Oh, to be Jung again
Je déclare par la présente que Limoges est la ville avec la plus grande densité de jolies femmes au m². Vraiment, c’est incroyable, et ça l’était encore plus quand, le soir, je suis allé boire un coup dans un bar rigolo1 où l’animation était assurée par une serveuse qui chantait les grands succès de toute boîte qui se respecte, boum ksi let’s dance put your hands in the air shake it like a hurricane the carpet is waiting for us, des trucs comme ça, chansons à texte (mais super bon esprit). Je n’ai jamais vu un truc pareil au point que je me suis demandé si je n’allais pas abdiquer la nationalité bretonne pour la limousine, des fois qu’on me prête en plus une méga grande bagnole, mais on m’a expliqué que non, c’était sans rapport. Joliment apprêtées, souriantes et drôles, bref, c’est bien simple, là-bas, même les filles pas jolies sont jolies aussi. Oubliez Santa Monica, Rio, la plage et toutes ces conneries : allez à Limoges.
J’ai dit.
La médiathèque centrale est magnifique elle aussi, et l’accueil fut extrêmement chaleureux et agréable : merci à Patricia, Sylvie, Anna et Claire pour avoir organisé cette exposition sur la fantasy, cette rencontre autour du genre et pour avoir veillé sur nous (surtout sur moi, en proie à un décalage horaire mental prononcé). Nous avons passé trois heures avec Stéphane Manfrédo à parler d’imaginaire, lequel sait toujours poser les questions qui vous font prendre conscience d’aspects de votre travail auquel vous n’aviez jamais pensé (ou dont vous n’aviez jamais osé parler). Nous sommes partis parfois très, très loin sur la valeur du sens dans l’existence rapportée à la fantasy, la magie et au conte, le numineux chez Jung, les métamorphoses de l’esprit chez Nietzsche, et le plus génial, c’est que personne n’est parti au milieu. Merci donc à vous tous qui êtes venus écouter cette rencontre (spéciale dédicace à la Vade-Mecum du Disque-Monde krew qui s’est déplacée en force et que ça m’a fait grand plaisir de revoir) !
Un enregistrement de l’ensemble sera peut-être disponible dans les semaines à venir, je vous tiendrai au courant.
EDIT : Le Vade-Mecum du Disque-Monde a posté un petit compte-rendu de la rencontre sur son forum.
- La médiathèque, sous les lueurs vespérales.
- Le jardin de la médiathèque, très paisible.
- Y a même de la porcelaine dans les plates-bandes !
- « Non mais monsieur, c’est quoi cette tête, vous êtes en cavale ? » (c) Mozinor
- Pas l’Arkange, c’était un peu trop loin, je me suis mal démerdé, j’ai zappé, les huit heures de train ont eu raison de ma pauvre icelle – raison, donc. ↩




L’Internet multimédia est une aide tellement invraisemblable pour l’écriture – découvrir un métier inconnu pour un détail dans une scène, appréhender l’ambiance d’un lieu par Google Street View, utiliser des 
Alors, qu’est-ce donc que ce Tron : l’héritage ? Un beau clip pour la superbe bande originale composée par Daft Punk ? Une galerie d’images aussi lisses et transparentes que les parois de plexiglas peuplant la capitale de la Grille ? Un blockbuster de plus servi par des wagons d’image de synthèse ?
Et, bon dieu, ça marche. Oui, les ficelles du scénario sont grosses comme des cordes d’escalade, certaines répliques sont grotesques, Tron (le programme) est sous-exploité, mais, encore une fois, on ne demande pas à Tron d’être Inception, comme on ne demandait pas au premier volume d’être Blade Runner à l’époque. C’est beau, époustouflant, c’est super cool, et on rêve. C’est ce qu’un Tron est censé faire, et celui-là le fait génialement bien.
À nouveau le plaisir d’aller dans une ville que je ne connais pas ! Je serai présent samedi prochain (19 février) à Limoges, à 15h, à la Bibliothèque Francophone Multimédia du centre-ville pour une rencontre animée par Stéphane Manfrédo autour de la fantasy.









