Procrastination podcast s09e11 – Premières soumissions et choix d’une maison d’édition

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s09e11 – Premières soumissions et choix d’une maison d’édition« .

Procrastination rappelle souvent l’importance de choisir une maison d’édition capable de porter au mieux le projet que l’on désire, mais cela semble difficile quand on est primo auteur. Peut-on vraiment choisir ? Comment ?

Estelle parle de l’approche tactique en termes de soumissions à adopter, et rappelle qu’une carrière se construit avec le temps ; que l’on fait constamment le choix de son édition. Les horizons sont peut-être plus limités au début, mais cela n’empêche pas de choisir ce qu’il faut pour un projet donné, et d’évoluer si nécessaire par la suite.

Mélanie insiste sur le fait qu’on apprend aussi avec le temps ; et rappelle que le temps de l’édition est différent de la création. Quand elle a commencé à écrire sérieusement, aucune des collections de ses premiers ouvrages n’existaient.

Lionel rappelle en effet l’importance de la patience dans le métier et livre sa chronologie professionnelle pour montrer le temps qui peut être nécessaire pour parvenir créativement où l’on souhaite (15 ans dans son cas).

Références citées

  • Léa Silhol
  • L’épisode « précédent » est souvent cité dans cette conversation, mais il fait référence au s09e09 (Devenir professionnel·le de l’écriture, trois récits), enregistré juste avant (mais dans la diffusion, le s09e10 est le troisième volet de l’enregistrement à l’Ouest Hurlant)
  • Jean-Philippe Jaworski
  • Obscure Mag’
  • Les éditions Don Quichotte

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Bonne écoute !

2025-03-18T19:06:03+01:00lundi 17 février 2025|Procrastination podcast|2 Commentaires

Feuille de route 2025

Une nouvelle année est arrivée, le mois d’août australien (également connu sous le nom de janvier dans les terres de l’URSSAF Limousin) touche à sa fin, la convention calendaire dicte qu’il serait temps de voir un peu ce qui va se passer jusqu’à la prochaine naissance du petit Jésus (qui dicte apparemment aux bons petits Américains de cracher à la gueule de son prochain en ce moment).

Que vais-je donc faire de mes heures durement gagnées à la loterie de l’existence ?

La Succession des Âges

Fun fact (ou pas) : ActuSF réalise en début d’année un point sur les projets des auteurs et autrices, m’a proposé de répondre à la question, et j’ai répondu, heu, je suis touché, mais en gros je fais qu’un truc, et à ce stade, je crois qu’il vaut mieux que je ferme ma bouche.

Comme toujours, comme, semble-t-il, depuis l’an 1867, je vais travailler à terminer, ENFIN, « Les Dieux sauvages » avec l’arlésienne tome 5, La Succession des Âges. Le dernier point remonte à novembre dernier, et l’avancée se poursuit. À ce stade :

J’ai quasiment fini de corriger tout le matériel déjà écrit. Il me reste quelques scènes éparses de fils narratifs terminés qui vont se répartir dans la suite du manuscrit et dont je vais m’occuper dans la foulée, tant qu’à faire.

Au fil de tout ce processus, j’ai :

  • Coupé environ 500 000 signes (soit la moitié en volume du tome 2 de la saga ou d’un roman tel que Port d’Âmes…), revenant principalement à travailler l’efficacité narrative,
  • Tout en rajoutant quelques scènes nécessaires à l’équilibre de l’histoire,
  • Et en réécrivant entièrement 1/4 du matériel (globalement, des scènes à la fonction acquise, mais dont j’avais loupé la mise en scène).

Le matériel finalisé équivaut à environ 2,5 millions de signes à l’heure actuelle, soit environ 1200 pages (pour référence, le plus gros tome de la série jusqu’ici, L’Héritage de l’Empire, mesurait 1,8 millions).

Il faut boucler le premier jet. Il me reste un peu moins de deux actes à rédiger, correspondant aux temps finaux de l’histoire, et de la saga entière. J’espère que cela va représenter 800 000 signes (et pas plus), mais donc, c’est du premier jet ; cela va maigrir considérablement à la correction (cf point précédent), et j’espère donc arriver à maintenir le volume final du livre pas trop au-dessus de 3 millions de signes (un bon 1500 pages).

Pour ça, sachant que je reviens en France vers mi-mars pour salons et ateliers et qu’écrire en déplacement est pour moi très difficile, je me prépare à faire chauffer la Freewrite (malgré les déceptions étalées en détail) pour faire un gros sprint et du coup pouvoir passer en mode corrections au plus vite (en France).

En parallèle, il y aura la direction éditoriale. Ma directrice d’ouvrage, la formidable Florence Bury, suit l’histoire de près, et aiguise son mode suivi des modifications pour attaquer le retravail en commun. Ce qui promet d’être un processus long, là aussi, vue la longueur du livre, mais qui, pour ma part, sera comparativement confortable (cette phase est pour moi un travail beaucoup plus léger mentalement que tout ce qui précède, et ça, pour le coup, je peux faire ça littéralement n’importe où – pour l’anecdote, j’avais fini de corriger Le Verrou du Fleuve dans un avion Édimbourg – Paris).

Nous avons déjà un projet de couverture. Le fantastique Alain Brion, qui a réalisé toutes les couvertures de la saga jusqu’ici, reprend les rênes pour ce tome 5. Nous avons déjà un projet, et il est superbe (il est mon fond d’écran depuis que je l’ai reçu). Je ne peux rien montrer, mais à droite, vous avez la preuve qu’il existe… et qu’il ne sera pas rouge.

T’as une date à nous donner ? Très honnêtement, je vais vous faire la même réponse qu’à ActuSF : je ne dis plus rien à ce stade, je préfère vous expliquer l’avancée du chantier au fur et à mesure. Nul n’a mieux conscience que moi que ce tome 5 aura réclamé à lui tout seul un temps comparable à tout le reste de la série, et je ne peux que vous remercier de votre patience. Dans tout ce trajet, il y a eu le COVID, mon émigration australienne, mon mariage, mon déménagement au bout du monde, bref, la vie a aussi demandé que je lui accorde mon attention… et j’ai, très franchement, sous-estimé la complexité de conclure et renouer toutes les trames que j’avais lancées, malgré les idées claires que j’avais à leur sujet.

Tout ce que je peux dire, c’est que j’espère que l’attente vaudra le coup. Mais on y arrive.

Un teaser. Je l’avais envoyé aux abonné·es de la newsletter il y a quelque temps (vous devriez vraiment les rejoindre, je dis ça, je dis rien), voici donc un morceau vers le tout début du roman (en attente de correction éditoriale, donc).

Erwel

Les trois corps se balançaient doucement au bout de leurs cordes en grinçant. Dans cette part désensibilisée de lui-même où Erwel se réfugiait de plus en plus souvent, il songeait que c’était bien la peine d’avoir restauré les ponts suspendus reliant les deux quartiers d’Altaÿs pour venir voir ça.

Par chance, les fissures dans le toit et les murs de la ruine ne laissaient guère de passage aux oiseaux charognards. Seulement au vent humide de l’automne, qui chuintait à la limite de l’audible. Sous les bottes qui flottaient dans les airs, un banc renversé gisait parmi des débris de mobilier. Des paquetages étaient disposés autour de l’âtre où des cendres froides achevaient de fumer, comme si jusqu’à ce matin même, les trois hommes envisageaient tout à fait de rallier la partie sud de la ville pour présenter leur rapport.

Et puis en avaient décidé autrement.

« Ce sont bien eux, grogna le général Freÿs des Forts, appuyé sur sa béquille. Sang-diable. » Il se retourna vers les trois Chevaliers du Fleuve qui les escortaient. « Eh bien, ne restez pas plantés là ! Ne laissez pas Sa Majesté s’infliger ce spec…

— Laissez, Freÿs, coupa le jeune roi d’une voix douce. Ce n’est pas comme si cela pouvait leur faire grand-chose, maintenant. »

Il s’efforçait de se pénétrer de l’expression d’agonie des trois pendus pour éveiller quelque sensation en lui. Leurs yeux exorbités exprimaient l’hébétude, ou bien le regret, peut-être, au tout dernier moment. Les arêtes de leurs visages mal rasés trahissaient la disette. Ils semblaient à tout instant prêts à combattre, épées courtes au côté, plus commodes pour une infiltration en terrain ennemi que les lames bâtardes des weristes. Leurs capes doublées de lapin s’ouvraient sur des brigandines certes usées, mais qui ne portaient aucun dommage. La blessure était ailleurs. Intangible.

« Voilà le vrai visage de l’ennemi, Freÿs, murmura Erwel. Pas le Pandémonium qui occupe Ker Vasthrion, ni même la folie qui le gouverne à présent. Il est là, mon ami : le désespoir. Un accablement si profond qu’il nous persuade de la totale vanité de nos actes. »

Après La Succession des Âges

Lentement, mais sûrement, il faut penser à la suite, hein ? Des tas de trucs sont toujours à l’horizon, mais voici des choses fixées, qui vont monter en puissance au fur et à mesure que je vais passer le relais à Florence pour la correction éditoriale.

Déjà, Procrastination suit son cours. Pas de changement à prévoir de ce côté-là, on planifie la saison 10, la fin de la 9 est presque entièrement enregistrée. Le fait d’avoir, depuis bientôt dix ans, couvert à peu près tous les fondamentaux nous permet maintenant d’aborder des choses détaillées et techniques assez rigolotes, ce qui va arriver assez vite.

Je vais quitter Meta à brève échéance. Ça nécessite un article à part entière, mais l’évolution du monde fait que je refuse de continuer à alimenter ce système. Contrairement à mon départ en 2020, il ne s’agit pas d’un refus en bloc de tout réseau, parce que depuis, Bluesky est arrivé, et je suis très heureux dessus. Le problème, ce sont et cela a toujours été les algorithmes.

Un nouveau « manuel » d’écriture est prévu. Ce sera le projet immédiatement à suivre après La Succession des Âges. Beaucoup plus technique que Comment écrire de la fiction ? Rêver, construire, terminer ses histoires, mais toujours accessible à tout le monde.

J’ai toujours un projet éditorial à l’horizon, non pas au sens maison d’édition, mais direction d’ouvrage. L’éditeur m’attend patiemment depuis des années (merci…) et il va enfin être possible d’y consacrer un peu d’énergie. Faut juste retrouver le matériel de base dans les 150 cartons… 

Projet Moonshot. Les étapes extrêmement préliminaires de quelque chose de potentiellement génial débutent tout juste, mais je ne peux rien en dire, c’est à très longue échéance, et cela a toutes les chances de ne jamais dépasser la phase « extrêmement préliminaire » de toute façon, donc bon. Mais rien que collaborer là-dessus est déjà méga chouette.

Et il y a la musique. De façon réaliste, il est peu probable que je puisse y réserver beaucoup de place en 2025, mais y revenir et l’insérer de façon active dans le quotidien fait partie de mes objectifs importants (et petit bout par petit bout, la construction du studio progresse). J’ai des tas d’envies dans le domaine. Trop.

Mille mercis pour votre suivi et votre fidélité, et on se retrouve comme toujours ici et ailleurs.

2025-01-29T00:09:35+01:00mercredi 29 janvier 2025|À ne pas manquer, Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Feuille de route 2025

Une toute nouvelle retraite créative pour « Bâtir sa fabrique à histoires » (24-28 mars)

Je suis hyper hypé (c’est vous dire) à la perspective de proposer une toute nouvelle retraite créative / stage intensif sur une semaine en 2025, sur un sujet que je ne crois pas avoir beaucoup vu enseigné en France, et pas du tout dans la sphère littéraire : organiser de A à Z son système créatif, mêlant idées, savoir, construction et production.

« Comment organiser mes idées ? Par quel bout prendre mon histoire ? Comment capturer tous les projets que je voudrais faire sans me noyer ? »

Ces questions animent quantité d’auteur·ices à tous niveaux d’expérience. L’esprit est une formidable machine à imaginer, mais mettre en ordre ses idées pour les concrétiser est beaucoup plus anxiogène. Heureusement, il existe des outils et des méthodes pour cela : le découvrir, les apprivoiser et, surtout, se les approprier forment l’objet de cette retraite, et ce sur la base des projets de chacun·e.

En gros, c’est la mise en pratique de tout ce que j’accumule sur ce sujet depuis cinq ans, partant de méthodes anciennes et analogiques comme le Zettelkasten, transformées et appliquées aux besoins de la création, et confiant aux outils modernes la plupart de la maintenance. L’idée, c’est de proposer des approches pratiques et simples pour, en un mot comme en cent, vaincre l’angoisse de la page blanche, gérer des projets de toute taille, et donner à ses envies créatives le maximum de liberté d’expression. On peut tout porter avec ces méthodes, de la courte nouvelle à la saga de la complexité de « Les Dieux sauvages » et d’Évanégyre au sens large. (Testé et raffiné au quotidien.)

Mais, contrairement à l’énorme complexité qu’on peut porter avec ces approches, la retraite et les méthodes proposées sont extrêmement simples : pas d’angoisse là-dessus. Je ne vous donnerai pas « la » parole et « la » façon de faire pendant cette retraite, mais les raisons pour lesquelles on peut se noyer dans sa création, au point de la fuir avec angoisse (been here, done that) et comment on peut y remédier avec des approches simples à la puissance décuplée par l’ère numérique. C’est leur application systématique et la mise en commun de toute idée ou notion dans le même environnement qui en débloque la force. Et si je vous proposerai des outils pour commencer, le but est que vous partiez de la retraire avec des principes, personnalisables pour vous, avec les outils que vous souhaitez.

Pour le dire autrement :

  • Je ne vais ❗️PAS❗️ vous vendre une vault Obsidian compliquée reposant sur cinquante requêtes Dataview et la nécessité d’apprendre le CSS et MySQL. Faut arrêter avec ça.
  • Je vais vous exposer un tas d’idées simples, qu’on va mettre en pratique certes à l’ordinateur parce que c’est plus pratique, mais que vous pouvez appliquer avec des carnets et un crayon sans jamais toucher un clavier1.

Et cela se déroulera dans un cadre fantastique, chez Parenthèse Tiny House, en forêt d’Orléans, au vert et au calme, pour une semaine à consacrer exclusivement à son art (bon, et à aller donner à manger aux moutons aussi parfois, si on veut) dans une tiny house rien que pour soi. Les journées se dérouleront de la façon suivante :

  • Un matin avec présentations des notions et méthodes et/ou travaux pratiques en commun
  • Une après-midi avec un exercice long de mise en pratique et de réflexion
  • Un temps de débriefing le soir sur les leçons de la journée.

Et plus en détail :

Attention, la retraite est strictement limitée à dix places. Ne tardez pas pour vous inscrire : il nous a fallu refuser du monde sur toutes les retraites précédentes…

➡️ Le programme détaillé avec les infos logistiques

➡️ En savoir plus sur Parenthèse Tiny House

  1. Alors oui, on utilisera Obsidian, mais pas tous les jours et uniquement dans sa version de base, pour deux raisons pratiques qui n’ont rien à avoir avec l’app : pour que tout le monde utilise le même environnement pendant la retraite, et parce que c’est gratuit.
2025-04-07T11:56:17+02:00mercredi 20 novembre 2024|À ne pas manquer, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Une toute nouvelle retraite créative pour « Bâtir sa fabrique à histoires » (24-28 mars)

Les éditions Critic ont 15 ans – 15 livres à 15€

J’ai l’impression que c’est hier que l’équipe de Critic passe me voir sur mon stand de dédicace au festival Rue des Livres (à l’époque, je ne signe que des nouvelles) et me dit : « on lance une maison d’édition, on suit ce que tu fais et on serait curieux de voir ce que tu pourrais faire sur une forme plus longue – tu veux nous proposer un manuscrit ? »

C’était en 2009, le bouquin était La Volonté du Dragon et m’a lancé comme romancier ; depuis, Critic est devenu une maison d’édition indépendante majeure du paysage, Évanégyre y a pris son essor comme l’univers que j’imaginais il y a vingt-cinq ans, et nous avons développé une forte et belle relation professionnelle et personnelle au fil des projets et des calvities.

Joyeux anniversaire aux éditions Critic ! Merci pour la confiance et pour tout ce qu’on partage depuis quinze ans.

Et, pour une durée limitée, 15 titres sont à 15 € :

Des choses assez incroyables sont par ailleurs en train de se préparer en coulisses autour des éditions : j’en parlerai dès que j’aurai le droit.

Blast from the past :

Le 8 novembre 2010, devant une vitrine en honneur aux éditions Critic, avec La Volonté du Dragon et Le Sabre de Sang de Thomas Geha. (Photo Thomas Geha)
2024-10-31T01:22:15+01:00jeudi 17 octobre 2024|À ne pas manquer, Le monde du livre|Commentaires fermés sur Les éditions Critic ont 15 ans – 15 livres à 15€

Procrastination podcast s09e02 – Évaluer et choisir ses idées

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s09e01 – En public avec vos questions à l’Ouest Hurlant – partie 1« .

Les idées viennent de partout – en général, plus qu’on ne pourra en écrire dans une vie entière… Donc, comment choisir celles qu’on va développer avant un projet, ou même, au milieu d’un récit au long cours, pour trier les orientations fécondes pour la suite ? 

Lionel conseille de tout noter, mais rappelle la valeur de l’expérimentation et du jeu ; toutes les idées ne sont pas prêtes à porter un projet, tout ne doit pas prêter à production ; les idées ne sont pas sacrées. Mélanie ayant tendance à laisser infuser les idées qui veulent réellement être développées, le choix se fait assez naturellement ; une idée qui veut être concrétisée reviendra la harceler. Enfin, Estelle mélange les deux approches – elle note pour mieux oublier, car il faut accepter de laisser partir certaines idées pour lesquelles le moment propice a pu passer. Dans sa réflexion, elle inclut fréquemment le milieu de l’imaginaire au sens large, allant de l’édition au lectorat. 

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2024-11-02T05:36:22+01:00mardi 1 octobre 2024|Dernières nouvelles, Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s09e02 – Évaluer et choisir ses idées

La reMarkable Paper Pro et le Zerowriter viennent aussi concurrencer la Freewrite en tant que machines à écrire intelligentes

Les projets promettant de fournir une expérience d’écriture sans distraction n’en finissent plus de fleurir, et vu le prix et l’absurdité de la gestion de Freewrite, ça n’est pas dommage. Après le BYOK et le Micro Journal, deux produits sur le radar :

La reMarkable Paper Pro

J’avais dit grand mal de la reMarkable il y a deux ans principalement en raison d’une interface aux fraises, mais il semble que les mises à jour aient enfin corrigé ça, et la boîte vient de sortir une version très intrigante de sa tablette minimaliste intégrant la couleur. Les premiers retours annoncent que c’est simplement le meilleur panneau à encre électronique couleur du marché, et la machine peut intégrer un clavier associant ce qui semble être le meilleur des deux mondes – prise de notes manuscrite, en couleur donc, et rédaction au clavier.

C’est quand même très sexy. Image reMarkable.

Hmmm.

La qualité de production des reMarkable est toujours un énorme point fort, et on peut toujours essayer la machine 100 jours et la renvoyer pour remboursement complet si l’on n’est pas convaincu. Il reste l’abonnement qu’il faut payer pour avoir l’historique illimité de synchronisation et quelques autres fonctionnalités, ce qui passe toujours difficilement à mes yeux, mais j’avoue que je suis peut-être prêt à retenter l’expérience pour un outil professionnel.

➡️ La reMarkable Paper Pro (Ultra Zillion Clairefontaine Supreme Productive Gamma)

Le Zerowriter

Ouuuh. La jolie chose que voilà.

Le Zerowriter est, pour simplifier, une Alphasmart Neo ou une Freewrite alpha, en open source, pour une fraction du prix ! Orchestrée par un type tout seul dans son garage, c’est la version produite à large échelle d’un projet antérieur à construire soi-même à base de Raspberry Pi. Le Zerowriter conserve ses racines : le logiciel est entièrement hackable et modifiable, sur des standards ouverts, mais il vient avec un clavier magnifique et la promesse de pouvoir en éditer intégralement et simplement la disposition (vous entendez, Freewrite ?)

Tout ça pour deux cent balles, actuellement en financement participatif. Les vidéos de démo sont ultra, mais ultra sexy, et pas parce que c’est filmé artistiquement avec de la lounge tamisée de nuit suave, mais parce que le produit est ultra cool (ce bruit de clavier ! cette latence quasi nulle !), et c’est bien ce qui compte.

Graou.

➡️ Le Zerowriter sur Crowdsupply

Un petit mot sur le Micro Journal

J’ai commandé et reçu depuis un moment mon Micro Journal v5, mais trouver la batterie requise en Australie s’est avéré étonnamment difficile (attention, il faut aussi un tournevis hexalobe pour pouvoir l’installer). Bref, je l’ai, j’ai enfin pu le configurer, le mettre à jour, et j’ai eu l’immense plaisir de découvrir installée conformément à ma demande la disposition de clavier belge (la seule disposition de clavier français AZERTY qui ait le moindre sens, et employée par défaut sur les Macs). Ça marche, mais il semble que les claviers Apple n’envoient pas le code de la touche majuscule comme les autres, ce qui m’empêche encore de m’en servir en production, mais j’ai eu une réponse dans l’heure de l’artisan qui va essayer de régler le problème.

Encore une fois, j’ai plus de support technique d’un gars tout seul, pour une fraction du prix, que de toute la compagnie Freewrite…

2024-10-04T03:57:11+02:00mercredi 11 septembre 2024|Geekeries, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur La reMarkable Paper Pro et le Zerowriter viennent aussi concurrencer la Freewrite en tant que machines à écrire intelligentes

La nouvelle de science-fiction « mystère » n°2 est acceptée

Attention, avec des titres pareils, je vais me reconvertir en rédacteur de titres de James Bond. Bientôt dans vos cinémas, « Les épreuves du projet secret A sont mises au transporteur », « L’univers sous accord de non divulgation est adapté dans un média différent » et « Le contrat du truc dont je peux pas vous parler est en négociation ». Avec George Lazenby, bien sûr.

Bref, sur la feuille de route 2022, je mentionnais dans les tuyaux deux nouvelles de SF mystère qui m’avaient été commandées, l’une acceptée par la direction d’ouvrage, la deuxième en lecture. Donc, celle-ci est prise aussi, et j’en suis autant heureux qu’honoré, parce qu’il me tenait grandement à cœur de faire honneur au thème, dont je peux rien vous dire (titre du film de trop après la tétralogie sus-nommée, après quoi ma brillante carrière hollywoodienne se soldera par la fondation d’une distillerie de liqueur de cactus au beau milieu du désert de Sonoma).

Ce texte-là sortira cette année à 100%, le premier très certainement aussi, mais cela dépendra des habituelles contraintes et impératifs du monde éditorial, comme toujours. À voir donc.

2022-02-08T17:14:20+01:00lundi 14 février 2022|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur La nouvelle de science-fiction « mystère » n°2 est acceptée

Feuille de route 2022

Oh, mais c’est que le temps passe quand on est off, et qu’il devient urgent de partager ce que prépare cette année, parce que sinon, on va faire la roadmap en mars, et que ça deviendrait un peu ridicule. Sauvons l’honneur et faisons-le avant fin janvier : alors, qu’est-ce qui se mijote comme projets en 2022 ?

Bon, commençons par la mauvaise nouvelle.

La publication de La Succession des Âges (« Les Dieux sauvages » V)

La Succession des Âges est donc le dernier tome de la saga « Les Dieux sauvages », sur lequel j’ai travaillé l’intégralité de l’année 2021, en vue d’une publication en 2022. Ce que j’avais promis avec la meilleure foi du monde, et, si l’on parle de volume pur, j’ai 1,5 millions de signes dans la boîte, ce qui correspond déjà à un roman de taille très respectable (la taille de La Fureur de la Terre, à titre de comparaison). Sauf que, eh bien, l’histoire a encore beaucoup de choses à couvrir. Ce roman est le dernier de la série, il y a une myriade de fils narratifs à résoudre (« payer ») convenablement, c’est la suite et la culmination des trois mille pages (à la louche) qui précèdent et c’est sans nul doute l’ouvrage à la fois le plus ambitieux et le plus complexe de la série (et de tout ce que j’ai fait jusqu’ici). Même en ayant passé une année entière à plein temps dessus, je constate que j’ai tout juste dépassé la moitié du travail requis. Il me faut donc, c’est mathématique, une année de plus, et ce sera celle-ci.

Je suis terriblement navré de devoir repousser la sortie du roman. Mais c’est nécessaire pour donner à « Les Dieux sauvages » la conclusion que j’ambitionne de lui donner depuis le début. Je pense que c’est largement préférable à proposer un boulot bâclé, ce qui serait en plus vraiment tragique après cinq ans de travail quasiment interrompu sur ce projet. La publication est donc repoussée à 2023 – pour le printemps, en principe. Toutes mes excuses.

En outre, j’avouerai aussi sans honte que l’année dernière, les effets de la pandémie se sont aussi peu à peu infiltrés dans ma psyché. J’ai passé l’année 2020 à travailler 60-70h par semaine pour L’Héritage de l’Empire et, si je suis très fier au final de ce roman, personne ne peut tenir un rythme pareil à long terme sans commencer à questionner de travers ses choix de vie, et j’ai constaté l’impossibilité mentale de refaire la même chose en 2021, a fortiori en 2022. En plus, sans trop entrer dans le personnel (vous savez que ce n’est pas mon truc), les conditions internationales actuelles ont des conséquences très directes sur ma vie et disons qu’au bout d’un moment, j’ai beau avoir la volonté en titane de carbone, ça finit par user la personne derrière le clavier, et contrairement à cette insupportable vision populaire, un auteur qui n’est pas dans son assiette, ça travaille mal. (Lisez Big Magic.) Bref, on arrête les violons, mais ça me semble important à pointer aussi, notamment pour les jeunes auteurs et autrices qui passent par là : pratiquer votre art peut vous donner une bouffée d’air frais dans une vie difficile, mais l’art est aussi un travail qui nécessite quiétude et santé mentale pour être maintenu à plein temps.

Revenons au roman : question pratique, ce sera donc indubitablement un gros bouquin, mais pas non plus de trois mille pages : avec une telle envergure narrative, le manuscrit subira sans doute possible un important resserrement aux corrections, de 15 à 30% – c’est toujours le cas.

Adressons la question qui flotte forcément dans l’air : si c’est si vaste, pourquoi ne pas faire six tomes ? Certes, il y a des impératifs commerciaux (on ne peut maintenir l’élan d’une saga de cette envergure qu’un temps déterminé dans l’esprit du grand public et sur les étals des libraires), mais Critic et moi n’avons jamais laissé ces considérations prendre le pas sur les exigences esthétiques et artistiques d’un projet. Et la situation ici, c’est que, narrativement, je ne peux pas couper La Succession des Âges en deux. Même si le roman a plusieurs temps distincts (comme tous les volumes de « Les Dieux sauvages »), il y a derrière tout un cheminement pour une grande part des personnages qui les traverse d’un seul tenant et qu’il serait vraiment dommageable de briser. Donc, on ne le brisera pas, et ça fera un chouette gros bouquin.

Rendez-vous en 2023 pour la conclusion de « Les Dieux sauvages », donc, avec mes excuses renouvelées, et mes remerciements pour votre patience.

Couv. Georges Clarenko

L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » IV) ressort chez Folio

Mais cela ne signifie pas qu’il n’y aura rien à se mettre sous la dent pour la saga en 2022 : elle poursuit son chemin en réédition chez Gallimard – Folio SF. L’Héritage de l’Empire ressortira en poche cette année, dans une édition en deux volumes.

Souvent, les éditions en deux tomes ont mauvaise presse, mais on n’a pas le choix : c’est ici imposé par la taille du roman en grand format (les reliures ont des limites imposées par la physique des matériaux). Cependant, toute l’équipe de Folio et l’illustrateur, Georges Clarenko, ont fait un travail formidable pour transmuter cette limitation en quelque chose de vraiment chouette. Je ne peux pas en dire plus, mais il y a un petit quelque chose dans cette édition qui lui donne un petit côté collector vraiment hyper, hyper cool et qui donne presque un sens à part entière au fait d’avoir dû faire deux sous-volumes. L’avant-projet est génial, et j’ai hâte de pouvoir le partager ; ça justifie presque un rachat même si vous possédez déjà le grand format, parce qu’au fond, on est tous comme ça dans le métier, on veut votre argent.

Deux nouvelles de science-fiction

Deux textes courts aussi à annoncer pour cette année, et on change cette fois de paysage pour aller dans la science-fiction pure (… mais en sera-ce vraiment ? Ha). Je ne peux pas révéler les détails pour l’instant, mais ce sont deux nouvelles d’assez bonne taille supposées apparaître dans deux anthologies thématiques distinctes. Évidemment, c’est sous réserve d’acceptation par les directeurs·rices d’ouvrage (un texte est confirmé, je finis l’autre en ce moment même).

Un recueil de Bruce Holland Rogers à paraître aux éditions Gephyre

Cela, j’en ai déjà parlé cette semaine et j’ai déjà dit tout le bien que je pense du travail de Bruce : rendez-vous ici si vous avez raté l’annonce. (J’ai un autre projet éditorial qui me tient super à cœur dans les cartons, mais il devra encore attendre un moment, La Succession des Âges oblige.)

Ateliers et masterclasses

La seule date annoncée pour l’instant (j’en reparlerai) est la Masterclass des Imaginales, que nous animons avec Jean-Claude Dunyach, sur un jour et demi ; il y aura certainement d’autres choses organisées avec Les Mots (l’atelier sur les techniques avancées de création de mondes imaginaires a rencontré un succès auquel je ne m’attendais pas, c’était super à animer, donc je vais m’efforcer de proposer de nouvelles dates). Il y a aussi un super projet collectif auquel j’ai participé en 2021 qui doit sortir cette année, surveillez donc cet espace !

Procrastination

Procrastination continue évidemment sa route ! Nous avons quasiment toute la saison 6 dans la boîte, et nous avons déjà eu l’accord de principe d’un·e invité·e pour la saison 7 qui viendra nous parler d’un sujet qu’on nous demande fréquemment. Ça promet d’être assez génial, surtout que ça risque de briser quelques idées reçues, et c’est bien.

Blog et présence en ligne

Là aussi, pas de changement, cet endroit de perdition continue d’exister, et je ne cesse de réfléchir aux manières de le rendre plus accueillant et sympa. Et je vais vous faire un aveu : même si Twitter est une poubelle en feu et que je conserve de profondes cicatrices des influenceur·ses à deux balles qui cherchent à générer du follow par du bashing gratuit, tous les bons moments avec vous qui êtes ici, la facilité de la conversation, des échanges, me manquent vraiment beaucoup.

2022-02-18T18:25:44+01:00jeudi 27 janvier 2022|À ne pas manquer|6 Commentaires

Roadmap 2021

Bon, ça y est ? 2020 est finite ? On peut la faire sauter façon Last Week Tonight avec moult effets pyrotechniques ?

J’arrive trop tard pour un bilan de fin d’année – les bilans de fin d’année se faisant, eh bien, en fin d’année, comme l’ont fait tous les sites du monde à part celui-là, mais j’ai toujours pensé que, eh bien, on ne pouvait faire un bilan qu’une fois l’année terminée, non ? Quoi ? On s’en fout ? Oui, c’est vrai.

Couv. Alain Brion

Et d’ailleurs, du coup, en fait, si vous suivez cet endroit de perdition, vous n’avez pas forcément besoin d’un récap sur 2020 (Lionel Davoust n’a que douze mois pour traverser les douze maisons de L’Héritage de l’Empire avant que la flèche de la deadline ne lui transperce définitivement le cœur), vous étiez là, et si vous n’étiez pas là, c’est déjà passé, donc bon. Lisez plutôt les bilans et les projets des éditeurs, comme ceux des éditions Critic, de Folio SF et la roadmap d’Argyll (ainsi que tous ceux qu’a interviewé Elbakin.net).

En revanche, pour ma part, faire un petit point avec un merveilleux anglicisme façon SSII startup nation peut servir. Si vous voulez la version résumée, ActuSF m’a proposé son entretien de début d’année comme à tous mes camarades, c’est ici.

Écriture (ce qu’on peut annoncer)

Pas de surprise : l’hénaurme chantier va évidemment être d’écrire La Succession des Âges, dernier volume de « Les Dieux sauvages ». (Oui, dernier. Si vous avez lu L’Héritage de l’Empire, vous devinez probablement que maintenant, il faut résoudre.) J’expérimente pour ce bouquin un outil de construction et un flux de travail légèrement différents (dévoilés ici). Ce n’est pas tant qu’il y a beaucoup à élaborer (j’ai toujours eu avec « Les Dieux sauvages » une fin bien précise en tête, avec des étapes bien définies) que je veux m’assurer de bien tout rassembler et clore proprement. Et dans certains cas, la question n’est pas tellement de décider ce qui se passe que d’élaborer une manière intéressante de le dramatiser. Il faut déjà que je cravache comme Mériane en couverture, mais ce n’est pas comme si le monde nous réservait beaucoup de choses à faire en ce moment. Parution prévue : printemps 2022.

Évidemment, en parallèle, les volumes de « Les Dieux sauvages » continuent à ressortir en poche chez Folio (je devrais pouvoir annoncer sous peu ce qu’il est en de Le Verrou du Fleuve).

Couv. Xavier Collette

Plus proche de nous, en mai 2021, ce sera la parution de l’essai / manuel chez Argyll Comment écrire de la fiction ? Rêver / construire / terminer ses histoires, soit, étudier toutes les grandes étapes de la création romanesque dans un ouvrage volontairement concis et resserré, avec toutes les clés pour mettre le pied à l’étrier et/ou revisiter les fondamentaux de la narration et de la dramatisation. En plus, je sais qu’il sera à un prix abordable. Et il est rigolo à lire. Si votre humour est aussi pourri que le mien, en tout cas.

L’Impassible armada redux devrait aussi sortir vers mai, c’est-à-dire à l’époque prévue l’année dernière, mais comme c’est un bouquin qui se promeut beaucoup en salons, ne pas pouvoir faire de salons le condamnait, et ça aurait été ballot. Donc, si l’étau (Atréides) (c’est de saison) se desserre, le livre pourra sortir. Sinon, il attendra un contexte plus clément (Ader).

Enfin, j’ai terminé ces jours-ci une grosse nouvelle de science-fiction qui devrait sortir là aussi en 2022. Là, je suis très en avance (pour pouvoir me consacrer entièrement à La Succession des Âges).

Écriture (ce que je ne peux pas annoncer encore)

… soit un titre quelque peu oxymorique, MEY BON. La question qui vient de plus en plus souvent est : tu vas faire quoi après « Les Dieux sauvages » ? Est-ce qu’après tout ça, tu ne seras pas un etit peu tout desséché comme une momie égyptienne ? Alors ça oui, peut-être, mais j’ai évidemment toujours trois (ou dix) projets d’avance qui me tournent dans la tête, et quelques jalons ont été posés en ce sens. C’est beaucoup trop tôt pour en parler, donc je n’en dis rien, mais ce que je peux dire, c’est :

  • Mon prochain « gros » projet (roman ou saga) ne se situera pas dans l’univers d’Évanégyre. J’aurai enchaîné depuis 2014 sept bouquins dans cet univers formant mes projets principaux (donc sans compter recueils et rééditions autonomes) : La Route de la Conquête, Port d’Âmes, cinq tomes de « Les Dieux sauvages ». J’ai toujours résolument refusé de m’enfermer dans un quelconque sillon (c’était une des raisons derrière la publication de Port d’Âmes, résolument différent de La Route de la Conquête et La Volonté du Dragon). Maintenant que ça marche super bien, il est temps de casser un peu tout ça pour faire autre chose de complètement risqué et différent, vous comprenez.
  • … mais Évanégyre ne sera pas délaissée pour autant. D’une part parce que je serai loin, même à la fin de « Les Dieux sauvages », d’avoir dévoilé tout ce qu’il y a à dire sur l’histoire plus vaste ; d’autres sagas sont en construction (plus ambitieuses encore) (je vais mourir). D’autre part parce qu’il est possible de travailler dans d’autres formats, et c’est certainement ce qui va se passer en parallèle du reste.

Articles, éditorial, direction d’ouvrage

Il m’est plus difficile d’annoncer des choses, car je me considère moins maître de la barque que quand c’est une création pure. J’ai deux projets éditoriaux / direction d’ouvrage en cours (… plus exactement, en souffrance, parce que mon emploi du temps est un peu malmené), un à court terme, un à long terme. J’espère pouvoir les faire bouger significativement cette année.

De ce qui est en cours, Procrastination poursuit sa route, la machine est bien huilée, la saison 5 est presque entièrement enregistrée et nous commençons déjà à réfléchir à la 6 avec de nouveaux invités. Le confinement de mars nous a finalement obligé·es à repenser notre façon de travailler, et nous en ressortons avec davantage de flexibilité.

Geekriture, ma colonne mensuelle sur ActuSF sur la productivité et l’organisation personnelle dans le domaine de la création a donc démarré. Les articles tombent tous les 20 du mois, comme un nouveau « chapitre » de ce que je conçois presque comme un manuel à épisodes.

Le blog continue. Pas de surprise là-dessus, hein.

Salons, interventions

Bon, je ne vous fais pas un dessin, hein… Your guess is as good as mine.

Sinon, je poursuis bien entendu avec joie la collaboration avec l’école Les Mots, et j’aurai quelques nouveaux ateliers à annoncer bientôt. Il s’agira uniquement de stages intensifs, n’ayant pas la disponibilité cette année pour réaliser des ateliers à distance au long cours.

Pas de retour sur les réseaux commerciaux

Cela fait six mois que j’ai quitté ces machines de tristesse et de folie et je m’en porte invraisemblablement bien. J’ai non seulement retrouvé de la concentration, mais aussi une ignorance bénie du drama de la semaine qui, soyons honnêtes, ne changera pas la face du monde. Je suis désolé car j’ai eu aussi de merveilleux échanges avec vous, et c’est pour cela que j’y suis resté si longtemps, d’ailleurs – mais je ne suis pas bien équipé mentalement pour affronter le barrage d’égos, et la stimulation du mien, que nourrissent ces plate-formes. Au bout du compte, je m’avoue vaincu (et ça n’est pas mon genre, et ça me fait un peu mal quand même). Je regrette si c’est votre mode de communication et d’information préféré ; je m’efforce de favoriser d’autres formes d’échange (et je pense à d’autres).

Musique, sound design

Je ne peux malheureusement pas tout faire… Donc en-dehors de quelques coups de main filés en passant ici et là à des projets, c’est un peu au point mort en ce moment. Mais j’ai un projet de sonorisation à long terme dans les cartons auquel je reste fidèle !

Ma vie à moi de moi-même

Comme beaucoup d’entre nous, je compte sur les doigts des deux mains le nombre de fois où j’ai vu d’autres êtres humains en 2020. Déjà que le quotidien d’un auteur n’est pas dingue question palpitation (c’est beaucoup de temps vissé devant un écran, hein), là c’est encore pire. Pas de volontariat en vue pour l’instant (évidemment, vue la situation du monde) et mes projets personnels très vaguement évoqués nécessitent que la vaccination déverrouille la situation internationale. Donc je passe davantage de temps vissé devant un écran (et dans ma tête, très très loin).

Eh bien ! En voilà, du racontage de vie. J’espère n’avoir rien oublié, et le cas échéant, si j’ai oublié quelque chose, auguste lectorat, n’hésite pas à poser tes questions en commentaires, je réponds à tout.

2021-02-08T18:22:50+01:00mardi 2 février 2021|À ne pas manquer|4 Commentaires

La publication de L’Impassible armada redux est repoussée

Pour info: vue la situation, la republication enrichie de L’Impassible armada est repoussée (probablement à 2021). Le travail est terminé, mais nous voulons donner au livre le plus de chances d’exister, en salons et chez les libraires! Plus d’infos quand on y verra plus clair!

2020-05-02T11:22:31+02:00mardi 5 mai 2020|Brèves|Commentaires fermés sur La publication de L’Impassible armada redux est repoussée
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