6 div.has-banner.cm-line:not(.HyperMD-header) .collapse-indicator,
.markdown-source-view.mod-cm6.indent div.has-banner.cm-line:not(.HyperMD-header) .cm-def.cm-hmd-frontmatter,
.markdown-source-view.mod-cm6.indent div.has-banner.cm-line:not(.HyperMD-header) .collapse-indicator {
  margin-left: 0;
  left: -3em;
}

body [data-type="markdown"] div[class="el-p"]:not(blockquote) > p,
[data-type="markdown"] :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered).indent div[class="el-p"]:not(blockquote) > p {
  text-indent: 2em;
}


body [data-type="markdown"] div[class="el-p"]:not(blockquote) > p>br,
[data-type="markdown"] :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered).indent div[class="el-p"]:not(blockquote) >  p>br {
  content: ' ';
  white-space: pre;
  line-height: calc((var(--paragraph-spacing) + 0.3) * 1em);
  display:unset;
}
body [data-type="markdown"] div[class="el-p"]:not(blockquote) > p>br::after,
[data-type="markdown"] :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered).indent div[class="el-p"]:not(blockquote) >p>br::after {
  content: '\A\9\9';
}

Placer le bouton de fermeture des onglets à gauche

Peu utile si vous empilez les onglets, comme il se doit bien sûr, mais si vous utilisez un Mac, vous savez que le bouton de clôture d’une fenêtre ou d’un onglet se trouve à fucking gauche, pas à droite comme chez ces barbares de Windows.

.workspace-tab-header-inner-close-button {
  order: -1;
}

Espacer les titres

Ça n’a pas l’air de grand-chose – placer du blanc avant et après les titres, de manière à les faire ressortir et à aérer un document – mais l’éditeur d’Obsidian n’utilise pas margin comme on s’y attendrait, mais padding, ce qui fiche un peu le dawa notamment quand on désire intégrer un joli trait de séparation / soulignement comme je le fais ici. Employer padding implique du coup un peu de calculs à la volée, bref, c’est inutilement compliqué, c’est pourquoi je vous le mets : ajustez les valeurs selon votre goût et votre thème. (Là encore, merci au Discord.)

body :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered) h1,
body .markdown-source-view.is-live-preview .HyperMD-header.HyperMD-header-1.cm-line {
  padding-top: 35px !important;
  padding-bottom: 35px !important; 
}

body .markdown-source-view.is-live-preview .HyperMD-header.HyperMD-header-1.cm-line {
  --h1-bot-padding: 35px;
  padding-bottom: var(--h1-bot-padding);
  position: relative;
  
  &::after {
    --underline-offset: 5px;
    content: "";
    display: block;
    position: absolute;
    width: 100%;
    height: 1px;
    bottom: calc(var(--h1-bot-padding) - var(--underline-offset));
    background-color: lightgrey;
  }
}

body :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered) h2,
body .markdown-source-view.is-live-preview .HyperMD-header.HyperMD-header-2.cm-line {
  padding-top: 35px !important;
  padding-bottom: 30px !important; 
}

body .markdown-source-view.is-live-preview .HyperMD-header.HyperMD-header-2.cm-line {
  --h2-bot-padding: 30px;
  padding-bottom: var(--h2-bot-padding);
  position: relative;
  
  &::after {
    --underline-offset: 5px;
    content: "";
    display: block;
    position: absolute;
    width: 100%;
    height: 1px;
    bottom: calc(var(--h2-bot-padding) - var(--underline-offset));
    background-color: lightgrey;
  }
}

body :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered) h3,
body .markdown-source-view.is-live-preview .HyperMD-header.HyperMD-header-3.cm-line {
  padding-top: 30px !important;
  padding-bottom: 20px !important;
}

body :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered) h4,
body .markdown-source-view.is-live-preview .HyperMD-header.HyperMD-header-4.cm-line {
/*  border-bottom: 0.5px solid black;*/
  padding-top: 25px !important;
  padding-bottom: 10px !important;
}

body :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered) h5,
body .markdown-source-view.is-live-preview .HyperMD-header.HyperMD-header-5.cm-line {
/*  border-bottom: 0.5px solid black;*/
  padding-top: 25px !important;
  padding-bottom: 5px !important; 
}

body :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered) h6,
body .markdown-source-view.is-live-preview .HyperMD-header.HyperMD-header-6.cm-line {
/*  border-bottom: 0.5px solid black;*/
  padding-top: 20px !important;
  padding-bottom: 10px !important;
}

body {
  --p-spacing: 1rem;
  --heading-spacing: 1em;
}

Espacer les paragraphes

Et tant qu’on y est, on peut séparer subtilement les paragraphes, ce qui ne mange pas de pain quand on travaille avec des murs de texte.

.CodeMirror pre.CodeMirror-line {
  padding-bottom: 10px !important;
}

.cm-s-obsidian .CodeMirror-line,
.cm-s-obsidian .cm-line {
    padding-bottom: 6px !important;
}

.markdown-preview-view br {
    content: '';
    display: block;
    margin-top: 10px;
}

.cm-content .cm-line:not(:is(.HyperMD-header), .cm-table-widget *) {
  line-height: 1.55em;
}

/* Live Preview */

body {
  --paragraph-spacing: 1.55;
}

:is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered) p {
  margin-block-start: calc(var(--paragraph-spacing) * 1em);
  margin-block-end: calc(var(--paragraph-spacing) * 1em);
}

body :is(.markdown-preview-view,.markdown-rendered) p>br {
  content:" ";
  margin-top: calc((var(--paragraph-spacing) - 1) * 1em);
  display: block;
}
  

De jolies listes à puces hiérarchiques

Je suis d’avis que les indicateurs visuels soutiennent la pensée : changer le style des puces à mesure que l’on descend dans la hiérarchie n’est pas bien difficile, et c’est joli.

/* LEVEL 1 */
.markdown-reading-view ul > li > .list-bullet:after,
.markdown-source-view.mod-cm6 .HyperMD-list-line-1 .list-bullet:after {
/* Bullet */
    height: 7px;
    width: 7px;
    border-radius: 50%;
    background-color: var(--bullet-new-color);
} 

/* LEVEL 2 */
.markdown-reading-view ul > li > ul > li > .list-bullet:after,
.markdown-source-view.mod-cm6 .HyperMD-list-line-2 .list-bullet:after {
/* Hollow Bullet */
    height: 6px;
    width: 6px;
    background-color: Transparent;
    border-color: var(--bullet-new-color);
    border-style: solid;
    border-radius: 50%;
    border-width: 1px;
} 

/* LEVEL 3 */
.markdown-reading-view ul > li > ul > li > ul > li > .list-bullet:after,
.markdown-source-view.mod-cm6 .HyperMD-list-line-3 .list-bullet:after {
/* Solid Square */
    height: 7px;
    width: 7px;
    border-radius: 0%;
    background-color: var(--bullet-new-color);
} 

/* LEVEL 4 */
.markdown-reading-view ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > .list-bullet:after,
.markdown-source-view.mod-cm6 .HyperMD-list-line-4 .list-bullet:after {
/* Hollow Square */
    height: 6px;
    width: 6px;
    background-color: Transparent;
    border-color: var(--bullet-new-color);
    border-style: solid;
    border-radius: 0%;
    border-width: 1px;
} 

/* LEVEL 5 */
.markdown-reading-view ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > .list-bullet:after,
.markdown-source-view.mod-cm6 .HyperMD-list-line-5 .list-bullet:after {
/* Small Bullet */
    height: 3px;
    width: 3px;
    border-radius: 50%;
    background-color: var(--bullet-new-color);
} 

/* LEVEL 6 */
.markdown-reading-view ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > .list-bullet:after,
.markdown-source-view.mod-cm6 .HyperMD-list-line-6 .list-bullet:after {
/* Dash */
    height: 1px;
    width: 5px;
    border-radius: 0%;
    background-color: var(--bullet-new-color);
} 

/* LEVEL 7 */
.markdown-reading-view ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > ul > li > .list-bullet:after,
.markdown-source-view.mod-cm6 .HyperMD-list-line-7 .list-bullet:after {
/* Bullet */
    height: 5px;
    width: 5px;
    border-radius: 50%;
    background-color: var(--bullet-new-color);
} 

.cm-s-obsidian .cm-formatting-list {
    color: var(--bullet-new-color) !important;
}


/* bullet color */
:root { 
    --bullet-new-color: #2d62d8;
} 

Changer le style du soulignement de texte

Obsidian ne propose pas d’option de soulignement pour le texte, parce que le Markdown ne l’inclut bizarrement pas ; il est cependant possible de l’intégrer manuellement avec la balise HTML <u>, ou, plus élégamment, avec le plugin Extended Markdown Syntax qui ajoute la balise ++ à cet effet. Pour adapter le soulignement à sa couleur préférée (comme Bear), employer et personnaliser ce qui suit – fonctionne avec les deux contournements sus-cités.

u {
    text-decoration: underline 7% solid #2d62d8 ;
    text-underline-offset: 10% ;
}

.cm-ins {
    text-decoration: underline 7% solid #2d62d8 ;
    text-underline-offset: 10% ;
}
2026-07-17T02:33:03+02:00mercredi 15 juillet 2026|Geekeries|3 Commentaires

Écrire en musique : Lux

Lux est un collègue beaucoup moins connu de SpacewaveCR, mais avec une activité analogue : de longues plages d’ambient planante qui visent un équilibre subtil, c’est-à-dire marquer des évolutions suffisantes pour ne pas endormir l’auditeur·ice, sans le distraire pour autant. Mais là où SpacewaveCR tape un peu dans toutes les inspirations, Lux a un créneau unique et bien marqué : le succédané de bande originale de Blade Runner. Tous ses albums partagent en effet l’atmosphère, la typographie, la mélancolie et une grande part des sons du monument de Vangelis, ce qui en fait un fond sonore idéal pour travailler et écrire… Enfin, tant qu’on n’en a pas marre de bouffer du Brass de CS-80 et de l’atmosphère urbaine nocturne pluvieuse. Lux propose aussi, quand même, de la musique qui se prête un peu mieux à une écoute active que la moyenne du domaine ; comme introduction, l’EP Asian Moods est fortement recommandé, et on enchaînera sur l’album Space Runner avant de potentiellement dévorer tout le reste.

2026-06-24T07:31:48+02:00mercredi 24 juin 2026|Décibels|2 Commentaires

Écrire en musique : Sabled Sun

Dans la famille de la musique qui donne de la joie de vivre pour écrire des scènes solaires et gentilles, je demande Sabled Sun, projet annexe de Simon Heath, le monument derrière Atrium Carceri et nul autre que le fondateur du label Cryo Chamber, dont on a déjà parlé par ici.

Sabled Sun tisse une longue et creuse (à prendre ici comme un compliment) tapisserie de la post-apocalypse au fil d’albums portant seulement des noms d’années, de 2145 à 2150. (Il propose aussi des albums encore plus texturaux appelés Signals, moins percutants à mon sens.) C’est absolument parfait pour les longues séances d’écriture en espaces désolés, en déserts froids, en vides spatiaux vertigineux rappelant à l’être humain sa petitesse.

Quoi ? Ce mois de mai est dégueulasse, faut bien que je m’adapte.

Celui qui me reste le plus dans l’oreille est 2148, que je recommande pour se lancer.

2026-05-22T10:09:27+02:00jeudi 21 mai 2026|Décibels|1 Commentaire

L’obligation fantôme (et Current Reader)

Getting Things Done a révolutionné la productivité personnelle mais, comme à peu près tout en notre ère de standardisation, le concept de boîte de réception / triage / tâche à accomplir a débordé du domaine professionnel pour envahir tous les domaines de l’existence, des emails (inbox zero!) au doomscrolling des réseaux, en passant par la liste de lecture Netflix.

You know who you are.

Partout, les informations arrivent, s’entassent, et parce qu’on dispose de la possibilité et de la méthode pour les traiter, on imagine que le temps est extensible et qu’on peut tout gérer. Ce qui est évidemment illusoire, et génère une « obligation fantôme » (phantom obligation) dans les excellents mots de Terry Godier, à travers un article qui a circulé assez largement.

Partout, les notifications et les badges rouges accaparent (et monétisent) l’attention, générant une culpabilité radioactive de fond qui n’a pas lieu d’être : oui, vérifier vos mails professionnels et les suivre est important, mais pas autant que vos flux sociaux ni que les articles mis de côté pour le plaisir. Qui se dit : « il faut que j’arrive à bibliothèque zéro » ?

Il convient, avance Godier, de questionner les paradigmes des interfaces de nos applications ; un lecteur de flux doit-il vraiment ressembler à une application d’emails? Non. Et puisque les flux RSS, c’est le bien, il est l’auteur d’une application de lecture résolument différente, Current Reader, qui traite les articles non pas comme une liste de choses à faire, mais comme une rivière de contenu où les actualités, les essais et les opinions passent et se dépassent, et où il s’agit de lire pour le plaisir de lire et non pour l’obligation fantôme de réduire la pile à zéro, tout ça pour la voir remonter dans l’heure qui suit, supplice de Sisyphe moderne. Current ne présente, et c’est un choix, aucun compteur.

Hades to Sisyphus landing in Tartarus: FEAR AND LEARN THY PUNISHMENT, MORTAL! Here thou go. That's an iPhone. Sisyphus: Oh… Okay. That's… cool, I guess? Hadès: Thou shalt reach inbox zeroSisyphus: NOOOOOO

— 𝙻𝚒𝚘𝚗𝚎𝚕 𝙳𝚊𝚟𝚘𝚞𝚜𝚝 / Wildphinn (@lioneldavoust.com) 2026-04-07T05:12:21.211Z

De manière annexe, une lecture vivement recommandée : The Last Days of Social Media, qui expose en détail comment les réseaux que nous avons connu dans les années 2010 sont morts (ou agonisent) et que nous sommes déjà passé·es à autre chose, et que nous avons besoin d’autre chose.

2026-04-07T07:21:35+02:00mardi 7 avril 2026|Geekeries, Humeurs aqueuses|Commentaires fermés sur L’obligation fantôme (et Current Reader)
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