Nouvelle saga à paraître : la lignée Fagne !
Il y a beaucoup de projets en cours, certains depuis des années, dont je n’ose parler publiquement avant qu’ils soient bien avancés : c’est le cas de celui-ci, mais, le contrat étant enfin signé, il est temps de lever le voile !
Je mûrissais depuis mon adolescence l’envie d’écrire une vaste saga familiale sur la charnière entre les XVIIIe et XIXe siècles dans la tradition des plus grands classiques de la littérature française. C’est chose faite avec La lignée Fagne, ambitieuse série prévue en 18 volumes. Le Destin des Grenouilles, premier tome, sortira en fin d’année 2012 :
Dans les alentours, tout le monde les connaît : les Fagne. Ils possèdent le manoir en haut du marais, sur la colline. Ils restent entre eux, les seigneurs. Comme tous les seigneurs.
Nous, on se demande ce que peuvent bien faire ces grandes gens. Il y a Aurélie, la fille aînée de Gédéon Fagne, qui passe la journée à la fenêtre la plus haute de la tour, à regarder le ciel gris comme il est par chez nous. Gédéon, lui, selle son cheval, tous les jours, dans la cour, mais il ne va nulle part, il scrute le pavé, paraît prêt à dire quelque chose, puis met pied à terre et rentre. Sa femme, Garonde, elle a pas une vie facile. Elle cuisine des tartes à la cerise toute la journée dans sa grande maison, sans se préoccuper que les cerisiers du parc, ils donnent plus de fruits depuis 1752, l’année du grand froid, quand le meunier est parti à la guerre et qu’il est rentré manchot.
Il se murmure dans le coin que Garonde a eu un premier enfant du meunier avant qu’il se pende. Cet enfant, on dit qu’il est mort. On dit qu’il a fait fortune aux Amériques.
Moi, je crois que c’est Théodore, le frère de Gédéon, qui l’a tué. On le voit parfois, battant la campagne avec ses deux chiens, mais il n’a pas de fusil pour chasser. Dans son regard, il y a des choses qu’on n’avoue pas. Il a toujours beaucoup protégé son petit frère, probablement parce que sa propre femme a été emportée par une fluxion de poitrine dix ans plus tôt. Il monte parfois à la tour regarder le ciel gris avec Aurélie. Aurélie, qui attend Gérard, son amour d’enfance, mais aujourd’hui marié à une autre, qu’il aime.
Aujourd’hui, on a entendu un cri dans la campagne. Aurélie est tombée de la tour. Le docteur est arrivé à temps pour s’en occuper. La pauvre ne pourra plus jamais marcher, mais elle pourra au moins continuer à regarder par la fenêtre et attendre Gérard.
Je suis très fier de pouvoir ainsi entrer dans la grande littérature, celle qui, l’histoire le prouve, a fait notre vraie culture. La lignée Fagne pourrait surprendre les habitués par la distance que cette saga prend avec les récits antérieurs, mais je suis sûr que les habitués n’auront aucun mal à pénétrer dans la psychologie d’Aurélie au cours de ses longues sessions de contemplation par la fenêtre tandis qu’elle regarde le soleil courir sur la campagne au fil de descriptions de plusieurs dizaines de pages, ou bien qu’ils assisteront à la répétition mécanique et quotidienne de la préparation des tartes aux cerises de Garonde, chapitre après chapitre, dans une catharsis toujours close de la même manière : il n’y a pas plus de cerises que la veille.
Nous sommes ravis que Lionel Davoust signe ici, enfin, une oeuvre mûre. Abandonnant, comme il se doit, la fantaisie et la fiction scientifique, deux courants abscons et sans intérêt, le second en particulier signalé par Angelo Rinaldi, de l’Académie Française, comme « signe d’une faillite » chez le romancier, Davoust plonge enfin dans les méandres de l’âme humaine pour nous livrer un récit intimiste d’une famille renfermée sur elle-même où le temps qui passe, s’égrène, est la seule marque sourde des mouvements ténus du monde. Pas de conflit, pas de heurts, chez les Fagne les jours sont une tapisserie qui s’étire, se dilue, pour générer un espace et une durée plastiques, rassurants, que l’on traverse avec la certitude absolue que le lendemain sera identique à la veille. – Jules-Marie Barguigneur, critique et éditeur à La Bonne Tenue
Je peux par ailleurs d’ores et déjà annoncer les titres des volumes suivants, à paraître au rythme d’un tous les six mois :
- Le Destin des Grenouilles
- Le Crissement du gravier
- Les Corbeaux hantent toujours les mêmes tombes
- La Serrure sans clé (ni porte)
- Les Neuf pinces d’ambre
- Le Bourgmestre du haut-château
J’attends avec impatience vos réactions sur cette nouvelle. J’ai hâte de pouvoir en dire davantage !
Dans les alentours, tout le monde les connaît : les Fagne. Ils possèdent le manoir en haut du marais, sur la colline. Ils restent entre eux, les seigneurs. Comme tous les seigneurs.
Certains des derniers articles, comme 
Alors que l’immense majorité de ceux qui en ont financièrement les moyens sont raccordés à Internet – c’est-à-dire fichtrement plein de monde -, que Facebook, Google et autres réseaux observent l’air de rien vos activités pour vendre vos données à des annonceurs, que la moindre photo se trouve diligemment archivée par 123people, que vos actes et vos erreurs se trouvent conservés sans limite de durée, se pose de plus en plus en fréquemment la question de l’anonymat sur le Net.
Je reste carrément pantois devant
J’ai toujours un peu de mal à définir l’objet « blog » (et peu importe que ça fasse peu ou prou quatre ans que l’objet existe dans mon cas). L’envie de fournir du contenu associée à ma prudence maladive quand il s’agit de parler de projets en cours n’aide pas à faire de cet endroit un véritable journal, mais je sens bien que, dans les moments actuels où beaucoup de choses s’alignent, comme des étoiles avant la remontée de R’lyeh, il pourrait être intéressant de lever le voile telle une danseuse orientale aux yeux de biche. Histoire que tu ne croies pas, ô auguste lectorat, que je suis en train de dilapider mes droits pharaoniques sur l’adaptation ciné de La Volonté du Dragon avec Peter Graves dans le rôle du généralissime Vasteth en buvant des margaritas à Ibiza (et c’est là que ma tendre moitié s’est chargée de me réveiller avec un seau d’eau sur la tronche parce qu’elle en avait marre de m’entendre parler asrien dans mon sommeil).
Tous les ans se tient un prix particulier, le prix Rosny Aîné : c’est un prix décerné par le public à ses oeuvres préférées en science-fiction (et imaginaire au sens plus vaste). Vu que le prix Merlin (son pendant en fantasy stricte)
Voilà, j’en parlais à pas de loup, c’est effectivement confirmé : je suis très heureux de vous annoncer la publication prochaine de la nouvelle « Au-delà des murs » dans Victimes et Bourreaux, l’anthologie annuelle du festival