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La malchance, une forme de chance (… dans l’observation de la nature)

Bien arrivĂ© à Grundarfjörður dans le cadre de mon mois de travail auprès d’Orca Guardians, mais une mĂ©tĂ©o peu coopĂ©rative retarde les sorties en mer…

Foraging orcas

… du coup, c’est le temps de rĂ©flĂ©chir Ă  ce que les impĂ©ratifs du climat et du monde sauvage signifient dans notre monde dĂ©veloppĂ© de gratification instantanĂ©e. C’est en anglais, Ă  lire sur le blog officiel d’Orca Guardians.

2018-04-11T00:08:15+02:00mercredi 11 avril 2018|Carnets de voyage|Commentaires fermĂ©s sur La malchance, une forme de chance (… dans l’observation de la nature)

De Paris à Grundarfjörður via Reykjavik

Un petit mot pour dire que je suis vivant, et bien en place dans le pays des volcans aux noms imprononçables. Hier, c’Ă©tait la partie facile : me poser dans l’avion puis Ă  l’hĂ´tel que j’ai pris Ă  deux pas de l’aĂ©roport. Il faut en effet savoir que l’aĂ©roport de Reykjavik ne se situe pas près de la capitale, mais Ă  trois quarts d’heure de route environ, Ă  Keflavik.

https://www.instagram.com/p/BhTrmpvjxGQ/?taken-by=wildphinn

Grundarfjörður, ma destination finale, se situe Ă  quatre cars de Reykjavik (plus la navette qui relie Ă  l’aĂ©roport), et les horaires sont ainsi faits que je ne pouvais accomplir tout le trajet en une fois. C’est aujourd’hui que le voyage va nĂ©cessiter une hypnotique quantitĂ© de manutention pour entrer, sortir, entrer, sortir ma valise des soutes, surveiller les horaires et ma position GPS par prudence, et je me suis efforcĂ© d’apprendre Ă  prononcer vaguement correctement le nom de mes escales (MjĂłdd, miaod. Grundarfjörður, greundarfyeurthour).

J’ai grande hâte de poser Ă  nouveau les yeux sur les paysages islandais, oĂą il subsiste un peu de neige malgrĂ© la saison, et que j’ai bizarrement retrouvĂ©s Ă  travers un Ă©pisode de Black Mirror alors que je me trouvais de l’autre cĂ´tĂ© de la planète. Y a plus de saisons, ma bonne dame, en tout cas pour moi.

Et demain, au boulot sur le bateau, si la météo consent !

https://www.instagram.com/p/BhUI0Btj5s6/?taken-by=wildphinn

2018-04-08T22:44:58+02:00lundi 9 avril 2018|Carnets de voyage|4 Commentaires

Un an avec une montre connectée

OK, auguste lectorat, j’assume, j’ai un seul vrai luxe dans la vie (au sens oĂą j’achète des trucs parfois pas trop nĂ©cessaires, mais qui me font plaisir et dont je me sers et qui au final me rendent toujours un peu plus efficace), c’est la technologie. Est-ce que j’avais besoin d’une Apple Watch il y a un an et demi ? Pas vraiment (Ă  part que je n’avais plus de montre et que, tout bien considĂ©rĂ©, ça coĂ»te vachement moins cher qu’une montre « bijou », un achat bizarrement bien plus acceptĂ© socialement). Mais ça fait maintenant un an et demi que je l’ai, je me rends compte que je m’en sers rĂ©gulièrement, et je me disais : hĂ©, essayons de faire le bilan et de voir si l’on peut rĂ©pondre Ă  la question :

Ça sert vraiment, ces trucs-là ? 

Poils de bras fournis en option.

Le matériel

Étant passĂ© totalement dans l’Ă©cosystème Apple il y a près de trois ans, la logique voulait donc que je finisse de vendre en âme en achetant une Apple Watch : sĂ©rie 2 (donc sans connectivitĂ© cellulaire), en 42mm (la grande, parce que je suis grand, enfin presque), liĂ©e Ă  mon iPhone. Les goĂ»ts et les couleurs jugeront de l’engin, mais au quotidien, je la trouve jolie et plutĂ´t Ă©lĂ©gante : elle se remarque (ça reste une tocante, c’est censĂ© ĂŞtre un peu sympa), mais pas trop. La qualitĂ© de fabrication est sans reproche – la mienne a voyagĂ© en Islande, Australie et j’en passe (elle repart avec moi en fin de semaine) et ne montre aucun signe d’usage supĂ©rieur Ă  une tocante classique.

Au dĂ©but, je la portais rĂ©solument au quotidien pour en prendre l’habitude, et force est de constater que l’habitude a pris sans aucun effort. MĂŞme si je la recharge tous les soirs (quoique elle tiendrait deux jours sans problème), ça n’est pas plus compliquĂ© que de recharger son tĂ©lĂ©phone, ce qu’on fait dĂ©jĂ  de toute façon, et le geste supplĂ©mentaire ne coĂ»te rien.

Ce que ça fait

Ă€ l’usage, l’Apple Watch (qui est leader du marchĂ©) fait principalement trois choses :

DĂ©porter les notifications du tĂ©lĂ©phone au poignet. Ça paraĂ®t ultra gadget comme ça mais en fait, c’est drĂ´lement utile, Ă  condition Ă©videmment d’ĂŞtre un peu un ninja de la notification. C’est-Ă -dire de trier drastiquement ce qui remonte au poignet pour ne pas ĂŞtre submergĂ© dès le moindre spam qui dĂ©barque. C’est mon cas, et je sais donc que quand mon poignet vibre (elle peut sonner, mais je n’en vois absolument pas l’intĂ©rĂŞt), c’est quelque chose dont je veux ĂŞtre au courant : messagerie instantanĂ©e (SMS ou autres), un appel (je ne perds plus d’appels importants parce que je n’ai pas entendu mon tĂ©lĂ©phone alors que je suis en vadrouille), le quai d’oĂą partira mon train avec le rappel de ma place, etc. Cela rend un nombre Ă©tonnant de services au bon moment.

Tracker de santĂ©. C’est le gros argument mis en avant par Apple, et en tant que sĂ©dentaire qui bouge (si, si, ça existe – j’Ă©cris assis sur mon steak – comme on dit au QuĂ©bec – dans des endroits très variĂ©s), je pensais la chose parfaitement superflue, et, aaaah, ils m’ont eu ces enfoirĂ©s. Oui, j’ai envie de fermer mes trois anneaux tous les jours : dĂ©penser des calories, faire 30′ d’exercice, me lever au moins une fois par heure (utile pour un sĂ©dentaire qui bouge). Je me rends compte Ă  l’usage que ça ne coĂ»te finalement pas si cher de remuer un peu et si ça ne fait pas de moi un athlète de haut niveau, ça pourrait peut-ĂŞtre me permettre de, pour reprendre l’expression de ma chère maman il y a des annĂ©es, « mourir en bonne santé ». C’est rigolo, ça donne bonne conscience, et pour la marche rapide, le capteur d’activitĂ© cardiaque est bien pratique pour rester dans la bonne zone qui fait travailler le cardio au bon niveau. Bref, mĂŞme pour quelqu’un qui n’est pas un foudre de guerre du sport, l’Apple Watch m’a sensibilisĂ© Ă  faire un peu attention Ă  moi parce que c’est marrant Ă  utiliser, et lĂ , c’est quand mĂŞme une grosse victoire.

DĂ©porter des informations importantes au poignet (applications). Une montre connectĂ©e, c’est comme un petit smartphone, Ă©videmment, donc il y a des applications, forcĂ©ment simplifiĂ©es et encore très infĂ©odĂ©es au tĂ©lĂ©phone (mais ça Ă©voluera forcĂ©ment). Utiliser une application sur un Ă©cran de 42 mm n’est pas la joie, donc beaucoup de choses passent par des commandes vocales et je me surprends Ă  utiliser Siri de plus en plus, et, truc de dingue, ça marche globalement bien. Faire ma valise pour partir en salon (ou Ă  l’autre bout de la Terre) et demander Ă  Siri le temps qu’il fait lĂ -bas ; penser Ă  un truc et demander Ă  Siri de me le rappeler ; consulter ma liste de courses les mains libres chez Carouf ; dire Ă  Siri d’envoyer un SMS prĂ©venant que j’aurai cinq minutes de retard Ă  ma destination ; prĂ©senter le QR code de mon billet de train au contrĂ´le alors que j’ai les mains chargĂ©es de bagages et que mon tĂ©lĂ©phone est rangé ; consulter mon OmniFocus ; minuter un pomodoro ; ĂŞtre guidĂ© vers ma destination Ă  l’Ă©tranger sans loucher sur mon tĂ©lĂ©phone comme un gros touriste, etc.

Et l’usage le plus gĂ©nial qui soit, payer.

Payer sans contact avec sa montre, en toute sĂ©curitĂ©, est un vrai geste de science-fiction qui est aussi drĂ´lement pratique (plus de monnaie Ă  se trimballer) – et, get that, ça marche Ă  l’Ă©tranger de manière totalement transparente. Tellement de science-fiction que ça fait un an et demi que je l’ai, donc, et ça ne loupe encore jamais, Ă  chaque fois, les commerçants me regardent d’un air hallucinĂ© comme si je venais de leur rĂ©vĂ©ler le secret de la fusion froide. (Soit dit en passant, quand je constate le nombre de Watches Ă  l’Ă©tranger, je me dis que notre pays est parfois un peu en retard sur le prĂ©sent.)

Bon, et c’est indispensable, alors ?

Franchement ? Ça dĂ©pend du mode de vie. Le mien est celui d’un indĂ©pendant qui passe plus de la moitiĂ© de son temps hors de chez soi, en salon littĂ©raire, en confĂ©rence, en volontariat et j’en passe. Le travail mobile permis par la technologie a Ă©tĂ© une vraie bouĂ©e de sauvetage pour moi, me permettant de bosser Ă  peu près normalement Ă  peu près n’importe oĂą (et Ă©tant Ă  peu près n’importe oĂą Ă  peu près n’importe quand, c’Ă©tait bienvenu). Dans ces conditions, la Watch me rend quantitĂ© de petits services extrĂŞmement apprĂ©ciables, et me pousse en plus Ă  prendre soin de moi, ce qui est toujours une bonne chose. Avoir mes billets de train, ma carte bancaire, les informations importantes du moment accessibles rien qu’en levant le poignet est extrĂŞmement agrĂ©able. Si vous ĂŞtes du mĂŞme genre, un peu technophile et/ou vaguement sportif (quelqu’un de très sportif possĂ©dant dĂ©jĂ  sans doute une montre connectĂ©e dĂ©diĂ©e Ă  la performance et plus prĂ©cise), eh bien, la Watch, c’est chouette. Je ne vois pas comment dire autrement : c’est chouette, vachement chouette.

Maintenant, soyons clairs : je ne trouve pas ça transformatif comme l’est un smartphone. Sans smartphone, je suis vraiment embĂŞté : je peux Ă©videmment fonctionner, mais des tas de frictions qui avaient disparu refont surface et me compliquent drĂ´lement la vie. L’absence de la Watch ne gĂ©nère pas ce niveau de complication1, mais je m’y suis suffisamment attachĂ© pour maintenant regretter son absence quand le cas Ă©chĂ©e. Tout en considĂ©rant que c’est juste « vachement pratique » et non « quand mĂŞme pas mal nĂ©cessaire » comme l’est le tĂ©lĂ©phone.

Mais n’en doutons pas, l’avenir est aux wearables – la technologie qui se porte sur soi. La Watch me montre tous les jours ce que ce produit est appelĂ© Ă  devenir et tout le potentiel qu’il reprĂ©sente. On n’en est qu’aux balbutiements, mais aussi, on est actuellement en train de sortir du public d’early adopters comme l’est ton humble serviteur, auguste lectorat, pour arriver au grand public. Ça tombe bien, la technologie commence Ă  ĂŞtre mature (la Watch sĂ©rie 4 devrait sortir cette annĂ©e avec la cinquième itĂ©ration du système d’exploitation, watchOS) et je crois que l’informatique personnelle (informatique, quel mot Ă©trangement datĂ© dans ce contexte) en passera, lentement mais sĂ»rement, par lĂ , et qu’un jour, le smartphone semblera aussi curieusement datĂ© que le moniteur cathodique.

Mais on n’y pas encore, et dans l’intervalle, c’est chouette.

  1. Si vous en avez une, vous apprĂ©cierez ce jeu de mot puissamment rigolo. ↩
2018-04-05T07:58:10+02:00jeudi 5 avril 2018|Geekeries|16 Commentaires

En avril avec les orques d’Islande

Pour ceux et celles qui ont rejoint le navire il y a moins de six ans (oĂą je parlais un peu plus du truc), dans une vie antĂ©rieure, j’Ă©tais biologiste marin (ingĂ©nieur halieute, pour ĂŞtre exact). En gros, il s’agit de l’agronomie de la mer, sauf que moi, je voulais protĂ©ger les baleines et les dauphins, parce que. Et les orques, surtout. En 2011, j’ai Ă©tĂ© Ă©co-volontaire un mois et demi au Pays de Galles avec Sea Watch Foundation, en 2012 en Écosse avec le Hebridean Whale and Dolphin Trust (les liens vous amèneront sur les carnets de voyage correspondants). Divers raisons (boulot, Ă©criture, vie personnelle un peu dans tous les sens) m’ont empĂŞchĂ© de rĂ©pĂ©ter l’expĂ©rience chaque annĂ©e comme j’en avais l’intention, mais certaines choses doivent se prendre Ă  bras le corps et dĂ©cider d’ĂŞtre faites, et, auguste lectorat, je repars donc Ă  la fin de la semaine, pour un mois de volontariat en Islande, cette fois, auprès des orques et pour le compte de la fondation Orca Guardians. Yeah !

Orca in the fjord

J’avais dĂ©jĂ  parlĂ© de loin en loin d’Orca Guardians en ces lieux, la raison Ă©tant que j’ai d’abord dĂ©couvert la fondation comme touriste et que j’avais eu par le passĂ© l’occasion de travailler avec sa prĂ©sidente, Marie Mrusczok. La mĂ©thode de travail d’Orca Guardians m’intĂ©resse particulièrement car il y a une position très forte contre toute forme de recherche pouvant ĂŞtre considĂ©rĂ©e invasive : il s’agit uniquement d’observer, de photographier et d’apprendre et d’infĂ©rer le maximum via des sorties presque quotidiennes. La fondation est en effet soutenue par Láki Tours, entreprise de whale watching éco-responsable, qui donne à Orca Guardians un point de vue assez unique dans le domaine. (Si vous passez dans la rĂ©gion, c’est lĂ  qu’il faut aller pour voir des animaux !)

Iceland_location_map.svg: NordNordWest & Виктор В (CC-By SA)

La fondation Orca Guardians est basĂ©e à Grundarfjörður, dans la pĂ©ninsule de la Snæfellsnes (je sais, je sais : j’ai mis une carte). C’est la 36e ville la plus peuplĂ©e d’Islande… avec seulement 836 habitants (Ă  titre de comparaison, la capitale Reykjavik en compte 119 000). VeillĂ©e par le très photogĂ©nique et photographiĂ© mont Kirkjufell, situĂ©e Ă  l’orĂ©e d’un fjord oĂą le hareng riche attire les cĂ©tacĂ©s, Grundarfjörður dĂ©gage cette impression Ă  la fois d’âpre sĂ©rĂ©nitĂ© et de chaleur humaine unique Ă  l’Islande. Le volontariat Ă©cologique tient toujours pour moi aussi de la retraite monacale.

Mes tâches consisteront principalement Ă  prĂŞter assistance lors des sorties pour la rĂ©colte de donnĂ©es (photos et observation), Ă  contribuer Ă  ce que les passagers aient une belle expĂ©rience, et Ă  prĂŞter main-forte Ă  l’animation du blog et des rĂ©seaux sociaux (je vous recommande vivement la page Facebook d’Orca Guardians, rĂ©gulièrement mis Ă  jour, avec des photos incroyables). Et d’autres trucs très très cools pourraient se profilent aussi, mais j’attends de voir comment ça s’organise et si je peux en parler pour, euh, en parler.

L’une de mes tâches consistant expressĂ©ment Ă  Ă©crire pour le compte d’Orca Guardians (yeah !), je vais m’efforcer de bloguer un peu plus que les fois prĂ©cĂ©dentes si j’y arrive. Au moins, pour les anglophones, il devrait y avoir des choses Ă  se mettre sous le croc.

Il va me falloir 48h de voyage pour rallier Grundarfjörður depuis Paris (je dĂ©colle dimanche, j’arrive thĂ©oriquement lundi). Ça s’annonce comme une Ă©quipĂ©e bien plus compliquĂ©e qu’avec une voiture de location en simple touriste pour un sĂ©jour de dix jours, mais ça fait partie de l’aventure. Si je trouve du wifi, je vous parlerai de bus.

 

 

 

 

2018-04-04T10:58:48+02:00mercredi 4 avril 2018|Carnets de voyage|9 Commentaires

Procrastination podcast S02E14 : « Se faire une scène »

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passĂ©, et le nouvel Ă©pisode de Procrastination, notre podcast sur l’Ă©criture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Se faire une scène« .

Dissensions et avis divergents dans cet épisode de Procrastination ! Qu’est-ce qu’une scène ? À quoi cela peut servir dans la construction d’un récit ? Laurent l’aborde plutôt à travers l’angle de la session d’écriture et de lecture, Lionel par celui de l’édifice narratif, et Mélanie se trouve entre les deux. Finalement, divers angles d’approche pour recouvrir la même réalité !

Références citées !
– Psychose (film d’Alfred Hitchcock)
– Mes secrets d’écrivain, Elizabeth George
– Ghost in the Shell (film de Mamoru Oshii)
– Harry Potter et la Chambre des Secrets, J. K. Rowling

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

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Bonne écoute !

2019-05-04T18:47:08+02:00lundi 2 avril 2018|Procrastination podcast, Technique d'écriture|1 Commentaire

Un nouveau podcast d’aide Ă  l’Ă©criture : Productivité !

 

Auguste lectorat, après bientĂ´t un an de podcast, je me rends compte que je prends vraiment goĂ»t Ă  ce mĂ©dia et j’ai donc dĂ©cidĂ© de lancer en solo une nouvelle Ă©mission, baptisĂ©e Productivité !, fondĂ©e sur les aspects beaucoup plus techniques de l’organisation des indĂ©pendants au jour le jour.

En d’autres termes, il s’agira de maximiser son ROI sur le temps consacrĂ© Ă  la production de contenus originaux visant des cibles bien Ă©tablies dans une segmentation littĂ©raire, afin d’obtenir un indĂ©niable plus-produit apte Ă  satisfaire tous les partenaires Ă©conomiques de la chaĂ®ne du livre. Du rĂ©seautage 3.0 Ă  la valorisation digitale sur les nouveaux marchĂ©s du libre et de l’entraide, nous verrons comment la transparence top-down permet Ă  l’Ă©crivain numĂ©rique de se positionner en rĂ©el moteur de la consultation citoyenne oĂą crowdfunding et marketing direct sont les maĂ®tres mots. Car ces pratiques innovantes tracent une nouvelle carte de la diffusion oĂą les intermĂ©diaires sont appelĂ©s Ă  une mutation en profondeur ; enfin, chacun dispose des compĂ©tences pour se comporter en Ă©gal dans une optique de collaboration complète. Au XXIe siècle, l’Ă©crivain est un crĂ©-acteur, un propulseur local, un consultant fluide qui amène les perspectives novatrices d’une redistribution totale du tableau actuel.

Avec Productivité !, vous apprendrez Ă  ĂŞtre des gagnants du freelancing à l’aide de techniques originales Ă©prouvĂ©es par tous les grands fondateurs de start-ups. En avant-première, je vous propose le programme des huit premiers Ă©pisodes de la première saison :

  1. Le sommeil est-il vraiment utile ? Comment l’optimiser en relation avec l’espĂ©rance de vie souhaitĂ©e
  2. Le café au beurre de yack : un hack nourrissant et énergétique
  3. Mettre un bon coup de poignet à son projet avec la célèbre méthode de David Clé-à-laine, GTD™ (Gère Ton Dégoût)
  4. Les relations sociales sont-elles vraiment utiles ? Comment les optimiser en relation avec la santé mentale souhaitée
  5. Changer continuellement de fuseau horaire : l’astuce amusante des winners pour Ă©viter la nuit
  6. Trouver le bon sous-sous-sous-sous-sous-sous-sous-sous-sous-sous-sous genre pour s’auto proclamer premier du top Amazon avec cinq ventes
  7. Du bon usage de la polémique sur Internet : comment reconnaître une bonne victime pour faire parler de soi sans risque ?
  8. Les relations familiales sont-elles vraiment utiles ? Comment les optimiser en relation avec l’hĂ©ritage souhaitĂ©

Productivité ! n’est pas hĂ©bergĂ© par Elbakin.net et n’est pas disponible Ă  travers tous les grands fournisseurs et agrĂ©gateurs de podcasts :

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Bonne écoute !

2018-04-01T11:45:57+02:00dimanche 1 avril 2018|Expériences en temps réel|19 Commentaires

La photo de la semaine : Le château d’Urqhart

Nouvelle tentative de traitement HDR, avec suppression des touristes sur l’image…

Urqhart castle

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2018-03-30T11:02:52+02:00vendredi 30 mars 2018|Photo|Commentaires fermĂ©s sur La photo de la semaine : Le château d’Urqhart

Apprenons l’expĂ©rience utilisateur avec UPS

Maintenant vous comprenez pourquoi les moines bouddhistes sont vĂŞtus d’orange. Photo Peter Hershey.

« Nous nous sommes prĂ©sentĂ©s pour vous livrer un colis, mais vous n’Ă©tiez pas lĂ . Voulez-vous reprogrammer la livraison ? Cliquez ici. »

Le site mobile ne fonctionne pas. Demander la version de bureau.

Le site ne fonctionne pas. Désactiver le bloqueur de pubs qui interfère avec la boîte de dialogue mal programmée.

Le site ne fonctionne pas. Essayer Firefox.

Le site mobile ne fonctionne pas. Demander la version de bureau.

« Créez un identifiant my UPS ! Plus simple et facile pour tout centraliser et on aimerait vachement bien vos données aussi. »

« Merci d’avoir créé votre identifiant. Pour activer votre identifiant, cliquez sur le lien contenu dans le mail. »

Vérifier ses mails. Ne rien trouver.

Attendre. Rafraîchir.

Rafraîchir.

Rafraîchir.

Recevoir le mail, cliquer.

Le site mobile ne fonctionne pas. Demander la version de bureau.

« Merci d’avoir confirmĂ© votre compte. »

Rechercher le SMS d’origine, cliquer Ă  nouveau sur le lien.

« Connectez-vous avec votre compte my UPS pour reprogrammer la livraison. »

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Reprogrammer la livraison pour après-demain en constatant que la crĂ©ation de compte n’Ă©tait finalement pas nĂ©cessaire.

Constater dans son tracker de livraisons que c’est bon.

Constater qu’on a les mains tremblantes et le cĹ“ur Ă  130. Boire un shot de whisky.

Le lendemain : on sonne à la porte.

« Coucou, c’est UPS, c’est la livraison que vous aviez programmĂ©e pour après-demain. »

Recevoir la livraison avec un sourire crispé.

Sortir acheter des bougies noires et du sang de chèvre.

2018-03-28T11:53:08+02:00jeudi 29 mars 2018|Expériences en temps réel|12 Commentaires

Comment rester informé sans les réseaux sociaux (dans le sillage de #DeleteFacebook )

Je dois ĂŞtre prescient (ou très chiant, ça sonne presque pareil), mais avant le scandale Cambridge Analytica et la campagne #DeleteFacebook, je commençais Ă  ressortir pas mal d’outils datant d’avant l’explosion des rĂ©seaux sociaux et Ă  me rĂ©apprendre Ă  m’en servir parce que, Facebook, quoi. Pour mĂ©moire, ledit scandale dĂ©signe la manière dont le rĂ©seau bleu a partagĂ© de manière totalement irresponsable les donnĂ©es d’utilisateurs avec une compagnie qui travaillait en rĂ©alitĂ© pour Donald Trump de manière Ă  orienter leurs votes Ă  l’aide de publicitĂ©s ciblĂ©es. Il semble aussi que la mĂŞme compagnie ait pesĂ© dans le vote du Brexit. (Plus d’infos ici) C’est la goutte d’eau qui a fait dĂ©border l’ocĂ©an de n’importe quoi qu’est Facebook et un certain nombre d’utilisateurs font maintenant campagne pour supprimer l’application (#DeleteFacebook)

Mais je te comprends, auguste lectorat : comment faire, bon sang, pour rester informĂ© et avoir mon fix de mèmes, de nouvelles quotidiennes si je n’ai pas Facebook pour me servir sous les yeux ce que je dois savoir pour ĂŞtre au top Ă  la machine Ă  cafĂ© de la Cogerep ? Rester en contact avec mes amis, OK, je peux leur envoyer des messages ou leur tĂ©lĂ©phoner (mĂŞme si c’est so 1990), mais le vaste monde ?

C’est lĂ  que ressuscite une technologie venue du fond des âges (le tournant de l’an 2000) : le RSS (pour Really Simple Syndication). Et le RSS, c’est vraiment vachement bien, parce que cela met le pouvoir entre les mains de l’utilisateur, sans les algorithmes Ă  la con du flux d’informations de Facebook qui choisit quoi vous montrer.

Ă€ peu près tous les sites vaguement modernes (c’est-Ă -dire, qui n’ont pas laissĂ© tomber cette technologie en misant tout sur Facebook, hahaha, montrons-les du doigt et moquons-nous) prĂ©sentent, quelque part, cette fonctionnalitĂ©. Elle est indiquĂ©e par un symbole ressemblant vaguement Ă  ça (sur le cĂ´tĂ©). De quoi ça s’agit ? Eh bien Jamy, c’est très simple. Un flux RSS est un petit fichier qui se met Ă  jour en temps rĂ©el quand le site qui le publie est mis Ă  jour (par exemple quand un article est ajoutĂ©). Avec le lecteur adaptĂ©, on peut donc s’abonner Ă  ces flux. On reçoit donc, centralisĂ©es au mĂŞme endroit, toutes les nouveautĂ©s des sites que l’on dĂ©sire suivre. Sans filtrage. Et sur la base d’une liste qu’on a soi-mĂŞme constituĂ©e. 

Prenant de plus en plus de distances avec Facebook, je me suis remis Ă  dĂ©poussiĂ©rer mon vieux compte RSS et Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  me recomposer une veille personnelle dont je serais le maĂ®tre et je dois dire que je suis enchantĂ© pour l’instant du voyage. Le rĂ©flexe de la pause s’est dĂ©calĂ© de cliquer sur Facebook (on le fait tous, alleeeeeez) Ă  sortir mon client RSS pour lire ce qui avait bien pu arriver sur les sujets qui m’intĂ©ressent. Et ce qui est merveilleux, c’est que d’une, j’apprends des choses, de deux, vient un moment oĂą j’ai fini de tout lire (si j’ai un nombre d’abonnements raisonnable) au lieu du piège infini du rĂ©seau social, de trois, je ne risque pas de partir en argumentation stĂ©rile sur un truc qui m’Ă©nerve pendant une heure alors que j’Ă©tais juste venu voir des chatons. J’ai d’ailleurs composĂ© un flux de lecture et d’archivage qui fera l’objet d’autres articles, mais dans l’heure, que faut-il pour pratiquer le RSS comme un pro ? 

Deux choses, qui peuvent ĂŞtre conjointes, mais pas nĂ©cessairement :

  • Un service pour agglomĂ©rer les abonnements au flux qu’on dĂ©sire (l’Ă©quivalent d’abonnements Ă  des magazines)
  • Un logiciel oĂą les lire (l’Ă©quivalent d’une boĂ®te aux lettres)

Les systèmes les plus simples vous proposent tout au mĂŞme endroit. Par exemple, Firefox propose de s’abonner directement dans le navigateur, ce qui crĂ©e des signets spĂ©ciaux qui sont mis Ă  jour Ă  mesure que le site parent publie du contenu. Feedly, un des principaux acteurs du domaine, propose le service ET un logiciel de lecture au mĂŞme endroit. Pour dĂ©marrer et commencer Ă  se familiariser avec le truc, je recommanderais de jouer avec ces deux possibilitĂ©s, qui offrent suffisamment de fonctions gratuites pour mettre le doigt dans cet engrenage (qui est positif, lui) et trouver ça quand mĂŞme super plus chouette que Facebook.

Voyons dans les deux situations comment ça marche.

Firefox

« Fichtretiens, voici le site d’un Ă©crivain chauve aux splendides lunettes dont je suivrais bien les expĂ©riences en temps rĂ©el », se dit tout Ă  coup un lecteur au goĂ»t très sĂ»r. Cliquant sur l’HÉNAURME bouton RSS Ă  droite, Firefox lui propose de :

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Et hop ! Un signet dynamique est ajoutĂ© oĂą on le souhaite, et un simple clic dĂ©voile la liste des derniers articles. Joie !

Cliquez pour agrandir

DorĂ©navant, dès que l’on se promène sur la Ternette, il devient possible de s’abonner Ă  toutes les sources fun et bigarrĂ©es que l’on rencontre. Et s’affranchir de Facebook.

Feedly

C’est un peu plus pointu, mais ça fonctionne en gros pareil – l’intĂ©rĂŞt de ce genre de plate-formes est Ă©videmment leur prĂ©sence avec des applications dĂ©diĂ©es sur mobile, par exemple. Je peux m’abonner sur mon ordinateur de bureau et lire mes flux dans la file d’attente de la boulangerie.

Un service de ce genre offre une recherche intĂ©grĂ©e directement dans le lecteur (une fois mon compte ouvert), je peux entrer l’adresse du site qui m’intĂ©resse et Feedly va aller le fouiller Ă  la recherche d’un flux RSS (mĂŞme s’il n’est pas visible clairement sur la page – bien des flux sont cachĂ©s aujourd’hui) :

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Et hop, dès que j’ouvrirai Feedly, tous mes flux me seront proposĂ©s ; je peux aussi les classer en dossiers (Écrivains chauves, Ă©crivains avec des cheveux etc.) d’une manière qui me convient. L’intĂ©rĂŞt de ce genre de service est aussi qu’il se rappelle ce que j’ai lu ou pas ; pas besoin de revisiter quinze fois le mĂŞme contenu.

Vers l’infini et au-delĂ 

Le RSS fait un peu peur car il est ancien et conserve une image de technicitĂ© mais c’est en rĂ©alitĂ© une technologie très simple que les fournisseurs ont pris grand soin de rendre accessible – un peu comme le courriel. Les joies – je n’hĂ©site pas – du RSS, ce sont :

  • la libertĂ© totale qu’il offre dans le choix des sujets que l’on veut suivre
  • la possibilitĂ© de construire sa veille comme on le souhaite, sur les sujets qu’on dĂ©sire, sans que personne ne voie que vous avez likĂ© cette page sur Mon Petit Poney ou le bondage artistique ; la possibilitĂ© de passer en revue très vite ses flux sans n’ouvrir que ce qui suscite vraiment l’intĂ©rĂŞt
  • l’assurance de ne rater aucune information potentiellement intĂ©ressante parce que Facebook a dĂ©cidĂ© de vous la planquer

En gros, le RSS, c’est l’information entre les mains de l’utilisateur, ce que ça aurait toujours dĂ» ĂŞtre. 

Le niveau au-dessus consiste Ă  prendre un service indĂ©pendant, payant, qui offre des tas de fonctionnalitĂ©s avancĂ©es en terme de recherche, de filtrage, et de choisir le logiciel de son dĂ©sir, ce qui offre le meilleur des deux mondes quant Ă  l’expĂ©rience de lecture et de filtrage (c’est un peu comme choisir d’acheter une imprimante multifonctions – Ă  moins de mettre le prix, on se retrouve avec une mauvaise imprimante et un mauvais scanner – ou de choisir individuellement des appareils qu’on a rĂ©flĂ©chis). Alors c’est un peu payant, OK, mais ça reste très accessible (dans les 20$ / an) et rappelons-nous, comme Facebook l’a prouvĂ©, que si c’est gratuit, c’est toi le produit. Je prĂ©fère savoir oĂą va mon argent pour soutenir une entreprise qui n’a pas besoin, du coup, de vendre mes donnĂ©es pour manger.

Car sinon, c’est elle qui me mange.

J’en reparlerai en exposant ma chaĂ®ne de lecture et de veille un de ces quatre.

2019-06-04T20:22:13+02:00mercredi 28 mars 2018|Best Of, Geekeries|28 Commentaires
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