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Live report : Therion + Elyose + Antalgia à l’Antipode, 2 octobre

Therion de passage dans la petite (et donc très chaleureuse) salle de l’Antipode à Rennes, ça ne se rate pas – il n’y a pas mieux, à mon humble avis, pour vivre le spectacle avec une vraie proximité avec les musiciens. De plus, le groupe a récemment annoncé sur son site officiel un probable hiatus dans les tournées, le temps que Christofer Johnsson, maître d’oeuvre de Therion, s’attelle à l’oeuvre qu’il désire accomplir depuis des années, composer le premier véritable opéra métal, et propose donc de longs concerts, plus démesurés encore musicalement qu’à l’habitude, avec le projet de jouer parmi leurs morceaux les plus longs.

En avant donc pour le show du seul groupe à avoir réussi à la véritable fusion entre symphonique et métal et dont l’inventivité, au cours de ses 25 ans de carrière, ne s’est jamais démentie.

Antalgia

Venus d’Espagne, les musiciens d’Antalgia affrontent une salle un peu vide en début de soirée, et une timidité visible qui, loin de les desservir, contribuera au contraire à donner à leur performance une authenticité très sympathique. Sur une base qu’on craindrait classique – chant féminin, gros riffs et textures au clavier – Antalgia propose des plans qui sortent de l’ordinaire sans oublier l’efficacité. Si certaines sections mélodiques semblent parfois un peu raccordées sans réelle unité, le groupe montre déjà une créativité dans une niche pourtant très bouchée et promet, s’il a la place et le temps d’évoluer, de grandir de manière très intéressante. En clair, c’est le même genre de line-up qu’un Sirenia, sans la répétitivité et la facilité dans laquelle ces groupes tombent régulièrement, et rien que pour ça, ça fait pousser un « aaah » de satisfaction.

Elyose

Ça partait pas mal : une intro qui rappelle le grégorien, une chanteuse au registre atmosphérique qui promet de former un magnifique contrepoint à des gros riffs. Sauf que. Un concert, c’est la musique, mais c’est aussi la performance scénique, et si la chanteuse ne ménage pas ses efforts, je n’ai pas du tout adhéré à son attitude glamour. Pas été convaincu non plus par la musique, dont les éléments électros m’ont parus plaqués sur le reste pour sacrifier à la mode actuelle, sans réelle complémentarité. Mais mettons ça sur le compte de l’inexpérience ; Kells m’avait un peu fait la même impression lors d’un de leurs premiers concerts et ils s’en sont plutôt bien tirés par la suite, apparemment. Voyons ce qu’Elyose donnera avec un peu plus de bouteille et d’aisance.

Therion

Bon, que dire, à part que je suis un fan absolu ? Il y a cinq ans, lors de leur 20e anniversaire, je proposais déjà un article rétrospectif sur leur carrière sur MySpace, alors je ne vais pas prétendre à l’objectivité, plutôt l’inverse – mais j’en attendais beaucoup.

Therion avait promis un grand show, et ils l’ont donné. Non contents de jouer leurs plus grands titres dans des versions époustouflantes qui vous prennent aux tripes et vous peignent un grand sourire sur la figure (To Mega Therion, Wine of Aluqah, Rise of Sodom and Gomorrah, Son of the Staves of Time, Lemuria…), ils ont pris un risque non négligeable en proposant des morceaux longs, véritables morceaux de bravoure pour un public rennais qui a tendance à pogoter plus qu’écouter, tels que Via Nocturna. Exécution parfaite bien sûr, portée par un guitariste solo ahurissant et trois chanteurs rock et lyrique qui font passer Tony Kakko et Tarja Turunen pour des amateurs de groupe de lycée, avec une démesure et une absurdité décadente (la passion de Johnsson en ce moment) totalement réjouissantes. Et c’était aussi l’occasion pour eux de présenter des morceaux de leur dernier album, Les Fleurs du Mal, un ensemble de reprises du répertoire français parfaitement improbable mais qui donne un coup de fouet à des compositions riches et qui font partie de notre patrimoine culturel. Voir un concert de Therion attaquer par les premières mesures de Carmina Burana et enchaîner sur Poupée de Cire, Poupée de Son en version décoiffante, dit comme ça, ça paraît bizarre voire un peu naze, mais c’est tout le contraire : ça envoie du bois, en plus d’être particulièrement rigolo. D’ailleurs, j’écoute Les Fleurs du Mal en boucle depuis ce matin, et cela sonne parfaitement comme le Therion qu’on aime, au service d’un répertoire que nous délaissons et méconnaissons même, traité avec respect et surréalisme. Particulièrement disponible, Johnsson est venu se mêler au public après le concert pour échanger quelques mots, une bouteille de vin à la main qu’il sifflait tranquillement dans la bonne humeur et la gentillesse. Encore une fois, après 25 ans de carrière, loin des modes et des tendances, Therion trace sa route et se montre capable de continuer à surprendre, en studio comme sur scène, sans jamais se prendre totalement au sérieux. Happy anniversary !

2017-08-07T14:19:50+02:00mercredi 3 octobre 2012|Décibels|10 Commentaires

Ce week-end dans la région de Saint-Brieuc

Un petit mot pour vous annoncer / rappeler que je serai ce week-end à Littetnature, le salon du livre de Quessoy, dans la région de Saint-Brieuc. Les littératures de l’imaginaire sont particulièrement à l’honneur, avec, comme auteurs présents :

  • Martial Caroff
  • Sylvie Denis
  • Andreas Eschbach
  • Thomas Geha
  • Nathalie Le Gendre
  • Jean-Marc Ligny
  • Éric Simard

Un hommage sera rendu à Roland C. Wagner durant l’événement.

Tout le programme et les infos pratiques sur le site dédié.

2012-10-02T11:00:23+02:00mardi 2 octobre 2012|Dernières nouvelles|2 Commentaires

Prix Lacour de l’imaginaire 2013

Hop, une info à diffuser entre le jambon fromage et le cookie depuis la gare d’Angers : le prix Lacour de l’imaginaire 2013 est lancé. Cette initiative permet à de jeunes auteurs d’obtenir un premier contrat d’édition et donc de se mettre le pied à l’étrier .Le gagnant 2012, sélectionné parmi un trentaine de manuscrits, est Yvette Aumerman pour Le Chant du Strigoï.

Toutes les infos sont sur le site idoine (dont on regrette toujours un peu l’apparence très HTML 3).

Entrez dans LA COUR DE L’IMAGINAIRE….www.lacourdelimaginaire.com

Vous êtes auteur, débutant ou non, de nouvelles ou de romans relevant de l’Imaginaire (Science – Fiction, Fantastique, Fantasy ) ?

Un collectif d’auteurs et de lecteurs passionnés a créé, en partenariat avec les EDITIONS LACOUR de NÎMES, le PRIX LACOUR DE L’IMAGINAIRE destiné à récompenser un manuscrit émergeant par ses qualités d’écriture et son originalité créative.
Parmi la trentaine d’ouvrages reçus non seulement de France, mais de Belgique, de Tunisie et du Congo, nous avons retenu le roman d’Yvette AUMERAN : « LE CHANT DU STIGOÏ» dont vous pouvez déjà lire des extraits sur le site.
Il sera édité à la fin de l’année 2012 et entrera dans la collection spécifique fondée au sein de la Maison d’Edition, collection dirigée par Nadia HARLEY, Raymond et Josette ISS
La sélection pour le PRIX 2013 est ouverte et s’achèvera le 31 mars 2013. Vous pouvez adresser vos manuscrits à l’adresse postale indiquée sur le site internet qui comporte, outre le règlement du prix, une présentation du contrat (un vrai contrat d’édition, et non à compte d’auteur ).

Pour plus de détails ou pour poser une question rendez-vous sur http://www.lacourdelimaginaire.com

2012-10-01T19:15:34+02:00lundi 1 octobre 2012|Le monde du livre|Commentaires fermés sur Prix Lacour de l’imaginaire 2013

L’anthologie Contrepoint sur le RSF Blog

Couv. Roberian Borges

Alors qu’allaient donc donner ces neufs textes ? Du bon ? Du gentillet ? De l’édulcoré ? De la guimauve ? Et ces auteurs, ont-ils respecté la consigne ? Leurs textes sont-ils vraiment exempts de conflits ? Aux premières questions, je peux répondre. A la dernière, j’avoue que, très vite, j’ai laissé tomber. Après trois nouvelles pour être précise, je ne me suis plus préoccupée de chercher le respect ou pas des règles du jeu. Je voulais lire des histoires, de bonnes histoires, qui me feraient vibrer sur un mode différent. Après ces trois textes, j’ai même oublié la contrainte.

Un article détaillé sur cette anthologie, où figure « Nuit de Visitation », par Lhisbei à lire sur le RSF Blog.

2012-09-27T10:19:53+02:00vendredi 28 septembre 2012|Revue de presse|2 Commentaires

Reines et Dragons réimprimé !

Couv. Kerem Beyit

Une excellente nouvelle qui met de bonne humeur dès le matin : Reines et Dragons, l’anthologie officiel du festival Imaginales que nous avons dirigé avec Sylvie Miller, est réimprimée en raison de son succès ! Bravo et merci à tous les auteurs, et à vous lecteurs, critiques, qui avez fait de ce livre une réussite. Cela veut dire qu’il n’y a plus d’urgence à présent pour vous la procurer – mais ne l’oubliez pas quand même, si elle vous intéresse… !

Plus d’infos sur ce livre ici ; il est commandable chez votre libraire préféré ou en ligne (Amazon).

2012-09-27T10:13:48+02:00jeudi 27 septembre 2012|À ne pas manquer|9 Commentaires

RJ45 carbonara

Alors je m’esscuse d’avance si la proportion de vidéos et de photos débiles augmente un peu ici dans les jours qui viennent, mais c’est sa faute à lui :

(Pas le petit derrière, qui ne marche probablement plus d’ailleurs, le gros devant.) Cet (musique de la vitrine de La Roue de la Fortune) élégant appareil est un serveur de fichiers réseau, le Synologye DS412+, soit l’énième tentative d’organiser la pagaille de données que génèrent ma vie et mes centres d’intérêts (probablement largement plus, déjà à l’heure actuelle, que je ne pourrai jamais en examiner) – et, en cas d’échec, il y a assez de place dessus pour que j’y benne tout et crie très fort LA LA LAAAA en faisant mine d’ignorer tout ce qui s’y trouve.

Plus sérieusement, shooter de la photo en RAW, ça prend vite de la place, et je tiens à avoir des sauvegardes fiables.

Or doncques, cet appareil très puissant et joli (dont j’égratigne à peine la surface – je pourrais même y héberger le présent site et m’affranchir de frais idoines) génère des conséquences :

Hou, là, là, voilà qui ferait un score très bas sur le Woman Acceptance Factor (je vous invite à suivre la définition, c’est savoureux – j’attends vos hurlements en commentaires – même s’il doit y avoir un fond de vérité, sinon Nintendo ne vendrait pas des DS roses par palettes et non, ça ne s’adresse pas qu’aux gamines à couettes – maintenant c’est sur moi qu’on va hurler, ouh yeah) – ou, du moins, les woman de 1940.

Mais tout cela n’est qu’un symptôme d’une cause beaucoup plus vaste : je suis en train de totalement redesigner mon intérieur, telle une Valérie Damidot barbue, chauve et armée de câbles RJ45 (de rien pour les cauchemars), tout ça dans le but d’optimiser l’espace et d’arrêter de vivre dans – selon les termes d’un copain – « une librairie en pérpetuel inventaire ».

C’est pas dit que j’y parvienne, mais l’essentiel est de participer, et tant pis si on meurt enterré sous un éboulement de livres. Comme les écrivains ne peuvent pas, au contraire des acteurs, mourir en scène tel Molière, je suppose que c’est l’équivalent pour notre profession. Glamour.

Heureusement qu’on a le whisky.

2012-09-25T10:31:25+02:00mardi 25 septembre 2012|Journal|16 Commentaires

Ça se passe comme ça à la fac d’Angers

Graffit près du réfectoire, UFR Lettres

Aujourd’hui, je reprends mon court enseignement en Master Traduction sur les Outils Informatiques du Traducteur. C’est-à-dire douze longues heures de torture pour les étudiants à apprivoiser la machine que, pour beaucoup, ils ont cherché à éviter toute leur vie : l’ordinateur. Mais, pour produire du texte, on ne coupe pas à maîtriser les logiciels idoines, à utiliser intelligemment Internet, à appliquer les règles de typographie.

On ne coupe pas non plus à faire preuve de rigueur et de minutie, et, là-dessus, il m’arrive d’être un cruel réveil-matin.

2012-09-24T00:22:50+02:00lundi 24 septembre 2012|Journal|7 Commentaires

Léviathan : Le Pouvoir – teaser 1

Et sur le terrain des mots, il n’a même pas besoin de l’accommodat : discuter est tout de suite beaucoup plus simple quand vous savez que vous pouvez à tout moment écraser votre interlocuteur comme un insecte.

– Samantha Metzger parlant d’Alukar d’Harranmen, Léviathan : Le Pouvoir.

2012-09-21T10:29:30+02:00vendredi 21 septembre 2012|Journal|Commentaires fermés sur Léviathan : Le Pouvoir – teaser 1

La guerre aux OGM est déjà terminée

Ce n’est pas parce qu’on est halieute qu’on ne ne s’intéresse jamais à ce qui se passe sur la terre (l’endroit d’où ils bennent des nitrates dans les cours d’eau, ce qui suscite des marées vertes dans NOS baies et NOS estuaires, et des produits chimiques qui créent des poissons à trois testicules et font des trous dans la couche d’eau zone). L’halieutique, c’est aussi de l’agronomie, et savoir différencier un cabillaud d’une morue (il y a un piège dans cette phrase) ne suffit pas, je suis également tenu par la Charte Secrète des Ingénieurs Agronomes de savoir différencier le ray-grass anglais de l’italien sous peine d’être lapidé à coups de figues bio par une foule de stagiaires en génie de l’environnement.

Bref, tout ça pour dire qu’on se tient au courant, quoi.

Alors, les OGM défrayent la chronique depuis une quinzaine d’années (souvenirs, souvenirs, ma première nouvelle « sérieuse », mais non publiée car pas au niveau, parlait du sujet). Défendus comme une solution de production optimale par les uns, critiqués pour leur potentielle toxicité, l’opacité entourant les études et leurs financements, les impacts génétiques et économiques par les autres, ils ont vite appartenus à ces dossiers où il est très difficile d’obtenir une information sûre, encore plus quand on n’est pas du milieu (c’est-à-dire avec l’accès aux journaux scientifiques et les nerfs assez solides pour supporter des lignes telles que CI 2.64 1 sans décéder aussitôt d’ennui profond).

Et là, le Nouvel Obs tient un scoop. La réponse tombe en gros titres : « Oui, les OGM sont des poisons ». Tous les rats nourris au maïs OGM développent des tumeurs grosses comme le poing : c’est avéré, cela lève l’indétermination. Point. Que dit exactement l’article ? Je n’en sais rien, je ne l’ai pas, et je n’ai pas de raison de douter de la rigueur des journalistes du support, comme des scientifiques derrière cette étude. Ayant toujours des contacts dans le milieu agronomique, je voudrais essayer de remonter à l’article source, tant qu’à faire. Le problème dans le cas des études de toxicité, me rappelait un ami et chercheur pas plus tard qu’hier, c’est l’exposition à des doses vraisemblables. La charcuterie provoque le cancer du côlon ! … si vous ne bouffez que ça pendant un an et la laissez approcher de sa date de péremption à chaque fois. Je suis donc curieux du protocole et de l’étude pour savoir exactement ce dont il retourne.

Alors, je ne défends pas les OGM. Monsanto est une entreprise dont, pourrions-nous dire, l’éthique pourrait être critiquable (hop, esquive des avocats, merci). Je n’ai pas d’opinion sur les impacts environnementaux et la santé car c’est toujours resté très flou – jusqu’à cette étude, manifestement. Je sais en revanche une chose, c’est que les OGM rendent les agriculteurs esclaves d’une entreprise et soulèvent les questions de brevets sur le vivant, deux questions auxquelles je suis fortement hostile, ce qui suffit à me placer dans le camp des « contre » – mais plus par question de choix de société que de santé. À la limite, ce qui me choque le plus dans cette étude n’est pas tant ses résultats, que le secret paranoïaque dont elle a dû s’entourer par craintes de sabotages. Cela nous entraînerait trop loin pour un article pareil et je vois le compteur de mots de WordPress s’affoler alors on va en rester là, mais s’il est bien un symptôme des dangers de notre monde, c’est celui-là.

Mais je vais te dire, auguste lectorat : en fin de compte, les cas particuliers, on s’en fout. L’opinion, aujourd’hui, a toujours plus raison que la vérité. Car, avec un tel article, un tel résultat, la boîte de Pandore est ouverte. Je n’oublierai jamais une des paroles de mes maîtres en halieutique (en halieutique on dit maître et pas prof, comme chez les Jedi, oui madame) : « les opinions publiques ne comprennent pas ce qui est complexe ». C’est une parole dure, mais hélas très vraie.

Le problème en sciences, et surtout dans de tels dossiers où se mêlent de colossaux intérêts privés et des questions de santé publique, c’est qu’il est très difficile d’atteindre un semblant de rigueur. L’environnement, le développement, font jouer des problématiques qu’il est impossible de résumer en une ligne de statut sur Twitter, un micro-trottoir de 2’30 pour le journal de TF1 ou la chronique d’Éric Zemmour, ce qui conduit forcément à des généralisations abusives qui, dans ces domaines, tiennent de la contre-vérité. La presse s’en tire un peu mieux, surtout quand elle a le loisir de produire des dossiers longs, mais elle est tout aussi tributaire de l’érosion de l’attention et du goût pour le sensationnel qui caractérise une large partie du public au XXIe siècle.

Alors, l’étude ? Rigoureuse ? Critiquable ? Cela n’a plus aucune importance.

À supposer que l’étude et l’article tempèrent les résultats et exposent, même de façon didactique et claire, quelques réserves, elles tomberont aux oubliettes, auguste lectorat. Je te le prédis. La guerre aux OGM est déjà terminée, de la même façon que la vache folle a fait exploser l’industrie de la viande bovine pendant des années. Je voyais déjà ce matin l’info devenir virale sur Facebook. Peu importent d’éventuelles réserves de principe sur les résultats, les cas particuliers, la complexité. Ce n’est pas un regret, c’est un constat : après un tel pavé dans la mare, impossible et inutile d’apporter une contradiction raisonnée (non pas qu’elle soit forcément nécessaire, les pro-OGM ont eu largement leur voix au chapitre et l’oreille des dirigeants). L’opinion publique sera ralliée à une seule et même cause : les OGM, c’est dangereux. Et les théoriciens de la conspiration – qu’ils aient raison ou pas – résumeront toute tentative de contradiction à un simple « oui, c’est parce que vous êtes avec eux ». Plus personne n’en voudra, n’en achètera. Et, à tort ou à raison, c’est aujourd’hui ce qui sonne le glas des produits.

Coïncidence ? Le 30 août, un cadre de chez Nestlé arguait que les OGM n’étaient pas nécessaires pour nourrir la planète (tandis que la branche américaine combat l’étiquetage de ceux-ci sur les emballages, mais tout va bien). « Nous écoutons ce que veut le consommateur. S’il n’en veut pas dans les produits, nous n’en mettons pas. » (source).

J’extrapole peut-être un peu, mais y en a qui commencent déjà à sentir le vent des boulets.

  1. 12, 3.5, p < 0.01
2012-09-20T17:06:04+02:00jeudi 20 septembre 2012|Humeurs aqueuses|24 Commentaires

ASDF Movie

Une trouvaille de géniale débilité comme on déniche trop peu, qui a un certain âge mais peu importe. C’est à chaque fois un sonnet courtois où l’on aurait remplacé l’amour par les trains, une histoire tenant en une poignée de secondes, une histoire, que dis-je, une tranche de vie, une leçon dont la concision et la profondeur touche à la clarté du zen ; le haiku de l’humour idiot. Gloire à TomSka (créateur d’ASDF Movie).

(S’il y en a qui se souviennent encore d’avoir fui en hurlant devant les Charlie the Unicorn du très malade Jason Steele, postés ici même il y un an et demi, accrochez-vous au siège, parce que c’est du même tonneau.)

I like trains.

2012-09-19T14:48:16+02:00mercredi 19 septembre 2012|Juste parce que c'est cool|2 Commentaires
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