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La photo de la semaine : orque des Hébrides

Retour de la photo de la semaine, avec le plus beau, le plus mystérieux, le plus redoutable et le plus intelligent des animaux de la planète :

Crusing black in white

Rencontré l’année dernière, lors de l’expédition scientifique où j’ai participé. Il faudra peut-être un jour que je raconte en détail ces deux heures, parmi les plus extraordinaires de toute mon existence. Une seule communauté de neuf individus croise à travers toutes les Hébrides ; le navire les rencontre à peu près une fois par an… Et j’ai eu la chance invraisemblable d’y être justement cette fois-là.

2014-05-28T18:17:40+02:00mardi 7 mai 2013|Carnets de voyage, Photo|7 Commentaires

Elfes et Assassins, la page livre, commandes ouvertes

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

En ce moment, je me trouve quelque part sur le GR34, entre deux crêperies (dans le sens longitudinal) et entre la mer et la terre (perpendiculairement), et comme toujours dans ce genre de cas, j’alimente le blog à l’avance avec des choses d’ordre plus général. Voilà une petite chose dont je devais faire depuis un moment : toutes les informations sur l’anthologie annuelle des Imaginales, co-dirigée avec Sylvie Miller comme Reines et Dragons l’année dernière, bénéficie à son tour d’une page dédiée : Elfes et Assassins.

Rien qui ne soit déjà passé sur le blog au fil des semaines, mais toutes les infos commodément réunies au même endroit, comme la couverture, le sommaire, la quatrième, etc.

Je peux quand même mentionner que l’anthologie sort très bientôt (pour les Imaginales) et qu’il est d’ores et déjà possible de la commander, avant tout chez votre libraire préféré (donnez-lui ces identifiants s’il a du mal : ISBN-10: 2354081561 / ISBN-13: 978-2354081560), sinon, en ligne.

2013-05-03T11:39:34+02:00lundi 6 mai 2013|Journal|Commentaires fermés sur Elfes et Assassins, la page livre, commandes ouvertes

Concours pour gagner Elfes et Assassins dédicacé

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Je relaie une initiative très sympa du blog Un Papillon dans la Lune (qui défend la nouvelle et la novella à travers ce défi) en partenariat avec Mnémos : un concours pour remporter un exemplaire de l’anthologie des Imaginales, Elfes et Assassins, dédicacé. C’est ici. Bonne chance à toutes et à tous !

(Sinon, je serai dans la nature en début de semaine prochaine : le blog va passer en mode articles légers / vidéos / images pour quelques jours. Cela signifie aussi que les articles ne seront pas relayés sur G+. A dans une petite semaine !)

2013-05-02T12:03:47+02:00vendredi 3 mai 2013|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Concours pour gagner Elfes et Assassins dédicacé

L’écume d’un four

L_Écume_des_jours_-_affiche_du_filmC’est la saison des livres inadaptables : après un très remarqué et apprécié Cloud Atlas, retour chez nous avec le monument de sensibilité et de surréalisme, L’Écume des Jours, du maître Boris Vian.

Je n’écrirais probablement pas ça ailleurs que sur un blog (parce qu’on s’en fout un peu, dans l’absolu), mais si j’ai un maître en littérature, c’est Vian. L’Écume des Jours est LE livre qui m’a réconcilié avec la littérature quand, adolescent, je m’enfonçais toujours plus profondément dans le marasme de classiques qui ne me parlaient en rien, enseignés et décortiqués de façon clinique et assommante. L’Écume des Jours m’a remis sur ma route et ramené à mes envies d’écriture de longue date : Vian envoyait valser les conventions et dégageait une émotion brute avec une créativité d’univers et de langage sans bornes. J’ai lu ce livre et je me suis dit : « Bordel, la littérature, ça peut aussi être ça, et moi, c’est cette optique-là qui me parle. » J’ai donc ma vision du livre et de l’homme, bien plus frondeuse (et confirmée par l’excellente biographie pour la jeunesse écrite par Muriel Carminati, Des Fourmis dans le coeur) que l’intello poète piédestalisé qu’on essaie d’en faire au XXIe siècle. Je me considère aussi, pour ces raisons, comme un enfant du surréalisme, et j’ai quelques idées sur la question, puisque j’en emploie, humblement, régulièrement, les ressorts dans mon propre travail.

Je crois aussi, humblement mais fermement, que j’ai raison, et j’assume.

Bref, cette critique est vraie, parce que je l’ai inventée d’un bout à l’autre.

Pour ceux qui sont sur la bonne voie pour rater leur vie en n’ayant pas lu L’Écume des Jours (rattrapez-vous), nous sommes dans un Paris surréaliste et poétique, où les robes de soirée ont des grilles en fer forgé dans le dos, où l’on fait pousser des armes dans la terre en les chauffant avec des corps humains, où l’on peut se mitonner un cocktail avec un morceau de jazz. Colin est un type sympa qui rêve de tomber amoureux ; son meilleur ami Chick est passionné du philosophe Jean-Sol Partre, et achète compulsivement toutes ses oeuvres. Colin rencontre bientôt Chloé, avec qui une histoire merveilleuse se construit – jusqu’au jour, au lendemain du mariage, où elle développe une maladie rare mais terrible, un nénuphar qui lui pousse dans le poumon.

L’Écume des Jours, c’est l’histoire d’une descente aux enfers, un passage de l’insouciance à la tragédie, sur fond de nostalgie, de musique, d’amitié, et, surtout, il faut le répéter, de surréalisme, puisqu’un humour, allant de tendre à féroce, émaille chaque page de traits d’esprit, de créations baroques, de constructions syntaxiques et imaginaires dont je place sans hésiter l’héritage actuel dans les atmosphères les plus poétiques de la fantasy urbaine et de la littérature interstitielle. Cette histoire est la collision de la candeur et de la catastrophe, un trajet poignant et bouleversant comparable à celui de Charlie dans Des Fleurs pour Algernon, à ceci près qu’ici, le monde, par sa plasticité, sa recréation personnelle, suit la descente globale du noyau d’amis. S’il y avait bien, pour moi, un réalisateur capable de rendre à l’image l’incroyable complexité et la puissance évocatrice de l’imagerie du roman, c’était Michel Gondry, dont l’époustouflant Eternal Sunshine of the Spotless Mind montrait la maîtrise d’un univers en déliquescence, dépeint tout en suggestions, en zones d’ombre, avec une grande économie de moyens.

Sauf que ça ne marche pas (en même temps, le titre de cet article vend un peu la mèche). Gondry prend-il des risques ? Assurément. Applique-t-il sa patte, nous donne-t-il à voir des créations intrigantes, est-il audacieux visuellement ? Oui. Pourtant, la sauce ne prend pas.

Hélas (et je n’aurais jamais cru, à voir Eternal Sunshine, qu’il tombe dans ce travers-là), Gondry bute sur l’écueil numéro 1, le piège classique, de toute oeuvre surréaliste1. Il est simple : le surréalisme est un procédé, et non une fin. Vian est un des rares romanciers à avoir tâté du surréalisme et à avoir traversé les décennies sans prendre une ride ; l’immense majorité du mouvement est tombée aux oubliettes. Parce que Vian avait un propos, une émotion – une histoire avant de jouer du surréalisme. Et que le surréalisme lui sert d’écrin et de décor, d’étai qui propulse, sur le plan symbolique, le propos, les personnages. Il est trop facile – et trop fréquent – d’écrire de la bouillie pour chats au titre que « c’est surréaliste ».

Non, c’est de la bouille pour chats.

Lécume-des-jours-3

Alors, le film de Gondry n’est pas de la bouillie pour chats. Il parvient à susciter une émotion sincère en de rares moments, notamment pendant la descente aux enfers. Jean-Sol Partre est la réussite sans partage du film, entre délires de l’ego et passion insensée de ses adorateurs, il est génialement rendu. Il y a de belles trouvailles, comme un pseudo-Google géré par des opérateurs humains, mais Gondry multiplie les artifices graphiques, les créations, en oubliant de leur attribuer un sens plus profond qu’un simple effet à l’écran, ce qui rend l’image confuse, difficile à suivre, alors que le roman brille justement par sa concision. Mais surtout, quantité de trucages sont particulièrement visibles. Animations en stop-motion tout juste dignes d’un cinéaste indépendant ; projections en arrière-plan qui ne se cachent pas ; faux raccords ; erreurs de perspective. Des séquences sont accélérées façon dessin animé ; la souris n’est pas une souris, mais un type en costume de souris. On ne peut pas répondre « oui, mais c’est du surréalisme, de toute façon ». Non. Le surréalisme, comme la poésie, comme la fantasy, n’est pas un prétexte pour faire n’importe quoi. L’univers concerné conserve des règles internes – dont on ne détient pas forcément la clé – mais elles sont présentes.

Or, la règle cardinale de toute oeuvre de fiction est de maintenir le lecteur / spectateur dans le récit ; le film de Gondry fait tout ce qu’il peut pour rappeler qu’il est un film, un conte, une fable, bref, un objet fictionnel à contempler, et non où il convient de s’impliquer. Ce qui, qu’on me pardonne, est non seulement une erreur de narration, mais va directement à l’encontre, me semble-t-il, des intentions de Vian, qui racontait une histoire, il ne faisait pas un fucking exposé sur le surréalisme ni ne montrait pas combien il était trop inventif hou là là et vous avez vu cette vanne, wink wink nudge nudge ? Les rappels au livre en tant qu’entité extérieure au film sont constants, dès la première scène, où des armées de secrétaires le tapent à la chaîne – image graphiquement forte, mais d’une parfaite inutilité, qui sort encore davantage le spectateur d’une histoire qui, par sa simplicité et sa force, n’est nullement mise en avant, mais justement présentée comme fictive et donc pas sérieuse. Ce n’est pas une mise en abyme, c’est juste un rappel grossier que, puisque cette histoire est inventée, elle est tout sauf vraie. (Pour mémoire, Vian écrit, en exergue de L’Écume : « Cette histoire est vraie, puisque je l’ai inventée d’un bout à l’autre. ») Gondry se regarde filmer, et laisse à peine la place à ses acteurs, qui, d’ailleurs, peinent à porter les dialogues vianesques. Romain Duris joue globalement très mal (alors qu’il est très bon chez Klapisch – qu’est-il arrivé ?), Omar Sy est mauvais dans les premières minutes mais s’améliore notablement dès que l’ambiance vire au tragique. Ils sont heureusement sauvés par les autres, Elmaleh campe un excellent Chick, Audrey Tautou est mignonne en Chloé, et Aïssa Maïga (Alise) et Charlotte Le Bon (Isis) sonnent juste.

Au-delà de ces manquements structurels, il faut critiquer la violence parfaitement bénigne du film, alors que le livre est souvent  brutal, mais à dessein. Gondry rate le contraste entre la candeur désarmante de Colin et la terrible dureté, absurde, du monde qui l’entoure et finit par le rattraper, tout comme il ne descend pas assez profondément, à mon avis, dans l’horreur sur la fin du film (et je ne lui pardonne pas d’avoir sucré le tout dernier chapitre, entre la souris et le chat). Cette histoire descend aussi bas qu’elle monte haut, mais, dans les moments les plus tragiques, il continue à nous servir du jazz guilleret, comme si, au fond, tout cela n’était pas si grave. Mais si, mec, putain, c’est grave ! Rien n’est plus grave ! Tu ne vois pas que ce monde s’écroule ? Que tes personnages sont brisés ? Ce n’est pas un enterrement façon Nouvelle-Orléans. C’est la fin de tout, bon sang ! Tue-nous avec, merde !

On ne peut que regretter que la retenue poétique, l’économie de moyens, dont Gondry sait faire preuve par ailleurs n’ait pas été importée sur ce plateau, ainsi que quelques leçons d’écriture du cinéma fantastique, lequel, par sa maîtrise du hors-champ, aurait peut-être su imposer l’oppression progressive de l’univers, sa déliquescence, son désespoir, sans montrer son jeu, sans montrer ses trucages, ses coulisses, ses échafaudages. Je rêve de ce qu’aurait donné cette oeuvre entre les mains d’Amenabar (Les Autres) ou de del Toro (Le Labyrinthe de Pan) – mais je rêvais de ce qu’elle donnerait entre les mains de Gondry.

Boris Vian. (c) AFP

Boris Vian. (c) AFP

Après toute cette diatribe, tant de mal étalé en électrons, la question reste : cette adaptation est-elle un mauvais film ? Non. C’est juste une énorme déception par rapport au potentiel de l’oeuvre comme du cinéaste. C’est un divertissement amusant, surprenant, foisonnant visuellement, évocateur par moments. Mais ce n’est pas le grand film que cela devait être, et ce n’est même pas forcément un bon film. C’est un vidéo-clip, un film intéressant comme objet de réflexion. C’est précisément, aussi, ce qu’il ne devait pas être.

L’Écume des Jours est donc un film qui ne croit pas un seul instant à lui-même. Par ce péché cardinal, il échoue à emporter l’adhésion, sauf de bobos parisiano-centrés qui y verront un objet arty sur lequel s’extasier, alors qu’ils n’ont strictement rien pigé, et ce qui me navre, c’est que ce sont les mêmes que Vian envoyait paître de son vivant. On essaie d’en faire un intellectuel raffiné, un modèle d’avant-garde, un héros créatif pour une certaine bourgeoisie littéraire arthritique pour qui trouver un lieu dans une ville inconnue à l’aide d’un plan constitue le summum de l’aventure et de l’exotisme. Mais Vian promouvait le jazz. Vian traduisait du polar et de la science-fiction. Vian aimait les jolies filles. Vian avait le travail en horreur. Vian brûlait la chandelle par les deux bouts, jouait de la trompette quand sa santé le lui déconseillait fortement.

À vous qui tentez de le canoniser, Vian vous emmerde, et il ira cracher sur vos tombes.

 

  1. Je suis docte. Mais j’ai prévenu que j’avais raison.
2018-07-17T14:19:48+02:00jeudi 2 mai 2013|Fiction|9 Commentaires

Tu vois, petit, ceci est un livre

Vu sur un site agrégateur de nouvelles, au contenu généré en grande partie automatiquement :

wtf_livre

OK. Le contenu est généré automatiquement. L’extrait de Wikipédia a été récupéré par le site. Il n’empêche. Voir ce genre de définition sur la page d’un bouquin suscite, l’espace d’une fraction de seconde, un étrange vertige cognitif et donne l’impression d’avoir fait un hypothétique bond en 2060, où, eh bien… :

2013-04-26T17:23:29+02:00mercredi 1 mai 2013|Expériences en temps réel|Commentaires fermés sur Tu vois, petit, ceci est un livre

Tête 3.0

Caveat, ceci est un article de pur blogging, à savoir : profondément dénué d’intérêt et ne concernant que moi. 

OK, cela fait quelques semaines, je me suis habitué et je suis même très content d’avoir franchi le pas, il convient donc de me dévoiler au vaste monde (et éviter qu’on ne me reproche de n’avoir pas fait d’aveux publics plus tôt, la prochaine fois que j’oserai apparaître devant des gens), je te présente, auguste lectorat, dorénavant, ma trombine. Toujours plus proche de l’orque et du capitaine Picard, toujours moins de phanères et de résistance hydrodynamique : je passe en  version 3.0 (et avec dix ans de moins).

LD_tete_3.0

2013-04-29T15:57:59+02:00mardi 30 avril 2013|Journal|30 Commentaires

Shaun of the Dead

Je vous présente Shaun. Shaun est un mouton. Shaun est tout doux. Shaun est mignon. Shaun commence à être connu. Shaun a pour maîtresse Mélanie Fazi.

Shaun voyage. Voyez  plutôt : ici, Shaun se bourre la gueule, là, Shaun se la pète à Bristol. Bel esprit. Bientôt, Shaun fera du surf, draguera de la pouf à Ibiza, se tapera un méchoui sur la plage avec Kelly Rowland et David Guetta. Ah ouais ? Et puis quoi encore ?

Je l’ai surpris en flagrant délit. Car Shaun, en vérité, est un meurtrier.

Shaun of the dead

Shaun… of the Dead. 

2013-04-25T22:33:25+02:00lundi 29 avril 2013|Expériences en temps réel|2 Commentaires

Small Blue Planet – Locus podcast talking about French SF&F

locusonlineThis entry is in English because the podcast it is about is en English, so…

Small Blue Planet is a podcast hosted on Locus by Cheryl Morgan and Karen Burnham, which aims at visiting the science-fiction and fantasy milieus from other, non-English speaking countries. I have had the utmost pleasure (and heavy responsibility !) of representing France with Mélanie Fazi on the show’s latest issue. We talk about festivals, magazines, websites, publishing, writers and the editorial landscape.

You can listen to it online, or download it in MP3 format from the issue’s page.

2013-04-25T10:18:36+02:00vendredi 26 avril 2013|Entretiens|Commentaires fermés sur Small Blue Planet – Locus podcast talking about French SF&F

Plus que trois jours pour recevoir Léviathan : Le Pouvoir dédicacé

Couv. service artistique Seuil d'après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Couv. service artistique Seuil d’après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Ho ho ho, c’est pas Noël mais le temps file : il ne reste plus que trois jours pour précommander Léviathan : Le Pouvoir et le recevoir dédicacé ! Pour ne pas rater la conclusion de la série… ou pour l’attaquer et vous réserver la fin au chaud, ou pour l’offrir à vos amis, votre compagne ou compagnon, à des amis qui se marient (on va en avoir plein de nouveaux et c’est cool), n’oubliez pas de passer votre commande auprès de la librairie Critic, connue d’ici à Hokkaido, sur cette pageBanzai ! (Ce qui veut dire, incidemment, hourra, et pas, heu… banzaï.)

2013-04-24T17:26:22+02:00jeudi 25 avril 2013|Dernières nouvelles|7 Commentaires

Quelques vues de Montmorillon

Oh fichtre. J’ai parfois l’impression de disparaître un an de la surface de la Terre, accaparé par divers engagements, avant de refaire surface. Au chapitre des trucs que j’avais gardés sans jamais les rendre publics, quelques photos du salon du livre de Montmorillon, l’année dernière. Normalement, le joli centre ville ancien n’a pas été brusquement transmuté en complexe de bureaux en plexibéton, donc on peut juger qu’on s’en fout de l’année de retard, ça reste joli à regarder. (En plus, il faisait beau. Ça rappelle un temps où, autrefois, il faisait beau.)

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2013-04-23T09:33:54+02:00mercredi 24 avril 2013|Carnets de voyage|3 Commentaires
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