Blog

Il faut cesser d’amalgamer droit d’auteur et copyright

Tandis que les anciens modèles économiques de distribution et de production de la culture se fissurent avec la dématérialisation et le téléchargement, un certain nombre de nouvelles théories émergent, des réflexions se forment, sur l’évolution de l’art et la rémunération de ses acteurs, du créateur au distributeur.

Parmi ces discussions, et puisque la plupart des initiatives viennent des États-Unis, on voit régulièrement la traduction, maladroite et erronée, de « copyright » par « droit d’auteur » en français.

Cet article vise à démontrer, de façon claire et définitive, pourquoi cet amalgame, en plus d’être une ânerie, représente un danger pour la création, et pourquoi, au lieu de considérer la question comme accessoire, les tenant du libre devraient au contraire s’en soucier au plus haut point.

Par ailleurs, cet article a été relu et validé par un spécialiste du droit d’auteur, qui étudie sur le plan juridique son application et les différences de régime entre US et France. Caveat : merci de ne pas venir protester en commentaires pour dire que les choses ne fonctionnent pas comme ça : mon métier me fait pratiquer cela au quotidien, ces questions font la profession de mon relecteur, ce qui, pardonnez-moi d’être abrupt, ne fait pas le poids face aux oui-dire, aux rumeurs et aux conceptions erronées.

Maintenant, avanti.

Quels sont les droits sur une oeuvre de l’esprit ?

Les droits relatifs à une oeuvre de l’esprit s’articulent selon deux axes.

Le respect de l’oeuvre : le droit moral

Le droit moral concerne la reconnaissance de la souveraineté du créateur sur sa création. Puisqu’il en est le créateur, sans qui rien n’existerait, il a tout pouvoir sur son oeuvre. Il peut notamment exiger que soit respectée l’intégrité de son oeuvre, et qu’elle ne soit pas exploitée d’une façon qui lui déplaise. Par exemple, le droit moral signifie, mais ne se limite pas aux points suivants :

  • L’oeuvre ne doit pas être altérée. (Le galleriste ne peut pas rajouter un Mickey sur mon tableau ; l’éditeur ne peut pas me sucrer un chapitre sans mon consentement.)
  • Elle doit être exploitée conformément à mes voeux. (Je peux refuser que Marine Le Pen utilise ma chanson pour introduire un de ses meetings si je déteste ses idées ; si un éditeur charcute une de mes traductions, je peux refuser que mon nom apparaisse pour ne pas être associé à ça.)
  • J’en suis le créateur et c’est inaliénable1. C’est le droit de paternité.

L’exploitation de l’oeuvre : les droits patrimoniaux

Avec les droits patrimoniaux, nous quittons le monde pur de l’idée. Quand une création est disséminée, elle est exploitée, et cela relève classiquement de la logique économique : le public va jouir de l’oeuvre, en retirer un plaisir (ou un avantage, si, par exemple, une entreprise veut illustrer sa publicité avec ma chanson), et va donner de l’argent en échange de ce travail. Sachant que dans la logique de marché2, la jouissance d’un produit se rapporte à l’achat de celui-ci, l’exploitation de la création se fonde, en première approche, sur la production d’exemplaires et leur commercialisation.

C’est ce que recouvrent les droits patrimoniaux : une oeuvre fait partie du patrimoine d’un créateur, droits qui sont exploités contre, espérons-le, rémunération. Notons que ces droits appartiennent à la base, eux aussi, au créateur ; mais que, la plupart du temps, il n’est pas armé pour les exploiter (on est rarement auteur, éditeur, distributeur et libraire à la fois), aussi va-t-il les céder, contre rémunération, à un acteur qui va, lui, les exploiter, et dont c’est le métier.

C’est pourquoi les contrats d’édition etc. s’appellent techniquement des « contrats de cession de droits d’exploitation ».

Maintenant, abordons les particularités des deux régimes : copyright et droit d’auteur.

Copyright Vs. Droit d’auteur

Même Wikipédia, en préambule de la page copyright, fait un distinguo clair :

Le copyright relève plus d’une logique économique et accorde un droit moral restreint, là où le droit d’auteur assure un droit moral fort en s’appuyant sur le lien entre l’auteur et son œuvre.

Entrons dans les détails.

Qu’est-ce que le copyright ?

Le copyright est une marchandise.

Le copyright, étymologiquement, concerne the right of the copy, ce qui n’est pas, contrairement à ce qu’on lit partout (autre ânerie), le droit de copie, mais le droit relatif à l’exemplaire, soit, en réalité, avant toute chose, le droit relatif à l’exploitation des oeuvres, soit les droits patrimoniaux. Le copyright, reconnu à l’échelle mondiale, mentionne un droit moral, mais celui-ci – et c’est toute l’importance du distinguo – est secondaire aux droits patrimoniaux. En d’autres termes, pour simplifier, pour qu’il existe une exploitation d’une oeuvre, il faut quelqu’un à qui l’attribuer, donc cela implique la nécessité d’un droit moral, mais celui-ci est réduit. Le droit moral, dans ce régime, peut être cédé de manière irréversible. Dans le régime du copyright, tout droit est achetable, et son acquéreur en fait ce qu’il veut. Je n’aime pas l’expression, mais le copyright est, pour simplifier, la loi de l’argent.

Par extension, le copyright peut s’appliquer à toute oeuvre de l’esprit originale – un logo, comme celui des Jeux Olympiques – et peut être déposé par un producteur, un éditeur, une entreprise, sur une oeuvre, collective ou non. C’est une première évidence qui fait de la traduction de « copyright » par « droit d’auteur » une absurdité : comment peut-il y avoir un droit d’auteur quand on a affaire à la création d’une entreprise américaine qui a acheté le droit de paternité d’une oeuvre, au point qu’il n’y a donc plus d’auteur ?

Pour résumer : Copyright = Droits patrimoniaux > Droit moral

Qu’est-ce que le droit d’auteur ?

Le droit d’auteur protège l’Homme.

Il protège avant toute chose, non pas l’oeuvre, mais les droits du créateur sur sa création. Ils sont inaliénables, et seuls les droits patrimoniaux sont cessibles.

Hérité du droit romain et repris en 1789 avec la Révolution, le droit d’auteur, en vigueur en France et dans certains pays européens, emploie la logique inverse du copyright. Il place le droit moral – donc le créateur, souverain sur son oeuvre, celui sans qui, rappelons-le, rien n’existerait – au centre du dispositif, et les droits patrimoniaux découlent de son désir d’exploitation. Seul un créateur dispose de droits d’auteur. Pas une compagnie, une entreprise, un acteur économique3, seulement un créateur (ou un groupe de créateurs), ce qui place l’art au centre du dispositif économique, et subordonne, autant qu’il est possible et contrairement au copyright, l’importance de la création aux impératifs de marché, et non l’inverse.

Selon le droit d’auteur, le droit moral est souverain, non pécuniaire, incessible et inaliénable.

Pour résumer : Droit d’auteur = Droit moral > Droits patrimoniaux

Pourquoi il faut faire la différence

Même si les deux régimes s’efforcent de répondre aux mêmes impératifs, ils le font de manière opposée, répondant à deux conceptions différentes de l’économie, l’une anglo-américaine et libérale, l’autre européenne et d’ascendance romaine. Dans le droit d’auteur, le droit moral prime, ce qui place la création avant la logique économique, alors que dans le copyright, les droits patrimoniaux priment, ce qui place l’économie avant la création.

Répétons-le :

Le copyright est une marchandise.

Le droit d’auteur protège le créateur.

Or, droit moral, par exemple, il ne pourrait exister les licences Creative Commons chères aux libristes. En effet, dans une licence CC-By, par exemple, un artiste abandonne ses droits patrimoniaux, MAIS – et c’est le pilier de la licence, une des façons par lesquelles bien des créateurs se sont faits connaître, comme Cory Doctorow – il exige que l’oeuvre lui soit attribuée. C’est encore plus prégnant dans le cas de la licence CC-By-SA, où l’auteur autorise à ce que son travail soit « remixé », adapté, édité, MAIS uniquement si la nouvelle oeuvre résultante est distribuée selon le même mode libre. C’est une expression très forte du droit moral.

Quelle équivalence ?

Il n’y en a pas, même si une certaine partie des régimes se calquent l’un sur l’autre. Mais, en défintive, c’est très simple.

Le « copyright » en anglais, c’est le « copyright » aussi en français, car, on l’a vu, cela fait appel à une conception et un régime anglo-américains des choses.

Le « droit d’auteur », c’est « author’s rights » en anglais. Car cela fait appel à quelque chose de différent de leur conception des choses.

Il est capital de faire la distinction car, quand nombre d’activistes veulent torpiller le copyright et qu’ils traduisent par droit d’auteur, ils s’attaquent justement au pilier qu’ils souhaitent valoriser et défendre le plus souvent : le droit moral. La loi est un domaine rigoureux, où le vocabulaire a un poids, un sens précis, et qui ne tolère par l’à-peu-près.

Si l’on veut parler de ces sujets, il convient de savoir exactement de quoi l’on parle et d’employer les mots justes, en sachant ce qui se place derrière, si l’on veut commencer à être écouté.

EDIT : Franck Macrez, juriste et spécialiste du droit d’auteur, apporte ces précisions à l’article : 

Dans le droit moral, il n’y a pas que le droit au respect, dommage de le réduire à cela (le droit de divulgation c’est fondamental). Dans les droits patrimoniaux, il y a reproduction et représentation (important car le copyright ne connaît que la copie, d’où les textes absurdes qui nous viennent de Bruxelles, p. ex. sur les copies provisoires).

  1. Pas aux USA – ou le droit de paternité est cessible.
  2. On peut vouloir changer de logique. On conviendra qu’avant de réformer le copyright, il va d’abord falloir une révolution bolchevique pour changer la société, et ce n’est pas le thème de cet article.
  3. Hormis dans le cas d’ayant-droits après décès du créateur, mais il s’agit d’un transfert de droits.
2014-08-30T18:32:02+02:00vendredi 19 octobre 2012|Best Of, Le monde du livre|27 Commentaires

The Sound of Cylons

Pure awesome genius.

(Je pense toujours aux articles promis ici et là, notamment sur droit d’auteur et copyright. Mais je suis à Paris pour 24h et entre deux portes pour discuter de Potentiels Grands Projets d’Avenir (TM). Ne zappez pas.)

2012-10-16T14:54:50+02:00jeudi 18 octobre 2012|Juste parce que c'est cool|8 Commentaires

Léviathan : La Chute sur Bouquiner.net

Couv. Alexandre Fort

En choisissant d’alterner les différents récits, de soigner les mises en place des différents protagonistes, l’auteur sait s’y prendre pour faire monter la tension. Les révélations relançant la narration, les intrigues dans l’intrigue et le rythme des chapitres s’accélérant nous poussent à finir les dernières pages en apnée.

Un avis à lire sur Bouquiner.net.

2012-10-16T11:12:39+02:00mercredi 17 octobre 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Léviathan : La Chute sur Bouquiner.net

La 25e Heure a sonné

De retour de la 25e Heure du Livre au Mans, qui s’est déroulé le week-end dernier : malgré une pluie diluvienne et un froid certain, le public était au rendez-vous et plus qu’enthousiaste de tenter l’aventure d’auteurs peu connus, ce qui fait chaud au coeur.

Un côté surréaliste plutôt rigolo avec : des jardinières et des arbres en plein sous la bulle du livre, un stand de véritables tatouages maoris (avec des aiguilles modernes hélas, pas une mâchoire de requin blanc qu’on a fait mordre au préalable dans une seiche avant de l’étrangler en combat singulier comme il se doit), une troupe d’impro beuglant des « yah! » à l’entrée.

Merci à la librairie Doucet qui m’a accueilli et à l’Atalante à qui j’ai piqué les petits gâteaux, à Thor pour nous avoir fait grâce de l’orage et surtout à vous tous qui êtes venus ou revenus à ce salon !

Je sais, c’est sombre, mais c’est mon téléphone portable…

2012-10-16T11:30:41+02:00mardi 16 octobre 2012|Journal|Commentaires fermés sur La 25e Heure a sonné

De la motivation au mur

Quand on fait ce métier parfois solitaire, stupidement angoissant – vais-je être bon, soit : vais-je être fidèle à mon histoire, à mes personnages, à mon discours ; vais-je éviter la facilité tout en restant accessible et distrayant ; surtout, vais-je réussir à me rapprocher raisonnablement de l’idéal que j’ai en tête, le bouquin que j’aimerais lire, qui n’existe pas, qui n’existera peut-être jamais mais que, à travers ma personnalité, mon vécu, mon émotion et ma colère, je suis le seul à pouvoir essayer de faire – il est aisé de sombrer dans la contemplation de ses propres névroses et surtout dans le mirage de sa propre importance. Quand on se lance dans l’entreprise profondément mégalomane d’écrire – de créer des mondes, des gens, et de se dire : il y a quelqu’un là-bas, dehors, que ça va intéresser -, l’angoisse du créateur peut agir comme une preuve de statut. Je rame, donc j’existe ; je m’enveloppe de mon écharpe blanche, je me rends sur la falaise où gronde l’orage, et quand la foudre m’aura terrassé, je ramperai, agonisant, vers le clavier pour partager mes dernières paroles. Si ce sont mes dernières, j’ai une excuse pour les prononcer : je vais mourir, vous comprenez, alors vous allez bien me pardonner ça.

Ou alors, on met les doigts dans la prise comme on se branche sur les nuages, on rit comme un damné et on revient pour le prochain fix, en se disant qu’on ne comprend pas grand-chose à qui peut, ou non, s’intéresser à ce qu’on fait, que finalement ça n’a pas d’importance, qu’on ne fait pas ça pour ça de toute manière, on fait ça pour soi et que si on fait vraiment ça pour soi, avec éthique et fermeté, certains autres, des autres, partageront le moment ; qu’on touche probablement des gens qu’on ne rencontrera jamais, mais ce n’est pas grave, parce qu’en réalité, il y a dans votre travail des dimensions, n’en déplaisent aux professeurs de commentaire composé, que vous ne maîtrisez absolument pas – vous les sentez présentes, comme une ombre entrevue du coin de l’oeil, mais vous préférez les laisser inaperçues, car elles participent de la magie, de l’inexplicable qui rôde sous le courant apparemment maîtrisé du récit, et les sentir naître fait partie du plaisir, peut-être bien, même, de la véritable raison pour laquelle vous faites ce métier ; elles sont votre ange, qui guide votre main, une partie de vous qui est pourtant externe, un animal familier, un daemon.

Pour s’envoler au lieu de se laisser ancrer connement les pieds sur terre avec le poids de sa propre importance, on peut se mettre des petits mots doux au mur.

La dernière ligne de la deuxième maxime aurait pu s’écrire « If not, make it, you fucking moron. » Mais bon, ma maman n’apprécierait pas qu’on me parle comme ça, alors je ne vais pas la contrarier.

Voilà qui rejoint sur mon mur, entre autres choses, un fac-simile de la maxime impériale asrienne d’Évanégyre, les sept principes du Jeu Supérieur du pouvoir et de la connaissance de Léviathan, et surtout la litaine contre la peur d’Elizabeth George, et qui ne dit jamais que la même chose, avec mes propres formulations, qui peuvent bien s’appliquer à l’existence entière.

Life isn’t a support system for art. It’s the other way around. – Stephen King

 

2012-10-15T11:04:55+02:00lundi 15 octobre 2012|Technique d'écriture|11 Commentaires

Humble ebook bundle

Une initiative connue des amateurs de jeux vidéos indépendants débarque dans le monde du livre : pour deux semaines, le Humble eBook Bundle propose huit livres électroniques de grands auteurs d’imaginaire (Paolo Bacigalupi, Lauren Beukes, Cory Doctorow, Neil Gaiman & Dave McKean, Kelly Link, Mercdes Lackey et John Scalzi, excusez du peu) pour un prix fixé par les lecteurs. Il s’agit principalement de financer des associations caritatives, mais chaque contributeur décide de la répartition de son achat. Évidemment, tous les livres sont sans DRM.

Bien sûr, je me prends à rêver à une initiative semblable avec les grands noms de l’imaginaire français. Et là, quand on connaît les chiffres de vente de l’édition électronique dans notre langue (ils sont minimes), on réfléchit logiquement à une façon de communiquer efficacement autour d’un tel projet pour lui donner le maximum d’impact. Comment le Humble Bundle s’est-il fait connaître à l’origine, comment émuler leur succès dans notre langue ? À la base, c’est le jeu vidéo indépendant qui les a propulsés sur le devant de la scène : une immense population, à laquelle l’équipe a ensuite pu proposer des lots de musique indé, et maintenant de littérature.

Donc, avec des projets en anglais à l’origine.

À la fin des six premières heures de mise en vente, le Humble eBook Bundle totalisait déjà plus de 27 000 ventes – une diffusion proprement hors de portée à tout auteur de genre français normalement constitué. Ce qui me conduit à un sombre constat : ces chiffres, qui font rêver auteurs indépendants et micro-éditeurs, sont quand même grandement accessibles en raison de la langue anglaise, qui touche un public d’une envergure unique. Ce qui invalide certainement leur transposition chez nous. Je me demande de plus en plus quelle sera la survie économique de l’auteur (du créateur) de langue française, italienne, finnoise, dans un monde globalisé autour de l’anglais. Et, au-delà, des langues dont il est question. Ce qui pose l’importance de la traduction, mais si plus personne ne lit les langues source (on en a parlé un peu ici), qui les financera ? Le Net accélère tellement la cadence depuis dix ans que je me demande si je ne verrai pas le français réduit au stade du navajo avant ma disparition. Je ne suis pas inquiet pour mon avenir, je suis bilingue. Mais quid de l’immensité des auteurs qui ne le sont pas, quid du parfum particulier et du goût culturel des autres langues, quid, tout simplement de différents rythmes de vie, de différentes façons de penser ?

2012-10-10T11:38:33+02:00vendredi 12 octobre 2012|Le monde du livre|2 Commentaires

Programme des Utopiales en ligne

Affiche Nicolas Fructus

Les Utopiales, c’est l’un des deux événements majeurs de l’année autour de l’imaginaire : littérature bien sûr, mais aussi cinéma, jeu, arts plastiques et illustration. C’est à Nantes, et ça dure 5 jours, du mercredi 7 novembre au soir au lundi 12, à la Cité des Congrès. Les invités viennent de tous horizons, avec des stars comme Neil Gaiman ou Robert Charles Wilson, excusez du peu.

J’aurai le grand plaisir d’y être présent du jeudi au dimanche, pour des dédicaces et tables rondes. L’intégralité des programmes de l’événement ont été mis en ligne : vous pouvez les télécharger sur cette page.

Pour ma part, je participerai à ce qui suit :

[ai1ec tag_name= »Utopiales 2012″]

 

2012-10-11T10:29:49+02:00jeudi 11 octobre 2012|À ne pas manquer|5 Commentaires

Créer du lien : souris à tumeurs, boum-ksi boum-ksi, Paul Valéry, coming-out et hey.

Créons du lien, tel un bon petit idéaliste à cheveux longs inscrit au potager communal, car j’en garde bien trop de côté dans l’espoir d’en faire des articles qui ne voient jamais le jour. Et c’est l’occasion aussi de répercuter certaines des bêtises dont seuls Facebook et Twitter profitent, c’est quand même ballot, des bêtises si bêtes. (Merci à ceux qui m’en recommandent également.)

Parlant de potagers, on a déjà causé de l’étude-buzz sur la nocivité des OGM, continuons en signalant deux articles qui démontent la statistique de l’étude et prouvent, de façon didactique, que l’article ne prouve rien.

Les droits des créateurs sur leurs oeuvres sont menacés, nouvelle pièce à verser au dossier : les scientifiques, dont les travaux sont réalisés grâce à l’argent public, diffusent gratuitement leurs publications (ça semble la moindre des choses). Sauf que certaines bases documentaires les vendent à des prix exorbitants. Soit dit en passant, c’est la parfaite démonstration par l’exemple de l’importance du volet moral du droit d’auteur – ici bafoué – alors qu’il n’y a pas de copyright – certains de ces articles sont diffusés sous licence libre. On en reparlera en détail.

Jean-Luc Romero, premier homme politique à avoir fait son coming-out, donne une magistrale leçon au cardinal Barbarin (pour qui l’homosexualité ouvre la voie à l’inceste) à travers cette lettre ouverte, faisant la magistrale et pacifique démonstration que bien des prétendus messagers d’amour de l’Église ne sont guère plus que des coquilles vides protégeant des valeurs desséchées.

Un peu de poésie, alors ! Pour Léviathan : Le Pouvoir, je cherchais une citation précise dans le Cimetière marin de Paul Valéry. Le texte n’est pas dans le domaine public chez nous, mais dans d’autres pays, oui, ce qui le rend accessible en ligne. Aqui esta.

Trop mou ? Je suis en train d’indexer ma collection de musique, alors je voulais me renseigner sur les genres de l’électro. J’ai eu peur.

Et sinon, hey.

2012-10-10T11:05:49+02:00mercredi 10 octobre 2012|Juste parce que c'est cool|11 Commentaires

Contrepoint chez Lorhkan et les mauvais genres

Couv. Roberian Borges

Nuit de visitation, de Lionel Davoust : Superbe ! Sans doute le plus beau texte du recueil. Rattaché au cycle « Léviathan », mais tout à fait lisible et compréhensible si on ne le connait pas (mais vous faîtes une erreur : « La chute » et « La nuit » sont deux excellents romans), cette nouvelle parle du pardon, des remords, des erreurs, de façon très sensible. Le phrasé est superbe, les émotions sont palpables, le personnage de Léon est magnifiquement écrit.

Une chronique de Lorhkan à lire sur son blog. Avec un grand merci pour cet avis élogieux sur « Nuit de visitation » !

2012-10-08T10:47:11+02:00mardi 9 octobre 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur Contrepoint chez Lorhkan et les mauvais genres

C’était Quessoy, ce sera Le Mans

C’est la rentrée des salons littéraires : on commence tranquillement et de façon très sympathique. Je rentre d’un petit événément chaleureux ce week-end dans la région de Saint-Brieuc, à Quessoy : merci à Lionel et sa famille pour son accueil, salut et merci à Tesha, Lorhkan et vous tous qui êtes passés !

De gauche à droite en signature : Andreas Eschbach, Jean-Marc Ligny, Joëlle Winterbert, Sylvie Denis et Thomas Geha.

Le week-end prochain, ce sera la 25e Heure du Livre au Mans, une grosse machine cette fois qui a exactement mon âge (c’est dire si le salon est ancien et respectable), avec 200 auteurs invités. Je me trouverai côté polar, et il y a aussi un joli rayon imaginaire : les invités polar, les invités imaginaire. Toutes les infos pratiques et le programme détailé se trouvent sur le site de l’événement. Si vous êtes dans le coin (même à une certaine distance) et que vous aimez les livres, il faut venir.

Je termine ce billet d’infos pour vous signaler que l’anthologie Fragments d’une fantasy antique, où figure la nouvelle « Faisabilité et intérêt zootechniques de la métamorphose de masse« , est maintenant officiellement sortie et se trouve disponible en librarie. Pour plus d’infos sur le livre, rendez-vous sur cet article.

2012-10-08T10:55:05+02:00lundi 8 octobre 2012|Dernières nouvelles|11 Commentaires
Aller en haut