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Petit hoquet de base de données

lolcat-brokenInformation pratique : en raison de difficultés dans la gestion du trafic d’une panne non identifiée, une restauration d’urgence (rollback) de la base de données du serveur a été opérée par mon hébergeur dimanche. Cela signifie que tout le contenu du site, notamment les commentaires, créé entre (à la louche) vendredi et dimanche a été perdu.

Cela concerne spécialement un pan des discussions sur l’article piratage, d’où cette information, comme le sujet est un peu sensible. En conséquence de quoi, si votre commentaire a disparu alors qu’il était présent auparavant, cela ne signifie pas qu’il a été brusquement censuré, mais qu’il a disparu de la base. Heureusement, grâce au lien des commentaires avec Facebook, je vais pouvoir récupérer et restaurer ce contenu, ce que je ferai dans la semaine. En revanche, j’ai quand même perdu pour de bon un article et une mise à jour profonde d’un autre, ce qui me fait un peu grogner.

Leçon retenue, plutôt que mes plugins gratuits un peu aléatoires de sauvegarde, je viens de souscrire un abonnement à Vaultpress, la solution officielle de backup de WordPress. Je la trouvais chère, mais je découvre qu’il existe une solution basique à 55$ par an. Si j’avais pris cette précaution, j’aurais pu moi-même restaurer ma base d’un clic de bouton à la version de dimanche. Dont acte.

2016-02-01T11:37:14+01:00mardi 2 février 2016|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Petit hoquet de base de données

Tous les projets en cours sous forme graphique

Lionel Davoust s’engage ! La guerre c’est mal, le gluten c’est pas bon, les pesticides ça tue les rivières, les bisous valent mieux que les torgnoles !

Nan, sans rire. Il y a une idée qui me trottine dans la tête depuis un moment, c’est trouver une façon immédiate de montrer les projets en cours sans qu’on soit forcément obligé d’éplucher le blog à la recherche des articles idoines (ce que personne ne fait, et à juste titre), mais, évidemment, entrer à ce point dans le détail nécessite de ma part une forme d’engagement ferme sur les projets, sans trop en dire quand c’est contractuellement impossible ou simplement prématuré. Mais cela se résout très simplement.

Auguste lectorat, je te présente la barre de progressionVoici ce sur quoi je travaille (avec autant de détails que je puis contractuellement en révéler), avec une perspective réelle de diffusion, et qui verra assurément le jour (sauf réel cas de force majeure) : des informations visibles discrètement d’un peu partout sur le site, ou même sur une page réservée à cet effet dans la section « l’auteur ». On retrouve ce dont il était question au début de l’année. Sachant que mes promesses n’engagent que moi ; la publication d’un projet est évidemment toujours liée à l’accord final de son éditeur / commanditaire / partenaire, et, bien entendu, les catastrophes peuvent toujours arriver. Mais la réalisation de ces projets est très raisonnablement certaine, modulo le degré de certitude qu’on peut avoir de quoi que ce soit dans l’existence au sens large :

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Je suis très content de cette nouvelle façon de garder un peu plus de contact entre deux livres ; j’aimerais également dévoiler un peu plus le processus d’écriture au jour le jour, notamment dans la construction de la trilogie « Les Dieux sauvages ».

2016-02-01T09:16:57+01:00lundi 1 février 2016|À ne pas manquer|30 Commentaires

La photo de la semaine : En surface

Surfacing

Cliquez pour agrandir

Tursiops aduncus (grand dauphin de l’océan Indien) dans les eaux autour de la Réunion, venant à la surface pour respirer.

2016-01-29T00:09:56+01:00vendredi 29 janvier 2016|Photo|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : En surface

Capitalisme, fais-moi rêver

Tu te hâtes dans ton centre commercial, pressé d’atteindre ton but et de ressortir aussi sec malgré la foule qui s’agglutine dans les allées, façon ninja ou braquage, selon ton idée du glamour. Et soudain, parlant de glamour, le centre commercial, pinacle de la consommation, tient à te dire qu’il y a du nouveau.

poletoilettes

QUOI MON DIEU INCROYABLE JE NE PEUX Y CROIRE COMMENT AI-JE VÉCU SANS DORÉNAVANT JE VIENDRAI ICI JE N’IRAI PLUS CHEZ MOI.

Non mais sérieusement.

(Centre Commercial Colombia, Rennes.)

2016-01-24T16:29:14+01:00jeudi 28 janvier 2016|Expériences en temps réel|24 Commentaires

Le printemps des festivals se profile

fail_new-york-americaVoyage, voyage. Plus loin que la nuit et le jour.

(Vous l’avez maintenant dans la tête pour la journée, de rien.)

Les festivals approchent tandis que les beaux jours reviennent : peut-être est-il donc le moment de faire un petit point. Comme ceci : .

Ou, plutôt, pour les dates qu’il est actuellement possible d’annoncer. D’autres viendront, mais pour l’heure, si tu passes dans les coins suivants, auguste lectorat, j’y serai également, et il pourrait être heureux que nous nous y retrouvions !

avril

30avr16h0020h00Dédicace puis rencontre autour de l'écriture20 place Lucie et Raymon Aubrac, 35000 Rennes, FranceCatégorieSalons et rencontres

mai

04maitoute la journée08Bâtir sa fabrique à histoiresRetraite créative en forêt d'Orléans22 Route de la Forêt, 45340 Chambon-la-Forêt, FranceCatégorieMasterclasses et ateliers

07maitoute la journée65 Maladresses des jeunes manuscritsCatégoriePublications

09maitoute la journée10Création de mondes imaginaires : techniques avancéesStage en présence ou visio4 rue DanteCatégorieMasterclasses et ateliers

23maitoute la journée24ImaJn'ère1 Place Maurice Sailland Dit CurnonskyCatégorieSalons et rencontres

29maitoute la journée31ImaginalesÉpinalJardin le Cours, Avenue GambettaCatégorieSalons et rencontres

(Le calendrier à jour est toujours disponible sur http://lioneldavoust.com/agenda.)

2016-01-27T10:40:49+01:00mercredi 27 janvier 2016|À ne pas manquer|8 Commentaires

Des nimages sur Facebook

lolcat-alignHo yeah. J’ai enfin contourné un bug qui me gonflait depuis un moment : quand j’envoyais des articles vers Facebook, aucune image ne sortait, or il est scientifiquement prouvé qu’un article présentant une image est deux fois dix puissance quinze fois de pour cent plus attirant, et qui ne voudrait pas être deux fois dix puissance quinze fois de pour cent plus attirant, hein, sérieusement.

Avec une extension toute nouvelle (Thumbnails par l’excellent Satollo) et un peu de magie CSS (display: none), je fais croire à Facebook que j’ai des images d’en-tête pour chaque article, qu’il montre, mais elles n’apparaissent pas sur le site même, ce qui ne casse pas ma mise en page.

À ce stade, je me rends compte que j’ai perdu tout le monde. Allô ? Allô ? Revenez, regardez, j’ai posté des petits chats ! =>

2016-01-20T15:39:03+01:00lundi 25 janvier 2016|Journal|11 Commentaires

La photo de la semaine : les nénuphars

The water lilies

Cliquez pour agrandir

Monet Monet Monet, would be funny, lalala…

2016-01-22T09:51:21+01:00vendredi 22 janvier 2016|Photo|Commentaires fermés sur La photo de la semaine : les nénuphars

L’auteur, cette personne censément modèle

desproges-parler-a-un-conOn sait que Desproges disait « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde »; à l’heure des réseaux sociaux, où l’on s’adresse potentiellement à tout le monde, il vient qu’on ne peut plus rire de rien avec personne. Ni rien dire.

Heureusement que Bukowski n’avait pas Facebook ; je me demande combien de commentaires outrés il aurait reçus sur la tenue de la bonne morale.

L’article sur le piratage de lundi dernier – que j’ai trouvé pourtant modéré, je me suis connu plus vindicatif, tu t’en rappelleras, auguste lectorat – et celui sur l’abstentionnisme de l’année dernière ont généré tous les deux plus ou moins le même phénomène : massivement partagés (ça a donc parlé à du monde, c’est toujours rassurant) mais générant également un flux de nouveaux commentaires , positifs et constructifs pour beaucoup, même s’ils étaient en ferme désaccord avec le propos : merci et bravo pour l’intelligence.

Et puis aussi une charretée de bêtises, parfois longues, parfois clairement insultantes, que je t’ai épargnées : j’ai la grande facilité du bouton Supprimer.

Je m’interroge de plus en plus sur le rôle lisse qu’un auteur, ou artiste, est censé adopter. Qu’attend-on exactement ? La mésaventure de Maxime Chattam me vient en tête : en résumé, celui-ci n’a jamais trop aimé le cirque, mais il y va un soir, passe un excellent moment et poste sur Facebook à ce sujet. Que ne vient-il pas de faire : tonnerre de commentaires scandalisés sur la variation « puisque vous soutenez l’esclavage animal, monsieur Chattam, je ne lirai plus jamais vos livres ». Il a fallu qu’il se fende d’une explication disant en substance « ça va, merci, je sais qu’un tigre ça vit en liberté et d’ailleurs la guerre c’est mal, on peut aussi ne pas être d’accord sur tout, vous voulez bien arrêter de partir en vrille s’il vous plaît ? »

WTF ? Faut-il, pour lire et apprécier un livre d’un auteur, qu’il se conforme aussi pleinement aux idées du lecteur ? Histoire d’être sûr de ne jamais être « choqué », « outré », « scandalisé », voire de ne pas « avoir envie de vomir », tous ces termes si viscéraux, capitalisant tout l’afflux émotionnel d’une population – vous, moi, nous1 – qui réagit avant tout par l’immédiat, l’instinctif, d’un like, d’un pouce vert, et qui symbolise toute la révolte confortable de hurler à la face du monde : « ceci est mal, je le proclame, donc j’existe ! » Quels fantasmes vient-on là projeter ?

Un auteur, c’est un être humain, et, comme tout être humain, il est différent de soi. Je suis d’accord – et le premier à dire – qu’un métier public implique une certaine vigilance dans l’emploi de la parole dont on dispose, afin d’en faire un usage, sinon constructif, au moins pas destructeur. Qu’on se doit à celui ou celle qui vient vous voir et vous parler, a fortiori pour les métiers de scène – on n’a pas à savoir que votre chien est mort la veille quand vous jouez le soir dans une pièce comique. Quelqu’un qui bénéficie d’un peu plus d’audience que le voisin doit faire proportionnellement plus attention à ce qu’il raconte (à tout le moins, ne pas propager d’erreurs tant que possible). Mais il est impossible d’espérer une parfaite adéquation entre le sentiment inspiré par une oeuvre et la personne qui l’a créée, pour la bonne raison qu’une part du plaisir inspiré par une oeuvre est une projection de soi ; espérer qu’une personne s’y conforme revient ainsi à espérer qu’elle corresponde à cette projection, ce qui est rigoureusement impossible.

La sécurité, dans ce cas, consisterait à surtout la fermer et ne jamais donner son avis sur rien. Existant seulement par son oeuvre, le créateur ne prend plus aucun risque : s’il ne dit rien, il ne froissera personne. Cela peut fonctionner. Pour ma part, je prends le risque, mais ça me fait réfléchir, à la longue, sur l’attitude de l’humanité. (En tant qu’auteur, tout me fait réfléchir sur l’attitude de l’humanité, c’est ça qui est cool. Quand je prends le métro avec la B.O. de Broadchurch dans les oreilles, j’ai l’impression d’être dans un drame existentialiste. Je me raconte ainsi que je réfléchis là aussi sur l’attitude de l’humanité alors qu’en fait, je vais chercher un burger à emporter. C’est mon excuse à tout faire. « Tu viens au match ? » « Ah ouais, super, ça me permettra de réfléchir à l’attitude de l’humanité. »)

Bien sûr qu’il existe des idées délétères, sinon je ne les interdirais pas dans la charte de commentaires, mais flûtasse, il n’y a pas, genre, un léger intervalle entre aller au cirque et le négationnisme, par exemple ? C’est quoi, la suite : se garder de poster des photos de steaks sur Instagram pour éviter la colère des végétariens ? Chattam le dit en conclusion de son intervention ça s’appelle de l’intégrisme. Je suis d’accord que l’action sur les réseaux sociaux peut contribuer à changer les mentalités, donc le monde ; sinon je ne déborderais pas sur des sujets chers à mon cœur en ces lieux. Mais est-il bien nécessaire de faire parler les tripes à tout bout de champ ? (Ce doit être bigrement fatigant.) Où sont les moyens termes ? Tout n’est-il qu’étendard ? Ne faut-il pas choisir ses combats ? Fromage ou dessert ?

Voilà qui me rappelle deux choses.

D’abord cette citation d’une grande intelligence d’Orson Scott Card, justement (je cite de mémoire) : « Tout le monde a une religion. Pour la découvrir, discutez avec quelqu’un jusqu’à trouver le sujet sur lequel il s’énerve : voilà sa religion. » Corollaire : je trouve toujours utile (quand j’y arrive) de me demander pourquoi je m’énerve – taperait-on sur ma religion ?

Ensuite, je me remémore constamment les paroles de ce mien professeur d’écologie halieutique : « les opinions publiques ne comprennent pas le compliqué ». Violent, mais ô combien réaliste, et pas que dans le domaine de l’écologie. L’espèce humaine veut des simplifications, du prêt à digérer, savoir ce qu’il faut penser pour ne pas avoir l’air stupide auprès de ses congénères – ce que les réseaux sociaux magnifient à l’extrême. Corollaire : face à une situation, je trouve toujours utile (quand j’y arrive) de me demander s’il n’y a pas une couche de compliqué supplémentaire qui me manque (laquelle arrive souvent ici même via les commentaires – que les intéressé-e-s soient de nouveau remercié-e-s, parce qu’en plus tout le monde en bénéficie).

Alors je sais, je suis utopiste, j’attends – j’espère – d’une population2 des réactions intelligentes. Je suis un ouf gueudin. Mais peut-être que là aussi, on peut contribuer à changer les mentalités en commençant par se changer soi-même. Avant de réagir et de s’emporter, peut-on prendre un instant pour, déjà, ne pas se sentir personnellement visé ?

Je dévie. Quand quelqu’un vous fait part de ses réflexions personnelles, on court le risque d’un désaccord. Pourquoi en serait-il autrement sur les réseaux, avec un musicien, un auteur ? Mais surtout, quand quelqu’un – auteur, musicien, ma grand-mère3 – publie quelque chose, pourquoi se sent-on la nécessité de lui expliquer combien il a tort ? Quand on publie quelque chose, nul n’est forcé de lire. Réagir, en revanche, est une démarche entièrement volontaire. Faut-il donc que chacun s’exprime mais que tout le monde soit d’accord ? En plus, l’auteur et l’oeuvre sont souvent bien différents : j’ai longtemps haï le blog d’Orson Scott Card (qui défendait des opinions néoconservatrices qui me révoltaient – aujourd’hui, je n’en sais rien, je n’y vais plus depuis pfouuh au moins tout ça) mais c’est un auteur majeur de la science-fiction et je recommande constamment ses romans sans hésiter une seule seconde.

Prenons un instant pour méditer à nouveau la Sainte Parole du Grand XKCD.

Après les réactions sur l’article sur le piratage et quand j’ai vu à nouveau le torrent de stupidité auquel je pouvais être confronté (tu ne l’as pas vu, auguste lectorat), pour la première fois en des années, je me suis demandé : putain, est-ce qu’endiguer ça, ça m’amuse ? Est-ce que j’ai envie d’être lisse, constructif, quand mon réflexe premier est de hausser le ton et de traiter une certaine frange de pauvres cons ? Et si j’ai cette réaction, est-ce qu’il ne serait pas temps d’arrêter, avant de partir en vrille à mon tour (et je serais absolument en tort) ? Mais surtout, comment font les blogueurs à dix fois plus de visites que moi ? Ils y arrivent, j’ai probablement donc une leçon à prendre ici. Nommément, gérer ça d’une façon qui ne m’évoque pas aussitôt la célèbre prière : « Dieu, donne-moi le pouvoir de gifler les gens à travers le protocole TCP/IP ».

Je n’ai pas envie d’insulter l’intelligence de qui que ce soit en lui faisant croire que je suis lisse et parfait, parce que je ne le suis pas et que je ne vous ferai pas croire le contraire ; surtout parce que je crois par défaut à l’intelligence de mon interlocuteur (et c’est pourquoi l’espèce humaine me déçoit quotidiennement). Holly Lisle a eu une démarche intéressante en publiant les caractéristiques de « son lecteur » ; elle ne cherche pas à plaire à tout le monde, et résumé à qui elle s’adresse. J’aurais plutôt tendance à dire à qui je ne m’adresse pas :

Si tu n’as pas d’humour, si tu n’as pas de recul sur les mots, si tu lis en diagonale puis es persuadé que tu as raison, si tu penses qu’une seule explication résout toujours tout, si tu préfères la certitude au doute, si tu n’aimes pas être gentiment chahuté, si tu ne comprends pas l’ironie et le second degré, il y a de fortes chances que ce blog te hérisse et que tes commentaires ne passent jamais le filtre de la modération, alors épargne-toi du mal. En revanche, si tu es prêt à disconvenir de façon constructive, mieux : que tu as les preuves que je raconte nawak et que tu me les apportes, fichtre ! Dans mes bras, je t’offre une bière (ou un diabolo grenadine), accepte de rester ici, s’il te plaît, tu m’honores (c’est ainsi que s’est formée ici cette belle communauté au fil des ans).

Je peux être rêche, rugueux, acerbe, parce que je déteste les harmonies molles ; parce que je pense que les progrès naissent dans les frontières et les questionnements ; et, donc, parce que je m’efforce de ne pas insulter ton intelligence. Je ne suis pas ta mère ni ton curé. Je ne cherche pas à te plaire (sinon je me tairais scrupuleusement). J’essaie de construire / lancer une discussion. Si tu crois que les deux sont équivalents, fuis. 

  1. Je mets « moi » parce qu’après, certains mal-comprenants vont encore imaginer que je me place au-dessus de la mêlée – tu vois à quoi j’en suis réduit ?
  2. Dont moi , oui oui, cher visiteur mal-comprenant.
  3. Cher mal-comprenant, elle n’est ni auteur ni musicienne, hein, tu as saisi, c’est pour l’exemple ?
2016-01-27T10:23:45+01:00jeudi 21 janvier 2016|Humeurs aqueuses|49 Commentaires
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