Blog

Vous pouvez à nouveau recevoir des notifications par mail pour les articles du blog

C’est l’une des premières choses à être ressorties de la discussion sur la newsletter : en plus de l’envoi mensuel, la possibilité de recevoir une notification par courriel dès la publication d’un article. C’est à nouveau possible : si vous le souhaitez, tous les jours vers midi, Lucien (le robot de la newsletter) vous enverra un message proposant l’article du jour (s’il y en a un).

Pour cela, il vous suffit de vous inscrire sur la page « Suivre et s’abonner au site« , ou bien de simplement mettre à jour votre inscription ci-dessous en cochant la ou les cases correspondant à ce que vous souhaitez recevoir :

Rejoignez les 491 abonnés à ce site : pour ne manquer aucune information, entrez votre
Veuillez choisir ce que vous désirez recevoir :
Vous affirmez avez pris connaissance de la politique de confidentialité du site. Vous pourrez vous désinscrire à tout moment à l’aide des liens contenus dans chaque message.

J’avais l’impression qu’une notification quotidienne était souhaitée, je suis donc parti là-dessus. Mais si c’est trop fréquent, je peux moduler pour une fréquence hebdomadaire, par exemple. N’hésitez surtout pas à signaler vos souhaits en commentaires !

2020-12-15T10:08:11+01:00jeudi 17 décembre 2020|À ne pas manquer|4 Commentaires

Des routines d’écrivains (dont la mienne)

Cyril Destoky s’est lancé sur son compte Instagram dans une entreprise très intéressante (et qui rend bien graphiquement, ce qui est une bonne idée) (pour Instagram, allez, suivez quoi) : compiler des routines et des organisations d’écrivains, en plus de ses conseils et recommandations. Du coup, si vous êtes curieux ou curieuse, pour ma part, ça ressemble à ça :

(Je suis très touché par les mots de présentation de Cyril.)

Donc ouais, je fais de l' »autre travail » le matin (comme écrire ces mots, produire Procrastination, remplir des déclarations absurdes mais obligatoires), parce que, vue la manière dont mon cerveau est vissé, je peine à avoir l’esprit libre pour écrire si je n’ai pas la sensation d’avoir évacué des affaires courantes qui pressent. Cela fait des années que j’essaie d’inverser, de commencer la journée par écrire et de ne passer au reste qu’une fois mon quota rempli, mais je ne réussis toujours qu’à tenir cette promesse que quelques mois au mieux. (Je reparlerai de la manière dont mon cerveau est vissé probablement l’année prochaine, parce que je pense que cela peut aider du monde.) Mais le time-blocking me permet globalement de garder la main sur les rênes et de m’assurer que je ne tombe pas dans des failles spatio-temporelles à poursuivre des chimères pendant des heures sans m’en apercevoir.

Hé, il y a aussi Mélanie Fazi (et mon petit doigt me dit qu’on devrait voir aussi Estelle Faye et Laurent Genefort) :

Bon, y a aussi un certain Flaubert, mais je ne vois pas quelle importance il peut avoir, il n’écrit pas de SF1.

Terminons sur ce joli petit mot d’encouragement.

  1. Votre attention s’il vous plaît, c’est une blague, je répète, c’est une blague, désarmez les toboggans, contrôlez les vis-à-vis
2020-12-15T10:31:15+01:00mercredi 16 décembre 2020|Entretiens|Commentaires fermés sur Des routines d’écrivains (dont la mienne)

Procrastination podcast s05e07 – Le découpage des séries

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s05e07 – Le découpage des séries« .

Trilogies, sagas, feuilletons : comment s’opère le découpage des histoires en plusieurs volumes ? Quelle discussion y a-t-il entre auteur/autrice et éditeur/éditrice ? Plusieurs retours d’expérience dans cet épisode ; Estelle et Mélanie parlent du plaisir qu’il y a à écrire, découvrir ou traduire une saga qui part dans des directions inattendues mais cohérentes ; Estelle évoque le cas de ses romans indépendants qui ont appelé des suites ou se sont transformés en séries. Lionel parle de l’intérêt de connaître sa fin à l’avance, et rougit jusqu’au crâne.

(Note : les livres évoqués dans cet épisode par Estelle et Lionel étaient encore en retravail au moment l’enregistrement mais sont depuis parus.)

Références citées
– Les Archives de Roshar, Brandon Sanderson
– Star Wars, Georges Lucas
– Apocalypsis, Mario Giordano
– Les nouveaux mystères de Paris, Léo Malet
– « Femmes de l’Autremonde », Kelley Armstrong
– Babylon 5, Joe Michael Straczynski
– Battlestar Galactica (2004), Ronald D. Moore
– La Tour sombre, Stephen King
– Robin Hobb

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2021-01-04T11:12:05+01:00mardi 15 décembre 2020|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s05e07 – Le découpage des séries

Nouveau projet chez les éditions Argyll

Parce que tant que j’ai des mains qui marchent (quoique, vaut mieux marcher sur ses pieds), faut bien que je m’en serve, hein ?

Je suis ravi d’annoncer un nouveau projet à venir chez les toutes nouvelles éditions Argyll ! Si vous avez regardé la barre de progrès sur le côté… c’est le petit projet qui s’est glissé et qui avance très vite (et dont je parlais à mots couverts la semaine dernière…)

Alors minute hoplà une seconde, mais qui sont les éditions Argyll ? C’est un projet porté par Xavier Dollo, Simon Pinel, Xavier Collette et Frédéric Hugot :

Il s’agit d’une maison d’édition qui publiera dans les domaines de l’imaginaire, mais aussi du polar et du roman historique. Elle fait partie d’un projet plus large, qui comprend une librairie et un incubateur de projets, le tout fonctionnant en économie solidaire et sociale. Argyll se voit donc comme une maison d’édition éthique, ou du moins la plus éthique possible. 

Les tout premiers auteurs au catalogue seront Richard Cowper, Christophe Nicolas et Carol Emshwiller, excusez du peu. Pour en savoir plus, rendez-vous vers cet entretien détaillé chez ActuSF.

Quant à moi, ce que je peux dire sur ce qui se prépare :

  • Ce n’est pas de la fiction
  • Par rapport à d’habitude, c’est beaucoup plus bref (300 – 320 000 signes)
  • Ça sortira en mai 2021, à temps pour les Imaginales (en même temps que L’Impassible armada redux)
  • (Ce n’est pas lié à Obsidian ni à tous les workflows pour lesquels j’ai pu parler d’un superbe écrin la semaine dernière. Ça, c’est encore autre chose.)

Voilààààà

Et comme vous savez depuis le temps que j’ose tout, c’est même à ça qu’on me reconnaît, I am become meme, destroyer of Internets. Argyll m’avait demandé une photo avec le contrat signé, et puis… je ne sais pas ce qui s’est passé.

Évidemment, pendant ce temps, le travail sur La Succession des Âges avance et avance même beaucoup. L’écriture proprement dite devrait commencer en janvier, pour m’emmener jusqu’à l’automne à plein temps.

2020-12-08T11:28:39+01:00lundi 14 décembre 2020|À ne pas manquer|10 Commentaires

Ah, oui

C’est donc important de se laisser des instructions claires quand on écrit.

Ce qui est merveilleux avec ces mots doux, c’est qu’on oublie qu’on se les a laissés, et que leur impact est donc maximal pour s’assurer que la tâche désignée soit bien effectuée.

2020-12-08T11:28:10+01:00jeudi 10 décembre 2020|Expériences en temps réel|2 Commentaires

L’Héritage de l’Empire s’affiche en vidéo

Une courte vidéo de promotion réalisée par les éditions Critic, et vous savez quoi ? Ça fait vraiment hyper drôle de voir l’effet « mur de chroniques ultra emballées » qu’on n’a l’habitude de voir que dans les trailers du cinéma ou de la télé.

Il y a toujours une part de moi qui n’arrive pas à y croire, et l’autre part qui trouve ça très bien que la première n’arrive pas à y croire. Parce que c’est uniquement devant le clavier que les choses se passent, quand on joue sa vie jour après jour.

Même si tout ce qui se passe autour est absolument merveilleux et incroyable. Merci.

2020-12-08T11:27:52+01:00mercredi 9 décembre 2020|Dernières nouvelles|9 Commentaires

Une opération de sauvegarde de baleines au Nicaragua

Hop, coup de pub éhonté pour le financement participatif annuel de l’association Eli Scientific, qui conduit un projet de long cours au Nicaragua sur l’étude et la conservation des baleines à bosse, avec un volet éducatif et le développement d’un éco-tourisme local durable. J’ai bossé avec la directrice de projet quand j’étais volontaire à New Quay il y a près de dix ans et son dynamisme et sa persévérance sont à toute épreuve (elle a reçu le 3e prix du Prix Terre de Femmes en 2017 pour ses initiatives) ; l’association demande seulement 3000 € pour boucler le financement de sa campagne, et elle en est à plus de la moitié.

➡️ Visiter le financement participatif

2020-12-08T11:27:25+01:00mardi 8 décembre 2020|Juste parce que c'est cool|Commentaires fermés sur Une opération de sauvegarde de baleines au Nicaragua

Ulysses ne peut soutenir des projets complexes comparé à Scrivener

Essayer des apps (des logiciels, on disait dans ma folle jeunesse 8 bits), c’est ma vie, mon loisir, tandis que d’autres assemblent des bateaux en bouteille ou bien risquent leur vie en faisant de la wingsuit : la différence, c’est que regarder des mecs en wingsuit, c’est vachement impressionnant, alors que regarder un mec tester une app d’écriture, ça l’est vachement pas du tout.

Depuis un an environ, je suis parti en une quête chamanique à l’extérieur de Scrivener (pas pour L’Héritage de l’Empire, mais pour d’autres projets moins ambitieux en parallèle). Scrivener est mon outil de prédilection, l’environnement merveilleux qui me permet d’écrire des bouquins de presque 1000 pages monstrueusement compliqués en un temps raisonnable, mais existerait-il un meilleur environnement d’écriture ?1 J’ai en effet été très déçu par l’attitude cavalière des développeurs de Scrivener envers les bugs de synchronisation qui sont apparus sur la version mobile l’année dernière ; il se trouve que le problème était la responsabilité d’Apple, mais c’est à peine si le support technique semblait s’en soucier. Pas ce que j’attends du développeur de mon outil professionnel central.

Suite à cela, je me suis tourné vers le concurrent principal de Scrivener, Ulysses (on avait comparé les deux ici). J’avais résolu de lui confier des projets de plus en plus complexes, afin de voir s’il tenait la charge et pouvait répondre à mes exigences.

J’ai d’abord réalisé la version augmentée de L’Impassible armada, qui sortira l’année prochaine – soit l’équivalent du volume d’une nouvelle : écriture, check, corrections, check.

Plus difficile : je lui ai ensuite confié le court projet de non-fiction sur lequel je travaille actuellement (qui figure dans les barres de progrès, l’air de rien). Écriture : check. Correction… 

Patatras. Dès les premières minutes, je me suis confronté à un mur insurmontable :

Ulysses ne peut soutenir un projet complexe parce qu’il ne permet pas à l’auteur d’avoir une vision d’ensemble de son projet. En tout cas, pour ma part, c’est absolument vital pour m’orienter en cours d’écriture et surtout pour corriger, afin de cerner à quoi le premier jet ressemble et s’il est équilibré.

C’est une simple bêtise d’interface (UI) et d’expérience utilisateur (UX). Démonstration par l’exemple : voici deux captures d’écran (floutées) du plan du premier jet de ce projet, réalisées sur des fenêtres en plein écran, sur toute leur hauteur et évidemment sur la même machine (iMac 27 pouces). Les lettres qui apparaissent en clair signifient les en-têtes de grandes parties. (Pour l’amusement, en passant, j’applique mes propres recommendations : mes éditeurs de texte sont bel et bien en solarisé.)

Ulysses. Impossible de tout voir d’un coup.
Scrivener. Non seulement on voit tout, mais il y a encore de la place.

Ulysses est tellement obnubilé par sa simplicité et son aération (qui a été très agréable à l’écriture, je tiens à le noter) qu’il perd une quantité invraisemblable de blanc : je ne peux voir que deux parties entières de mon manuscrit, alors que Scrivener, peut-être moins fancy, me montre non seulement tout, mais me donne encore largement de la marge. En plus, Scrivener permet de déplier / replier les dossiers (chapitres, parties) à l’envi alors que c’est impossible dans Ulysses : on peut se focaliser sur un chapitre, mais les « groupes » (dossiers) restent toujours dépliés et on ne peut jamais tout embrasser d’un seul regard. Ce qui est quand même complètement con.

Ulysses remporte clairement l’avantage pour ce qui est de l’immédiateté de l’environnement d’écriture et la synchronisation est merveilleusement automatique comparée à Scrivener. Mais la révision d’un manuscrit est une étape cruciale de la réalisation d’un projet, et les développeurs d’Ulysses n’ont clairement pas pensé à cet étape, uniquement à la production.

Après, comme il faut tout dire sur Internet aujourd’hui ou alors on vient vous souffler dans les bronches, je sais que bien des auteurs écrivent des romans avec Ulysses et s’en tirent très bien, et more power to them, tout cela ne concerne que moi. Or moi, en vérité je vous le dis : je ne peux déjà pas corriger un essai de 300 000 signes dans Ulysses, il me serait littéralement impossible de réaliser un livre comme L’Héritage de l’Empire (1,7 millions de signes) dans cet environnement en une grosse année. Surtout quand je vois toute la masse de corrections grandes et petites que j’ai effectués sur ce roman (certains personnages secondaires ont disparu, des fils narratifs entiers ont été ajustés, des détails ont été verrouillés sur le long cours, etc.) : il me fallait garder la trace de dizaines de choses à chaque instant pour ne rien perdre en route.

Tout cela pour dire, parce que la question m’avait été posée à l’époque où l’on sortait encore de chez nous (haha, vous vous rappelez les chant des oiseaux et la sensation de la pluie sur votre visage ?), que non seulement je continue à recommander Scrivener, mais que je peux affirmer d’expérience qu’il n’y a pas mieux. L’outil est infiniment flexible, du récit court (j’écris des nouvelles avec) jusqu’à la pentalogie monstrueuse (tout « Les Dieux sauvages », les notes, les manuscrits des quatre tomes publiés et le début du cinquième existe dans un seul projet Scrivener créé en 2016 !) Et pourtant, j’étais vraiment décidé à m’en séparer.

Ulysses est en revanche certainement le roi du texte court, mais pour cela, a-t-on vraiment besoin d’une app sur abonnement quand il existe par exemple iA Writer ?

Pour ma part, le contenu que j’avais commencé à placer dans Ulysses va partir, soit dans iA Writer, soit dans Obsidian. Et de ce dernier, il va vraiment falloir que je vous parle, c’est tout le voyage de prise de notes évoqué en début d’année, et il se trouve que je vais avoir une plate-forme fantastique pour développer ces idées. (Ce n’est pas l’essai sus-nommé ni une chaîne YouTube, c’est autre chose !) Un indice en bas de votre écran : Zettelkasten.

  1. D’emblée : je sais que Scribbook et WriteControl existent, mais les web apps sont disqualifiées d’entrée dans ma propre pratique. Je ne me fie pas à un service qui peut disparaître demain, je veux quelque chose qui fonctionne entièrement hors ligne, et je veux posséder le contrôle de mes données.
2020-12-08T11:26:18+01:00lundi 7 décembre 2020|Technique d'écriture|12 Commentaires

La photo de la semaine : La rive perdue

Le parc national du lac Mungo (Australie) fait partie d’une région plus vaste où des lacs affluaient jusqu’à il y a 20 000 ans environ. Les Aborigènes ont commencé à vivre sur ces rives il y a 40 000 ans.

Quarante mille ans.

Essayez d’imaginer ce que cela peut représenter quand l’Occident peine déjà à garder la mémoire d’un siècle ou deux.

Ces lieux demeurent sacrés aujourd’hui et font partie des sites où l’on trouve les plus anciennes traces d’occupation humaine.

The Lost Shore
Cliquez pour agrandir
2020-12-03T11:02:11+01:00vendredi 4 décembre 2020|Carnets de voyage, Photo|2 Commentaires
Aller en haut