À propos de LD

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Around ze world

C’est marrant, ce matin je regardais le diaporama-souvenir des 40 ans de la mission Apollo 11 (40 ans déjà, fichtre), rêvant sur des photos d’une puissance évocatrice rare, rappelant à l’homme son insignifiance dans l’univers, comme celle-ci :

Et combien l’espace, immense et froid, nous écrase de son indifférence, gouttes de conscience perdues dans le vide. Difficile de conserver son arrogance humaine, l’assurance d’avoir raison en toutes choses, quand on voit ce genre de photos, qu’on s’imagine, puce au loin. Mais ce n’est pas de la soumission à la nature ni du mysticisme new-age, juste le retour d’un peu d’humilité et la simple sensation de faire partie du monde, tout simplement.

Qu’a-t-on besoin d’une autre appartenance quand on a celle-là ?

Tout cela pour dire que c’est pour un petit billet d’infos placé sous un signe… planétaire.

sfsignalTout d’abord, l’équipe de SF Signal m’a fait l’honneur de me demander mon avis sur la question suivante : « Que se passe-t-il sur la scène SF&F internationale que les lecteurs anglophones risquent de manquer ? » Mon humble tentative de réponse se trouve ici (en anglais) ; les contributions (bien meilleures) des autres auteurs sont lisibles également sur cette page et celle-là.

anticipationPar ailleurs, je serai présent à Anticipation, le Congrès mondial de la science-fiction (« Worldcon »), qui se tiendra à Montréal du 6 au 10 août 2009. Je suis vraiment ravi de venir à cet événement ; en plus de représenter une grande chance pour les littératures de l’imaginaire de langue française, car la convention se tiendra bien évidemment en anglais et en français, permettant des rencontres uniques avec les États-Unis, j’ai un amour immodéré pour le Québec (qui est quand même le pays qui nous a donné l’improvisation théâtrale, la poutine et Marc Labrèche, chacun pris isolément valant déjà ma vénération éternelle). J’ai déjà réservé ma visite guidée nocturne dans le Montréal hanté.

Je m’efforcerai de vous faire partager l’événement en ligne via le site ConReporter, plus exactement sur cette page (qui agrège ce blog et Twitter).

Bon, seul ennui, cela veut probablement dire que je dois m’atteler à ce que je repousse depuis un moment : construire un versant anglais à ce site web. Pas évident sans mettre le dawa dans les adresses françaises, que je ne veux pas changer une énième fois. Donc, si vous voyez le site se comporter bizarrement, n’ayez crainte, n’essayez pas de régler votre téléviseur, c’est juste que je contrôle les horizontales et les verticales. Ou, du moins, que j’essaie.

2010-02-01T18:28:27+01:00jeudi 16 juillet 2009|Actu|Commentaires fermés sur Around ze world

Parlons sérieusement d’Internet (3) : pose cette loi, tu vas te faire mal

Je vis depuis ce matin un cauchemar croissant en mesurant avec une consternation mêlée de colère l’imbécilité crasse de nos parlements – ou leur danger, choisissez. La nouvelle loi Hadopi, qui vise à compléter le dispositif décapité par le Conseil Constitutionnel, a été votée ce matin par le Sénat dans l’indifférence totale et le calme le plus complet. Alors, que, quand même, rappelons que cette loi :

  • Oblige l’internaute à sécuriser sa ligne (donc à installer un logiciel espion sur son poste, comme présenté en part deux)
  • Ouvre la boîte de Pandore de la surveillance de la correspondance électronique privée (infos par exemple ici)

Je crois qu’il est maintenant indiscutable que le droit d’auteur est le simple épouvantail rhétorique (comme l’est la pédophilie pour la loi LOPPSI 2) visant à établir une surveillance et un filtrage odieusement disproportionnés par rapport à l’objectif visé. La technique de manipulation est simple : brandir un argument irréfutable (qui s’opposerait aux droits des artistes ? à la protection de l’enfance ?) pour installer des mesures abusives et souvent sans commune mesure avec le but proclamé.

Je t’avoue, ô auguste lectorat, ma fatigue et mon écoeurement en cette matinée estivale, mais, tel un gouvernement sourd et aveugle, je continuerai, implacable, ma route et ma démonstration par l’absurde ; pour ce qui est de l’activisme, d’autres font ça bien mieux que moi.

(suite…)

2010-02-01T18:28:35+01:00jeudi 9 juillet 2009|Humeurs aqueuses|4 Commentaires

Interfictions 2 : appel aux arts-mes

Couv. Alex Myers

Couv. Alex Myers

Petite interruption dans le cours du programme établi. Toujours dans le but de soutenir l’anthologie Interfictions 2 – les anthos jouissent peut-être d’une exposition encore plus faible aux États-Unis qu’en France et le marché se montre encore plus concurrentiel – l’Interstitial Arts Foundation multiplie les initiatives. Celle-ci peut intéresser les lecteurs… comme les artistes qui se montreraient inspirés par les textes du livre ou par, de façon générique, le projet en lui-même.

Comme pour la sortie du premier volume, l’IAF organise une vente aux enchères d’objets, bijoux et autres œuvres fondées sur les nouvelles d’Interfictions 1 et 2. Elle se déroulera en novembre (voir le site) pour coïncider avec la sortie du livre. La nouveauté cette année consiste à en élargir le champ également à la musique, invitant compositeurs, DJs et autres à créer des mixes ou morceaux inspirés par les nouvelles de l’anthologie. L’IAF serait ravie de recevoir vos créations (liens : pour les musiciens / autres arts). Des extraits de textes sont disponibles sur le site pour alimenter l’inspiration.

Évidemment, j’avoue que je serais très honoré et ravi si quelqu’un se sentait assez inspiré pour travailler sur « L’Île close ». Voici la version originale de l’extrait choisi par l’IAF pour illustrer la nouvelle :

Je me demande encore pourquoi je t’écris. Après tout, demain tu disparus, hier tu disparaîtras. Rien ne change et tout fluctue sur cette île qui s’étrécit, se dilate… Sais-tu combien c’est difficile de vivre une infinité de vies à la fois ? Une infinité, dis-je, en réalité il s’agit seulement d’un grand nombre, où au fond je reste la même. J’ai consigné sans cesse ces mots sur le papier et je ne l’ai encore jamais fait. Je suis jeune et vieille, l’épouse qui aime et trahit, la figure hiératique.
Mais surtout, je suis fatiguée.

Couv. John Howe

Couv. John Howe

Pour mémoire, le texte est disponible sous forme de podcast sur utopod.com (partie 1, partie 2), et bien sûr dans l’anthologie De Brocéliande en Avalon dirigée par Lucie Chenu, éd. Terre de Brume. Je peux aussi transmettre le manuscrit de la nouvelle aux artistes qui souhaiteraient travailler dessus (me contacter en privé pour engager la discussion).

La rémunération est évidemment inexistante en-dehors de mon enthousiaste reconnaissance, mais il me semble que c’est une belle occasion de se faire connaître dans le cadre d’un projet réalisé aux États-Unis et cela peut servir de tremplin et de vitrine.

Je suis à votre disposition pour toute discussion bien évidemment.

(Par ailleurs, l’appel à dons est toujours ouvert. Il n’est pas encore trop tard pour que votre nom puisse apparaître dans le livre, et l’IAF propose toutes formes de reconnaissance – et j’y rajoute en bonus, non pas une, ni deux, mais trois fois mon éternelle gratitude !)

2010-02-01T16:39:57+01:00lundi 6 juillet 2009|Actu|2 Commentaires

Parlons sérieusement d’Internet (2) : l’absurdité HADOPI

Le problème avec cette série d’articles, c’est que l’actualité va bien trop vite pour mes maigres doigts. Peu importe ; il existe des sites d’informations bien spécialisés dont c’est le travail… si l’on lit entre les lignes et qu’on résiste à la démagogie un peu anarchiste qui les teinte parfois. Notre but ici, ensemble, consiste à nous efforcer de voir à tête reposée tous les points de vue pour en tirer des leçons et, peut-être, des solutions. Cela impliquera un temps, pour les besoins du raisonnement, d’adhérer à des opinions discutables, afin de traquer les incohérences où qu’elles se trouvent.

Je t’ai laissé, ô lectorat haletant, suspendu à la promesse d’une approche différente, tel un homme politique en campagne électorale ou le spectateur découvrant que le wagon où s’est faufilé Fox Mulder vient d’être bombardé à la fin de la saison 2 d’X-Files.

(suite…)

2010-02-01T18:28:42+01:00mercredi 1 juillet 2009|Humeurs aqueuses|2 Commentaires

Parlons sérieusement d’Internet (1) : caveats et prolégomènes

Pour conserver du respect pour les saucisses et les lois, il ne faut point les regarder faire. – Bismarck

Le conseil constitutionnel a décapité le concept de riposte graduée de la loi HADOPI, le gouvernement prépare une nouvelle étape dans la régulation d’Internet (loi LOPPSI 2), les ventes de disques sont en chute libre, le livre s’intéresse à l’édition électronique, the times, they are a-changin’…

Les débats sur le téléchargement, la consommation de la culture, l’information et l’expression en ligne durent depuis une bonne dizaine d’années, de la bulle Internet (qui fit un retentissant ploc) aux autoroutes de l’information en passant par le jeu en ligne, les réseaux sociaux, la mutation de la presse. Seulement, récemment, le législateur français a  décidé de s’y intéresser de près, d’abord avec la loi DADVSI et surtout avec la tristement célèbre loi Création et Internet, dite HADOPI, qui fait encore des vagues.

Sauf qu’il fait un peu nawak.

Et que, pendant que nos députés s’amusent à comprendre la différence entre un pare-feu et un logiciel de bureautique (« Mais sur les logiciels libres vous pouvez également avoir des pare-feux […] Par exemple, nous au ministère, nous avons un logiciel libre, qui s’appelle Open Office » – célèbre bourde de Christine Albanel) , qu’ils s’efforcent de réglementer un système dont leur ignorance crasse ne vaut que celle de leurs prétendus experts, la culture, ses acteurs et ses artistes se débattent en nombre pour garder la tête hors de l’eau et s’efforcer de survivre (« Nous allons continuer à nous battre contre le droit des auteurs » – Malencontreux lapsus de la même).

Et ça, ça me rend méchant.

Bref, on n’est pas là pour déconner.

Euh… bref.

(suite…)

2010-02-01T18:28:48+01:00lundi 22 juin 2009|Humeurs aqueuses|3 Commentaires

So say we all

Quand j’ai appris que Ronald D. Moore (scénariste principal de Battlestar Galactica 2003), Edward James Olmos (William Adama), Mary McDonnell (Laura Roslin) et David Eick (producteur de la série) avaient été invités à l’ONU en mars dernier pour discuter des droits de l’homme, du terrorisme, du dialogue entre civilisations, j’avoue que j’ai haussé un sourcil dubitatif. Olmos n’est pas l’amiral Adama, McDonnell n’est pas Roslin, et si ce sont certainement des personnes de qualité, j’ai considéré l’événement avec méfiance, pensant à l’opération commerciale. Et puis je suis tombé là-dessus :

(suite…)

2010-02-01T18:29:01+01:00lundi 15 juin 2009|Fiction|Commentaires fermés sur So say we all

L2P (learn to do politix)

« Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche qui ont rendu possible cette situation, j’assume pleinement la responsabilité de cet échec […]. J’invite les socialistes et la gauche à se mobiliser et à se rassembler dès maintenant pour les élections législatives afin de préparer la reconstruction de l’avenir. »

– Lionel Jospin, 21 avril 2002

« Je suis convaincue aujourd’hui que notre échec est d’abord celui de notre incapacité à nous rénover profondément. […] Nous payons aujourd’hui les divisions d’hier, un parti refermé sur lui-même et je crois aussi une insuffisante ouverture, et sur la société, et sur les autres forces de gauche. […] Je prends la responsabilité collective qui est la nôtre, qui est celle de notre parti et de ses dirigeants. »

– Martine Aubry, 8 juin 2009

Dites, les enfants, serait vraiment grand temps de se foutre un pied au de se réveiller un peu, là. Sept ans sur la même excuse, c’est long, il ne nous en reste plus que trois avant l’Apocalypse Maya de 2012. Enfin, du coup, ce jour-là, on saura vers qui se tourner en premier.

2010-02-01T18:29:06+01:00lundi 8 juin 2009|Humeurs aqueuses|3 Commentaires

La recherche de bourse pour les Nuls

Quand ils rédigent la section « buts et objectifs » d’une demande de bourse à une fondation, les candidats ressemblent à des écrivains de science-fiction. Ils imaginent l’avenir. Bien sûr, une différence fondamentale les sépare : là où les auteurs de SF présentent généralement des fantaisies, les chercheurs discutent de ce qui est réaliste et faisable.

– Cheryl A. Clarke, Storytelling for Grantseekers

Hahaha. Voilà qui témoigne d’une mignonne méconnaissance d’une part non négligeable de la science moderne. Ou de la SF. Voire des deux.

(Info récupérée via Ansible.)

2010-02-01T18:29:12+01:00jeudi 4 juin 2009|Humeurs aqueuses|2 Commentaires

Il n’est toujours pas un homme libre et il n’est pas content

Un remake du Prisonnier… Bon, évidemment, on ne voit rien, sinon que Ian McKellen joue là-dedans (dans le rôle du Numéro 2 ?), qu’on peut espérer qu’il sache choisir ses scripts, donc que ce remake ne soit pas trop loupé. J’avoue, je rêve à un discours acerbe et réaliste sur les dérives du monde moderne, mais tout en subtilité et en maîtrise, sans tomber dans la moralisation lourdingue ni l’anarcho-syndicalisme de bas étage, avec des personnages bien campés, des scénarios sortant de l’habituel « comment Numéro 6 va-t-il se faire bananer cette semaine ? », de multiples coups de théâtre et un final à la fois surprenant et compréhensible…

En gros, qu’ils fassent au Prisonnier ce que d’autres ont réussi avec Battlestar Galactica.

Rendez-vous en novembre pour être déçu (je préfère prendre les devants…).

(Merci à GiBa pour l’info.)

2010-02-01T18:29:18+01:00mardi 2 juin 2009|Fiction|3 Commentaires

Interfictions 2, on vous couvre²

Je n’en avais pas parlé plus tôt (honte à moi), mais l’oeuvre choisie pour la couverture d’Interfictions 2 (où paraîtra la traduction de « L’île close » réalisée de main de maître par Edward Gauvin), anthologie dirigée par Delia Sherman et Christopher Barzak, avait été choisie il y a quelque temps ; il s’agit de E d’Alex Myers. Il est temps de réparer cette omission alors que l’Interstitial Arts Foundation vient de dévoiler la couverture finale du livre :

Interfictions 2

Sur un marché où publier des anthologies est toujours difficile, où l’étiquette de « genre » est obligatoire, un livre comme celui-ci est un pari risqué, ne serait-ce que par son but avoué d’abattre les barrières entre courants littéraires. En conséquence, l’IAF vient de publier un appel à dons pour soutenir le livre.

Par ailleurs, en rapport avec « L’île close » et l’anglais, j’avais eu le plaisir d’être interviewé par Cheryl Morgan à l’issue de la remise du prix Imaginales. La vision d’une étrangère sur un festival français est toujours très intéressante ; je vous recommande le journal de sa visite, notamment son journal vidéo. En ce qui me concerne, c’est ici que ça se passe (en anglais).

2010-02-01T16:55:22+01:00lundi 1 juin 2009|Actu|Commentaires fermés sur Interfictions 2, on vous couvre²
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