Faire communiquer Evernote et Scrivener

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Normalement ça ne concernerait qu’un lien sur un réseau social mais l’article est suffisamment pointu et capital pour mériter qu’on attire l’attention dessus (merci Sabine qui me l’a redirigé) : un utilisateur propose un guide complet de techniques visant à faire communiquer Scrivener et Evernote. Pour mémoire, Scrivener est le studio d’écriture professionnel par excellence, Evernote le carnet de notes numérique ultime, tous deux chroniqués pour la boîte à outils de l’écrivain.

Voir ici (en anglais) : faire communiquer Scrivener et Evernote

2019-08-28T21:31:52+02:00jeudi 10 décembre 2015|Best Of, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Faire communiquer Evernote et Scrivener

Evernote en test

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Okay, auguste lectorat, cette fois, ce que nous ajoutons à la boîte à outils de l’écrivain n’est pas tant un logiciel d’écriture qu’un outil de productivité générique, mais il est si puissant et participe d’une étape si fondamentale du métier qu’il est impossible de le passer sous silence.

Si, auguste lectorat, tu n’as pas vécu sous une pierre au cours des dernières années et que tu possèdes un smartphone, tu as peut-être croisé le nom d’Evernote. Peut-être l’as-tu essayé, as-tu bricolé avec, pour ne pas en comprendre l’intérêt ou pire, pour trouver – comme moi – son interface contre-intuitive et râler contre sa façon d’organiser les informations. Ne crains rien, nous allons décortiquer tout cela.

Ce qu’est Evernote

Evernote a pour slogan “remember anything” – ne rien oublier. Il se veut l’équivalent numérique du post-it sur le bureau, de la nappe de restaurant où l’on griffonne trois infos, voire du carnet Moleskine en cuir d’iguane et en feuilles de vélin que tout écrivain branché transporte. (Ben oui ? Non ?) Disponible sous la forme d’une application développée pour toutes les plate-formes et d’un service web, EN (de son petit nom) se transporte partout, se synchronise comme on l’attend avec le clâhöwde, et utilise les fonctionnalités avancées de nos terminaux XXIe siècle (comme l’appareil photo).

Un petit mot sur son concurrent principal, que je recommande en masterclass : OneNote, de Microsoft. ON (de son petit nom à lui) fera l’objet d’un article à part parce qu’après de longs essais, je suis parvenu à la conclusion qu’Evernote et OneNote ne peuvent pas chacun servir à tous les usages, et qu’on peut (et a intérêt) à faire cohabiter les deux. Pour l’heure, l’analogie suivante sous suffira : Evernote est un carnet de notes, OneNote est un classeur de travail.

Pourquoi Evernote ?

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Parce que vous avez des idées tout le temps et qu’un des premiers réflexes à avoir, c’est de disposer de quoi les enregistrer sur le moment. L’expérience montre qu’une idée dont on se dit « je la noterai à la maison » s’évapore sur le trajet jusqu’à ladite maison, emportant avec elle votre futur prix Nobel de littérature. Un calepin, bien sûr, remplit cet office, mais il présente les désavantages du désordre lié au papier et de l’encombrement. Evernote, installé sur votre smartphone, remplit le même usage, mais il assure que vos notes seront toujours proprement stockées et disponibles : vos histoires, vos scènes, vos personnages et vos jeux de mots laids.

C’est là la force suprême d’Evernote (et, franchement, il laisse toute la concurrence loin, loin derrière, notamment OneNote) : la facilité qu’il offre d’enregistrer absolument n’importe quoi, n’importe où, par n’importe quel moyen. Et pas seulement vos idées littéraires : ce rhum de qualité dont vous voulez vous rappeler (hop, photo), cet article de blog inspirant (hop, capture), cette mélodie qui fera de vous le nouveau Christophe Maé (hop, enregistrement), Evernote vous propose obligeamment de mêler très facilement dans une même note son, image (où le logiciel ira même obligeamment reconnaître les caractères !), texte et même dessins manuscrits si votre terminal dispose d’un stylet. Des extensions web disponibles pour les grands navigateurs vous permettront de capturer tout ou portion d’un site pour référence ultérieure, et tout cela se trouvera au même endroit. Evernote propose de ne rien oublier, et force est de constater qu’il est bien armé pour.

(Après, en toute honnêteté, EN est surtout utile quand on dispose d’un smartphone. Sinon, ça perd beaucoup de son intérêt.)

Evernote et la non-hiérarchie

Okay, jusque-là, ça envoie du rêve, non ?

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Bon, eh bien c’est à l’usage que ça tend à se gâter, mais nous allons débroussailler tout ça.

Evernote présente son paradigme très personnel d’organisation des données, qui fait râler généralement tous les nouveaux utilisateurs. En fait, c’est très puissant, même si cela empêche certains types d’usage, où OneNote prend alors l’ascendant (d’où l’intérêt de faire cohabiter les deux – on y reviendra rapidement).

Evernote classe les informations sous forme de notes, donc. Imaginez un post-it, ou une feuille de papier, ou plusieurs informations, le tout rassemblé par un trombone (puisqu’on peut mêler plusieurs types de données). Ces notes sont ensuite rassemblées dans des carnets. Le tout étant évidemment paramétrable à loisir.

Cela semble simple, mais on peut s’étonner de découvrir qu’Evernote ne propose quasiment aucune façon de hiérarchiser et de classer les notes. Impossible, par exemple, de mettre un carnet dans un carnet dans un carnet, comme on le ferait avec des dossiers contenant des fichiers sur un ordinateur. Si je mets une note à un endroit, elle restera là, mais je ne peux pas les ordonner moi-même, par exemple – au hasard – pour ordonner les scènes d’un chapitre, à l’instar de Scrivener.

C’est qu’Evernote, depuis sa création, n’a pas pour but d’ordonner les données mais d’aider l’utilisateur à les retrouver à la demande, et c’est très différent. Il faut considérer les notes sous Evernote comme une espèce de web personnel. Que fait-on quand on cherche une information sur Internet ? Une recherche. Et celle d’Evernote est très puissante. Voilà comment on est censé utiliser le logiciel : sans se soucier vraiment d’où les données sont placées, puisqu’on les traquera préférentiellement par la recherche. C’est en cela que c’est un carnet de notes, et pas un classeur (ce qu’est OneNote).

Evernote est destiné à recevoir toutes vos idées, c’est une espèce de panier fourre-tout où l’on colle tout et on l’on trie ensuite, en un sens. EN s’emploie très simplement pour la collecte d’informations, et il fait ça admirablement bien. C’est là sa très grande force, et c’est ce qui le rend si utile pour capturer des idées aléatoires venant aux moments les plus improbables. Un des piliers de l’écriture (et de toute vie créative) consiste à capturer l’inspiration quand elle frappe à la porte. 

Même s’il est bon d’instaurer quelques principes de base pour retrouver ses petits.

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Gérer les données sous Evernote

Evernote propose également d’attacher aux notes des mots-clés, ou tags, qui, eux peuvent être hiérarchiques, et c’est ainsi que l’on va s’attacher à classer les données ; pas avec les carnets. En fait, les carnets ne servent pas à grand-chose ; tant qu’on a les bons tags, on retrouve facilement ses notes.

Et c’est là que réside, honnêtement, la difficulté de prise en main d’Evernote. Parce qu’avant de s’en servir efficacement, il va falloir réfléchir un peu à ses tags pour qu’ils aient un tant soit peu de sens. Et donc, il faut définir son travail, ce dont on a besoin réellement de stocker et de retrouver (des idées ? des archives ? des références bibliographiques ? pour quel projet ?), pour savoir comment on utilisera le logiciel.

Mais comme je t’aime, auguste lectorat, dans un article à part, je présenterai ma façon de procéder. Non pas pour que tu m’imites, mais pour montrer un exemple, et un potentiel début que chacun peut raffiner ensuite à sa guise.

Evernote est devenu quasiment un standard de facto. Un des ténors majeurs des applications mobiles ; tous les gestionnaires de projets, programmes de productivité qui valent un tant soit peu tripette, proposent une intégration à Evernote. Ce qui signifie que non seulement on peut construire une liste de choses à faire avec une belle méthode GTD, mais qu’on dispose avec des références et de la bibliographie nécessaires, par exemple, le tout restant bien distinct.

Et ça coûte combien ?

On est 2015, dude (ou dudette), ça ne coûte rien dans la version basique, hey. Une limitation de deux appareils par compte permet de donc de découvrir et d’apprivoiser les concepts du logiciel. Notons en plus qu’Evernote ne pose aucune restriction sur la taille des carnets de notes (enfin, de mémoire, c’est 10 000 notes par compte, de quoi voir venir) mais impose simplement un quota sur le trafic de données pour la synchronisation, plus élevé en fonction de la formule d’abonnement.

Les formules payantes offrent des fonctionnalités supplémentaires, notamment :

  • Evernote Plus (34,99 € par an) : un volume de données plus élevé pour la synchro cloud, autant d’appareils que l’on souhaite pour la synchronisation, la capacité d’envoyer des courriels à Evernote pour archivage.
  • Evernote Premium (69,99 € par an) : un volume de données plus important encore, l’annotation de fichiers PDF, la recherche directe dans les fichiers attachés aux notes, l’historique des modifications apportées aux notes.

Pas d’inquiétude donc pour tester le logiciel à loisir, par exemple avec ce lien qui vous offrira, en outre, un mois d’accès gratuit aux fonctions premium.

Découvrir Evernote gratuitement

2019-08-28T21:36:20+02:00mercredi 2 décembre 2015|Best Of, Technique d'écriture|14 Commentaires

8 astuces avancées pour utiliser toute la puissance de Scrivener

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OK, auguste lectorat, je t’ai parlé de Scrivener, je t’ai dit que c’était le Bien ; maintenant que nous sommes tous entrés dans l’Église du Scriv, il est temps, mes bien chers frères et soeurs (et cousins et grands-parents et oncles un peu saouls) de passer à la vitesse supérieure et de nous servir de l’outil comme de vrais utilisateurs de puissance (genre des power users, quoi).

Tu connais peut-être, mais au cas où :

1. Le mode sans distraction

Si tu es du genre à peiner à te concentrer (et que tu n’as pas encore souscrit d’abonnement à focus@will), appuie sur la touche F11. Tadaaaa :

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Scriv passera en mode plein écran avec ta feuille d’écriture en grand, assombrissant les fenêtres environnantes. Il est même possible d’afficher un fond noir, de paramétrer la largeur de cette page virtuelle, etc. Plus de raison de garder Facebook ouvert pour partager des photos de chats communiquer avec le monde.

2. Scriv aime les clichés

Certains nouveaux utilisateurs de Scriv râlent parfois : où est le mode suivi des modifications ? Comment garder la trace de mes corrections, si je veux revenir à une version antérieure ?

N’aie crainte, auguste lectorat, Scriv propose bien plus puissant que ça : les clichés (snapshots). D’une pression sur ce bouton dans l’inspecteur :

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Le logiciel enregistrera au chaud l’état actuel du document, pour le restaurer ultérieurement en cas de besoin. Il n’y pas de limite au nombre de clichés stockés, et chacun peut comporter un titre pour s’y retrouver plus facilement.

3. Gagner du temps avec le remplacement automatique

Scriv propose, comme tout bon logiciel de texte, une liste de corrections automatiques – l’astuce qui sert à l’obliger à respecter la typographie française, ici expliquée. Mais cela peut servir à gagner du temps sur les mots les plus fréquents : comme remplacer « jms » par « jamais » ou « tjs » par « toujours » ; voire le nom de la ville où se déroule ta palpitante intrigue, « Saint-Rémy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson« , qui remplacera avantageusement les caractères « srb » chaque fois que tu les taperas.

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4. Se fixer des objectifs

Ooooh yeah. Cette fonction tombe à point nommé alors que le NaNoWriMo vient de commencer. Dans le menu Projet, choisis Cibles du projet :

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La fenêtre qui s’ouvre propose de fixer soi-même ses objectifs de mots ou signes à atteindre pour cette session de travail, et pour l’ensemble du manuscrit. Très utile pour se fixer une routine d’écriture, et pour s’assurer que le haiku qu’on a commandé ne prend pas la taille de Game of Thrones .

5. Suivre l’état des documents avec les labels

Scriv permet de suivre l’état d’un document de deux façons : avec les labels et le statut. Chacun ressemble un peu à un mot-clé, ou tag, adjoignable librement à un document et librement paramétrable.

Ce qui est puissant, c’est qu’avec une petite astuce, les couleurs associés aux labels peuvent apparaître dans l’éditeur, ce qui ressemble à cela :

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J’ai pour habitude de me noter en bleu fluo les notes pour le retravail, et en rouge pétant les problèmes rencontrés à régler d’urgence (incohérence, faille de scénario…). Pour disposer d’un classeur beau comme un arbre de Noël, direction Afficher > Utiliser la couleur Label pour…

6. Garder la trace des sources

Tu es plutôt thèse en fluidité des matériaux appliquée aux ponts suspendus que polar ou fantasy ? Besoin de conserver les références académiques relatives à un document ? D’un clic sur le livre dans l’Inspecteur, une liste de sources s’ouvre ; plus puissant encore, on peut les relier au sein de Scrivener même, pour peu que lesdites sources aient été importées (par exemple en PDF) dans le projet en question.

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7. Des métadonnées comme s’il en pleuvait

Revenons aux labels un instant. Scriv fournit par défaut deux labels : « concept » et « chapter » – mais cela fait un peu double emploi à mon sens avec « Statut » (premier jet, seconde version, version finale etc.)

Scriv montre sa puissance quand l’on sait que tous les labels sont paramétrables et qu’on peut ajouter autant qu’on le souhaite :

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Insuffisant ? Trop simple ? Mais ouais. Jette donc un oeil à l’onglet « Métadonnées personnalisées » (Projet > Paramètres de métadonnées…) et à la fenêtre « Mots-clefs du projet » (dans le menu Projet). Chaque document peut être repéré par son personnage, son lieu, son époque ou n’importe quel autre critère nécessaire au projet et à l’histoire en question. Il suffit de les paramétrer à sa guise.

8. Deux éditeurs pour la comparaison de copie

En haut à droite de la règle se trouvent deux petits boutons en apparence anodins, très simples mais d’une grande utilité :

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D’une simple pression, ces deux boutons permettent de subdiviser l’éditeur principal de texte en deux éditeurs indépendants, divisés dans le sens de la hauteur ou de la largeur, lesquels peuvent évidemment afficher deux documents différents : deux versions d’un même texte pour comparaison ; deux chapitres différents pour vérifier la cohérence ; le texte rédigé et un document de référence…

2019-08-28T21:36:29+02:00lundi 2 novembre 2015|Best Of, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur 8 astuces avancées pour utiliser toute la puissance de Scrivener

Scrivener Windows 1.9 est disponible

scrivener-512Scrivener, dont je te rebats les oreilles, auguste lectorat, a sorti sa version 1.9 la semaine dernière pour Windows. Rien de bien dingue dans cette mise à jour, dont les notes complètes sont lisibles sur le site officiel, à part un truc que j’attendais et qui fait du bien : il est maintenant possible d’utiliser les tabulations et retours à la ligne dans les macros de compilation. Ce qui aidera grandement au formatage propre des manuscrits en sortie sans avoir à refaire une passe à la main.

Le plan de développement de Lit’n’Lat consiste toujours à ce que la version 2.0 de Scriv pour Windows rattrape la version Mac (même si je commence à m’interroger sur la faisabilité d’un tel projet vu que Scriv Mac est en 2.7). Une modification peu visible pour l’utilisateur dans cette version 1.9 est une mise à jour du format des projets pour une future compatibilité avec les versions iOS (le gros projet qui occupe les développeurs actuellement). Bref, cela sent la version d’attente, toujours en préparation, je l’espère personnellement, d’un rattrapage de la version Mac par la version Windows. On verra bien.

En tout cas, je suis toujours content quand on met à jour mes jouets.

(Pour en savoir plus sur Scrivener, télécharger les suppléments maison et essayer gratuitement, c’est toujours ici que ça se passe dans la boîte à outils de l’écrivain.)

2015-10-15T14:45:33+02:00lundi 19 octobre 2015|Technique d'écriture|7 Commentaires

La boîte à outils de l’écrivain : focus@will, l’arme secrète de la concentration

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Je t’en ai déjà parlé dans un article précédent, auguste lectorat, et les retours d’utilisation ont été excellents parmi ce-ux-lles qui s’y sont essayé : pour ce mois-ci dans la boîte à outils de l’écrivain, je te propose de découvrir (si ce n’est pas déjà fait) focus@will.

A quoi ça sert ?

Du mal à te concentrer, auguste lectorat ? Du mal à te mettre à un projet d’envergure (genre écrire la prochaine décalogie adaptée par HBO) ou à rester focalisé dessus au lieu de vérifier des photos de chats sur Twitter ? L’écriture est un travail au long cours, comme toute pratique artistique, mais la narration peut-être plus que toute autre se nourrit de longs moments de concentration pour faire surgir les bonnes idées, pour se plonger dans l’histoire et l’atmosphère.

Focus@will apporte la (une) réponse. Se fondant sur des travaux scientifiques de haute volée, le service se propose de diffuser de la musique spécialement calibrée pour aider à la concentration. Ca a l’air d’un bullshit new-age néoproductiviste, mais ça marche.

L’idée est la suivante (autant que je puisse la résumer) : notre cerveau a évolué pour repérer les lions tapis dans les herbes hautes de la savane africaine, pas pour boucler en open space le rapport comptable de la Cogedip pour hier soir. A l’échelle évolutive, seul un clin d’œil sépare la Cogedip et la savane africaine. Il en résulte qu’une certaine périphérie de nos facultés intellectuelles reste en éveil même devant Excel, attendant que surgisse le lion (ou bien Monique de l’accueil, afin de lui proposer un café). Il est assez rare d’atteindre l’état d’immersion totale dans une tâche, état dit de flow et décrit par Mihaly Csikszentmihalyi (en savoir plus ici) (oui, je n’ai pas été capable de taper son nom, j’ai fait un copier-coller).

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Ce que fait focus@will, c’est diffuser de la musique ou des ambiances spécialement calibrées et mixées (avec un rythme de basse calme, par exemple) pour apaiser cette part toujours éveillée de nous-mêmes, en la récompensant. Elle se trouve donc non seulement occupée, mais contente, ce qui aiguise et facilite la concentration à la fois. La barrière d’entrée dans une tâche complexe s’abaisse, la durée de travail augmente, et s’instaure une dynamique vertueuse qui accélère la productivité, par exemple le nombre de pages écrit en une journée.

Au début, j’ai pensé comme tout le monde en voyant les avis éberlués et enthousiastes des utilisateurs du service : ils parlaient d’une telle révolution, d’un tel bouleversement, que j’ai cru au discours marketing bien calibré – et, en fait, tellement dithyrambique qu’il en devenait abusif.

Sauf que ça marche, du feu de dieu. J’ai ouvert mon compte d’essai gratuit, et en une semaine, je sortais sans sourciller la carte bleue pour cracher un abonnement à vie. Ce truc est le hack mental le plus impressionnant que j’aie jamais rencontré.

Comment on s’en sert ?

C’est extrêmement simple (à tel point que c’en est suspect) : le service fonctionne sur abonnement et propose un gros lecteur ultra-simpliste dans un onglet web (ou une application mobile). Un gros bouton play, un sélecteur de canal, quelques trucs en plus qu’on va voir, et c’est parti :

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C’est volontaire : vous n’êtes pas censé-e remarquer la musique qui passe. Vous êtes censé-e l’oublier au plus vite pour vous permettre de vous concentrer. Ne cherchez pas un genre qui vous plaît, le but n’est pas de faire le mélomane mais au contraire, de ne rien remarquer. Le service diffuse la musique en streaming (il faut donc une connexion Internet, navré).

focus@will propose 21 radios, proposant soit de la musique, soit des atmosphères pures (ambiance de café, bruits d’eau…). Pour chaque canal, trois niveaux d’énergie (bas / moyen / intense) sont proposés :

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Quand vous ouvrez votre compte, le service vous envoie un petit questionnaire pour cerner vos habitudes et vous aider à choisir les canaux vous convenant le mieux, mais il est judicieux de les essayer un peu tous et voir ce qui correspond le mieux en fonction de vos habitudes : c’est-à-dire, ce que vous remarquez le moins et vous rend le plus efficace.

L’interface se complète d’un minuteur (pour fixer une session de travail d’une durée déterminée) et d’un bouton « skip » pour passer la piste en cours. Ce bouton sert à éliminer intégralement de la liste de lecture du service le morceau qui passe : vous ne l’aurez plus jamais. A utiliser quand, à force d’utilisation, un morceau vous rentre dans la tête et attire votre attention, ce qui est contraire à la finalité de l’outil : sortez-le donc. Pas d’inquiétude, focus@will rajoute en permanence de nouvelles pistes.

C’est à peu près tout, et ça suffit très amplement.

Quelques conseils pour maximiser l’expérience

Ne passez pas la musique trop fort. Surtout si vous êtes mélomane ou musicien-ne, vous risquez de vous intéresser davantage au son que la moyenne des utilisateurs-rices. Focus@will fonctionne au mieux quand la musique effleure votre esprit, pas quand elle y rentre de plein fouet : baissez donc le volume, potentiellement à l’excès, pour dissuader votre conscience de l’analyser.

Changez de canal. Prêtez attention à vos rythmes, à votre humeur, à votre état d’esprit et n’hésitez pas à adapter votre programmation. Par exemple, j’utilise Alpha Chill comme canal par défaut, mais, quand j’écris, j’ai besoin de choses plus texturales encore : je passe sur Ambient. J’ai souvent un petit pic de stress en milieu d’après-midi quand la journée avance, je me mets un petit coup de Up Tempo pour me calmer. Si je dois bosser le soir, bizarrement, Baroque Piano se prête bien à une atmosphère nocturne. À vous de tester et de voir.

Calquez l’énergie de la musique sur la vôtre. En gros, le réglage « énergie » va influer sur la vitesse des morceaux, mais aussi la présence des basses, et la programmation de façon générale. Petit piège contre-intuitif : ne cherchez pas à changer de force votre propre énergie avec ce réglage. Si c’est le matin et que vous avez du mal à vous réveiller, ne vous collez pas un Up Tempo en High pour vous donner un coup d’adrénaline, ça ne fonctionne pas comme ça ; calquez au contraire la programmation sur votre état, avec Alpha Chill ou Focus Spa en Low. Rappelez-vous que focus@will est fait pour vous accompagner, en s’adaptant, et suivre votre énergie du moment fonctionnera bien mieux. Vous pourrez passer à Mid un peu plus tard, une fois que le café / whisky / kérosène aura fait effet dans la matinée. Up Tempo en Mid ou en High, en revanche, est justement indiqué pour les moments de stress.

J’essaie où ?

C’est évidemment sans risque, puisqu’on peut ouvrir gratuitement un compte d’essai pour deux semaines ici. (Rappel, si vous avez aimé cet article et souhaitez soutenir le blog, n’oubliez pas de passer par mon lien, pour ces raisons.) Ensuite, focus@will demande un abonnement mensuel, ce qui peut paraître cher payé, mais essayez, et je vous assure, vous avez toutes les chances d’entrer dans la secte et de hurler à votre tour au miracle comme je le fais depuis bientôt un an.

Ouvrir un compte d’essai gratuit

2019-08-28T21:36:46+02:00mercredi 14 octobre 2015|Best Of, Technique d'écriture|39 Commentaires

Voici comment respecter facilement la typographie française avec Scrivener pour Windows

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Vous êtes sous Mac ? Voici la méthode à suivre ; cet article concerne la procédure sous Windows. 

Bien ! Comme promis, la boîte à outils de l’écrivain a commencé par le seigneur et maître, Scrivener, et je suis ravi de voir sur les réseaux que ce logiciel a apporté beaucoup, dans l’ensemble, à ceux-lles qui l’ont testé.

Mais une question d’envergure reste :

Scrivener est un logiciel américain. Comment lui faire respecter automatiquement la typographie française à l’instar des grands traitements de texte ? 

C’est-à-dire, comment faire en sorte que les espaces insécables devant les signes de ponctuation double, par exemple (? ; !) s’insèrent tout seuls dès qu’on les tape, par exemple ? Ce que fait Word depuis quinze ans et Libre/OpenOffice depuis quelques années. C’est indispensable pour préparer un manuscrit propre, et s’éviter une passe de corrections aussi fastidieuse que stupide.

Alors, contrairement à ce que prétendent certains cris d’orfraie, oui, Scrivener peut gérer la typo française, mais il faut ruser. Et comme je t’aime, auguste lectorat, j’ai déjà fait tout le boulot. Télécharge le fichier zip ci-dessous – mais écoute-moi d’abord.

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Clic-droit, enregistrer sous…

Comment ça marche

Dans le fichier .zip ci-dessus (Windows only, désolé, mais le principe fonctionne aussi sous Mac, il faut juste refaire le boulot – EDIT : Merci à Stewen qui signale en commentaires que le fichier semble fonctionner sous Linux également) se trouve un fichier Lisez-moi qui reprend peu ou prou cet article ainsi qu’un fichier .prefs. Scrivener permet en effet de sauvegarder les préférences d’utilisation, lesquelles comportent également les options de correction automatique. Et c’est là que réside l’astuce.

Pour que Scriv comprenne qu’à chaque « ? » tapé il doit insérer une espace insécable avant, il suffit de lui créer une entrée de correction automatique qui transforme le point d’interrogation en point d’interrogation précédé d’une espace insécable. De même pour tous les autres caractères. Dans le fichier de préférences ci-dessus se trouvent des entrées pour tous les cas généraux, et même quelques corrections pratiques type oeuf => œuf, oeuvre => œuvre etc. Pour m’y prendre, j’ai simplement importé un document Word comportant des espaces insécables dans Scrivener ou les caractères qui m’intéressaient, puis copié-collé ces espaces dans les entrées de correction automatique1. Une fois ce travail fait, il n’est plus à faire. Vous pouvez suivre la même méthode sous Mac.

Le résultat, c’est que quand on tape une phrase terminée par exemple par un signe de ponctuation double :

Salut!

Et qu’on tape une espace après le signe pour le mot suivant, Scriv comprend et insère automatiquement l’espace insécable au bon endroit :

Salut !

Attention toutefois, il le refera si vous replacez votre curseur après le signe et pressez à nouveau espace, ce qui donnera deux espaces insécables (espace « déclenche » les corrections automatiques).

Salut  !

Mais c’est un désagrément mineur à l’usage. Il suffit d’effacer le surnuméraire le cas échéant.

Installation et avertissements

Tout d’abord, je ne saurai être tenu responsable de tout dégât causé à votre configuration par l’usage de ce fichier, de tout fichier mangé ou d’explosions nucléaires dans votre frigo. Ces préférences ont été créées sous la dernière version de Scriv pour Windows à l’heure actuelle (1.8.6). C’est fourni en l’état, sans garantie (même si ça ne devrait rien casser).

Attention, charger un fichier de préférences remplace toutes les préférences établies dans Scriv. Si vous avez déjà des entrées d’autocorrection, il faudra les refaire. Et surtout, il faudra rétablir impérativement les chemins d’accès de vos notes et sauvegardes automatiques.

Le fichier gère les guillemets français à chevrons (« ») avec les espaces insécables qui vont bien, mais attention, en raison d’une limitation de Scriv, les guillemets anglais ( ‘ ‘ ) ne fonctionnent pas correctement et sont eux aussi transformés en guillemets à chevrons. Or, la typographie française dicte que des guillemets intégrés dans d’autres sont anglais, comme ceci :

« Que penses-tu de cette ‘ ‘ aventure ‘ ‘ ? »2

Ça, en revanche, c’est impossible avec Scriv à l’heure actuelle et le seul réel écueil que j’ai rencontré, mais la situation est assez rare pour pouvoir être corrigée à la main une fois le manuscrit prêt. Dans l’intervalle, je recommande d’employer simplement des apostrophes typographiques, ou tout autre série de caractères facile à repérer et remplacer pour la copie finale.

Ceci étant dit, voici comment installer le fichier : décompressez-le quelque part sur votre disque, allez dans les options de Scriv, et choisissez « Charger un fichier de préférences » dans « Gérer… » en bas à gauche :

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Cherchez le fichier décompressé, pensez à refaire vos chemins de sauvegarde, votre configuration, et concentrez-vous ensuite sur l’écriture et plus jamais sur la typographie !

(Pour les plus geeks parmi vous… Le fichier de préférences de Scriv est sous un format pseudo-XML ouvrable en mode texte. Il est donc tout à fait possible de faire un diff entre vos préférences et les miennes, pour garder seulement ce qui vous intéresse comme l’autocorrection. Mais si vous savez faire ça, vous n’avez pas besoin que j’entre dans le détail de la marche à suivre ; sachez juste que c’est possible.)

  1. Merci à Olivia qui propose une autre façon de faire si cette manipulation ne fonctionne pas : Windows permet d’insérer une espace insécable avec le code de caractère Alt + 0160.
  2. Normalement on ne met pas d’espace après les guillemets anglais, et d’ailleurs ils n’ont pas cette tête, mais là c’est WordPress qui corrige automatiquement, c’est juste pour l’exemple…
2019-08-28T21:37:00+02:00jeudi 1 octobre 2015|Best Of, Technique d'écriture|53 Commentaires

Déclencheurs 2015, post-mortem

Auguste lectorat, je ne suis pas très fier de toi.

Examinons les statistiques de mon humble demeure :

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Même en admettant que le premier article ait simplement suscité la curiosité et/ou que la série ait été prise en retard, l’effondrement est patent. (pending. pardon.) Ce que j’ai constaté au fil de ces deux mois d’été.

Loin de moi l’idée de faire la morale – ni de faire les gros yeux – mais je la/les ferai au prochain jeune auteur qui osera proférer ces mots honnis : « j’ai plein de projets, je veux écrire sérieusement, mais j’ai pas le temps. » (« Ma vie est trop compliquée. »)

On traverse parfois des périodes difficiles où l’on entre en mode survie et où l’écriture, franchement, devient la dernière roue du carrosse. Normal. On peut aussi vouloir écrire comme un simple loisir, tourner des idées dans sa tête, et s’y mettre une fois de temps en temps sans perspective de long terme. Rien de plus légitime et l’on adopte alors le rythme qu’on souhaite.

Je te parle à toi, l’auteur qui prétend avoir le feu sacré, mille histoires et univers à en faire pâlir d’envie J. J. Abrams, Philip K. Dick et Flaubert (pourquoi Flaubert ? J’en sais rien, pourquoi ces questions ?), qui aspires à la publication voire vas bientôt publier une décalogie qui aura le statut de nouveau classique, mais qui ne trouves jamais le temps. Et je te prends fermement par l’épaule, et je plonge mon regard fou dans le tien, l’haleine fleurant bon le saucisson Label Rouge :

Je sais ce qui te bloque, mec. (ou nana. Mais pour l’effet, « mec » est plus percutant. Arrête de me déconcentrer, steuplaît.) Comme abordé en introduction, écrire prend du temps. Du fucking temps, t’entends ? (Euphonie ?) Écrire, c’est comme lire : c’est un sport contemplatif, c’est une activité qui s’inscrit sur la durée, comme un voyage ou la voile. La gratification n’est pas immédiate, comme quand tu écoutes du Britney Spears ou que tu regardes Les Ch’tis se maravent à St-Tropez. Tu écris une phrase, un paragraphe, tu as juste un bout de truc en devenir, où tout est possible et où rien n’est. Tu écris un chapitre, tu as à peine une brique du mur, et tu te dis : bordel, c’est pas bientôt fini ? Eh bien non. Ça commence juste, et c’est ça qui ronge. Tu lis un chapitre, tu as à peine cinq minutes de l’épisode de la semaine de L’Amour du Risque. Et c’est pour ça que la littérature est condamnée – excuse, c’est le saucisson qui parle, je disais, c’est pour ça que la littérature s’apparente de plus en plus, dans notre monde hypercon et necté, à la cultivation d’un jardin zen, à la pleine conscience, à la réservation d’une zone personnelle protégée inscrite dans l’espace et dans le temps pour créer (écrire) et recevoir (lire). Et c’est rare, et c’est précieux, et c’est salutaire. C’était le but de ces déclencheurs, avant toute chose : te le faire tâter. Écrire prend du temps, du temps, plus de temps encore, et encore du temps. Écrire, c’est forger un sabre japonais dont on trempe l’acier deux cents fois. Écrire, c’est s’enfermer avec régularité, pendant des mois, parfois des années, pour produire une oeuvre finie, parce que si tu ne l’écris pas, personne ne l’écrira à ta place, parce que tu es unique, avec des trucs à toi dedans à dire, et que si tu ne les dis pas, si tu ne fais pas partager ton rêve, il disparaîtra à jamais de l’univers, sauf si tu crois à l’Éternel Retour, mais perso, tu vois, je suis plutôt incrédule ascendant mouais sur ce point !

Allez ! Viens, va, je t’offre une bière.

Comment ça, tu acceptes ? Échec, saligaud : tu devrais dire, fichtrefoutre, j’ai compris, senpai, je m’en vais tout de suite m’enfermer chez moi pour écrire deux pages !

2015-09-04T07:52:15+02:00lundi 7 septembre 2015|Technique d'écriture|19 Commentaires

Surmonter l’angoisse de la page blanche, façon Robert Sheckley

Photo John Henley (CC-By-SA)

Photo John Henley (CC-By-SA)

Mike Resnick a confié qu’un jour, Robert Sheckley (La Dimension des Miracles) lui expliqua sa méthode pour gérer l’angoisse de la page blanche :

Il se donnait un minimum de 5000 mots à écrire par jour, même s’il se contentait d’écrire 2500 fois son nom. Les jours où il se sentait bloqué, il commençait effectivement par écrire son nom ; après avoir noté 800 ou 900 fois « Robert Sheckley », une voix interne disait « Ah, et puis zut – si tu es parti pour rester assis à écrire ça, autant que tu racontes une histoire ». D’après Bob, ça ne ratait jamais.

(Les personnes à prénom ou nom composé sont peut-être désavantagées par cette technique.)

[Source]

 

2015-09-03T09:55:38+02:00vendredi 4 septembre 2015|Technique d'écriture|11 Commentaires

Lundi, c’est déclencheurs, édition 2015 (8) : un dénouement

avengers-writingC’est parti pour vingt minutes d’écriture, sans interruption, sur le déclencheur de votre choix. Rappel : vous devez trouver vingt minutes dans la semaine pour écrire, pour donner corps à votre rêve. L’article original à voir ici.

C’est le dernier exercice de cette série, et cette semaine, nous allons réfléchir à une conclusion, un dénouement aux éléments que nous avons déjà établis. Nul besoin que cela s’enchaîne immédiatement avec les passages déjà écrits ; il peut s’agir d’un horizon lointain, lequel pourra éventuellement changer, d’ailleurs, en fonction de l’histoire si vous décidez de poursuivre ce récit avec les éléments déjà établis. Le but est de réfléchir à une conclusion intéressante qui vienne, en un sens, justifier le parcours narratif ébauché : vers quoi voulez-vous tendre ? Quelle conclusion, quel coup de théâtre donnerait une fin intéressante à ce voyage ? N’hésitez pas à y réfléchir par vous-même, ou bien à piocher dans les déclencheurs. Comme d’habitude, trouvez vingt minutes au moins pour écrire sans vous arrêter, sans questionner ce que vous faites, mais en vous laissant porter par l’envie, par ce qui vous intrigue. Si vous avez l’habitude de planifier, cela vous fera du bien ; si vous n’aimez pas cela, essayez quand même, pour tenter une autre façon de travailler et voir ce que vous en retirez.

Un dénouement

  1. Happy end !
  2. Tout le monde meurt à la fin
  3. Le protagoniste obtient ce qu’il voulait, mais c’est une malédiction
  4. Le protagoniste abandonne sa quête en trouvant plus important
  5. L’amour résout tout
  6. Fin d’un âge, début d’un autre
  7. Réconciliation
  8. Mort des adversaires
  9. Neutralisation des adversaires
  10. Le mal triomphe !
2015-07-31T14:24:11+02:00lundi 31 août 2015|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Lundi, c’est déclencheurs, édition 2015 (8) : un dénouement

Lundi, c’est déclencheurs, édition 2015 (7) : un moment de répit

dory_writingC’est parti pour vingt minutes d’écriture, sans interruption, sur le déclencheur de votre choix. Rappel : vous devez trouver vingt minutes dans la semaine pour écrire, pour donner corps à votre rêve. L’article original à voir ici.

Maintenant que nous avons mis notre protagoniste en danger, que nous avons envisagé un retournement de situation, nous allons laisser notre personnage souffler un peu. C’est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît : un moment de répit peut vite se trouver dénué de tension narrative, d’intérêt de long terme. Il faut donc trouver un juste milieu entre le calme et la préoccupation du problème en cours ; entre le ressenti et la volonté d’avancer. Ce sera l’objectif de cet exercice. En attendant, voici dix déclencheurs de possibles moments de répit, ou le personnage pourra souffler, évaluer les cartes qu’il a en main, avant de prendre une décision pour la suite. Comme d’habitude, ne vous arrêtez pas avant vingt minutes d’écriture.

Un moment de répit

  1. Rentrer chez ses parents
  2. Trouver un abri provisoire dans la tourmente
  3. Se saouler
  4. Partager un moment de camaraderie
  5. Vivre un moment d’amour
  6. S’entraîner avec acharnement
  7. Harmonie avec la nature
  8. Appliquer sa puissance de déduction
  9. Fuir très loin (en vain)
  10. Se rouler en boule et se lamenter
2015-08-17T15:56:27+02:00lundi 24 août 2015|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Lundi, c’est déclencheurs, édition 2015 (7) : un moment de répit
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