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Bienvenue aux éditions Timelapse

Bienvenue et félicitations aux éditions Timelapse, nouvelles venues dans le paysage de l’imaginaire français, et qui proposent un esprit intriguant, à la fois tourné vers l’expérimentation littéraire et la lenteur nécessaire à la maturation des œuvres (je ne peux, ahem, pas dire le contraire) :

une forme éditoriale suffisamment souple pour soutenir les fictions classiques ou inclassables, modèles d’un genre ou formes inédites. Nous l’avons conçue comme un lieu d’expérimentations, où l’expérience littéraire est aussi précieuse que l’expérience du travail collectif. […]

Respecter le rythme de chacun et de chacune, accompagner les auteurs ou les autrices, à chaque étape de la création, peaufiner les textes, discuter leur propos, penser la fabrication d’un ouvrage, physique ou numérique, de l’illustration élaborée aux modalités d’impression et de diffusion, créer un lien avec les libraires, privilégier la qualité plutôt que la quantité : la slow édition, c’est un ensemble de pratiques, discutées et coordonnées, qui nous permettront de mettre en lumière des fictions crées dans le respect des individus et de leur travail.

Extrait du manifeste des éditions Timelapse

Le premier ouvrage des éditions Timelapse sera Hope, de Noëmie Lemos, dont la publication ne serait tarder (le livre est chez l’imprimeur).

Bravo à Marielle et Hélène pour cette aventure ! Deux soirées de lancement sont prévues à Rennes, et il se trouve que c’est le moyen préféré des éditrices pour recevoir de nouveaux projets

➡️ Le site des éditions Timelapse

2023-11-20T06:01:14+01:00mardi 21 novembre 2023|Le monde du livre|2 Commentaires

Départ de Twix… X… Twitter… la poubelle en feu

Votre attention s’il vous plaît, ce compte Twitter va s’autodétruire sous peu. Veuillez enfiler le gilet de sauvetage sous votre siège, prendre tous vos bagages avec vous et sauter dans les toboggans avant l’écrasement final de l’appareil contre le mur du çon.

Donc oui, j’avais dit que je ne ferais pas la girouette des réseaux, contrairement à ce que laisse entendre ce premier paragraphe, il paraît qu’on n’est pas dans un aéroport où l’on proclame arrivées et départs, et j’avais juré mes grands dieux et (mes petits) que je poserais dorénavant une stabilité certaine concernant mes comptes divers et variés, mais les ignominies d’Elon Musk ont dépassé de plusieurs ordres de grandeur ce que je suis prêt à encaisser et là, ça suffa comme si. Besoin d’un rappel ? Liste loin d’être exhaustive : monceau de conneries sur le COVID et ses vaccins, moqueries sur les pronoms personnels, absence totale de modération sur son réseau et la dernière en date, acquiescement à une thèse antisémite conspirationniste qui a motivé le tueur de la synagogue de Pittsburgh. Il y a certainement une étude psychologique à conduire sur la manière dont on passe de défendre le revenu global universel en 2020 à soutenir Ron DeSantis seulement trois ans plus tard, mais elle concerne quelqu’un de beaucoup plus diplômé et mieux payé que moi.

Bref, donc, à partir de maintenant, mon compte sur X (je grimace à chaque fois que j’écris ça) est en complet sommeil, suivi dans la semaine d’un passage en privé et inactif si je redeviens calme, mais d’une beaucoup plus probable destruction par le feu.

C’est donc le bon moment pour faire un petit tour d’horizon des moyens de contact :

2024-01-09T08:31:29+01:00lundi 20 novembre 2023|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Départ de Twix… X… Twitter… la poubelle en feu

Deux nouvelles mises en musique pour La Messagère du Ciel

Jérôme Marie est incroyable ! Il est en train d’adapter La Messagère du Ciel littéralement scène par scène, ce qui représente une œuvre pharaonique, je peux vous le dire. Après le premier chapitre entre Ailleurs et Mériane, il dévoile deux thèmes, un pour Juhel, un pour Erwel, suivant la structure du chapitre 2 :

C’est vraiment incroyable de voir son histoire réimaginée avec un langage totalement différent, et pourtant tellement adapté. Je suis extrêmement reconnaissant et enchanté ; mille mercis à Jérôme Marie, d’autant que même si je pratique ce langage aussi, je crois bien que je serais incapable d’adapter une de mes histoires. Pour moi, cela revient à deux domaines totalement différents. Pour l’heure, en tout cas.

Il convient bien sûr de ne pas perdre ces œuvres dans le flot du blog, donc elles seront au fur et à mesure rassemblées sur une page dédiée que voici que voilà :

➡️ La Messagère du Ciel – adaptation musicale

2023-12-06T06:34:20+01:00jeudi 16 novembre 2023|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Deux nouvelles mises en musique pour La Messagère du Ciel

Procrastination podcast s08e05 – Défis économiques et technologiques de la librairie indépendante, avec Éric Marcelin

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s08e05 – Défis économiques et technologiques de la librairie indépendante, avec Éric Marcelin« .

Suite de cette conversation au long cours qui accompagnera toute la saison 8 de Procrastination avec Éric Marcelin, directeur de Critic, à la fois librairie indépendante implantée à Rennes depuis plus de vingt ans et maison d’édition d’imaginaire qui compte dans le paysage français, avec au catalogue Christian Léourier, Laurent Genefort, Lou Jan, Romain Benassaya, Marine Sivan et bien d’autres. Avec cette double casquette et l’expérience des années, Éric a un regard précieux et riche d’enseignements ; c’est notamment l’occasion de découvrir le métier de libraire, souvent mal connu des auteurs. Dans ce deuxième épisode, Éric parle des défis économiques et technologiques qu’affronte la librairie dans les années 2020, de l’avènement du livre électronique à la concurrence des grandes plate-formes en ligne, en passant par l’impact de la couverture sur l’acte d’achat et les réalités mal connues du métier à connaître. Retrouvez la librairie et les éditions Critic en ligne et sur les réseaux :

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2023-11-29T08:24:00+01:00mercredi 15 novembre 2023|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s08e05 – Défis économiques et technologiques de la librairie indépendante, avec Éric Marcelin

Ça sent la fin pour World of Warcraft (du syndrome Dragon Ball Z)

Je ne joue plus à WoW depuis environ 2009 (j’ai publié mon premier roman en 2010, coïncidence ? je ne crois pas) mais je garde une tendresse spéciale qui ne peut être due qu’à un syndrome de Stockholm avancé en repensant au farm des feux élémentaires pour les potions de résistance nécessaires pour Molten Core, surtout quand je constate que mon cerveau a totalement effacé la géographie d’Azeroth que je connaissais pourtant autrefois mieux que le topologie de ma propre rue, de la même façon que j’ai oublié comment diagonaliser une matrice au lendemain des concours d’école d’ingénieur. Tendresse, donc, et (merci Topa pour l’info), Blizzard prépare la dixième extension de WoW, intitulée The War Within, première d’une trilogie formant une seule et même saga.

Si vous ne suivez pas le lore de WoW, c’est un joyeux foutoir à base de voyages interplanétaires et interplanaires où, dans les dernières additions, on combat même la mort (car même la mort peut mourir, disait l’autre), et d’ailleurs, les orcs ne sont pas des méchants, mais en réalité des extraterrestres (je suis sérieux). Dernièrement, il semble qu’on apprenne que les planètes sont en réalité des titans (ouais, bon, des dieux) en devenir et le dieu méchant (Sargeras) veut tuer la planète, une idée qui me rappelle un peu perso les réacteurs Mako de FF7 mais bon, c’est compliqué d’inventer un grand concept qui puisse se prêter à du loot épique. J’ai l’air chafouin comme ça mais pas du tout : j’ai une sincère affection pour le lore de WoW justement parce qu’il part dans tous les sens et il est réellement difficile de menacer la planète tous les ans pour intéresser les joueurs à la prochaine chasse à l’arme violette. Et puis, allez résumer trente ans de background en un seul paragraphe. Donnez-moi une cassure.

Bref. Sargeras, c’est le grand méchant de l’univers depuis littéralement le début, et on entre comme qui dirait dans l’échelle épique, à ce stade : quand on commence à péter des planètes entières, on s’approche dangereusement d’une inflation des enjeux que j’appelle personnellement le syndrome Dragon Ball Z. Lequel est caractérisé par une démesure tellement exponentielle de la puissance des personnages et/ou des enjeux qu’ils en deviennent paradoxalement abstraits, risquant un dangereux désengagement du lecteur ou spectateur. Pour le dire autrement : quand on commence à dézinguer des planètes, on n’a plus beaucoup de marge de progression à part dézinguer des systèmes solaires, puis des galaxies, puis on entre dans les délires des multivers et là, l’exemple des super-héros nous montre bien qu’on commence à coincer et que, pour le dire poliment, ça devient du gros nawak dont on se bat les gonades.

Pourquoi les films et comics de super-héros reviennent-ils toujours à l’origin story et nous la remixent-ils cent douze fois plutôt que de remixer l’arc où la version Vega-9000 d’Iron Man en ascension céleste a sauvé trois univers parallèles ? Parce qu’en imaginaire, nous avons besoin de deux dimensions potentiellement opposées : les enjeux, que nous tendons à vouloir cosmiques (on écrit de l’univers aussi pour pouvoir péter des planètes, hein) et l’attachement aux personnages, qui s’appuie à l’inverse sur l’intime. Et l’on n’est jamais aussi bon que quand on arrive à relier l’un à l’autre, ce qui passe souvent par l’implication de l’intime dans la destruction desdites planètes, mais ça n’est pas toujours facile à naviguer.

Les développeurs de WoW ont déclaré en toutes lettres que non, ça n’était pas la fin du jeu, qu’ils avaient encore dix extensions en stock, et je veux bien les croire en termes de gameplay, tout comme il leur est bien évidemment impossible de déclarer quoi que ce soit d’autre, que ce soit pour l’implication des joueurs dans le jeu que pour la valeur des actions d’Activision-Blizzard. Mais quand même, je suis forcé de m’interroger : après avoir vaincu littéralement la mort et peut-être flingué Sargeras, la cause première de Tout Ce Qui Déconne™ dans cet univers, où la narration pourra-t-elle bien aller ? Qu’est-ce qu’on peut bien faire après ? Personnellement, je trouverais intéressant de varier les plaisirs et de revenir à quelque chose de plus intime, mais je ne crois pas un seul instant que la fanbase s’intéresse à WoW : Mon Petit Commerce De Proximité™ après avoir probablement tué Sargeras à coup de tétralaser multimagique dans un Goldorak spatial alimenté par trois Naaru, le sacrifice de Sylvanas Coursevent et l’esprit d’Arthas Menethil revenu une énième fois pour un cameo.

Qu’est-ce qu’on retire de ça ? Un bouquin n’est pas un jeu vidéo et dans un jeu, le lore est secondaire au gameplay ; les délires multiplanaires n’ont pas dérangé D&D et Magic: the Gathering supporte visiblement les hybridations les plus invraisemblables.

Je n’ai pas joué à Magic depuis le lycée, mais j’ai un énorme man crush sur David Tennant, et je suis faible

Un roman ou un série, en revanche, n’ont que leur histoire, duh. Et du coup, on en retient une leçon pour nous : l’importance des enjeux n’est pas directement corrélée à leur envergure. Ce qui compte, c’est leur importance pour les personnages. Et c’est avant tout là que l’on peut mettre à profit narrativement l’une des plus vieilles stratégies de survie du monde animal : l’empathie pour nos semblables, qui véhicule alors le sentiment, laquelle entraîne l’implication.

2023-11-13T07:17:43+01:00lundi 13 novembre 2023|Best Of, Technique d'écriture|9 Commentaires

Les créateurs de Scrivener préparent une nouvelle app minimaliste

Scrivener c’est le bien, c’est le Graal, c’est ce qu’est le sabre laser au blaster (une arme noble pour une époque civilisée) ; ses créateurs ont aussi fait Scapple, qui est vachement cool aussi, alors imaginez-moi tel un lapin sautillant sur place en apprenant qu’ils mijotent un nouveau projet, et qu’en plus c’est une nouvelle app d’écriture.

La page du projet annonce la recherche de bêta testeurs, et vous pouvez imaginer que j’ai entré mon adresse plus vite qu’on ne peut taper TextExpander. En quelques mots, et en complétant de ce que j’ai suivi des défis technologiques rencontrés par les développeurs sur les forums, cette app n’est pas Scrivener 4, c’est une app légère, disponible sur ordi comme sur mobile, qui proposera des fonctionnalités plus basiques : le texte, une vue hiérarchique, et la possibilité de conserver ses notes à côté de son manuscrit, soit les fondamentaux de Scrivener. J’ajouterais : comme Ulysses, mais sans le Markdown (cette app utilisant plutôt l’approche de la feuille de styles).

Ce qui permettra à cette app de se synchroniser ENFIN via iCloud sur mobile. Scrivener en est incapable pour deux raisons : d’une, pendant très longtemps, iCloud ne gérait pas correctement le format de projet employé par Scrivener ; de deux, Scrivener peut gérer des GROS projets (toute la série « Les Dieux sauvages » représente un seul projet de plus d’un 1 Go) et pour cela, le code emploie des tas d’optimisations pour ne pas flinguer la machine sur laquelle il tourne, ce qui est là aussi incompatible avec iCloud, et nécessiterait une réécriture de tout le modèle de données. Le développeur n’exclut pas de le faire un jour, mais là, il est occupé.

Honnêtement, je redoute que cette app ne soit pas assez puissante à mon goût, mais comme j’ai tendance à garder de moins en moins mes notes dans mes projets d’écriture au profit d’un environnement plus adapté à celles-ci, comme Obsidian, je ne serais pas contre bénéficier d’une approche à la Scrivener plus légère sans les désavantages d’Ulysses. Et si la complexité de Scrivener vous a découragé.e et que le Markdown vous hérisse (ne vous cachez pas, je vous vois), c’est peut-être à surveiller.

Parce que, mes amis, je m’inquiète sincèrement pour vous. C’est pour votre bien. Il faut arrêter d’utiliser Word.

➡️ Page de description du projet

2023-11-02T07:38:43+01:00mercredi 8 novembre 2023|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Les créateurs de Scrivener préparent une nouvelle app minimaliste

Le premier chapitre de La Messagère du Ciel mis en musique

Jérôme Marie est déraisonnable mais aussi merveilleux, comme bien des artistes déraisonnables : après sa mise en musique du prologue de La Messagère du Ciel, le voilà qui revient avec une adaptation du premier chapitre en 15 minutes ! Je ne saurais vous dire combien je suis honoré d’un tel travail !

Mille mercis au maestro pour son œuvre, à écouter et réécouter ci-dessous. Vous vous souvenez de… ?

2023-12-20T08:34:51+01:00mardi 7 novembre 2023|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Le premier chapitre de La Messagère du Ciel mis en musique

Les éditions ActuSF sont reprises, fondation des Nouvelles éditions ActuSF

Bonne nouvelle communiquée sur les réseaux, les éditions ActuSF sont reprises par le groupe éditorial Salomon-Sansonnet et Pollen Diffusion – meilleurs vœux aux Nouvelles éditions ActuSF :

Le groupe éditorial Salomon-Sansonnet et Pollen Diffusion ont le plaisir de vous annoncer la reprise des éditions Actusf, spécialisées dans les littératures de l’imaginaire.

Deux mois après leur dépôt de bilan, le tribunal de commerce de Chambéry a choisi cette offre pour la continuité de leurs activités.

Nous allons tout de suite nous mettre au travail pour créer la société « Les nouvelles éditions Actusf » et pour que les livres soient de nouveaux disponibles en librairies le plus rapidement possible, en concertation avec les auteurs et les autrices. Nous sommes déjà en train de réfléchir à un programme éditorial pour de nouveaux titres au printemps 2024, en concertation avec Jérôme Vincent qui est associé à notre projet.

La distribution sera assurée par Pollen et la diffusion par CED.

Le groupe éditorial Salomon-Sansonnet vient de voir le jour, après la reprise par ses deux fondateurs, Laura Salomon et Nicolas Sansonnet des éditions La Part Commune.

Pollen Diffusion investit pour la première fois dans une maison d’édition, en cohérence avec les valeurs de soutien et de défense de l’édition indépendante. Pollen Diffusion assure la distribution d’éditeurs indépendants depuis 2004.

S’ouvre désormais une phase de reconstruction, d’échanges et de cogitations. Nous sommes toutes et tous très enthousiastes face à ce nouveau défi.

A très vite pour de nouvelles informations.

Laura Salomon, Benoît Vaillant, Nicolas Sansonnet, Caroline Hermoso, Jérôme Vincent

Communiqué de presse

Hélas, d’après les commentaires dudit article, il semble que seul Jérôme Vincent puisse faire partie de cette aventure. Or une maison d’édition, c’est aussi celles et ceux qui la font tourner et la construisent au quotidien : un très grand merci à toute l’équipe historique, et vœux et soutien, tout particulièrement, à eux et elles.

En ce qui me concerne, j’ai signé une continuation de contrat avec la nouvelle structure, ce qui signifie en particulier que Les Questions dangereuses sous le label Hélios et L’Importance de ton regard en numérique resteront disponibles.

2023-11-02T08:13:17+01:00lundi 6 novembre 2023|Le monde du livre|Commentaires fermés sur Les éditions ActuSF sont reprises, fondation des Nouvelles éditions ActuSF
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