Entretien autour de « Derrière les barreaux » sur ActuSF

Couv. Daphné Desroziers

Couv. Daphné Desroziers

Le site de référence ActuSF, qui édite également l’anthologie Les coups de coeur des Imaginales, dirigée par Stéphanie Nicot et où figure la nouvelle « Derrière les barreaux », m’a proposé un entretien autour du texte, comme à tous les auteurs sélectionnés depuis dix ans pour être « coups de coeur » du festival :

Actusf : Tu as une passion pour l’océan que l’on retrouve dans ta nouvelle. Qu’est-ce qui t’inspire dans le monde maritime ?

Lionel Davoust : En un mot, il est magique. Féerique. Non pas, encore une fois, gentil et new age façon harmonie céleste, gentils dauphins et tout le tralala, au contraire, il est dangereux, âpre. Il m’évoque une double dimension à laquelle je reviens toujours et qui, je crois, représente ma réponse à ce qu’est l’existence : c’est d’un côté la liberté sans entraves, les espaces sans limites, de l’autre une énigme, celle des abysses et des ténèbres. Quand tu es en mer – mais cela s’applique à tout le monde naturel – tu ne peux pas tricher. Elle te renvoie ce que tu es, ni plus ni moins, à travers ton attitude, ton comportement avec les autres, avec toi-même. Ce n’est pas forcément flatteur, d’ailleurs. Cela te renvoie au chemin que tu traces dans ta vie, plus ou moins bien. Et à ce que tu veux rêver, croire, et où aller. À toi de voir ce que tu veux faire de ça.

Pour lire l’ensemble de l’entretien et ceux des autres auteurs de l’anthologie, c’est ici.

(Et rappel, pour commander l’antho, c’est chez votre libraire préféré, ou bien !)

2013-06-07T10:26:33+02:00jeudi 6 juin 2013|Entretiens|Commentaires fermés sur Entretien autour de « Derrière les barreaux » sur ActuSF

Je suis partout (ce week-end)

futuriales2013ImaJinEre2013_Affiches_01Allez allez il est beau mon salon. Il y en a deux à se tenir en fin de semaine, il faut venir, il y en a pour tout le monde, je serai partout, je serai aux deux ! Le soleil revient, vous n’avez aucune excuse à rester manger des chips sur votre canapé en regardant Les Anges de la Téléréalité, les chips c’est mauvais pour la santé, il y a plein d’hydroxyles de tétranazole de palme, cela fait rouiller les omega-3 et provoque une dégénéresence prématurée des complexes actifs.

En résumé :

  • Samedi 8 juin, je serai à Aulnay sous Bois, pour les Futuriales. Un des rares événements en région parisienne, c’est l’occasion, et ça n’est que samedi, ne ratez pas la fenêtre de tir ! Toutes les infos pratiques sur le site : http://www.futuriales.com/
  • Dimanche 9 juin, je serai à Angers pour ImaJn’ère. (L’événement commence vendredi.) Avec des expos, des tables rondes, un espace jeu de rôle, des lectures publiques et bien plus encore à découvrir sur http://imajnere.blogspot.fr/p/imajnere-2013.html.

Si vous ne venez pas, c’est que vous ne faites pas d’effort ! (Dérogation acceptée pour les résidents de Montpellier, Johannesburg et les chantiers aérospatiaux martiens d’Utopia Planitia.)

2013-06-07T10:26:37+02:00mercredi 5 juin 2013|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Je suis partout (ce week-end)

Faire des articles littéraires en ignorant ce qu’est la littérature

jfailOooh, Slate. Eh bien alors ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Toi qui, d’habitude, régale les Internets multimédias par tes traductions d’articles de haute volée, par la portée de tes billets originaux que tu prends le temps de faire rédiger au lieu de céder au sensationnalisme du moment, voilà que tu cours dans le salon, te prends les pieds dans le tapis, et t’éclates les dents contre la table basse.

Dans ce billet, Catherine Bernard répercute une étude conduite par l’OCDE (étude PISA) sur les niveaux des élèves à travers différents pays en lettres et en sciences, attirant l’attention sur le fait qu’à niveau égal, les filles montrent une meilleure compréhension de l’écrit. Parce que les garçons « négligent la littérature », selon les mots de Gunilla Molloy, professeur à l’université de Stockholm, dont la source est probablement cet article, si mes recherches sont efficaces (et que la traduction de Google est à peu près valable – je ne parle pas encore suédois). Jusqu’ici, pourquoi pas. Sauf que l’article continue :

Car, précise-t-elle, les garçons ne sont pas totalement allergiques aux textes: ils lisent des BD, dévorent la science-fiction, apprécient généralement les livres d’histoire, sans même parler des manuels techniques et des brochures de jeux vidéo où ils sont tout simplement imbattables.

J’ai beau n’être qu’un garçon et donc statistiquement en retard d’un an sur la compréhension de l’écrit par rapport à Catherine Bernard, il me semble clair dans l’énoncé précédent que, donc, la science-fiction n’est pas de la littérature. C’est sûr, c’est de la fiction écrite en prose continue, ça n’a rien à voir avec le roman, c’est l’évidence même. Comme l’ont prouvé 1984, Le Meilleur des mondes, Fahrenheit 451, Frankenstein, toute l’oeuvre de Jules Verne, cela n’a aucun rapport avec la littérature, c’est… on ne sait pas quoi, mais, horreur ! Aucun rapport avec les lettres.

Je ne vais pas oser prétendre que madame Bernard n’a pas fait son boulot de journaliste en allant vérifier les sources ou même en tenant une réflexion de base sur les propos tenus par mme Molloy. Après tout, d’après sa bio sur Slate, madame Bernard était journaliste aux Échos. Un cursus dans un canard économique vous place assurément comme autorité pour parler de littérature.

Moi, je suis un peu con, puisque j’ai le malheur d’écrire de l’imaginaire, alors, n’étant pas capable de comprendre le contenu d’un rapport rien qu’en en lisant la couverture, je retourne aux sources. J’avoue ne pas m’être payé les 286 pages du bousin, mon abnégation a des limites, mais un suvol rapide des protocoles employés m’a appris deux choses :

  • Il n’est pas question de littérature mais de compréhension de textes continus (prose) et non-continus (mêlés de graphisme). 
  • Une recherche sur le mot « science-fiction » dans le rapport ne retourne aucun résultat.

D’où vient un pareil saut quantique entre le contenu même du rapport (scientifique, et donc avant tout descriptif) et des conclusions aussi farfelues ? La journaliste aurait cité comme autorité, non pas sa lecture du matériel d’origine, mais repris à son compte la lecture d’un tiers tout en lui transférant l’aura de respectabilité de l’étude ? Ils font ça, ces gens ? Non ! Non, arrêtez, je refuse d’y croire ! Monsanto sont des gens bons et Patrick Le Lay se dévoue à l’édification de son public !

Mme Molloy, dans la bouche de mme Bernard, ajoute :

Or la littérature a un grand avantage: elle apprend à changer de perspective, à se mettre à la place des personnages et tenter de comprendre leurs points de vue, leurs sentiments, leurs problématiques, leurs valeurs.

Et donc que c’est dommage que les compétences des garçons soient inférieures.

Je n’en disconviens pas.

Toutefois, il va falloir que mme Bernard et mme Molloy apprennent elles aussi à lire du texte continu. Toute fiction n’est pas littéraire. La BD, le théâtre, le jeu vidéo, le cinéma portent tous ce processus de sympathisation à un tiers, cette empathie. (Si j’étais un gros guedin, je parlerais même de composante performative de la fiction, mais je ne voudrais pas perdre les garçons fans de SF dans la salle, à commencer par moi.) La littérature a « un grand avantage », oui, et il est lié à son média : c’est celui de travailler la compréhension de l’écrit, lequel forme l’esprit à la critique raisonnée et à la dialectique, deux atouts fondamentaux dans nos sociétés complexes. Mais on s’y forme très bien aussi en lisant des manuels de droit.

En revanche, visiblement, pour les manuels d’économie, c’est moins sûr. Cela n’évite pas à mme Bernard deux amalgames stupides (la SF comme littérature et la valeur perfomative de la fiction), difficilement pardonnables à une revue aux ambitions de Slate et – théoriquement – un peu immergée dans la culture geek, quand même. Il est une vérité solide dans le cas de l’apprentissage de la littérature et de l’écrit, que connaissent tous ceux qui ont un jour approché un livre à moins de trente mètres : peu importe ce qu’on lit, l’essentiel, c’est de lire avec plaisir, car c’est là que l’étincelle s’allume, et que l’on passe, un jour, des novelisations de Doom à Friedrich Nietzsche. Et State, qui se targue de réfléchir aux évolutions de la société, pourrait fortement bénéficier d’une bibliothèque bien fournie en SF plutôt que de laisser publier des indigences intellectuelles pareilles.

2013-06-11T09:42:20+02:00lundi 3 juin 2013|Humeurs aqueuses|26 Commentaires

Imaginales toujours fidèles

Et voilà, après un long périple, les douzièmes Imaginales sont terminées, avec une affluence encore supérieure aux années précédentes si je ne m’abuse, une convivialité toujours présente, d’innombrables rencontres, et une course à la fois incessante et exaltante, pour ma part, pendant cette semaine. Merci avant tout à vous, lecteurs, nouveaux et fidèles ; merci à l’organisation, aux traducteurs et aux modérateurs de compèt (Stéphanie et Bernard ; Marion notre maman à tous ; Sylvie, Hélène, Jocelyne, Nelly, Christophe, Valérie, Anne et j’en oublie hélas certainement) ; merci mes compagnons de signature qui ont supporté mon cerveau en surchauffe et mes blagues pourries (Mélanie Fazi, Sylvie Miller et Phillppe Ward) ; merci à mes compagnons des Deep Ones pour un premier concert particulièrement fort en émotions ; merci à Jean-Claude et aux étudiants de la masterclass ; merci à Fabrice Colin, Pierre Bordage, Rachel Tanner et Raphaël Albert pour s’être gentiment prêté au jeu de notre interrogatoire pour la table ronde sur Elfes et Assassins, y compris quant nous les chahutions avec Sylvie ; merci à Florian de la Fnac de Belfort pour l »accueil et le souvenir.

Vous le savez, les comptes-rendus de festival, ce n’est pas mon truc, donc je me contenterai de quelques photos, de répercuter tout ce qui a été capturé dans les jours qui viennent, et je prépare un Créer du lien sur le festival avec les excellents articles des autres. Personnellement, j’ai juste quelques photos pourries prises avec le portable.

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2013-06-11T09:42:25+02:00jeudi 30 mai 2013|Le monde du livre|8 Commentaires

Entretien autour d’Elfes et Assassins

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Orfilinn, sur le site des Imaginales, réalise beaucoup d’entretiens autour du festival ; il nous a fait le plaisir, à Sylvie Miller et moi, de nous poser quelques questions autour de l’anthologie de cette année, Elfes et Assassins.

Sylvie Miller et Lionel Davoust, vous avez repris pour la deuxième année consécutive le rôle de co-directeurs de l’anthologie du festival. Découvrons ensemble les arcanes de cette cinquième anthologie, publiée par Mnémos. D’abord le thème : Elfes et assassins. Comment a-t-il été choisi ?

Lionel : Nous avions très envie de faire honneur à un archétype aussi vieux que la fantasy elle-même, charismatique par sa noirceur et complexe par sa morale : le voleurau sens large, le brigand, que nous avons poussé au maximum en la personne de l’assassin. En face, il fallait une figure lumineuse pour créer une rencontre intéressante, mais tout aussi ambigüe, qui appuie la facette magique du genre : l’elfes’est imposé.

Sylvie : Le thème doit permettre des traitements variés. Les auteurs nous ont fourni des textes très différents qui explorent toutes les facettes de la fantasy.

Pour lire la suite de l’entretien, c’est sur cette page.

2013-06-11T09:42:28+02:00mercredi 29 mai 2013|Entretiens|Commentaires fermés sur Entretien autour d’Elfes et Assassins

Blague d’écrivain

lolcat_caption_writerSi l’horloge atomique qui, quelque part, pilote ce site par procuration, ne plante pas, c’est aujourd’hui le second jour de la masterclass écriture dirigée par Jean-Claude Dunyach et moi-même aux Imaginales. Il semble donc approprié de raconter une blague d’écrivain, d’une part parce qu’elle est très vraie, et surtout parce que c’est Jean-Claude qui me l’a racontée le premier – gloire lui soit rendue :

Un écrivain célèbre, à la fin de sa vie, meurt. Satan apparaît dans un nuage de soufre.

« Ha, ha ! s’écrie-t-il, tu es un écrivain, ton métier est d’une honnêteté douteuse, tu iras en enfer !

— Naaaaan », hurle l’écrivain (ou quelque chose d’approchant).

Arrivé en enfer, l’écrivain est conduit dans une petite pièce, où il est enchaîné à une chaise en métal chauffée à blanc, devant une machine à écrire pourrie où il manque la moitié des touches, le papier manque, se met de travers, pendant que des diablotins le piquent avec leurs fourches sans relâche en couinant : « Écris ! Écris ! »

Notre pauvre écrivain s’exécute péniblement, en larmes, au comble de la souffrance, désemparé, désespéré.

Soudain, un ange apparaît dans un nuage de roses.

« Fichtre ! s’exclame l’ange, Satan, tu t’es trompé ! Cet écrivain est bon, il a fait rêver des générations de lecteurs, il était censé aller au Paradis ! »

Satan, confus, détache l’auteur, qui se jette au cou de l’ange, submergé par la reconnaissance. « Merci ! Oooh, merci ! »

L’ange emmène le pauvre homme au ciel.

Arrivé là-haut, il est conduit dans une petite pièce. Là, il est enchaîné à une chaise en métal chauffée à blanc, devant une machine à écrire pourrie où il manque la moitié des touches, le papier manque, se met de travers, pendant que des chérubins le piquent sans relâche avec leurs lances en couinant : « Écris ! Écris ! »

Notre pauvre écrivain en larmes, s’exécute péniblement, sous le regard de l’ange, et gémit : « Mais, mais, oh, pourquoi ? Pourquoi vous me faites ça ! C’est comme en enfer, ici !

— Ah non, réplique l’ange avec un sourire benoît. Ici, tu as une chance d’être publié. »

2018-08-09T11:02:08+02:00jeudi 23 mai 2013|Best Of, Expériences en temps réel|6 Commentaires

Reçus avant de partir

J’attaque aujourd’hui la masterclass des Imaginales – à bientôt pour tous ceux qui y seront -, mais dans ma boîte aux lettres, deux petites surprises m’attendaient.

Pour le côté littéraire :

E&A

Yeah ! Elle est belle, tient bien en main, et les auteurs vous ont concocté des textes merveilleux, drôles, satyriques, épiques ou carrément bouleversants. J’espère que vous aurez autant de plaisir à les découvrir que nous au moment de composer l’ouvrage.

Pour le côté écologique :

MM_MPAs

Je n’ai aucun pouvoir d’aucune sorte sur ce domaine de gestion, mais ça n’empêche pas de se cultiver. Pour quand j’aurai le temps de lire ça, soit, selon mes estimations actuelles, quelque part au milieu du 32e siècle, on n’est plus à une décennie près.

Soyez sages, je laisse blogs et réseaux sociaux en pilotage automatique pour la semaine, même si j’aimerais pouvoir parler du festival en live davantage. L’expérience prouve toutefois que j’y arrive à peine…

2013-05-21T09:11:41+02:00mercredi 22 mai 2013|Journal|Commentaires fermés sur Reçus avant de partir

De la mise à jour ici et là

Couv. Daphné Desroziers

Couv. Daphné Desroziers

Je pars aux Imaginales aujourd’hui, en vue de la masterclass de demain (vous pouvez encore vous inscrire !) et du festival lui-même. Le blog va à nouveau entrer en mode publications légères, même si, cette fois, j’aimerais bien publier quelques images en live. On verra si j’y parviens. J’espère surtout vous y retrouver nombreux – même si je sais déjà que pas mal d’usual suspects y seront !

Quelques mises à jour sur le site à signaler quand même :

  • La page de la nouvelle « Derrière les barreaux », dans l’anthologie Les Coups de coeur des Imaginales, est en ligne. C’est ici
  • Un gadget utile, pour une fois : chaque article de blog vous proposera dorénavant une sélection d’articles en rapport avec lui-même. C’est automatique donc un peu aléatoire, mais ça devrait rendre la navigation plus intéressante. C’est que le blog, après tant d’années, devient vraiment touffu et certains articles se perdent dans la masse alors qu’ils restent d’actualité. C’est en bas, là, dessous, oui, là, juste ici.

À très vite à Épinal !

2013-05-16T18:45:10+02:00mardi 21 mai 2013|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur De la mise à jour ici et là

Mon programme des Imaginales 2013

imaginales2013affiche

Affiche Magali Villeneuve et Alexandre Dainche

Et troisième billet d’informations, pour vous parler précisément des Imaginales et d’où je serai dans la semaine à venir. Le festival se tiendra cette année du 23 au 26 mai, toujours sur les rives de la Moselle, dans le joli cadre du Jardin du Cours. C’est un des rendez-vous majeurs de l’imaginaire en France, il faut venir, même depuis Paris ! Toutes les informations sur le site (notamment l’ambiance de l’événement).

J’y serai pour des dédicaces, des rencontres et des cafés littéraires. Le programme complet est disponible ci-dessous, ou bien sur cette page du festival.

Trois points plus particuliers sur lesquels attier ton attention, auguste lectorat : déjà, l

The Deep Ones

The Deep Ones (en hommage à Lovecraft, les Profonds) est un groupe un peu particulier, composé uniquement de musiciens travaillant dans l’édition (auteurs, éditeurs…) qui accompagnent en improvisation des lectures de textes par leurs auteurs. La formation donnera son premier concert, gratuit, jeudi 23 mai à 20h au Magic Mirrors 2.

Affiche Jérom

Affiche Jérom

Auteurs/lecteurs :

  • Sire Cédric
  • Lionel Davoust
  • Patrick Eris
  • Mélanie Fazi


Musiciens :

  • Nathalie Dau (auteur, éditrice): chant, vocalises, percussions
  • Fred Merch (auteur): flûte bansuri
  • Ghislain Morel (auteur): bohdran, udu, cajon, derbuka, percussions
  • Lucie Morice (auteur): harpe
  • Christophe Thill (éditeur): sitar, guitare lap-steel

La page Facebook de l’événement est ici.

Dédicace à Belfort

Enfin, en revenant du festival, je serai en dédicace à la Fnac de Belfort, lundi 27 mai à 15h.

Ouf ! Et après, je dormirai jusqu’à septembre.

Récapitulatif

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2013-05-17T16:38:50+02:00lundi 20 mai 2013|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Mon programme des Imaginales 2013

Beaucoup de publications imminentes

Couv. service artistique Seuil d'après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Couv. service artistique Seuil d’après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Deuxième billet d’informations du moment, donc, après la masterclass (n’oubliez pas de vous inscrire si intéressée(e) !), cette fois-ci consacrée aux publications récentes ou à venir : là aussi, j’ai beaucoup à annoncer ! Il est temps de faire un petit point.

Léviathan se conclut…

Léviathan : Le Pouvoir, conclusion de la trilogie, est donc sorti depuis une petite semaine. Les premières chroniques sont plutôt positives, mais, pour être juste, il faut attendre d’en voir davantage, et surtout connaître votre recul sur la série entière, qui, je pense, prend un sens différent une fois les réponses finales connues.

Avec les jours fériés, il est possible que toutes les librairies n’aient pas été livrées, mais patience ! Ce devrait être le cas à l’heure qu’il est. Pour cette même raison, certaines précommandes ont pu être retardées. N’ayez crainte, tout m’est bien passé entre les mains, et si vous n’avez pas reçu votre livre, cela ne devrait plus tarder ! Merci encore de votre confiance et de votre fidélité !

… et reprend en poche

lachute-pointsJe suis par ailleurs très heureux de vous annoncer que La Chute est repris en poche, par Points (collection thriller). Il y a un an et demi, je vous demandais de me faire confiance, je vous promettais que, contre vents et marées, vous auriez la conclusion de cette histoire. Vous qui l’avez fait dès le volume 1, vous qui avez apprécié le livre et avez communiqué votre enthousiasme sur les forums, blogs, réseaux sociaux, je veux vous remercier de votre soutien, car un livre n’est pas automatiquement repris en poche. Bien sûr, il faut qu’il soit bon (ce n’est pas à moi d’en juger), mais il faut aussi qu’il ait généré un engouement suffisant pour qu’un éditeur de poche prenne le risque de lui offrir une deuxième diffusion. C’est chose faite pour ce premier volume. Merci, donc, d’y avoir contribué par votre passion, votre enthousiasme, votre investissement dans cette histoire depuis 18 mois. 

Je précise dans les remerciements du Pouvoir que l’univers ne s’arrête pas là. Il se poursuit effectivement en nouvelles annexes, et le Jeu Supérieur du Pouvoir et de la Connaissance est aussi vaste que l’histoire humaine elle-même. Comme Évanégyre, que je considère comme une entité vivante, en développement constant et suivant des règles qui m’échappent parfois à moi-même, je n’exclus pas de revenir explorer cette face cachée de notre monde, avec d’autres histoires, d’autres personnages, où s’inviteront peut-être des connaissances à présent familières.

Trêve d’apartés. Pour son passage en poche, la série se renomme Le Mystère Léviathan, et La Chute ressort le 24 mai. Je devrai l’avoir pour les Imaginales.

Infos également disponibles sur le site de Points.

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Couv. Jean-Sébastien Rossbach

Elfes et Assassins

Assez parlé de moi, parlons des autres, des talentueux autres : la semaine prochaine sort aussi Elfes et Assassins, l’anthologie annuelle du festival Imaginales, dirigée par Sylvie Miller et moi-même aux éditions Mnémos. Sommaire, quatrième de couverture et toutes les infos sont disponibles sur la page du livre.

L’anthologie sera bien sûr disponible au festival, et Sylvie et moi-même vous proposons un café littéraire autour de celle-ci, qui se tiendra le samedi 25 mai à 15h au Magic Mirror 2.

Raphaël Albert,, Pierre Bordage, Fabrice Colin, Xavier Mauméjean et Rachel Tanner partageront leur approche de la nouvelle, leur expérience de travail dans un projet comme celui-là (peut-être avec un sourire crispé, n’osant dire combien nous étions cruels – alors, venez voir, puis faites-vous dédicacer le livre les yeux dans les yeux avec les auteurs, payez-leur une bière, et peut-être vous diront-ils combien, en réalité, nous sommes méchants – chut, de toute façon, nous n’en saurons jamais rien, hah).

L’anthologie des coups de coeur des Imaginales

Couv. Daphné Desroziers

Couv. Daphné Desroziers

J’ai eu l’immense honneur d’être l’auteur « coup de coeur » du festival l’année dernière, entre autres autour des sorties de La Chute et de La Nuit. Depuis 2004, le festival choisit ainsi un écrivain et le met en avant.

Stéphanie Nicot, directrice artistique, revient sur les dix dernières années et propose une anthologie de dix nouvelles inédites, une de chaque auteur. Au sommaire :

  • « Une Simple Promesse » de Thierry Di Rollo
  • « Le Secret de Parsigou » de Jérôme Camut
  • « Le Chirurgien » de Érik Wietzel
  • « La Stratégie du chasseur » de Rachel Tanner
  • « Trois renards » de Mélanie Fazi
  • « Profanation » de Jean-Philippe Jaworski
  • « Séréna » de Sire Cédric
  • « La Nuit sur le plateau du K’fên » de Charlotte Bousquet
  • « Derrière les barreaux » de Lionel Davoust
  • « Élixir » de Samantha Bailly

« Derrière les barreaux » est une de mes rares histoires de dauphins. Le trajet d’un jeune homme atteint d’un mal bien précis, et que la rencontre avec les cétacés change… Mais ce ne sont pas n’importe quels cétacés, et ce n’est pas n’importe quel mal. C’est un texte assez ancien, écrit aux alentours de 2006, resté inédit jusqu’ici, révisé et corrigé pour cette publication. En relisant les épreuves de ce texte, je me suis rendu compte que la notion de réalité consensuelle, fondamentale à Léviathan, était déjà mentionnée, en ces termes, et dans la même acception : l’illusion sociale du monde, que nous construisons collectivement pour supporter l’existence et la vastitude écrasante de l’univers.

Le livre sort le 24 mai. Il sera donc… devinez quoi… lui aussi disponible aux Imaginales. Et si vous le précommandez via le site d’ActuSF (voir cette page), il vous sera dédicacé.

Waouh ! Que de trucs. Et j’ai été bavard aussi. J’espère que, là-dedans, des choses vous feront envie. Voire, tout. Tout en cinq exemplaires. Pour offrir. C’est bientôt Noël. Ok, pas vraiment. Mais si vous n’avez rien à Noël, vous ferez comment, hein ? Bah voilà.

2013-05-16T17:56:14+02:00vendredi 17 mai 2013|À ne pas manquer|11 Commentaires
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